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je suis amoureuse de ce métier, mais on m a demandé d arreter mes études
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c'est vite dit
Re:
Ok séparer le professionnel de sa personne...ce n'est pas si simple, nous ne sommes pas des robots et l'objectivité demeure bien relative!...on peut aussi se cacher derrière le métier...il y a aussi bien sûr le cadre légal...mais tout ça peut entrer en "tension", la notion d'"éthique" aide aussi à réfléchir en cas de conflit de valeurs ( la personne, la déontologie, le personnel, l'institution...) ou le travail en équipe permet de réfléchir à plusieurs...
L'essentiel peut être aussi l'humilité et l'ouverture d'esprit!
L'essentiel peut être aussi l'humilité et l'ouverture d'esprit!
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frite
Re:
je reviens également sur le terme d'amoureux.
tu es amoureuse de l'idée que tu t'es construite de ce métier. Ton idée ne correspond pas à la réalité.
La preuve étant que tu ne fais que critiquer les différents aspects du métier, et pourtant tu t'en dis amoureuse.
Tu es déjà dans l'idée de faire à ta façon et non pas de faire dans le cadre d'une institution avec ses règles et la déontologie de ce métier.
Je te renvoies vers notre code déontologie: si tu ne t'y retrouves pas, la question sera alors réglée: ce métier n'est pas pour toi.
tu es amoureuse de l'idée que tu t'es construite de ce métier. Ton idée ne correspond pas à la réalité.
La preuve étant que tu ne fais que critiquer les différents aspects du métier, et pourtant tu t'en dis amoureuse.
Tu es déjà dans l'idée de faire à ta façon et non pas de faire dans le cadre d'une institution avec ses règles et la déontologie de ce métier.
Je te renvoies vers notre code déontologie: si tu ne t'y retrouves pas, la question sera alors réglée: ce métier n'est pas pour toi.
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penses-tu
Re:
penses-tu que parmi tous les gens venus commenter ton post, personne n'a aucune idéologie, croyance, parti politique?
Bien sûr que chacun a ses valeurs et idées, mais à part toi, personne ne les a laissées apparaître ici.
Pourquoi eux et elles en sont capables, et pourquoi toi, tu en parles sans même qu'on te pose la question?
Pourquoi ce besoin de mettre en avant tes idées personnelles quand on parle d'une profession?
Bien sûr que chacun a ses valeurs et idées, mais à part toi, personne ne les a laissées apparaître ici.
Pourquoi eux et elles en sont capables, et pourquoi toi, tu en parles sans même qu'on te pose la question?
Pourquoi ce besoin de mettre en avant tes idées personnelles quand on parle d'une profession?
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c'est vite dit
Re: je suis amoureuse de ce métier, mais on m a demandé d arreter mes études
Ok, et le "référentiel professionnel" est également un bon repère....
C'est justement peut être parce que le professionnel peut difficilement se dissocier de la personne, non? on dit bien que nous sommes "notre propre outil de travail"...ne rien laisser "échapper" est parfois compliqué....
Bref, Léonie, tu nous diras aussi ce que tu penses de ces posts.
C'est justement peut être parce que le professionnel peut difficilement se dissocier de la personne, non? on dit bien que nous sommes "notre propre outil de travail"...ne rien laisser "échapper" est parfois compliqué....
Bref, Léonie, tu nous diras aussi ce que tu penses de ces posts.
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pff
Re: je suis amoureuse de ce métier, mais on m a demandé d arreter mes études
1/ On ne te demande pas d'être amoureuse du métier mais d'être motivée et compétente (dans l'empathie, etc.). Et pour être dans l'empathie, il faut savoir s'oublier pour rentrer dans le fonctionnement de l'Autre.
2/ Ta religion n'a rien à voir avec la formation et le métier. Tu n'as pas à parler de ta religion dans le métier. Surtout pour prôner des actes comme "manif pour tous", "manifs anti avortement" et j'en passe.
