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Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 31 mars 2005 00:51
par chipsy
Dans ces cas là, quels sont les besoins d'un RMIste??? Et comment ce statut pourrait-il évoluer. Je parle en terme de communication. Quel type de dialogue serait selon vous le plus pertinent à développer pour les années à venir? Le développement des moyens de communications va les rendre plus accessibles dans les années à venir. Quels types de besoins et services vous sembleraient pertinent à développer?
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 02 avr. 2005 23:33
par clara
Les besoins des rmistes consistent à une vraie proposition d'insertion.Des rendez vous obligatoires avec des conseillers professionnelles.Il ne faut plus dire vous avez droit à ça mais vous pourriez accéder à ça.La proposition de formations qualifiantes et pas des CES.Les même avantages aux bas salaires qu'aux rmistes et une supréssion des droits pour les personnes qui manifestent de la mauvaise volonté et il y en a beaucoup.Un suivi tout particulier pour les enfants pour qu'il n'y ai plus de parents qui mettent leurs enfants à l'école de 6 à 16 ans pour les allocs mais l'obligation de quitter l'école avec un metier dans les mains tel qu'il soit.Il faut que lANPE soit plus cohérente et arrête d'encourager les gens dans des formations longue et souvent inaccéssible.Il y a pénurie de personnel dans l'hotelerie et dans le BTP;il faut aller dans ce sens là.Sur ceux A++
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 13 avr. 2005 23:52
par TheD
Pour ma part, Clara, je sais que tu ne me comprendras pas. Peu importe. Je ne peux plus refaire le même chemin. ANPE, AFPA, contrat de qualif, aujourd'hui suivi psychiatrique... merci j'ai donné. Je connais la façon dont on est progressivement amené sous la signature d'un contrat à devenir légalement "exclu". Les bouffons du management school et leur barratin qui les aveugles, j'ai gouté. Aujourd'hui je ne peux plus avoir affaire à des gens comme cela. Dans le cadre du RMI, on peut noter que je ne suis pas volontaire, ce qui est faut. Mon but est le même, vivre et manger par moi même, être autonome. Je devrais accepter de voir ce fameux docteur sans doute, c'est vrai. Oui, je ne peux pas, j'ai l'impression de devoir payer à la place de mes bourreaux une chose que je n'ai pas commise. Qu'on me dise non volontaire, qu'on me dise n'importe quoi...
"Il faut que lANPE soit plus cohérente et arrête d'encourager les gens dans des formations longue et souvent inaccéssible.Il y a pénurie de personnel dans l'hotelerie et dans le BTP;il faut aller dans ce sens là."
Je suis d'accord. A 21 ans j'avais émis le fait de vouloir entreprendre une formation de carreleur et de travailler dans le BTP. Les AS ont éclaté de rire à mon nez. A cette époque je ne faisais pas mon âge et je pesais moins de 50 kilos. Aujourd'hui je tourne à 46, je ne mange plus beaucoup pour économiser.
Enfin, même Karen m'a noté le fait d'aller vers ce que l'on aime, ce qui nous anime dans la vie. A moins qu'elle ai voulu me tester, noter ma réaction. Aujourd'hui, je préfère prendre tous les risques. Je pourrais intelligemment accepter la proposition de me faire suivre une heure par semaine pour conservers mon RMI. Mais au fond, ce RMI, j'en ai rien à battre. J'aurais préféré il y a plusieurs années dans ma jeunesse bénéficier d'une formation, ça aurait couté moins cher à la société que le RMI qu'elle m'attribue aujourd'hui. Pourtant je disposais de toutes les ressources nécessaires. Enfin peu importe, je risque de me faire du mal encore.
En bref, tout ça pour devenir une sorte d'agoraphobe déviant depuis ces 3 dernières années. Les dernières démarches effectuées c'était l'envoie de lettre dans les grandes surfaces pour faire étalagiste de rayon. Aux entretiens là encore ça ne passait pas. Pourtant à ce temps là mes cheveux étaient courts et je pense que mon image n'est pas si catastrophique. Mais je doute, pour vous avouer je n'arrive pas à me blairer moi même.
Bon, je ne continue pas, je ne veux plus noter du négatif, ça ne sert à rien.
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 16 avr. 2005 18:29
par lilou
salut,
le vécu du rmiste : l'insertion professionnelle n'est pas toujours évidente.
