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La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
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mouais
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
tout à fait, jolie approche Caclue. oui, Guillaume le Blanc, "Vies ordinaires, vies précaires", au Seuil (2007), extrait p.16 : "L'insertion des vies dans les relations de pouvoir n'est pas une garantie de stabilité, mais elle assure une visibilité sociale qui contribue à conférer des propriétés à l'individu. Par contraste, le précaire tend à être hors-pouvoir. Le précaire n'est certes pas hors-société, mais son mode de vie, de plus en plus fantomatique, l'exclut des relations de pouvoir et le prive, potentiellement ou effectivement, de toutes les assises dont une vie a besoin pour se développer."
Voilà pour le premier point qui serait à explorer, et fait écho à l'exemple choisi par Caclue (ces gens invisibles des pouvoirs).
Deuxième angle d'attaque possible, la relation de pouvoir, duelle, de l'AS sur l'usager. Bien sûr qu'elle existe ! Entre l'AS, qui est en situation de pouvoir décider avec un minimum de latitude comment elle va travailler sur telle situation, qui a le pouvoir (elle n'a aucun pouvoir ?) d'agir sur tel ou tel levier, face à quelqu'un en situation de demande, donc d'infériorité, souvent de faiblesse, est-ce qu'il ne saurait se jouer une relation de pouvoir ?
Est-il tabou d'en parler pour un jury ? dans un mémoire d'étudiant AS c'est peut-être too much en effet. Mais partout, dans tous les métiers des gens exercent leur petit pouvoir, à bon ou mauvais escient... Et ce n'est pas vraiment inventer l'eau tiède ni commettre un crime de lèse-majesté que de simplement l'évoquer, si ? bonne journée
Voilà pour le premier point qui serait à explorer, et fait écho à l'exemple choisi par Caclue (ces gens invisibles des pouvoirs).
Deuxième angle d'attaque possible, la relation de pouvoir, duelle, de l'AS sur l'usager. Bien sûr qu'elle existe ! Entre l'AS, qui est en situation de pouvoir décider avec un minimum de latitude comment elle va travailler sur telle situation, qui a le pouvoir (elle n'a aucun pouvoir ?) d'agir sur tel ou tel levier, face à quelqu'un en situation de demande, donc d'infériorité, souvent de faiblesse, est-ce qu'il ne saurait se jouer une relation de pouvoir ?
Est-il tabou d'en parler pour un jury ? dans un mémoire d'étudiant AS c'est peut-être too much en effet. Mais partout, dans tous les métiers des gens exercent leur petit pouvoir, à bon ou mauvais escient... Et ce n'est pas vraiment inventer l'eau tiède ni commettre un crime de lèse-majesté que de simplement l'évoquer, si ? bonne journée
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mouais
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
on écrit vite, c'est un forum, quand je te dis que c'est too much pour un mémoire, c'est juste que le recul manque sans doute, dans le cadre d'une 3e année, pour aborder cette question de la relation de pouvoir entre l'AS et l'usager. Mais pas forcément après tout. Ce serait à voir avec la guidance. quoi qu'il en soit je trouve que c'est un bon sujet intéressant, à condition je pense de se focaliser sur un ou deux points précis et de ne pas multiplier les entrées. Bon boulot à toi !
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PL
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
bonjour Caclue, mon précédent commentaire n'avait pas pour but de t'empêcher de faire ce mémoire mais de te prévenir des risques éventuels que pourrait engendrer certains termes que tu pourrai employé....
ton travail peut être correct mais à cause de certains mots employés, les jurys peuvent se braquer et ne pas aller en ton sens même si ton point de vue est tout à fait entendable.
Sache que les jurys sont très peu nombreux à lire les mémoires du début à la fin, privilégiant dans la plupart des cas le titre, l'introduction et la conclusion...
je vois très bien ce que tu veux dire mais c'est le terme "pouvoir" qui me gêne un peu..
en effet, de par notre fonction nous aidons les personnes dans leurs difficultés qu'elles rencontrent, cette aide peut être volontaire ou contrainte (tout dépend du milieu dans lequel tu intervient"...mais dans la plupart des cas, et même si tu imposes ton choix à l'usager tu vas rechercher son adhésion et travailler avec lui sur son projet...donc la notion de pouvoir n'est pas applicable... pour ma part, le pouvoir est destiné à ta hiérarchie, tu es soumis aux ordres que tu tadirection te donnes, mais en aucun cas tu as un quelconque pouvoir sur la personne que tu veux aider... pour moi la notion de pouvoir inclus la notion d'obligation et l'usager n'est en rien obligé de suivre le projet et l'aide que tu lui propose...
ton constat est intéressant, tu peux en parler mais attention à la manière dont tu l'aborderas dans ta question de départ...
ton travail peut être correct mais à cause de certains mots employés, les jurys peuvent se braquer et ne pas aller en ton sens même si ton point de vue est tout à fait entendable.