3/ Etre humble et à l'écoute font partie des qualités nécessaires, évaluées lors du concours d'entrée en principe. Si tu ne sais pas te remettre en question, il faut de suite arrêter cette formation. Etre dans la toute-puissance va te faire souffrir, faire souffrir les usagers, ainsi que tes collègues. Epargne-toi/leur cela.
2/ Ta religion n'a rien à voir avec la formation et le métier. Tu n'as pas à parler de ta religion dans le métier. Surtout pour prôner des actes comme "manif pour tous", "manifs anti avortement" et j'en passe.
3/ Etre humble et à l'écoute font partie des qualités nécessaires, évaluées lors du concours d'entrée en principe. Si tu ne sais pas te remettre en question, il faut de suite arrêter cette formation. Etre dans la toute-puissance va te faire souffrir, faire souffrir les usagers, ainsi que tes collègues. Epargne-toi/leur cela.
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Ass
Re:
Le rôle des écoles est aussi casser les représentations des étudiants la résistance se fait surtout en matière de religions. Si vous ne parvenez pas aborder les situations dans la neutralité cela se verra et malgré toutes vos motivations personne ne vous laissera exercer cette profession.
Personne ne peut vous empêcher pas de penser que l'IVG ou l'homosexualite est une déviance ou un meurtre parce qu'on reconnaît votre liberté de penser. Vous en revanche vous ne pouvez pas entraver la liberté de l'autre parce qu'il a telle ou telle croyance ou pratique.
Si chacun entrave la liberté des uns et des autres comme c'est le cas dans certains bars qui n'accueillent que des hommes au détriment des droits communs et de la liberté individuelle, ce serait la guerre civile.
Pensez ce que vous voulez mais lorsque vous souhaitez vous exprimer sur un sujet "sensible" ne le faite pas avec le jury ou les usagers et même avec n'importe qui.
Personne ne peut vous empêcher pas de penser que l'IVG ou l'homosexualite est une déviance ou un meurtre parce qu'on reconnaît votre liberté de penser. Vous en revanche vous ne pouvez pas entraver la liberté de l'autre parce qu'il a telle ou telle croyance ou pratique.
Si chacun entrave la liberté des uns et des autres comme c'est le cas dans certains bars qui n'accueillent que des hommes au détriment des droits communs et de la liberté individuelle, ce serait la guerre civile.
Pensez ce que vous voulez mais lorsque vous souhaitez vous exprimer sur un sujet "sensible" ne le faite pas avec le jury ou les usagers et même avec n'importe qui.
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Joachim
Re:
Bonjour à tous, bonjour léonie,
Afin de clarifier les choses, je tiens à formuler le même doute que d'autres sur la véracité de tes propos et de ton "personnage". S'il ne s'agit que d'un exercice de style pour "troller" les utilisateurs du forum, alors j'applaudis la performance, c'est peu convaincant mais le portrait est très caricatural, et donc significatif.
Dans le cas contraire, je tiens à m'excuser pour le terme "caricatural" et celui de "personnage" mais je suis au regret de t'annoncer que ta situation risque de ne pas convoquer chez autrui autant d'empathie que tu le souhaiterais.
Pour plusieurs raisons.
La plus évidente, ce sont les raccourcis que tu utilises à propos de la prise en compte de la différence dans le social, et du corporatisme prétendu de ce champ professionnel.
Pour être clair avec toi : Oui, il existe des institutions, des groupes de professionnels, qui fonctionnent avec peu de tolérance pour l'altérité. Comme exactement partout ailleurs, dans des proportions similaires.
En revanche, non, le social n'est pas un milieu de bien-pensants gauchistes qui refusent d'intégrer des professionnels sur la base de leurs choix et préférences politiques et religieuses.
Pour te donner un exemple, j'ai travaillé avec une éducatrice spécialisée, au sein de mon équipe, qui en toute humilité assume d'être à titre personnel une catholique très croyante.
Or, à aucun moment dans sa pratique, dans ses échanges avec le public accueilli ou avec l'équipe, cette dimension de sa personnalité s'est posée comme un critère dans l'énonciation de ses préconisations et de ses choix éducatifs.
