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Educateur et de droite...

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Jules

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par Jules » 12 avr. 2007 20:38

Celine, tu te destine a etre educ?
Tu te sens obligée de preciser "pas raciste" et pourtant tu pointes du doigt la race des personnes qui pour toi "foutent le bordel".

Ce sont des propos racistes.

Ce n'est pas vrai. Ces personnes qui te font peur, parceque c'est de c sont avant tout victime d'une politique

Marie

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par Marie » 12 avr. 2007 21:22

Bonjour,

C'est toujours ce que disent les racistes: "non, je ne suis pas raciste! J'ai MEME des gens colorés dans ma famille..." C'est bien connu, on ne choisit pas sa famille! Alors que ses idées, on les choisit!
C'est lamentable comme justification mais au moins c'est cohérent avec ton vote Céline!

Eh oui, tout le monde sait que tous les maux de la France sont dus aux arabes!
C'est avec ce genre d'arguments infondés que certains vont voter Sarko ou Le Pen... C'est tellement facile de désigner une catégorie de personnes comme responsables de notre malheur et de notre misère... Je le redis, je trouve ce genre de raisonnement lamentable et révoltant!!!!!!
Et puis, pour finir, quelque soit la couleur des gens sur notre térritoire, la plupart sont FRANCAIS et ce n'est pas une minorité quelque peu virulente qui va me faire croire que tous les gens de couleur ou religion différentes sont dangereux et responsables de la crise de notre pays!
Voilà, c'est dit!
A+

jules

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par jules » 12 avr. 2007 21:40

celine ,
premierement, je remarque que tu te sens obligée de préciser que tu n'est pas raciste...
tu as eu raison de le faire car le fait de definir une personne, un groupe de personne selon sa race, relève du racisme...

Tu as aussi raison. Sarko est le seul a proposer quelque chose de tout a fait neuf dans le domaine du social: Faire de l'educ un collabo...

Et oui, cet homme a fait voter une loi qui porte son nom. La relation de confiance necessaire au travail educatif est, de ce fait, totalement remise en cause.

Poses toi la question de ce que tu viens chercher dans ce metier.

Si tu pense que l'educateur est celui qui sait et qui met de l'ordre dans ce que tu appeles "le bordel", tu te trompe.

Les faits que tu juges sont surement condamnable.

Mais le travailleur social se doit de faire reflechir l' usager sur ce qui provoque ses comportement.

Il me semble que si tu es dans le jugement de valeur, tu ne peux travailler correctement.

Encore une chose si tu ne l'as pas compris: l'educ ne fais pas l'autruche. Il est confronté chaque jour a la misere, a la souffrance, a l'exclusion.

En tant qu'educ spé, je me sens concerné par les enjeux politiques qui sont en train de se jouer.

Sarko prone la tolerance zero, ce qui revient a de l'intolerance. Son programme va a l'encontre du travail qui est mené sur le terrain.

Les moyens manquent, et l'on a besoin d'une politique de soutient de nos actions pour faire un boulot correct.

Alors voila, pour tout cela et pour le reste, je suis de gauche.

celine

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par celine » 13 avr. 2007 10:50

j'ai l'impression que pas mal de monde trouve normal que des personnes se fassent agresser, que l'on brule des voitures ou des magasins pour le plaisir. je sais bien qu'il y a des causes à ce que font certains individus mais je pense qu'il y a d'autres moyen plus civilisés pour exprimer son mécontentement. bcp de gens en ont ras le bol de ça, mon pere est portuguais et ouvrier dans le batiment et pourtant bien décidé a voter sarko.

Jean

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par Jean » 13 avr. 2007 11:03

Personnellement je ne suis ni de gauche ni de droite ni du centre...je suis moi, un individu libre.
Le libéralisme, avant d'être une théorie de l'organisation de la production des richesses, est une éthique qui stipule le respect d'autrui, de ses droits, et de sa capacité individuelle a pouvoir rechercher le bonheur, son bonheur. Le libéralisme philosophique est donc une doctrine qui met au centre l'individu et non le systeme étatique. Le libéralisme croit en la force de l'individu et non dans celui de l'Etat, individu seul richesse car unique.

