Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
agressée!
-
lena
agressée!
bonjour a tous,
merci de me lire....
je travaille avec des personnes handicapées et de plus en plus de personnes venant de psychiatrie sont acceptees chez nous.
On se fait beaucoup agressé physiquement dont moi 2 fois en une semaine, et tout ce qu'on me trouve a dire c'est: comment ca se fait? on insinu que c'est votre faute, aucun soutien de la part de la direction.
je trouve cela scandaleux, car nous faisons des efforts pour une qualité de travail, nous nous faisons agressé alors que nous n'avons meme pas parlé des fois!!!! mais non c'est notre faute!
ils se demandent si on est pas agressif pour qu'ils le soient!!
si vous etes dans la meme situation que moi, merci de me le dire, ca me ferait du bien....
merci de me lire....
je travaille avec des personnes handicapées et de plus en plus de personnes venant de psychiatrie sont acceptees chez nous.
On se fait beaucoup agressé physiquement dont moi 2 fois en une semaine, et tout ce qu'on me trouve a dire c'est: comment ca se fait? on insinu que c'est votre faute, aucun soutien de la part de la direction.
je trouve cela scandaleux, car nous faisons des efforts pour une qualité de travail, nous nous faisons agressé alors que nous n'avons meme pas parlé des fois!!!! mais non c'est notre faute!
ils se demandent si on est pas agressif pour qu'ils le soient!!
si vous etes dans la meme situation que moi, merci de me le dire, ca me ferait du bien....
-
vall
Re: agressée!
Je t'ai lu...
ça m'est déj arrivée, mais j'ai toujours trouvé du soutien de la hierarchie.
As-tu fais un écrit, type note d'incident. il me semble que c'est important si à un moment vous voulez aller plus loin et mettre votre directeur au pied du mur pou qu'ils prenne des mesures vous protégeant. ça fait partie de ses obligations.
S'il y a trace, n'hésite as à le faire constater par un médecin.
il faut faire réagir ta direction avant que vous ne soyez tous à bout
ça m'est déj arrivée, mais j'ai toujours trouvé du soutien de la hierarchie.
As-tu fais un écrit, type note d'incident. il me semble que c'est important si à un moment vous voulez aller plus loin et mettre votre directeur au pied du mur pou qu'ils prenne des mesures vous protégeant. ça fait partie de ses obligations.
S'il y a trace, n'hésite as à le faire constater par un médecin.
il faut faire réagir ta direction avant que vous ne soyez tous à bout
-
anissa
Re: agressée!
J'ai été dans le même cas que toi. Agressions au quotidien allant de la simple gifle à la personne qui te tabasse encore même quand tu es à terre. Bleus, griffes... C'était parfois plusieurs fois par jour.
J'ai fait des écrits, des notes d'incidence à la direction, mais au final aucun soutien et comme toi, on essayait de me faire porter le chapeau.
C'était bien sûr de ma faute si je recevais des coups alors même que je n'était pas présente au moment où le résident entrait en crise et qu'entendant les cris, les hurlements j'intervenais pour tenter de l'apaiser et protéger les autres.
Auncun travail là dessus, aucune réflexion de la part des collègues ou de la direction pour tenter d'analyser ce genre de situation, mis à part pour dire que C'EST DE TA FAUTE!
Ce sujet était tabou au sein de la structure et si une personne en parlait trop pour tenter de comprendre, elle était suspectée aussitôt d'avoir peur et donc de générer des angoisses chez les résidents.
Je n'ai plus supporté ca. Je suis ES et consciente que se prendre un coup fait partie des risques du métier. Mais cela doit rester exceptionnel et surtout être pris en compte.
Ca ne m'étonne pas que là où j'étais, il y avait un turn over constant dans l'équipe.
J'ai démissioné.
J'ai fait des écrits, des notes d'incidence à la direction, mais au final aucun soutien et comme toi, on essayait de me faire porter le chapeau.
C'était bien sûr de ma faute si je recevais des coups alors même que je n'était pas présente au moment où le résident entrait en crise et qu'entendant les cris, les hurlements j'intervenais pour tenter de l'apaiser et protéger les autres.
Auncun travail là dessus, aucune réflexion de la part des collègues ou de la direction pour tenter d'analyser ce genre de situation, mis à part pour dire que C'EST DE TA FAUTE!
