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par TheD » 20 avr. 2005 08:15
Perso, 7-8 ans, c'est la période où je découvris la masturbation. Sans savoir ce que c'était, ni ce que je faisais, je m'inventais des "noms" pour qualifier cela. Je découvris cette sexualité par l'onirisme puisque ce fut à cet âge que je ressentis dans mes rêves des orgasmes, lorsque j'allais dans une eau. Ce qui rapidement m'encra dans une envie réelle, un manque qu'il fallait combler. Je m'interressa à beaucoup de questions à cette époque, dont les réactions de mon corps en diverses situations vécues. Il faut savoir aussi que je vécu l'emprise d'un maître, assez violent à mon égard puisque parfois je ne pouvais m'empêcher de déféquer dans mon pantalon sur le chemin du retour vers la maison, dans un village à l'époque. Je subissais alors une grande violence intérieure. Je n'en suis pas certain mais je crois que ma sexualité corrèle avec cela. Tout du moins à l'époque durant mes 8 ans. Aussi, j'exprimais alors un érotisme assez intense, mais tout à fait innocent bien entendu. Pour le reste, il me semble que mon univers "s'écroula" à 12 ans précisément sur le plan de la sexualité. En ce sens que je n'ai pu me développer une sociabilité "normale". J'ai connu juste une petite amourette (très sincère et très fusionnelle) d'une semaine avec une petite fille de 8 ans lorsque j'avais 11 années durant les colonnies de vacance (la dernière semaine). Ce fut bien entendu de simples petits bisous sur la bouche, pas plus. Dans ma tête je me sentais vraiment plus mature que la plupart des gosses, mais en souffrant de ne pouvoir vraiment m'intégrer parmi eux... comme je vous le dis, à 12 ans, entrée en sixième puis descente rapide vers les enfers. Ce fut ma première véritable année de solitude tôtale, avec la perte en prime de mes quelques "petits camarades" dans mon village car problèmes de voisinnage, donc interdiction de fréquentations (à mon encontre). Enfin, cela pour noter que je n'ai jamais pu à nouveau reproduire une relation amoureuse. Cette petite fille de 8 ans fut la seule et dernière. Par ce fait aujourd'hui je pense à la femme qu'elle est devenue, bien entendu. Moi, j'en suis toujours à ce stade de masturbation et je pense avoir fait le tour (à défaut de tuer la question) de "ma" sexualité. Je pensais que ma solitude produisait un phénomène addictif, je crois que c'est vraissemblablement le cas, bien que cela ne soit pas hors normes, à considérer que nous pouvons parler d'addiction lorsque cela génère de la souffrance. Et oui cela me fait souffrir puisque pour moi, la rencontre, l'amour, le sexe... cela fait parti intégrante de la sexualité, dans mon cas cela ne sert à rien. Le cerveau, le mien, est vraiment ma foutu ! Je suis une tare, je sais qu'il existe des traitements pour ça, mais je trouve que c'est regrettable, dans la mesure où je suis né pour entre autres, faire l'amour. Eteindre ma sexualité me pose encore un problème éthique. Ca me frustre au plus profond, d'autant que je suis à nouveau amoureux bien que cet amour n'est pas bien perçu. Disons que je suis en questionnement par rapport à cela. Oui, adulte, plus ado, mais vous savez je ne ressens pas la véritable sensation que l'on soit un jour "adulte". En ce sens que cela se construit chaque jour. A chaque regard, geste, rencontre, pensée. Au fond de moi je suis toujours cet ado qui se cherche, ou plutôt ce jeune gamin qui lutte contre l'incompréhension des autres à son encontre.
Thierry.