Bonjour, une situation m'a interpellé. Dans mon stage j'accompagne une personne dépressive qui a divorcé. Son enfant vient le voir pendant la moitié des vacances scolaires et certains week-ends. Pour l'instant, la personne a toujours décompensé lorsqu'elle était seule chez elle, mais comme mon stage est à présent terminé, je me demandais ce qui pourrait être proposé si jamais elle décompense alors qu'elle a la garde de son enfant. Cette problématique touche les thèmes de santé et de parentalité. avez vous déjà rencontré cette situation? qu'avez vous fait?
Merci
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dépression et parentalité
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Sandrine
Re: dépression et parentalité
Bonjour.
Je me pose certaines questions en lisant ton post :
- As-tu pu discuter avec Madame de son état dépressif?
- Comment est-il apparu?
- Est-ce que cela fait longtemps que Madame est dépressive?
- Est-elle suivi par un médecin, un psychologue?
- Quel âge a son enfant?
- Est-il, de part son âge, en mesure de se protéger ou Madame doit-elle avoir une surveillance constante auprès de lui?
Je pense qu'il faut déjà te poser ces questions. Après, peut-être qu'il serait intéressant, en fonction de l'état de Madame et de l'âge de l'enfant qu'elle ne se retrouve pas seule lors des gardes.
Je me pose certaines questions en lisant ton post :
- As-tu pu discuter avec Madame de son état dépressif?
- Comment est-il apparu?
- Est-ce que cela fait longtemps que Madame est dépressive?
- Est-elle suivi par un médecin, un psychologue?
- Quel âge a son enfant?
- Est-il, de part son âge, en mesure de se protéger ou Madame doit-elle avoir une surveillance constante auprès de lui?
Je pense qu'il faut déjà te poser ces questions. Après, peut-être qu'il serait intéressant, en fonction de l'état de Madame et de l'âge de l'enfant qu'elle ne se retrouve pas seule lors des gardes.
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mouais
Re: dépression et parentalité
qu'est-ce qui pourrait être proposé si la personne est dépressive alors qu'elle garde son enfant ? la dépression n'étant pas contagieuse, ni un danger en soi pour autrui, a priori (sauf conduites suicidaires avérées...)je dirais pas grand-chose sinon laisser les gens vivre leur vie. Peut-être que la présence de l'enfant lu fera le plus grand bien. Ce parent est-il suivi par un cmp, un médecin, un psychologue ? a part s'inquiéter de cela, je ne vois pas ce qui pourrait etre fait comme ça,
bonne journée,
bonne journée,
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O.
Re: dépression et parentalité
Merci Sandrine et Mouais d'avoir répondu.
Oui j'ai pu parler à Monsieur (euh, en fait c'est un homme qui est atteint de dépression )de sa dépression, il l'a depuis janvier dernier, il m'a dit que les origines de sa dépression venaient de son emploi qu'il n'occupe pas actuellement. Il est suivi par un psychologue au CMP de la ville.
Cette situation m'a questionnée dans le sens où on m'a posé la question "qu'adviendra t-il de l'enfant (10 ans) si Monsieur décompense pendant qu'il a le droit de visite et d'hébergement?
Il décompense quand il est seul, et a effectivement décompensé quand il a su que son psychiatre quittait le service (c'était à la toute fin de mon stage). son fils n'était pas présent chez lui à ce moment.
je pense sincèrement que Monsieur se sent mieux quand il accueille son fils, comme tu le dis "mouais". de plus, sa mère vit dans la commune limitrophe et peut donc l’accueillir si jamais Monsieur décompense.
on avait repris contact avec le CMP à mon départ pour assurer la continuité du suivi de Monsieur.
Donc je pensais, pour retourner sur le sujet de la parentalité, voir comment le fils comprend la maladie de son père par exemple, voire si c'est possible dans le territoire exprimer comment on peut être parent quand on est malade en général (cancer, handicap, dépression...). Est ce que vous voyez autre chose?
Oui j'ai pu parler à Monsieur (euh, en fait c'est un homme qui est atteint de dépression )de sa dépression, il l'a depuis janvier dernier, il m'a dit que les origines de sa dépression venaient de son emploi qu'il n'occupe pas actuellement. Il est suivi par un psychologue au CMP de la ville.