Même si je sais bien que certaines personnes abusent du système et que ce dernier n'encourage pas toujours à travailler l'histoire de la personne, son vécu, ses difficultés doivent être comprises.
Pour ma part, il ne peut être question d'insertion professionnelle si la personne bénéficiaire du RMI n'est pas capable de s'aventurer au dehors, vers l'extérieur, vers la cité...
Comment peut-on croire qu'une personne ayant vécu avec le RMI et la stigmatisation que la société en fait peut être capable de se remettre dans le monde du travail, avoir l'envie de se former ?
Je vais peut-être un peu loin, d'un coté je partage l'avis que certains acquis sociaux empèchent certaines personnes de se bouger pour aller chercher un taf. Mais de l'autre coté, de part mon boulot, j'en vois tellement d'autre qui galère physiquement et psychologiquement -l'estime de soi est ici primordiale!
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 16 avr. 2005 22:45
par TheD
Oui difficile de se rendre la vie. L'impression parfois de penser comme un vieillard, celui qui attend la fin. Je pense être à la fin d'une philosophie, le sentiment de complétude avec le monde sans plus rien attendre d'autre. Je sais pourtant qu'il n'en est rien, sinon certaines envies (de raconter, de dessiner) ne me sonderaient plus, et l'amour que je ressens serait universel, sans besoin de le partager avec quiconque, sans besoin de transmission, ce qui n'est pas le cas. En même temps, je lutte encore contre des forces. Je me ressens être dans le cadre du contrat d'insertion devenu ce qu'on pourrait nommer à juste titre un boulet à rayer au plus vite pour donner la chance à d'autres. Disons que mon état présent n'est plus "cohabitable" avec ce qu'on peut attendre de moi. Il est vrai que je ne peux entreprendre certaines démarches sans un minimum de contacts. Le problème majeur réside dans le fait que je dois retisser des liens sociaux. Je désirais correspondre avec ma référente un peu utopiquement, pour lui noter mon évolution. A la place je me suis enterrer sous ma propre lamentation. Cependant une lamentation plus constructive. J'aimerais toujours écrire à ma référente mais je suis bien conscient de ne pouvoir imposer mon besoin d'affection partout où je me rends. Cependant, ce n'était pas de cet ordre. Je voulais me botter le derrière un peu plus d'une certaine façon. C'est vrai, j'aurais très bien pu ne rien dire à propos de mes sentiments pour elle et même la voir plus souvent, ainsi me donner plus de tonus pour bosser régulièrement et lui faire part des résultats. Même accepter son accompagnement physique comme elle me l'avait proposé au CMP. Mais à la place je préférais avouer mon ressenti, en me disant alors que ce n'était pas si grave. En cette heure, je ne peux démarcher pour bâtir un emploi. Je dois d'abord réaliser des travaux dans certains cadres qui ne me rapporteront rien. Boucler quelques projets car ils seront pour moi le "moyen" de travailler ensuite pour un revenu. Peu à peu via internet, je rencontre des gens passionnants, teintés de nombreuses couleurs et contrairement à ce que le net peut renvoyer comme impressions, ne jouent pas avec de fausses images. Sachez que je ne veux pas, je ne peux pas me pardonner. En effet, j'ai tout "matériellement" pour "réussir", avec un entourage qui puisse m'être "profitable" si je sortais mon museau de ma chambre. Grâce au net, je connais quelques personnes ouvertes et comme jamais accueillantes. Trop pour moi d'une certaine façon puisque c'est à l'opposé de tout ce que j'ai vécu, ou plutôt, "de tout ce que je n'ai pas vu !" jusqu'à présent. Aussi, je précise n'avoir jamais menti en aucun moments. Bien que j'use du terme "faire semblant" pour qualifier le fait "d'aller bien" devant le regard. Justement ce regard aujourd'hui que je ne supporte plus. Que je fuis encore. Bon, pour le reste, on verra. Il y a cette réelle envie qui renait, aussi le fait que je m'éloigne du vieillard qui attent la fin. Ca m'emmerde profondément de ne pouvoir être maître de ma vie. De ne pouvoir intégrer le père en moi même, ce père que je refoule, qui n'a pas grandi.
