bonjour
Je suis éducatrice spécialisée dans un IME. Je veux mettre en place une activité sur le code de la route avec des ado de 16 à 18 ans ( jeunes filles défcientes intellectuelles légères).
J'aimerai tenter de faire en sorte que cette activité soit la moins rébarbative possible. J'ai penser à des jeux sur le code, de la théorie avec l'apprentissage des panneaux, des sorties pour un peu de pratique..
J'aurai aimé avoir des idées supplémentaires si certains ont déjà pratiqué ou pas !
Merci d'avance.
Cec
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activités éducatives
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murti
Re: activités éducatives
bonsoir
pourquoi tu veut monter ce projet.
a partirde quels constat tu est partit, qu'est ce qui te motive pour monter un tel constat
pourquoi tu veut monter ce projet.
a partirde quels constat tu est partit, qu'est ce qui te motive pour monter un tel constat
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BOUILLOT
Re: activités éducatives
Bonjour,
Il existe un peu dans chaque ville des associations de lutte contre l'illétrisme qui préparent des personnes déficientes intellectuelles légères au permis de conduire ( code; conduite ). On utilise du matériel spécifique ( livres, jeux, informatique) adapté soit acheté, soit bricolé. Les sorties sur le terrain s'avèrent également un bon moyen qui plait aux jeunes et même moins jeunes . On essaye d'aborder cet apprentissage de façon ludique de façon à ne pas décourager les apprenants, car pour beaucoup , c'est un obstacle supplémentaire à franchir et ça peut leur paraître insurmontable. Paradoxalement, pour d'autres, c'est l'inverse:la nécessité d'obtenir le permis leur donne soudainement le déclic et les moyens pour avoir envie d'apprendre à lire.
Essaye de rencontrer des gens qui bossent dans ce type d'assos (salariés ou bénévoles ); ils sont en mesure de t'aider dans ton projet. Après, tout dépend de leur envie de partager mais à priori, ils sont déjà dans une démarche d'aide aux personnes, donc ça peut le faire...
Une autre piste à envisager: mon fils a suivi il y a quelques années, pendant des petites vacances scolaires, et dans le cadre des animations proposées par le service jeunesse de la ville, un stage de prèvention routière ; au programme:- intervention des pompiers, théorie, pratique ,un petit examen et l'obtention de leur premier diplôme ( trou de mémoire mais bon je viens de terminer ma semaine d'internat de nuit...et il faut que je récupère. Donc,c'est le même diplôme qu'on demande aux jeunes qui commencent à bosser dans l'animation ); en général, ça s'acquière plutot vers 18 ans . Mais il s'avère qu'un gamin de 12 ans est capable d'apprendre les premiers gestes qui sauvent et de les appliquer en cas de besoin ; résultat, en centre de vacances 6-12 ans , on le fait passer aux plus âgés au cours des journnées citoyennes. Pour des ados déficientes légères, je connais le public, c'est également possible. Et très revalorisant pour elles.
-une intervention des policiers avec ,là aussi, pratique et théorie. Théorie, les policiers expliquent l'utilité du code de la route , les sanctions en cas de délit (alcool, vitesse excessive...) et la pratique, c'est un petit parcours en ville ou sur un parking selon l'âge du jeune et ses possibilités., le tout en vélo, mobylette ou scooter pr^té pour l'occasion . Et les jeunes aiment beaucoup ce moment.
- Il y a aussi l'intervention d'une auto-école et une visite dans une entreprise spécialisée sur les dangers de la route (simulateurs, essais dans des véhicules conduites par des cascadeurs sur terrain mouillé, avec des virages...): les gamins adorent.
Le but, c'est de les initier, de les responsabiliser, de leur expliquer l'importance des lois. Ca leur permet aussi de découvrir d'autres facettes des métiers de pompier et policier, à savoir l'information au public, la formation, la prévention, l'aide aux personnes . Il faut savoir que les intervenants sont formés pour intervenir dans les écoles auprès des enfants , qu'ils s'adaptent au public, y compris déficients intellectuels ; généralement un climat de confiance s'établit entre les adultes et les enfants et c'est un échange très riche.
Quant au financement, cela a nécessité plusieurs semaines aux animateurs pour monter leur projet : feu vert de leurs supérieurs, aide du conseil général, de la mairie, de plusieurs organismes qui ont approuvé l'initiative et contribué au financement. Après, il a été demandé à chaque jeune une participation financière ,presque symbolique ,pour participer au coût du stage. Là encore pour certains, il a fallu réfléchir au moyen de se procurer cette participation ( argent de poche, aide des parents,pécule de stage en CAT )
Maintenant, avec quelques années de recul, l'impact que ce stage a joué sur ces pré-ados et ados est indéniable, sachant qu'à la base, ils avaient entre 13 et 16 ans, venaient de quartiers différents, certains étaient en difficultés ( sociales- intellectuelles... )mais chacun est capable maintenant de s'investir, selon ses possibilités : un premier pas vers la ciitoyenneté.