Sur le plan de l'organisation des richesses la doctrine libérale stipule que l'homme vit dans un univers de rarété. Soit il sort de cet état de rarété par son propre travail et donc il accede à la responsabilité ou au contraire il vit du travail d'autrui mais dés lors il n'est pas completement libre et depend des autres. Toute une partie de la population n'accede pas à la responsabilité du fait de leurs "differences" (j'aime pas le mot handicape) et ici la responsabilité est collective. La communauté doit s'assurer que ces individus trouvent une place, un endroit où évoluer. La communauté doit également s'assurer que les personnes qui encadrent ces personnes (les éducs) soient des "bonnes" personnes.

Personnellement quand je vois un système qui favorise l'assistanat dans le sens qu'il est souvent plus avantageux de vivre des aides que d'accepter un boulot puisque lorsqu'on choppe un travail les aides sont supprimées ce n'est pas un système qui favorise l'intégration. Un économiste landais disait "Donne à un homme du poisson et il apprendra jamais a pecher". Pour beaucoup, une des failles de l'Etat providence réside justement dans le fait d'accorder trop de poisson...

bref pour moi la solution ne viendra pas de la droite ou de la gauche mais des individus, de nos actions. Même si je suis la politique j'y crois pas trop car de toute manière le changement ne peut que venir de l'individu...

Bonne journée

Audrey

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par Audrey » 13 avr. 2007 12:51

Céline,
Mon petit ami est gendarme, et selon les statistiques établis, ce ne sont pas les "arabes" qui commettent le plus de délits...
D'ailleurs, dans ma ville, ce sont les "français d'origine française" qui foutent le bordel, si je puis dire !
C'est très dangereux de généraliser comme ça. Penses-tu que dans la campagne profonde, où on compte les arabes sur le bout des doigts, il n'y a plus de délits??
Moi non plus j'ai pas envie de me faire agresser dans la rue, ni personne d'ailleurs. Je ne trouve pas non plus normal qu'on brûle des voitures. Mais je n'irais jamais accuser une minorité, c'est beaucoup trop facile!!
Dernière chose : imagine-toi à leur place. Tu portes l'étiquette de "jeune-de-banlieue", tu te fais toujours refouler en boîte, tu peines à trouver du travail, on te regarde de travers quand tu marches dans la rue... Et tu auras beau être gentil, poli, sans histoires, tu auras toujours sur toi cette image.Je pense que ça explique certains comportements. Ca n'excuse pas, mais ça explique.

bibi

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par bibi » 13 avr. 2007 13:28

céline,
t'es-tu posé la question de savoir pourquoi ce sont souvent les "arabes" justement qui foutent le bordel? As-tu une idée? Où est-ce juste un constat?
tu as le droit d'avoir tes opinions, mais ça serait bien d'argumenter un peu...

Marie

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par Marie » 13 avr. 2007 14:42

Bonjour Céline,

Tu fais des raccourcis dans les raisonnements et cela te mène à des erreurs d'interprétation!
Nous n'avons jamais dit sur ce forum (enfin, il me semble) que nous cautionnions les personnes qui commettaient des actes de vandalisme gratuits.
Il faut se demander pourquoi ces personnes en arrivent là? Pourquoi, elles ne peuvent plus s'exprimer que par la violence?
Il y a une époque où tous les politiciens étaient bien comptants de trouver une main d'oeuvre étrangère pour venir travailler en France. Ces mêmes politiciens ont ensuite eu la bonne idée de les "parquer", pour qu'ils ne se mélangent surtout pas à la population locale!
Après plusieurs dizaines d'années, ces français ( car leurs enfants, petits enfants... sont bien nés en France, n'en déplaisent à certains!) revendiquent leur droit d'exister et tentent de lutter contre leur propre pays qui les exclut.

Ils n'ont donc pas beaucoup d'autres moyens que la violence pour s'exprimer et pour attirer l'attention des médias et des politiques! On ne s'intéresse jamais à eux concrètement! Eux aussi en ont ras le bol des promesses qu'on leur fait et qui ne sont jamais tenues!!! Et faut être réaliste, quand il y a des émeutes ou des voitures qui brûlent au moins ça passe au journal de 20h! Pour certains c'est une manière de prouver qu'ils existent!
Faut aussi savoir que c'est une minorité qui s'expriment par la violence et que les premières victimes de ces violences sont les personnes qui vivent avec cette minorité car elles seront assimilées, comme tu le dis si bien Céline, à des propos tels que: "arabe= fouteur de merde". C'est injuste et inacceptable!
Ce sont eux les vrais victimes des violences et pas toi!