Durant pas mal de temps, je me disais que le travail sans se sentir exister pour quelqu'un autre que soi même, ça n'apporte rien. Vivre pour moi même seulement n'est pas un besoin. Je ne me sens pas complètement adulte, du fait de n'avoir franchi certaines étapes contre ma volonté. Justement, c'est ce pourquoi j'en suis là contre ma volonté. En même temps, psychiatriser la question, ça ne vous ferez pas peur à vous ? Je me retrouverai encore dans un flot de mots réduits, derrière un bureau. Vraiment, j'aurais préféré entretenir une correspondance via le net avec Karen, constructive, mais c'est encore ne penser qu'à moi même. Ne pas tenir compte de son histoire, à elle. On se croit suffisament accueillant, finallement on est sourd. Enfin, je ne regrette pas certains égarements, certains cheminements en moi même. Je pense au delà de certaines souffrances apprendre en moi même, au fil de mes passages. On verra qu'elle sera la direction prochaine de mon tracé. Je lutte contre le déterminisme afin de me formuler le mien. Il faut que je m'engage d'avantage, que je m'encre plus dans la réalité. C'est voyager vers d'autres mondes et dessiner d'autres aventures. A propos de dessins, je m'améliore encore, je pense en faire bientôt quelque chose. Le problème, là, se trouve dans le fait que je ne sors plus du tout, et que je n'en éprouve plus l'envie.
Au revoir et bises à Karen. Merci de m'avoir rendu le sourire, la dernière fois.
Thierry.
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 21 avr. 2005 09:31
par TheD
Bonjour,
J'aimerais téléphoner ce matin, à l'endroit chargé de mon dossier rmi, pour exprimer certaines choses, j'ai la volonté de vouloir mettre tout à plat. Cependant je vis toujours ce problème de ne répondre au téléphone. J'y étais pourtant parvenu, à appeler par deux fois cette personne qui est (était ?) chargée du dossier. Aujourd'hui, j'aimerais m'exprimer, mais à qui. Je ne sais pas. Je sais seulement qu'il existe une volonté en moi, de poursuivre cette "renaissance" au monde, de mieux mesurer les prochaines difficultés. Je souhaite transmettre le désir de m'inscrire dans mon histoire "active". Cela passe par la définition de mes objectifs dans le cadre du contrat d'insertion, et je m'aperçois que ceux ci ne sont pas perçus sous le bon angle. Il est nécessaire pour moi de casser la glace une bonne fois pour toute ! Je dirais de cesser d'analyser ma vie absente, de traduire sans cesse mes accidents passés. D'accord, je ne comprendrais jamais vraiment pourquoi il fut impossible pour moi d'entamer une formation. Aujourd'hui, tout est encore possible mais je suis majoritairement déphasé avec la réalité. J'ai beaucoup de mal à ressentir "du besoin" sur un plan économique. Bien entendu je veux travailler, poursuivre ce que j'ai entamé et développer, susciter autour de moi un intérêt. La reconnaissance n'est pas la motivation qui m'anime. Ma pomme, je m'en suis toujours balancé. Ma difficulté majeure se situe dans le fait qu'une histoire me tient dans ma fixation, mes obsessions, le fait aussi que je ne sors plus du tout. C'est pénible et j'ai beaucoup de mal à accepter un accompagnement plus proche et actif, par exemple avec le cref. L'impression qu'on me testera à nouveau, qu'on cherchera à réduire mes désirs. En effet, je ressens toujours l'envie de construire, de façonner mes idées pour réaliser des projets dans des secteurs bien précis. Oui, malheureusement je n'ai pu véritablement assumer cette rencontre pourtant très positive. Je vois ces métiers médico-psychologiques nécessaires et prendre un chemin de complémentarité intéressant, à condition que la finalité ne soit pas du "à tout prix", mais la réalité est plus complexe, avec la progression du secteur de la médication dont l'effet devient pervers. Comme je note parfois, après la torture on envoie le "gentil médecin", ou une âme humaine prendre soins d'une multitude d'autres, prêtent à subir de prochaines ambivalences et paradoxes sociaux.
Les séquelles que j'observe de ma situation présente, outre ma désociabilité compensée par l'utilisation d'internet (il faut l'admettre), se trouve dans le fait que je ne peux plus supporter de m'inscrire dans un cheminement connu (sachant en plus que certaines choses ne vont pas, que même dans le cadre de certaines structures il existe favoritisme/pistonnage, et moi dans ce registre je ne tiens pas à "lutter")...
