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Entre rois, K reine me manque.
Publié : 02 mai 2005 16:23
par TheD
Oui. J'écouterai...
"Cependant,je ne comprends pas pourquoi tu ne peux sortir..."
Ca restera comme ça.
Ce n'est pas venu d'un seul instant,
Ca s'est construit avec le temps,
A mon insu, presque transparent,
C'est apparu, j'ai disparu machinalement.
Même mon être n'est pas cru,
Il est juste interne et mit à nu.
Le reste, je ne sais pas,
les réponses planent et me lassent. Aller cherche dans son enfance, c'est un jeu hors piste et ça glisse trop. Surtout lorsque les souvenirs restent comme de petites touches. Des notes farouches qui n'osent pas être dites, je les sens enfouies sous la couche des esprits perdus. Ma mère même ne se rappelle plus, les détails froissent et culpabilisent. Même si j'aimerais tant me montrer fort pour couvrir sa blessure de mère atteinte. Elle est forte et c'est une femme bien. Elle me porte et elle n'y peut rien. Elle a vécu et me dit les mots justes. La vie est un combat, il ne faut pas s'abandonner, toujours avancer, ne pas s'informer des maux sans être capable de les digérés, car ils font de nous des consommateurs aigris. Ma mère, c'est une philosophe. Analphabète, ses lettres sont des apostrophes. Des pensées essentiel qui n'érode pas son granite, ou si lentement, elle parait éternelle. Nous sommes distants dans la vie, je me suis éloigné d'elle. Je vis sous son toit, elle me soutient juste du quotidien. Pour le moment, je ne peux pas lui rendre. Elle n'attend rien de moi. Nous ne sommes plus attachés. Je suis adulte et ce n'est plus comme "si tu travailles à l'école, c'est pour toi, pour ton avenir"... ce ne sont plus les mêmes paroles. Aujourd'hui, elle est dépitée mais elle vit bien sa vie. Je sais me faire discret pour ne pas la plomber. Je suis facile à vivre, trop facile à faner. Aujourd'hui, je suis décapité mais je lis bien la vie.
"Cependant, je ne comprends pas pourquoi tu ne peux sortir..."
Je ne comprends pas non plus, le bout du bout, tu sais lorsqu'on suit le fil de l'eau sur la pierre pour trouver la source qui la creuse. Je ne sais pas plus pourquoi je n'arrive pas à vivre. Les souvenirs ne sont plus rien, tu sais. Que dire d'une vie ? La mienne ? Pas grand chose, un album sans famille. De toute façon, imagine demain, n'imagine rien.
"Cependant, je ne comprends pas pourquoi tu ne peux sortir..."
Pourquoi je n'ai pu travailler ?
Pourquoi travailler dans mes secrets ?
Pourquoi je n'ai pu être aimé ?
Oui, ça revient à dire, pourquoi je n'ai eu aucune petite amie et aucun petit boulot ? Etrange, mais la réponse est étrangère. Je sais seulement que je dois bosser plus que les autres, j'ai du travailler pour améliorer mes carences scolaires. Je dois encore m'y mettre en maths, j'avoue que là aussi se trouve une carence mais je prends goûts. En fait, j'aime apprendre ! D'accord, enfant tout n'était pas comme on voulait mais à juste titre, je souffrais déjà trop. J'étais gamin mélancolique, pleurait seul souvent jusqu'à devenir un peu plus grand et parfois gueulant, cognant, cassant. Rare pourtant, parce que je ne suis pas violent. J'ai juste dû me casser la main en brisant mon bureau, à 19 ans, âge du "gros malaise". Et puis il y a 4 ans j'ai cogné sur un type dans la rue, le premier, il m'avait craché dessus. Je n'avais donc pas commencé, mais à 24 ans crois tu que ça me fasse plaisir ? J'ai simplement senti une grande colère en moi. Car cela faisait environ deux mois que je n'étais pas sorti (j'étais revenu de Paris), donc je sors et on me crache dessus. J'ai alors senti une grande colère en moi, c'est tout. Rien à battre de sa haine sans doute justifiée, j'ai simplement tapé cet inconnu. C'était dans l'avenue Jean Jaurès, tout près de mon adresse. C'est si loin de moi. Si loin. Ensuite, je suis sorti de moins en moins encore... j'ai entrepris quelques dernières démarches avant de me pencher sur mes passions anciennement enterrées. Mais le malaise s'amplifia, prit de l'expansion.