A+

ambre

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par ambre » 13 avr. 2007 16:04

moué...ya du a prendre et du a laisser enfin pour ma part.c est un sujet tres delicats.je suis pas pour le cliché arabes=fouteur de merde.c est vraiment des propos raciste et c est de beaucoup generalisé les choses.ce que je vois c est que ce n est pas le fait "d apartenir a une ethnie,un peuple ou religion" qui cause pb mais plutot un comportement,une facon d agir et ceux quelques soit ton apartenance.
je ne suis pas pour l expression de la violence qui n apporte jamais de tres bonne chose.je suis ni de droite ni de gauche du moin actuellement.(pour moi il nya plus vraiment de droite et gauche)
force est de reconnaitre que le metier d educ spé et de comprendre d ou vient cette violence avec la personne et d essayer dy mettre un terme ce qui sera benefique pour tout le monde.les gens qui se sentent obligé de justifié qu ils ne sont pas raciste ne sont pas forcement des raciste refoulé.faut arreter sinon on retombe vite dans le meme genre de cliché!j ai travillé dans un college zep et c est vrai qu au depart la moindre sanction de ma part me donné droit au titre de raciste etc.du coup j avais l impression de devoir me justifié systematiquement.enfin voila je sais plus trop ou je voulais en venir mais je pense que sarko n est pas la solution a nos pb.donc part elimination j aurais plus tendance a etre de qauche malgres tout meme si je trouve tous ca tres stupide.noter travail ne devrait pas etre affecté par ce genre de chose. lol allez bonne suite de debat!

AMélie

Re: Educateur et de droite...