Tout au plus, et c'est ce qui fait la richesse du social, son avis consultatif lors de réflexions pluridisciplinaires est enrichi de "connaissances" et de "faits" qui échappent à quelqu'un qui se serait tenu loin de tout savoir sociologique sur la religion.
Maintenant, cela étant dit, l'autre énorme problème dans la présentation de ta situation, c'est que tu sembles accorder au fait d'obtenir un diplôme d'assistant de service social, une importance presque "vitale" pour ta "survie". Le problème étant que sans besoin d'être psychologue ou d'avoir étudié la psychanalyse, tu laisses ça et là des marqueurs très forts d'un besoin de réparation, de guérison par l'exercice d'une profession qui demande avant toute chose de savoir se tourner vers les autres, en dépit de la violence que cela peut représenter dans les accompagnements les plus difficiles.
Sans épiloguer plus longtemps, si ton intervention est sincère, et je te le dis avec beaucoup de bienveillance, il serait vraiment fort sage de poursuivre la psychothérapie que tu as commencé en te fixant d'autres objectifs que celui de devenir Assistante sociale. Ton cas n'est pas isolé, crois moi, de nombreux et nombreuses professionnel-le-s du social et médico social entreprennent ces études pour se reconstruire après un ou plusieurs traumatismes ou pour consolider quelque chose de très fragile en eux. Je vais te demander de me croire sur parole, mais certains finissent par être diplômés, et tôt ou tard, le résultat est catastrophique. La personne peut rapidement perdre pieds, faire un burn-out, voire dans les cas les plus graves, décompenser.
Le social n'est pas un milieu thérapeutique, il s'agit d'un secteur d'activité, avec ses exigences, sa nocivité propre, ses défis, sa propre violence à l'encontre des professionnels. Comme partout ailleurs.
Tu pourrais croire que je noircis le trait, mais il n'en est rien, le social n'implique pas qu'on soit plus "social" à l'égard des professionnels. Chacun peut y trouver son compte en matière de bénéfices, que ce soit la richesse des expériences, le sentiment d'avoir agi avec justesse ou d'avoir contribué un tant soit peu à l'amélioration ou la stabilisation d'une situation. Et pourquoi pas la réussite sociale et financière (toute relative) d'avoir des responsabilités et de gravir quelques échelons dans la supervision, la coordination, l'encadrement et la direction. Mais ces bénéfices ne peuvent pas constituer ton seul leitmotiv.
Tout ceci n'est pas magique et suppose d'avoir d'autres centres d'intérêt et d'épanouissement que son univers professionnel.
Afin de clarifier les choses, je tiens à formuler le même doute que d'autres sur la véracité de tes propos et de ton "personnage". S'il ne s'agit que d'un exercice de style pour "troller" les utilisateurs du forum, alors j'applaudis la performance, c'est peu convaincant mais le portrait est très caricatural, et donc significatif.
Dans le cas contraire, je tiens à m'excuser pour le terme "caricatural" et celui de "personnage" mais je suis au regret de t'annoncer que ta situation risque de ne pas convoquer chez autrui autant d'empathie que tu le souhaiterais.
Pour plusieurs raisons.
La plus évidente, ce sont les raccourcis que tu utilises à propos de la prise en compte de la différence dans le social, et du corporatisme prétendu de ce champ professionnel.
Pour être clair avec toi : Oui, il existe des institutions, des groupes de professionnels, qui fonctionnent avec peu de tolérance pour l'altérité. Comme exactement partout ailleurs, dans des proportions similaires.
En revanche, non, le social n'est pas un milieu de bien-pensants gauchistes qui refusent d'intégrer des professionnels sur la base de leurs choix et préférences politiques et religieuses.
Pour te donner un exemple, j'ai travaillé avec une éducatrice spécialisée, au sein de mon équipe, qui en toute humilité assume d'être à titre personnel une catholique très croyante.
Or, à aucun moment dans sa pratique, dans ses échanges avec le public accueilli ou avec l'équipe, cette dimension de sa personnalité s'est posée comme un critère dans l'énonciation de ses préconisations et de ses choix éducatifs.