Ce sujet était tabou au sein de la structure et si une personne en parlait trop pour tenter de comprendre, elle était suspectée aussitôt d'avoir peur et donc de générer des angoisses chez les résidents.
Je n'ai plus supporté ca. Je suis ES et consciente que se prendre un coup fait partie des risques du métier. Mais cela doit rester exceptionnel et surtout être pris en compte.
Ca ne m'étonne pas que là où j'étais, il y avait un turn over constant dans l'équipe.
J'ai démissioné.
-
LiSa
Re: agressée!
Je suis moi aussi dans le même cas que vous, je travaille dans un foyer d'hébergement mais qui ressemble plus à un foyer de vie, car très peu de travailleurs ESAT, ça va de la simple gifle au coup de couteau que je me suis pris il y a quelques mois. Les notes d'incident sont faites, mais effectivement au niveau de la hiérarchie ça ne suit pas vraiment. On nous conseille d'aller voir la psychologue qui travaille dans l'établissement, ou non mieux cest en fait le fonctionnement de l'équipe qui n'est pas approprié, bref ils ne prennent pas en compte le fait que l'établissement n'est pas adapté à ce nouveau public sortant de psychiatrie. Pour le moment pas de solutions en vue, mais je voulais simplement te dire que tu n'es pas seule, Lena, à vivre cette situations vraiment pas agréable. A bientot
-
Renatus
Re: agressée!
Bonjour,
Le Code du travail prévoit le droit de retrait. De toute manière la loi de 2002 prévoit que les usagers s'ils ont des droits on aussi des devoirs, entre autres à l'égard des encadrants. Une direction qui ne sanctionne pas de tels agissements est incompétente et, principe de précaution oblige, s'expose à des poursuites pénales s'il est prouvé qu'elle n'a pas pris les mesures appropriées pour protéger ses salariés. S'il y a un CHSCT ou à défaut des DP, ce sont à ces deux instances d'intervenir.
Le Code du travail prévoit le droit de retrait. De toute manière la loi de 2002 prévoit que les usagers s'ils ont des droits on aussi des devoirs, entre autres à l'égard des encadrants. Une direction qui ne sanctionne pas de tels agissements est incompétente et, principe de précaution oblige, s'expose à des poursuites pénales s'il est prouvé qu'elle n'a pas pris les mesures appropriées pour protéger ses salariés. S'il y a un CHSCT ou à défaut des DP, ce sont à ces deux instances d'intervenir.
-
GI JOE
Re: agressée!
Bonsoir,
vous êtes adultes, majeurs et vaccinés? la direction n'est pas votre papa me semble t il? si vous êtes agressés au point où vous le dites (ce qui est qd même hallucinant), mais alors déposez plainte pour violence!!! on est dans une société de droits alors servez vous en et arrêter de penser que seule la direction peut vous protéger même si elle en a l'obligation. En tout cas l'agression est une atteinte à l'intégrité physique, et donc une atteinte individuelle. Donc vous et vous seule pouvez déposer plainte pour violence volontaire.
Ca relève du droit pénal et pas du droit du travail. La direction ne peut pas se substituer à vous dans ces cas la.
vous êtes adultes, majeurs et vaccinés? la direction n'est pas votre papa me semble t il? si vous êtes agressés au point où vous le dites (ce qui est qd même hallucinant), mais alors déposez plainte pour violence!!! on est dans une société de droits alors servez vous en et arrêter de penser que seule la direction peut vous protéger même si elle en a l'obligation. En tout cas l'agression est une atteinte à l'intégrité physique, et donc une atteinte individuelle. Donc vous et vous seule pouvez déposer plainte pour violence volontaire.
Ca relève du droit pénal et pas du droit du travail. La direction ne peut pas se substituer à vous dans ces cas la.
-
Aurélien
Re: agressée!
Bonsoir,
Moi je travaille dans une MECS et nous aussi on est confronté à la violence avec très peu de soutien et de réaction de la part de l'établissement. On en est a faire un ou deux rapport d'incident par jour pour des actes de violence et dégradations.
Oui on porte plainte mais il faut plusieurs plainte pour qu'une démarche pénale soit entreprise. Je pense que y a une part de responsabilité qui doit être prise par la direction surtout quand il contredise le règlement de l'institution. Dans notre cas, un jeune déscolarisé ne peut pas resté sur la structure, soit il change de structure soit il doit aller en cours. Hors on a 4 jeunes déscolarisé depuis plus de 6 mois pour l'un et 2 mois pour les autres. Nous ne faisons pas respecter les conditions d'admission de l'établissement. Dés le départ, les jeunes prennent une position supérieur face à l'équipe.