Mais tout n'est pas mort, mon ambition avant 26 ans était de progresser peu à peu vers mes réels intérêts créatifs. Aujourd'hui, le principal "mur" vient des miens, et du fait que je n'arrive toujours pas à reprendre mon travail. Pourquoi ? Il est vrai alors que je peux être traduis comme un fainéant puisque je fais néant. J'aimerais pouvoir le dire sans honte. Ce qui n'est pas évident puisque cet état est contre ma volonté. Là, tout de suite, je réalise à quel point autrefois il m'aurait été insupportable de me voir ainsi aujourd'hui.
Je n'ai pas envie de prendre des produits psychotropes, ça me fait peur. Je sais que de nouvelles pathologies peuvent naître. Je me rends compte être une personne fragilisée. Du mal à déterminer ma carence. Je suis un peu paumé en fait. Des objectifs existent et un potentiel mais j'aimerais m'extraire de mon quotidien, je ne sais comment...
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 21 avr. 2005 12:31
par Santiago
Salut Alice!
personnellement, je vis très bien ma condition de RMIste...d'ailleurs plutôt que de parler de "condition" qui sous-tend une forme de passivité et de fatalité, je dirais surtout que je suis ravie de bénéficier provisoirement non pas du dispositif (puisque je n'en profite pas)mais d'une somme d'argent (certes dérisoire)me permettant de réaliser mes objectifs.
Je n'éprouve aucune culpabilité, aucune amertume et encore moins de désarroi...Que le voisin, la société veuille m'associer à une frange perdue, désoeuvrée de la population: passez moi l'expression mais je m'en tape réellement!
Moi seule, ainsi que mes amis, mes proches savent pourquoi j'ai choisi cette solution transitoire et je m'en accomode très bien...
Pour le reste et ceux qui "gloussent" sur le RMI,je les renvoie à leur pauvre cupidité (cot-cot-cot!!!)
Bien à toi Alice
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 22 avr. 2005 00:49
par clara
Santiago,
Au nom de tous les cupides, je trouve ton message petit et mesquin pour toutes les personnes qui se battent au quotidien pour essayer de ne pas crever de faim.Si ce n'est pas profiter du systeme et des sommes d'argent que moi, en me levant tous les matins pour aller bosser, reverse à des gens comme toi, qu'est ce que c'est?
J'insiste encore sur le fait qu'il faut que le systeme change afin les cupides qui gloussent sur le RMI et dont je fais partie n'est plus à lire les personnes qui considerent cela comme un droit innéluctable.
Clara
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 22 avr. 2005 08:46
par TheD
Personnellement, mon malaise n'est pas lié à la perception du rmi. Non, j'ai du mal à concevoir le fait d'avoir été refoulé en tant que personne dans cette société. Aujourd'hui, la question n'est plus là. Elle se trouve dans le fait, que je le dise clairement, que j'ai besoin comme un gamin d'être entendu, rassuré, pas choyé quand même. Retisser des liens. Je me demande pourquoi j'ai craqué, pourquoi avoir noter mes sentiments.
Pourquoi je m'étale ici, là bas, partout... ce qui m'arriva depuis juin 2004, j'ai pété les plombs totalement. Jusqu'alors je me sentais mal, mais je me taisais, terré dans mes murs, point barre... sans emmerder personne !
Je crois que quelque part, mon esprit n'arrive pas à saisir pourquoi il ne m'était impossible de m'insérer avant de percevoir le rmi. Je ne sortais pas beaucoup. Pas de réels besoins sociaux.
Si, une réponse, mais je trouve que c'est la facilité, l'emprise paternelle. Qui à 24 ans m'infantilisait encore. Aujourd'hui, pas simple, les personnes qui existent sont ma mère, mon frère. Familialement, je suis le seul "témoin" d'une relation adultère. Je passe les détails. Aujourd'hui, on veut me "forcer" à faire quelque chose, écrire une lettre, une seconde et la signer pour témoigner dans une affaire. Il s'agit d'une guerre de "biens" notamment, dans le cadre d'une sombre affaire entre le mari et la compagne actuelle de mon père, qui fut sa maîtresse autrefois.