Cette situation m'a questionnée dans le sens où on m'a posé la question "qu'adviendra t-il de l'enfant (10 ans) si Monsieur décompense pendant qu'il a le droit de visite et d'hébergement?
Il décompense quand il est seul, et a effectivement décompensé quand il a su que son psychiatre quittait le service (c'était à la toute fin de mon stage). son fils n'était pas présent chez lui à ce moment.
je pense sincèrement que Monsieur se sent mieux quand il accueille son fils, comme tu le dis "mouais". de plus, sa mère vit dans la commune limitrophe et peut donc l’accueillir si jamais Monsieur décompense.
on avait repris contact avec le CMP à mon départ pour assurer la continuité du suivi de Monsieur.
Donc je pensais, pour retourner sur le sujet de la parentalité, voir comment le fils comprend la maladie de son père par exemple, voire si c'est possible dans le territoire exprimer comment on peut être parent quand on est malade en général (cancer, handicap, dépression...). Est ce que vous voyez autre chose?
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mouais
Re: dépression et parentalité
quant on est dépressif on ne décompense plus, enfin, on est dépressif, sur la durée, avec des hauts et des bas, certes, mais la décompensation concerne plus spécialement le passage brutal dans une phase aiguë de la maladie, la dépression sévère, or je ne sais pas si ce monsieur "décompense" plusieurs fois par mois, mais ce serait vraiment étonnant, pour le peu que je sais de la clinique...
Ta dernière question est une très bonne question, mais c'est très difficile de répondre ici. Je pense que ce monsieur ferait bien de se faire suivre, et qu'il devrait aborder ce que tu pointes fort à propos avec son thérapeute.bonne soirée! (je bosse en CHS au fait)
Ta dernière question est une très bonne question, mais c'est très difficile de répondre ici. Je pense que ce monsieur ferait bien de se faire suivre, et qu'il devrait aborder ce que tu pointes fort à propos avec son thérapeute.bonne soirée! (je bosse en CHS au fait)
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O.
Re: dépression et parentalité
Merci de ta réponse, Mouais. cette situation m'intéresse, d'autant plus qu'elle touche un sujet que je ne connais pas autant que je devrais, surtout sur la clinique de la dépression. tu dis :
"quant on est dépressif on ne décompense plus, enfin, on est dépressif, sur la durée, avec des hauts et des bas, certes, mais la décompensation concerne plus spécialement le passage brutal dans une phase aiguë de la maladie, la dépression sévère, or je ne sais pas si ce monsieur "décompense" plusieurs fois par mois, mais ce serait vraiment étonnant, pour le peu que je sais de la clinique..."
Aurais-tu des livres à me conseiller sur ce sujet, ou des expériences vu que tu travailles en CHS?
Merci et bonne soirée!
"quant on est dépressif on ne décompense plus, enfin, on est dépressif, sur la durée, avec des hauts et des bas, certes, mais la décompensation concerne plus spécialement le passage brutal dans une phase aiguë de la maladie, la dépression sévère, or je ne sais pas si ce monsieur "décompense" plusieurs fois par mois, mais ce serait vraiment étonnant, pour le peu que je sais de la clinique..."
Aurais-tu des livres à me conseiller sur ce sujet, ou des expériences vu que tu travailles en CHS?
Merci et bonne soirée!
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mouais
Re: dépression et parentalité
salut O.
le plus beau livre que j'aie lu jusqu'ici sur la dépression n'est pas d'un psychiatre ni d'un psychologue mais de William Styron, l'écrivain, qui l'a vécue du dedans, et l'évoque de façon magistrale dans "Face aux ténèbres", c'est paru chez Folio, vite lu (pas épais), génial.
Après le mieux serait de demander son avis à un psychologue ou à un psychiatre. Evite les coachs, sauf pour faire du sport
! bonne journée
le plus beau livre que j'aie lu jusqu'ici sur la dépression n'est pas d'un psychiatre ni d'un psychologue mais de William Styron, l'écrivain, qui l'a vécue du dedans, et l'évoque de façon magistrale dans "Face aux ténèbres", c'est paru chez Folio, vite lu (pas épais), génial.
Après le mieux serait de demander son avis à un psychologue ou à un psychiatre. Evite les coachs, sauf pour faire du sport