Message non lu par AMélie » 14 avr. 2007 17:11

Nicolas Sarkozy a beau nous dire qu'il a changé, apparaître comme ayant abandonné son activisme frénétique, qui n'a d'ailleurs eu aucun effet concret pour les Français, comme on l'a vu pour la sécurité, le pouvoir d'achat ou la Corse. Il a beau avoir transformé ses propos excessifs en un ton de doux contradicteur, son projet, ses priorités, désormais connues, confirment ce que nous savions. Fini les références à Jaurès et Blum. Son projet est bien celui de la régression sociale, de la loi du plus fort et des plus riches, et du repli craintif sur soi. Quelques exemples suffisent à le démontrer.
Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est celui d'une France qui livre les salariés aux lois du marché. Nicolas Sarkozy ne cache plus où il puise désormais ses idées : au Medef. Au point d'employer exactement les mêmes mots que ses mentors. Dernière proposition en date, «puisque le divorce par consentement mutuel est autorisé depuis 1975», nous dit aujourd'hui le candidat de l'UMP, comme hier la présidente du Medef, il faudrait autoriser la rupture du contrat de travail par consentement mutuel. C'est oublier que le rapport de force entre un employeur et son employé est totalement déséquilibré en défaveur du second. Le droit du travail n'a pas été inventé pour le seul plaisir d'entraver les entreprises mais pour corriger ce déséquilibre. Peut-on parler de libre consentement quand pèse sur soi la menace du chômage ? C'est la porte ouverte à toutes les pressions, aux licenciements en catimini.
Cette dernière proposition vient s'ajouter à d'autres qui mettront à bas notre droit du travail hérité de deux siècles de combats ouvriers. A qui fera-t-on croire que le «contrat de travail unique», que propose Nicolas Sarkozy pour remplacer les CDI et les CDD, n'est autre, en réalité, qu'un CPE pour tous, c'est-à-dire des périodes d'essai à rallonge, des licenciements sans motif et sans préavis ? Entendra-t-on bientôt Nicolas Sarkozy nous dire, comme l'a déjà fait sa muse du Medef, qu' «après tout, l'amour est éphémère, pourquoi pas le contrat de travail» ?
Que dire de ses propositions sur les heures supplémentaires ? «Je veux que les 35 heures soient non plus un plafond mais un plancher», nous dit-il. Argument totalement fallacieux puisque, précisément, la durée légale à 35 heures n'interdit en rien de faire des heures supplémentaires (aujourd'hui jusqu'à 180 heures par an, soit 4 heures par semaine, et parfois plus, dans certaines branches professionnelles). Non, ce qu'il veut en réalité et, en tout cas, ce à quoi nous mèneront les mesures qu'il propose, c'est la banalisation des heures supplémentaires. Belle victoire du Medef, parce que les heures supplémentaires, chacun le sait, sont des heures entièrement décidées par l'employeur. Libre à lui de les accorder ou de les imposer à Pierre, Farid ou Jacqueline et de les retirer du jour au lendemain sans préavis, sans motif. Elles ne donneront pas lieu non plus à cotisations sociales, donc ni droit à retraite ni à indemnités en cas de maladie. Enfin, comment ne pas évoquer les conséquences sur le chômage ? L'heure de travail est aujourd'hui 25 % plus chère lorsqu'elle est sous forme d'heure supplémentaire que pour une embauche. Les exonérations promises par Nicolas Sarkozy rendraient les embauches 40 % plus chères que les heures supplémentaires : par exemple, à 1,5 smic, l'heure supplémentaire coûterait 12 euros contre 17 euros/heure pour l'embauche. Croit-on que les entreprises hésiteraient un instant ? Croit-on que cela sera sans effet sur le chômage ?
Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est aussi une France qui creuse les inégalités. Là encore, il tente d'avancer masqué mais les Français ne doivent pas être dupes. Après avoir soutenu un gouvernement qui a accordé à 20 % des Français les plus riches 80 % des baisses d'impôts et endetté la France de manière considérable, cette politique va être accélérée par lui. Son bouclier fiscal de 50 % sera sans effet pour la plupart des Français mais conduira à la suppression, de fait, de l'impôt sur les grandes fortunes (puisque leurs impôts ­ hors ISF ­ et CSG se situent à ce niveau de 50 %). Que dire aussi de l'exonération quasiment totale des droits de succession quand on sait les sommes considérables qui sont déjà déductibles ? Quid du non-remplacement d'un départ en retraite sur deux ? Cela signifie inéluctablement, parce que c'est là que se situe le gros des effectifs, moins d'emplois dans les écoles, dans les hôpitaux, moins de services publics dans les zones rurales... qui sont autant de remparts contre les inégalités de toute nature, sociales comme territoriales.
Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est enfin celui d'une France repliée sur elle-même. Qui considère l'immigration comme une menace pour l'identité de la France, au point qu'il faudrait un «ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» pour circonvenir cette menace. Qui refuse le regroupement des familles et expulse sans vergogne jusqu'aux enfants scolarisés dans les écoles de la République. Qui n'a d'autres messages à adresser à la France issue de l'immigration que le slogan «Quand on n'aime pas la France, on la quitte», sous-entendu, «Vous n'aimez pas la France, quittez-la», qui qualifie ses enfants de «racaille» et véhicule des clichés aux relents détestables («Les moutons qu'on égorge dans les baignoires») .
La France de M. Sarkozy n'est pas celle que l'on aime et n'est pas celle qu'aiment les Français et tous ceux qui attendent, dans le monde, son message. Notre identité, c'est celle de la France des Lumières et des droits de l'homme. La France, cette république qui porte haut ses valeurs de justice, de progrès et de tolérance. La France qui a mis sur pied le meilleur système de santé, aux dires mêmes de l'Organisation mondiale de la santé. La France de la sécurité sociale ­ santé, famille, retraite. La France qui défend l'exception culturelle. La France des chercheurs et des créateurs. La France du TGV, d'Airbus, d'EDF-GDF, de France Télécom... La France qui a fondé l'Europe et se bat pour la paix et pour un autre rapport entre le Nord et le Sud.
Ce sont bien deux modèles de société qui s'affrontent lors de cette élection présidentielle majeure pour notre pays. Que l'on veuille bien entendre les propositions de Ségolène Royal sur l'éducation, sur l'emploi, sur le logement, sur la sécurité, sur l'environnement, sur l'Europe, sur nos institutions, c'est cette France-là qui s'y trouve. Une France qui cherche à proposer, à elle-même comme au monde, une société qui tourne le dos au libéralisme financier créant ici et partout des inégalités inacceptables. La France qui lutte contre toutes les formes d'intégrisme et de conservatisme. Bref, une France juste et forte, ouverte et généreuse, écoutée et respectée, que seule peut incarner notre candidate Ségolène Royal. N'oublions pas que les Français ne se sont jamais sentis aussi bien dans l'histoire que lorsque la France a défendu haut et fort ses valeurs de solidarité et de tolérance, valeurs auxquelles nous croyons fortement et qui constituent notre identité.

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