Voilà, je ne suis paS E.S.. Je travaille dans l'animation durant les vacnces scolaires, et en tant normal en IME. J'espère que à plusieurs on pourra t'aider à construire ton projet. Bonne chance.
Christine
Il existe un peu dans chaque ville des associations de lutte contre l'illétrisme qui préparent des personnes déficientes intellectuelles légères au permis de conduire ( code; conduite ). On utilise du matériel spécifique ( livres, jeux, informatique) adapté soit acheté, soit bricolé. Les sorties sur le terrain s'avèrent également un bon moyen qui plait aux jeunes et même moins jeunes . On essaye d'aborder cet apprentissage de façon ludique de façon à ne pas décourager les apprenants, car pour beaucoup , c'est un obstacle supplémentaire à franchir et ça peut leur paraître insurmontable. Paradoxalement, pour d'autres, c'est l'inverse:la nécessité d'obtenir le permis leur donne soudainement le déclic et les moyens pour avoir envie d'apprendre à lire.
Essaye de rencontrer des gens qui bossent dans ce type d'assos (salariés ou bénévoles ); ils sont en mesure de t'aider dans ton projet. Après, tout dépend de leur envie de partager mais à priori, ils sont déjà dans une démarche d'aide aux personnes, donc ça peut le faire...
Une autre piste à envisager: mon fils a suivi il y a quelques années, pendant des petites vacances scolaires, et dans le cadre des animations proposées par le service jeunesse de la ville, un stage de prèvention routière ; au programme:- intervention des pompiers, théorie, pratique ,un petit examen et l'obtention de leur premier diplôme ( trou de mémoire mais bon je viens de terminer ma semaine d'internat de nuit...et il faut que je récupère. Donc,c'est le même diplôme qu'on demande aux jeunes qui commencent à bosser dans l'animation ); en général, ça s'acquière plutot vers 18 ans . Mais il s'avère qu'un gamin de 12 ans est capable d'apprendre les premiers gestes qui sauvent et de les appliquer en cas de besoin ; résultat, en centre de vacances 6-12 ans , on le fait passer aux plus âgés au cours des journnées citoyennes. Pour des ados déficientes légères, je connais le public, c'est également possible. Et très revalorisant pour elles.
-une intervention des policiers avec ,là aussi, pratique et théorie. Théorie, les policiers expliquent l'utilité du code de la route , les sanctions en cas de délit (alcool, vitesse excessive...) et la pratique, c'est un petit parcours en ville ou sur un parking selon l'âge du jeune et ses possibilités., le tout en vélo, mobylette ou scooter pr^té pour l'occasion . Et les jeunes aiment beaucoup ce moment.
- Il y a aussi l'intervention d'une auto-école et une visite dans une entreprise spécialisée sur les dangers de la route (simulateurs, essais dans des véhicules conduites par des cascadeurs sur terrain mouillé, avec des virages...): les gamins adorent.
Le but, c'est de les initier, de les responsabiliser, de leur expliquer l'importance des lois. Ca leur permet aussi de découvrir d'autres facettes des métiers de pompier et policier, à savoir l'information au public, la formation, la prévention, l'aide aux personnes . Il faut savoir que les intervenants sont formés pour intervenir dans les écoles auprès des enfants , qu'ils s'adaptent au public, y compris déficients intellectuels ; généralement un climat de confiance s'établit entre les adultes et les enfants et c'est un échange très riche.
Quant au financement, cela a nécessité plusieurs semaines aux animateurs pour monter leur projet : feu vert de leurs supérieurs, aide du conseil général, de la mairie, de plusieurs organismes qui ont approuvé l'initiative et contribué au financement. Après, il a été demandé à chaque jeune une participation financière ,presque symbolique ,pour participer au coût du stage. Là encore pour certains, il a fallu réfléchir au moyen de se procurer cette participation ( argent de poche, aide des parents,pécule de stage en CAT )
Maintenant, avec quelques années de recul, l'impact que ce stage a joué sur ces pré-ados et ados est indéniable, sachant qu'à la base, ils avaient entre 13 et 16 ans, venaient de quartiers différents, certains étaient en difficultés ( sociales- intellectuelles... )mais chacun est capable maintenant de s'investir, selon ses possibilités : un premier pas vers la ciitoyenneté.
Voilà, je ne suis paS E.S.. Je travaille dans l'animation durant les vacnces scolaires, et en tant normal en IME. J'espère que à plusieurs on pourra t'aider à construire ton projet. Bonne chance.
Christine