Tout au plus, et c'est ce qui fait la richesse du social, son avis consultatif lors de réflexions pluridisciplinaires est enrichi de "connaissances" et de "faits" qui échappent à quelqu'un qui se serait tenu loin de tout savoir sociologique sur la religion.
Maintenant, cela étant dit, l'autre énorme problème dans la présentation de ta situation, c'est que tu sembles accorder au fait d'obtenir un diplôme d'assistant de service social, une importance presque "vitale" pour ta "survie". Le problème étant que sans besoin d'être psychologue ou d'avoir étudié la psychanalyse, tu laisses ça et là des marqueurs très forts d'un besoin de réparation, de guérison par l'exercice d'une profession qui demande avant toute chose de savoir se tourner vers les autres, en dépit de la violence que cela peut représenter dans les accompagnements les plus difficiles.
Sans épiloguer plus longtemps, si ton intervention est sincère, et je te le dis avec beaucoup de bienveillance, il serait vraiment fort sage de poursuivre la psychothérapie que tu as commencé en te fixant d'autres objectifs que celui de devenir Assistante sociale. Ton cas n'est pas isolé, crois moi, de nombreux et nombreuses professionnel-le-s du social et médico social entreprennent ces études pour se reconstruire après un ou plusieurs traumatismes ou pour consolider quelque chose de très fragile en eux. Je vais te demander de me croire sur parole, mais certains finissent par être diplômés, et tôt ou tard, le résultat est catastrophique. La personne peut rapidement perdre pieds, faire un burn-out, voire dans les cas les plus graves, décompenser.
Le social n'est pas un milieu thérapeutique, il s'agit d'un secteur d'activité, avec ses exigences, sa nocivité propre, ses défis, sa propre violence à l'encontre des professionnels. Comme partout ailleurs.
Tu pourrais croire que je noircis le trait, mais il n'en est rien, le social n'implique pas qu'on soit plus "social" à l'égard des professionnels. Chacun peut y trouver son compte en matière de bénéfices, que ce soit la richesse des expériences, le sentiment d'avoir agi avec justesse ou d'avoir contribué un tant soit peu à l'amélioration ou la stabilisation d'une situation. Et pourquoi pas la réussite sociale et financière (toute relative) d'avoir des responsabilités et de gravir quelques échelons dans la supervision, la coordination, l'encadrement et la direction. Mais ces bénéfices ne peuvent pas constituer ton seul leitmotiv.
Tout ceci n'est pas magique et suppose d'avoir d'autres centres d'intérêt et d'épanouissement que son univers professionnel.
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Heima
Re: je suis amoureuse de ce métier, mais on m a demandé d arreter mes études
Lire ton message m a refait vivre l espace s un moment un souvenir douloureux. J ai eu exactement un même passage avec mon école de l époque. Mon stage de 3 Eme années s est pas bien passée à cause s une chef de service jalouse et complètement manipulatrice. Elle m a rendue un compte rendu de stage puant le règlement de compte. Ma référents s'en est rendu compte. Mais l école ne ma pas soutenue. Face à ces personnes... j ai tenue le coup, et aujourd'hui hui j ai la tête haute car j ai eu mon de. Pour ma part j ai fait remonté l'état de mon stage et du calvaire relationnel de ce lieu de stage à plus haut qu' elles.... Et un bon reclassement a eu lieu. Elles ont perdu leur crédibilité et aujourd'hui elles ne sont plus à leurs postes. J ai eu la chance qu'en parallèle un employé a été victime d insulté. Ca commençait à faire beaucoup et l instinstitution a du prévoir un eventuel reclassement professionnel.
Le monde du social est un milieu rempli de *****
Ps aujourd'hui je suis bien ds mon poste et je suis épanouie.
Leonie repart sur un autre établissement et ne lâche rien !!! J ai des stagiaires et je ne les ai jamais déglingué.!!!! Tiens bon!
Le monde du social est un milieu rempli de *****
Ps aujourd'hui je suis bien ds mon poste et je suis épanouie.
Leonie repart sur un autre établissement et ne lâche rien !!! J ai des stagiaires et je ne les ai jamais déglingué.!!!! Tiens bon!