Sache que les jurys sont très peu nombreux à lire les mémoires du début à la fin, privilégiant dans la plupart des cas le titre, l'introduction et la conclusion...
je vois très bien ce que tu veux dire mais c'est le terme "pouvoir" qui me gêne un peu..
en effet, de par notre fonction nous aidons les personnes dans leurs difficultés qu'elles rencontrent, cette aide peut être volontaire ou contrainte (tout dépend du milieu dans lequel tu intervient"...mais dans la plupart des cas, et même si tu imposes ton choix à l'usager tu vas rechercher son adhésion et travailler avec lui sur son projet...donc la notion de pouvoir n'est pas applicable... pour ma part, le pouvoir est destiné à ta hiérarchie, tu es soumis aux ordres que tu tadirection te donnes, mais en aucun cas tu as un quelconque pouvoir sur la personne que tu veux aider... pour moi la notion de pouvoir inclus la notion d'obligation et l'usager n'est en rien obligé de suivre le projet et l'aide que tu lui propose...
ton constat est intéressant, tu peux en parler mais attention à la manière dont tu l'aborderas dans ta question de départ...
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mouais
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
C'est la meilleure ! si l'intervention de PL n'avait pas pour intention de te dissuader dans des termes pour le moins expéditifs, elle donnait au minimum envie de te lancer, j'imagine. Mieux vaut en rire que d'en pleurer... On dira que c'était une maladresse. PL semble se cantonner à quelques préjugés bien ancrés sur la question (je dis bien "semble"). Car si "les jurys sont très peu nombreux à lire les mémoires du début à la fin, privilégiant dans la plupart des cas le titre, l'introduction et la conclusion", ce qui serait proprement scandaleux en soi (c'est ce que vous faites vous PL ?), visiblement, et si j'en crois PL, deux ou trois points de vue seulement sur la question du pouvoir - en un post ici - en épuisent le sens, et tout le champ d'investigation potentiel dans notre travail. Peu importe les contributions d'autrui, ce que pourrait dire la socio ou un G. le Blanc par ex. Je sens que je vais vite demander le formulaire à la DRJSCS pour être du jury ! bien à vous
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mouais
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
en repassant, vite fait, envie d'ajouter en lisant ceci : " à cause de certains mots employés, les jurys peuvent se braquer et ne pas aller en ton sens même si ton point de vue est tout à fait entendable", que si c'est vrai, si des jurés sont capables de se braquer sur un mot (et cela même si ton point de vue est "entendable" ! - attention au néologisme d'ailleurs) il faut vite faire autre chose je pense et se trouver un autre passe temps que juré au deass, aller à la pêche, au ciné, que sais-je...
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mike
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
la notion de pouvoir n'est pas applicable ? tu parles charles, si tu veux bacler le boulot pour quelqu'un qui ne te revient pas pour X raison, no problemo. Rien n'empeche en + dans le secret d'alcove de l'entretien de mal parler a quelqu'un un jour où on est mal luné. Ou de faire mal les choses ou de les laisser trainer si tel usager n'a pas l'heur de plaire a machin ou chose. Ca n'existerait pas ?? m'etonnerait bcp, a moins de le nier
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Julia
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
Bonjour PL,
J'ai d'abord été très étonnée de ta réaction. Car à vouloir nier les relations de pouvoir, tu faisais preuve d'un sur-pouvoir de jugement sur le sujet qu'elle voulait traiter.
Mais dans ton second post,, je comprends que tu as peut-être "mal" saisi le thème qu'elle amenait sur le tapis.
Le pouvoir de l'AS, ce n'est pas de mener l'usager où il veut (et encore que, parfois discutable), mais de mettre en place (ou non) tel ou tel dispositif ou tel ou tel plan d'action. Et là intervient la notion de pouvoir... à prendre au sens du verbe pouvoir : je peux (ou non), faire quelque chose pour l'autre. Une dose de subjectivité apparait dans l'instant même où on oriente (ou non) quelqu'un vers un dispositif.
