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par Caroline » 11 avr. 2008 23:10
Contractuelle en MECS, je n'ai pas encore d'expérience dans le cas de l'application du décret, mais les hypothèses d'organisation du temps de travail en l'appliquant me provoquent quelque angoisse...Morcellement de la prise en charge si on continue fonctionner sans veilleurs (ou "encadrants de nuit", en politiquement correct...); perte de la qualité (mais est-ce "objectivement" le cas?) du travail si on fait intervenir des veilleurs; reste une hypothèse où quelques éducs, plus "de jour", centraliseraient les références (au moins la partie "relation familles" et "rapports aux mandateurs", càd juges etc...), quand les autres verraient leur intervention bornée à l'internat (qu'aucun de mes collègues ne dénigre, mais la hiérarchie, je ne le parierais pas...): bonjour l'ambiance à venir!
Je me rapproche un peu de ta question: dans l'optique où ce seraient toujours les éducs qui feraient les nuits, étant donné qu'il ne faut pas dépasser 12 heures d'amplitude de travail, l'éduc qui fait la nuit, en comptant heure pour heure,ne fait que ça: pas question de prévoir de RV le lendemain, ni d'assister à une réunion ou une formation...Franchement, vu d'ici, l'application de ce décret c'est la M..., aussi bien en termes de qualité du travail que de "qualité de vie" pour les salariés - et s'il y a moyen de ne pas l'appliquer, j'aimerais bien le connaître!
Maintenant, quelques éléments de réponse: du fait de la reconnaissance par l'Europe du bien-fondé du paiement des heures de nuit, si j'ai bien compris, en gros pour chaque nuit effectuée depuis la promulgation du décret, ton employeur te devrait les 6 heures non payées en espèces sonnantes... S'il y a un délégué syndical dans ta boîte, va donc le voir. Autre hypothèse, si les 6 heures par nuit ne sont pas payées mais comptées, tu dois les récupérer quelque part...peut-être sous forme financière, là aussi.
Peux-tu en dire un peu plus sur là où tu bosses? (privé, public, type de structure...)
Ca m'intéresse...
Merci!