Et puis Karen. Ah, une femme minérale. Une femme si douce, comme une jolie pierre aux pensées minérales. Ces mots tout en relief et de présence. Tout son silence passe dans ce visage. Ce ne sont pas ses yeux que j'aime, mais son regard...
Pour elle, j'aimerais vivre pour moi. Désolé que les journées me dévident en ce corps. Ne me laisse que les os, sans peau, aime encore. Dans ce crâne cradot, un cerveau de mots. Des joujous dans ma chambre, il faut bien m'inventer des jouets... c'est sûr, ce n'est pas celui là qu'elle pourrait aimer. Et ce n'est pas celui là qui aimerait gagner. Où se rendre, se rendre à la vie. Se rendre la vie, l'envie simplement de demander un cleanex lorsqu'à nouveau, on me crachera dessus.
Bises à toi, homme, femme ou roi.
Re: Entre
Publié : 03 mai 2005 00:06
par DDR
Salut!
Ces messages sont assez déroutants...
Plus je lis tes écrits et plus je pense à ce que j'ai vécu...
Mais comment te prouver que la vie est là?
Qu'elle est belle?Que la vie est musique?
Tantôt lancinante,tantôt assourdissante,inaudible,nulle,tantôt belle et heureuse...
J'aimerais que tu puisses voir tout ça...
J'aimerais te donner des conseils mais c'est à toi de prendre le taureau par les cornes...
Au lieu de ne voir que le mal,qu'est ce qui t'empêche de voir un instant la vie autrement?
Tu parles de Karen comme d'une femme minérale,alors tu es conscient que tu te fais mal en aimant une femme inaccessible ou je ne comprends pas?
Je te dirais d'essayer de t'aimer toi même et quand tu n'y arrives pas parce que c'est trop dur,de forcer un peu sur les dernières forces en allant faire un jogging (c'est peut-être bête,mais je te garantis que ça marche!)et après un 1/4 d'heure de course ou une 1/2 heure,de faire le bilan de ce que tu sais faire...
Le sport (je ne suis pas hyper sportif,j'te rassure!)vide le corps de ses toxines!
Et ça fait du bien!Un grand bien même!!!
Et on se réapproprie son corps dans lequel on ne se sent pas si bien...
Si tu pars de cette petite base,tu gagneras petit à petit confiance en toi...
Ca te paraît sûrement ridicule mais je fais ça quand je suis trop sous l'emprise de l'angoisse...
Je refuse absolument la dépression car elle bouffe et qu'elle empêche de vivre...
Nous tendons vers le bonheur,nous petits êtres humains!!!
Pour ce qui est du pauvre type qui t'a craché dessus,tu n'as pas eu de chance de le rencontrer et je comprends ta colère...Peut-être pas ton geste mais ça,je ne juge pas...Il l'avait cherché ce gros con!!!(Ca fait du bien parfois de se lâcher!).
Mais tu ne dois pas ne pas sortir à cause d'un lascar!!!
Prends ton courage à deux mains,appelle un vieux pote de classe,un ami et propose lui d'aller au cinéma ou boire un pot quelque part!
Tu te compliques la vie mon cher Thed et je sens que c'est difficile pour toi mais ne reste pas dans ta souffrance et dans tes maux(ou dans tes mots...).
Qu'est ce qui t'intéressais avant?Des choses "artistiques"?(je mets ce mot entre guillemets car je n'aime pas ce qu'on a fait du mot Art).
De la peinture?De la musique?Du théâtre?De la poésie?
Mais alors continue dans cette voie!!!
On est Homme parce qu'on est doté de la parole et tu as l'air très doué pour t'exprimer,alors n'arrête surtout pas!!!
D'ailleurs l'Art est la manière d'exprimer ce qu'on ressent...Ah,les fameux sentiments!!!
