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Usager

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Jérôme

Usager

Message non lu par Jérôme » 08 déc. 2011 18:52

En vue d'étayer ma réflexion pour mon moire Caferuis, je me tourne vers vous pour connaitre vos positions sur les questions suivantes.

Selon vous, c'est quoi une personne?

C'est quoi un usager ou une bénéficiaire.

C'est quoi un usagers adultes dans le secteur du médico social.

Pour vous l'expression des uasgers, ça représente quoi?
Quel est l'impact sur vos pratiques la participation et l'expression des usagers?

Merci de m'accorder ce temps.

Jérôme.

donni

Re: Usager

Message non lu par donni » 09 déc. 2011 14:06

Bjr,

L'usager est un terme "administratif" pour désigner les utilisateurs d'un service public. A ce titre, nous sommes tous des usagers à un instant de notre vie (à la préfecture, aux impôts, etc). Les ESMS remplissant pour l'essentiel des missions de services publics, les personnes qui y sont accueillies et/ou accompagnées et/ou pris en charge sont désignés en tant qu'usager (cf. terme utilisé dans la loi 2002-2 et autres textes législatifs ou réglementaires).

Les termes d'usagers, de bénéficiaires, de "personnes", de travailleurs handicapés, d'enfants, sujets, voire patient, etc etc sont ensuite utilisés différemment selon que l'on se positionne du point de vue de l'institution, de l'administration, de l'éducateur, d'un personnel soignant, etc.

Salutations,

Elod

Re: Usager

Message non lu par Elod » 10 déc. 2011 09:42

Bonjour,

Je pense que tous ces termes désignent les personnes qu'on accompagne dans notre métier.
Après c'est une question de subjectivité, notre propre définition de ces termes, puisque chacun, par rapport à ses propres représentations, en a une définition différente.
Pour moi, le mot le plus approprié est "personne". Tout simplement pcq ce sont des personnes avant tout, avant d'être là devant nous a demandé (ou pas) de l'aide. Quand on dit une personne, on peut parler de n'importe qui, avec des difficultés ou non. Un usager, ça a tout de suite une connotation négative de mon point de vue, ça a pour effet de mettre ses "problèmes" en avant par rapport à son statut de personne à part entière. Quant au mot "bénéficiaire", je ne l'emploie jamais : on est tous bénéficiaire de qqch à un moment donné (même d'un service public), c'est très vague et inapproprié, selon moi encore une fois, pour désigner les personnes qu'on accompagne.

jérôme

Re: Usager

Message non lu par jérôme » 10 déc. 2011 15:04

merci pour ces remarques.

Cela m'évoque une autre question;

Pourquoi, selon vous les outils de la loi 2002-2 (contrat, règlement...) qui sont mis à disposition des personnes (j'entends dans le secteur de l 'adulte déficient intellectuel "léger") ne sont -ils pas adaptés.

En somme, ils sont souvent inaccessibles pour ces personnes alors que cela les concerne directement.(concerne leur droit notamment)

Est ce un problème de pouvoir, ou le simple risque de voir sa pratique ou son accompagnement mis en cause.

Est ce un problème d'organisation.?

Jérôme

Elod

Re: Usager

Message non lu par Elod » 11 déc. 2011 19:32

Sans vouloir disqualifier les collègues, je pense que ces outils remettent en question l'ensemble des pratiques professionnelles quand on travaille avec des personnes déficientes intellectuelles.
Du coup, soit l'institution n'est pas prête à engager des modifications dans l'organisation (formations supplémentaires, etc.) soit les professionnels prennent ces changements comme une attaque, ils le perçoivent comme un reproche dans leur travail (le "je connais mon boulot, je n'ai pas besoin qu'on me l'apprenne"...) alors que ce n'est pas eux en tant que professionnel que l'on remet en cause, mais le mode d'accompagnement qui doit prendre en compte les droits et besoins des personnes accompagnées (avant les nôtres, ce qui implique de mettre aussi nos propres valeurs de côté par moments, et qui peut s'avérer très difficile)

Et puis, il y a aussi le fait que c'est plus facile, et surtout rapide, de faire à la place des personnes ! (toujours plus, même dans le social il faut faire du chiffre :@)

Encore une fois, je ne veux incriminer personne et je suis consciente que le burn out peut contribuer à des pratiques "robotisées", où la remise en question permanente de l'accompagnement n'est pas évidente, tant par le temps qu'elle nécessite, mais aussi par l'analyse de ses propres "défauts" dans sa pratique. A mon sens, elle est pourtant essentielle !!

donni

Re: Usager

Message non lu par donni » 12 déc. 2011 08:11

Bjr,

Je pense que ces outils ne sont pas adaptés aux personnes handicapées mentales pour 2 raisons essentielles :

- d'une part, la loi 2002-2 recouvre une telle diversité d'établissements et de publics qu'il est difficile, dans ce contexte, de faire du "sur mesure". Ainsi, ces outils peuvent correspondre aux attentes de personnes handicapées physiques, des familles, etc, mais doivent être adaptés aux différents publics ;

- d'autre part, les établissements accompagnant des personnes handicapées mentales (PHM) n'ont sans doute pas suffisamment "penser" ces outils, afin de les adapter à ce public. Par exemple, nombre d'entre eux utilisent les fameux pictogrammes en terme de langage adapté, alors que le "langage adapté" proscrit les pictogrammes !

Salutations,

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