Voila pour donner un entrevue de la situation.
Moi je travaille dans une MECS et nous aussi on est confronté à la violence avec très peu de soutien et de réaction de la part de l'établissement. On en est a faire un ou deux rapport d'incident par jour pour des actes de violence et dégradations.
Oui on porte plainte mais il faut plusieurs plainte pour qu'une démarche pénale soit entreprise. Je pense que y a une part de responsabilité qui doit être prise par la direction surtout quand il contredise le règlement de l'institution. Dans notre cas, un jeune déscolarisé ne peut pas resté sur la structure, soit il change de structure soit il doit aller en cours. Hors on a 4 jeunes déscolarisé depuis plus de 6 mois pour l'un et 2 mois pour les autres. Nous ne faisons pas respecter les conditions d'admission de l'établissement. Dés le départ, les jeunes prennent une position supérieur face à l'équipe.
Voila pour donner un entrevue de la situation.
-
Renatus
Re: agressée!
Bonjour,
Ci-après une analyse pertinente de cette problématique trouvée sur la Toile. Le dénommé GI JOE doit être directeur ou cadre pour tenir de tels propos indignes d'un travailleur social ! Une chose est sûre, il devrait suivre des cours du soir en matière de droit pénal ! Comme il est clairement précisé dans l'article ci-dessous c'est à l'institution de porter plainte en lieu et place du salarié, prouvant ainsi qu'elle soutient son salarié agressé. Il est pour le moins surprenant que personne ne pense au CHSCT dans ce registre !
"La violence fait partie de notre quotidien professionnel. Elle résulte en partie des problématiques des publics accueillis. Elle peut être générée ou amplifiée par un contexte organisationnel particulier.
L’une des conséquences de cette familiarité avec la violence est que nous avons tendance parfois à la banaliser, à minimiser la gravité des passages à l’acte et leurs conséquences sur la santé des salariés.
Nous estimons possible d’engager un certain nombre d’actions sur plusieurs niveaux :
Obligations de l’employeur en matière de sécurité des salariés
Prévention
Protection des salariés en cas de violence
Accompagnement des salariés victimes de violences.
Ce petit guide vise très simplement à vous apporter une aide en rassemblant quelques infos pratiques.
L’obligation
L’article L 230-2 du Code du travail fait obligation à l’employeur d’assurer la sécurité physique et mentale des salariés. Le non respect de cette obligation est passible de sanctions (article L230-5).
Il peut être parfois utile de le rappeler aux directeurs d’établissement, à fortiori lorsqu’une équipe éducative se retrouve confrontée à de sérieux problèmes de violence.
Cela peut prendre la forme d’un courrier avec copie adressée à l’Inspection du travail et à la Direction générale. L’objet de ce courrier est d’exposer les risques encourus par les salariés concernés et les éventuelles défaillances de l’encadrement. Les premiers indicateurs d’un risque de violence envers un salarié sont souvent les violences des usagers entre eux ainsi que la multiplication et la gravité des dégradations commises sur l’environnement matériel.
La prévention
Elle se déploie notamment autour du Programme annuel de prévention des risques professionnels (articles L236-4 et R230-1). Si le CHSCT demeure le maître d’œuvre de ce programme, les DP ont notamment pour mission de s’assurer du respect des engagements de l’employeur consignés dans ce document ; de faire toute proposition permettant d’améliorer les conditions de travail ; de recenser de nouveaux points susceptibles d’y être intégrés.
Cela nécessite une collaboration et une coordination suffisante entre les DP et le CHSCT.
La protection
Tout salarié peut faire jouer son droit de retrait en cas de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (articles L231-8 et L231-8-1). Il en avise immédiatement son employeur ou son représentant. Il est plus que souhaitable d’en informer également un représentant du personnel.
Un collègue confronté à une situation ingérable est donc tout à fait en droit d’user de ce droit. Même si nous savons tous que cette démarche n’est pas facile à entreprendre.
L’autre moyen de protéger un salarié est de recourir à la procédure d’alerte telle que définie dans l’article L231-9. Cette procédure est théoriquement engagée par un membre du CHSCT mais vu l’éclatement géographique des établissements et le peu de moyens alloués au CHSCT, nous estimons qu’elle peut être assurée par les DP.
