je trouve ton message encourageant, cela me fait plaisir qu'il y a des gens motivés pour exercer cette fonction et qui ont de l'espoir
Comme toi j'ai eu le sentiment que dans mon travail, il fallait entendre les demandes des personnes protégées et y apporter une réponse, mais sans cesse les hiérarchiser, réfléchir aux priorités, faire passer les urgences en premier etc...
Ce qui m'a interrogée, c'est quà force de traiter l'urgence, que fait on des demandes non urgentes ? pour ma part je les traitais toujours, mais parfois en mettant en certain temps, et au niveau déontologique cela ne me convenait pas de faire trainer certains truks qui ne me paraissait pas vraiment urgent, mais qui avait du sens et de l'importance pour la personne protégée.
L'autre question que je me pose, c'est comment prendre en compte les personnes qui ne font pas de demandes ? Car je pense qu'il y a de nombreux besoins non exprimés par nos populations...Malheureusement, compte tenu de la charge de travail, j'ai souvent eu le sentiment de "négliger" certaines personnes au profit d'autre, et cela me semble aller à l'encontre du principe d'égalité de traitement et de respect des personnes que je me fixe.
En tout cas bon courage à toi, c'est vrai qu'outre la charge de travail la fonction de délégué est très intéressante et je pense qu'il y a énormément de social à faire.
Mais les moyens manquent .