La première lettre que j'adressa à ma mère m'a fait du mal, en ce sens qu'elle n'était pas destiner à paraître dans un dossier de divorce en cours. Donc, alors que j'étais inscris dans un centre de formation à Paris j'ai du revenir ici, à Reims. De ma décision seule, de toute façon je ne supportais plus les pensées de mon père. Il m'aliénait à son égoïsme, voulait diriger ma vie. Ne supportait pas de "ne plus voir ses enfants". Disons que j'étais très mal dans ma peau dans tout ça.
Oui, bon, écrire ça ici ne servira à rien. Ce n'est qu'un grain de sable et ça ne justifie pas ma "condition présente".
Je dois encore lutter pour imposer ma NEUTRALITE, je défends ma mère de coeur, mais je ne peux intervenir formellement, c'est comme ça, je ne peux pas. J'ai un espoir presque éteint de retrouver ce père, un jour, bien que personne me comprenne, en l'occurrence ma mère, mon frère. Mais c'est comme ça, bien que mon père soit encore très immature, dirait on "comme moi". Bien qu'il souhaite encore voir ma mère dans la rue, pour le faire sourire.
Il ne changera plus. Mais c'est un père, le miens.
Moi, je sais que je peux changer, j'ai 28 ans, je peux changer. Mes valeurs présentes sont autrement différentes que le parternel, c'est certain. J'aimerais me détacher un peu plus de tout ça. Qu'on me fiche la paix, à propos de cette histoire, une bonne fois pour toute.
Oui, ce que j'aimerais, c'est quitter ce foyer maternel. Mais je suis encore assez sociophobe. Je me croyais agoraphobe et j'avoue que certains endroits me font peur. Cette année je ne suis pas encore sorti. J'arrive à ne pas m'imposer, suffisamment discret. Bien que je décable un peu par moment.
Oui, comparé à mes véritables problèmes, le rmi c'est rien, mais ça ajoute quelque chose. Une autre façon de se faire déconsidérer. L'anpe, je ne veux même plus en entendre parler, du fait des paroles qui sont véhiculées.
Pour le reste, j'ai encore du mal à comprendre mon propre coeur. Ce qu'on nomme l'inconscient. Pourquoi avoir agi de la sorte, besoin d'affection alors que je connais pertinemment cette impossibilité.
Peut-être que je crois en quelqu'un, encore. J'aimerais sortir de ce dispositif, j'ai l'impression d'être goûté par une langue pour savoir si je suis "bon" ou "mauvais" et d'être recraché le moment venu, inéluctablement.
Bon, j'ai du travail aussi qui m'attend mine de rien. J'aimerais encore parler avec Karen, c'est une personne que j'aimerais mieux connaître, un jour meilleur. Si tu pouvais y lire un jour ma sincérité, ça serait quelque chose de bien... écris moi si tu veux, (si tu passes ici).
Re: Les bénéficiaires du RMI
Publié : 22 avr. 2005 12:59
par Santiago
Salut Clara!
Qui a parlé de droit inéluctable! Personne sauf interprétation erronée de ta part...
définition de cupidité: désir immodéré de richesses...si tu te reconnais dans cette définition toutes mes condoléances...(idées reçues quand tu nous tien!)
Mon message s'adressait à tous les "Florent Pagny" de France (ma liberté de penser:tien j'ai envie de dégueuler!)qui ont une bien drôle de définition de l'aide sociale...
Quelle est ta définition de l'aide sociale Clara?
Avant de "profiter" du RMI comme tu dis, je me suis aussi levée le matin très "tôt" pour travailler et ne pas crever la dalle; et je suis fière d'avoir pu aider indirectement ceux qui devaient encore bien plus crever la dalle que moi!!!
Enfin mon message s'adressait à tout ce qui culpabilisent de leur situation de RMiste, qui ont une piètre estime de soi, qui ont perdu confiance en eux et qui sont paralysés par la peur de n'être plus reconnus comme des êtres riches d'aptitudes capables de se réinsérer sur le marché de l'emploi parce qu'on les "taxent" de profiteurs et de "bon à rien".
A tous les "RMistes de la culpabilité" et non du "profit" qui voudraient se lever le matin pour travailler: bon courage...
Cordialement