En tout état de cause, le représentant du personnel doit consigner son avis sur le Cahier des dangers graves et imminents (ou registre du CHSCT) qui est normalement disponible dans tous les établissements. Daté et signé, cet avis mentionne les postes concernés, la nature du danger, sa cause et les noms des salariés exposés.
L’accompagnement
Il existe un protocole qui stipule la démarche à suivre en cas d’agression d’un membre du personnel par un usager (protocole disponible dans votre établissement). Si cela constitue un premier pas vers la prise en compte des traumatismes vécus par les salariés, ce protocole demeure imparfait.
En effet, dans des situations de violence vécues par le personnel, le fait que ce soit l’institution ou bien le salarié qui porte plainte, a un sens et des effets différents :
Dans le premier cas, l’institution reconnaît sa responsabilité dans l’organisation du travail et le dépôt de plainte est une reconnaissance symbolique qui permet au salarié de se sentir soutenu moralement et professionnellement.
Dans le second cas, la personne est renvoyée à la solitude, pouvant ainsi la faire douter de sa compétence professionnelle et provoquer des atteintes à sa santé.
Ce protocole reste donc à améliorer dans le cadre du CHSCT."
-
viej
Re: agressée!
D'accord avec toi Renatus concernant ton analyse sur Gijoe,encore une direction qui botte en touche.Par contre je ne vois rien dans l'article qui fasse obligation pour l'employeur de porter plainte au nom de l'etbs.Peux tu nous donner plus de renseignements la dessus
merci
merci
-
Renatus
Re: agressée!
Bonjour,
Il ne s'agit pas d'une obligation légale mais d'une obligation morale ! Comment une direction peut-elle tolérer qu'un salarié, victime d'une violence physique, soit contraint de déposer plainte contre un usager sans elle même s'y associer ! Au delà de la solidarité, il en va de la cohésion institutionnelle ! Qui plus est, en se désolidarisant de son salarié, l'employeur ne prend pas acte de la gravité de la situation et pourrai-être poursuivi pour délit de mise en danger d'autrui.
Dois-je rappeler que les éléments intentionnels et matériels traditionnellement requis pour qualifier une infraction pénale ne sont pas exigés aussi nettement, en cas d'infraction aux dispositions du Code du travail sanctionnées par ledit Code. Tel est le cas par exemple en matière de sécurité dans l'entreprise : il n'est pas nécessaire qu'un accident ou une maladie professionnelle se soit produit, le seul fait d'exposer les salariés au risque créé par le non-respect de la législation du travail est suffisant pour condamner l'employeur.
Pour éviter un classement sans suite, il faut user de la citation directe étant donné que de tels faits n'ont pas besoins d'une enquête préalable.
De toute manière, un usager qui commet une voie de fait contre un éducateur doit être exclu temporairement(mesure conservatoire) voire réorienté, seule manière pour une direction de démontrer qu'elle a le souci de la sécurité de ses collaborateurs.
Il ne s'agit pas d'une obligation légale mais d'une obligation morale ! Comment une direction peut-elle tolérer qu'un salarié, victime d'une violence physique, soit contraint de déposer plainte contre un usager sans elle même s'y associer ! Au delà de la solidarité, il en va de la cohésion institutionnelle ! Qui plus est, en se désolidarisant de son salarié, l'employeur ne prend pas acte de la gravité de la situation et pourrai-être poursuivi pour délit de mise en danger d'autrui.
Dois-je rappeler que les éléments intentionnels et matériels traditionnellement requis pour qualifier une infraction pénale ne sont pas exigés aussi nettement, en cas d'infraction aux dispositions du Code du travail sanctionnées par ledit Code. Tel est le cas par exemple en matière de sécurité dans l'entreprise : il n'est pas nécessaire qu'un accident ou une maladie professionnelle se soit produit, le seul fait d'exposer les salariés au risque créé par le non-respect de la législation du travail est suffisant pour condamner l'employeur.
Pour éviter un classement sans suite, il faut user de la citation directe étant donné que de tels faits n'ont pas besoins d'une enquête préalable.
De toute manière, un usager qui commet une voie de fait contre un éducateur doit être exclu temporairement(mesure conservatoire) voire réorienté, seule manière pour une direction de démontrer qu'elle a le souci de la sécurité de ses collaborateurs.