N'as-tu jamais entendu un usager se plaindre des différentes versions ou réponses données face à sa situation par différents AS ?
Le pouvoir, c'est pas toujours négatif d'ailleurs, mais oui, on en a un, et heureusement, sinon, ça voudrait dire qu'on ne fait rien.
J'ai d'abord été très étonnée de ta réaction. Car à vouloir nier les relations de pouvoir, tu faisais preuve d'un sur-pouvoir de jugement sur le sujet qu'elle voulait traiter.
Mais dans ton second post,, je comprends que tu as peut-être "mal" saisi le thème qu'elle amenait sur le tapis.
Le pouvoir de l'AS, ce n'est pas de mener l'usager où il veut (et encore que, parfois discutable), mais de mettre en place (ou non) tel ou tel dispositif ou tel ou tel plan d'action. Et là intervient la notion de pouvoir... à prendre au sens du verbe pouvoir : je peux (ou non), faire quelque chose pour l'autre. Une dose de subjectivité apparait dans l'instant même où on oriente (ou non) quelqu'un vers un dispositif.
N'as-tu jamais entendu un usager se plaindre des différentes versions ou réponses données face à sa situation par différents AS ?
Le pouvoir, c'est pas toujours négatif d'ailleurs, mais oui, on en a un, et heureusement, sinon, ça voudrait dire qu'on ne fait rien.
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nana26
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (m�moire)
sujet intéressant mais très glissant, c'est vrai. les jury, qui sont parfois très attachés à certaines valeurs, peuvent se braquer devant un tel sujet. Même si je trouve ça frustrant de ne pas pouvoir s'exprimer sur des thèmes qui nous tiennent à coeur, personnellement en tout cas, je privilégirais le DE et donc, la note (vision très scolaire, j'admets).
Mais tout dépend comment tu oriente ta question de départ afin de dérouler doucement la pelote et ainsi éviter les écueils!!
Mais tout dépend comment tu oriente ta question de départ afin de dérouler doucement la pelote et ainsi éviter les écueils!!
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Nana26
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
et juste pour ajouter que c'est normal de parler avec les premiers mots qui nous viennent à l'esprit quand tu amorce ton travail de mémoire! on se base sur nos représentations, et après on travaille dessus afin de les faire évoluer!
Si tu as vraiment envie de faire ce sujet, ne te met pas de barrières.
En sachant aussi que tu as encore le temps, ne te focalise pas forcément sur ce thème là, tu risquerais de passer à coté de pleins de choses, d'idées, issues de ton 2ème stage...
Si tu as vraiment envie de faire ce sujet, ne te met pas de barrières.
En sachant aussi que tu as encore le temps, ne te focalise pas forcément sur ce thème là, tu risquerais de passer à coté de pleins de choses, d'idées, issues de ton 2ème stage...
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mouais
Re: La relation de pouvoir entre l'AS et l'usager (mémoire)
ah oui, bien vu Nana26 (drome ?)...
Le pouvoir est connoté négativement en général car il est autoritaire, discrétionnaire, arbitraire et j'en passe... mais il est aussi tout simplement une propriété ou un attribut lié à la fonction qui permet d'agir, par le fait du statut, de la reconnaissance institutionnelle (cf Weber ou Crozier & Friedberg). La remarque de Nana26 est très bien car elle permet de sortir de l'ornière du jugement de valeur. On peut ternir le pouvoir à distance en tant que notion aussi, et l'étudier sous différents rapports. C'est pourquoi à un moment, pour le mémoire, il faudra resserrer. En attendant zyva explore à donf, et bon 14 juillet
Le pouvoir est connoté négativement en général car il est autoritaire, discrétionnaire, arbitraire et j'en passe... mais il est aussi tout simplement une propriété ou un attribut lié à la fonction qui permet d'agir, par le fait du statut, de la reconnaissance institutionnelle (cf Weber ou Crozier & Friedberg). La remarque de Nana26 est très bien car elle permet de sortir de l'ornière du jugement de valeur. On peut ternir le pouvoir à distance en tant que notion aussi, et l'étudier sous différents rapports. C'est pourquoi à un moment, pour le mémoire, il faudra resserrer. En attendant zyva explore à donf, et bon 14 juillet