J'arrête pour ce soir mais je t'envoie plein de courage!
A bientôt peut-être,
DDR.
PS:Excuse si c'est un peu décousu et un peu franc.
Entrée
Publié : 03 mai 2005 14:55
par TheD
Bonjour, bah ce n'est pas à cause du type que je ne sors pas. Mais par exemple, en relisant ça me renvoie à une phrase de mon premier message dans ce topic : " je suis condamné à essuyer la crasse qu'on me dit être"... je ne pensais pas du tout à cet anecdote. Même si c'est réducteur.
Une part de moi pense que Karen est accessible, du moins, accessible. Pas pour une relation amoureuse, ça je ne crois pas que ça puisse m'arriver et ce n'est pas du "à tout prix". Sinon ma main me suffirait, mais ce que je ressens pour elle dépasse le bout de mes doigts. "eu aucune petite amie" n'a rien à voir avec ce que je ressens pour Karen, je n'en suis pas à l'avoir, mais à l'être. Non, une part se dit qu'elle pourrait aussi bien me faire confiance, un jour. Je ne sais pas. Elle est peut-être avec quelqu'un, peut-être. D'ailleurs je n'imagine pas sa vie autrement, elle semble si épanouie, c'est évident, elle n'est pas seule. Libre, mais pas seule.
Oui, le sport, j'en faisais un peu chez moi, mais depuis sans entrer dans les détails, j'ai développé une fragilité donc faire un effort particulier physique me fatigue. D'ailleurs les journées me fatiguent même sans effort physique. C'est un problème, en effet, je suis "petite nature" comme on dit, et je n'arrive pas à récupérer ce poids perdu. Sortir faire un jogging "sortir" >> ça ne m'est pas arrivé depuis maintenant pres de 5 mois. Ca m'angoisse vraiment, je ne vais même pas sur le balcon. Par moment, de grandes souffrances me traversent parce que je m'impose une existence invraissemblable, d'où cette impression d'être un petit vieux.
De toute façon, sur le net j'ai fais connaissance avec quelques gens sympas, que j'ai du rencontrer en octobre 2004 mais ensuite j'ai fais cette satanée rechute au plus mauvais moment, car je devais rappeler Karen pour un autre entretien mais ce n'était pas possible, je me sentais trop mal et je crois ensuite qu'elle me pensais trop laxiste, ou ne tenant pas ma parole. Ca rajoute trop de choses en moi. Ce monde m'impressionne trop.
Je ne sais pas si je mettrais le pied à nouveau dehors. Je crois que je vais criser grave lorsque je ne pourrais pas faire autrement. Je n'arrive même pas à voir les gens de ma ville, avec qui on échange quelques messages sympas. Alors même si Karen me lance un rdv quelque part, pour passer un instant sympa, je doute sérieusement.
Pour le reste, je ne prétends pas "faire de l'art", mais je ne dis rien, je préfère me taire à ce sujet pour l'instant.
Pour ta franchise, no problem, il me semble l'être aussi. Même à Karen, j'ai toujours dis les choses "telles qu'elles sont", au mieux même si je n'ai pas indiqué mon état de suite. Ma plus grande erreur, c'est de ne pas l'avoir appelé lorsque je fus démonté par ce type à l'anpe. Plutôt que d'appeler alors Karen, je n'ai rien dis et 6 mois après je ne suis pas allé à l'entretien suivant, ce qui m'a radié de l'anpe (je ne tiens pas à y retourner).
J'ai écris plusieurs lettres à Karen mais non adressées, je n'ose plus poster. Ca explique un peu pourquoi je pose quelques lettres ici, pourtant je sais ce que c'est la confidentialité, l'intimité aussi même dans une relation formelle. J'ai un minimum de valeurs mais je dois aller contre ces valeurs, pour échanger un peu, me rapprocher de gens autrement, certaines personnes qui m'ont déjà croisé aussi.
Il y a quelques jours j'ai voulu l'appeler, mais pourquoi faire au fond, ça ne fera que l'énerver. Et puis il faut passer par le secrétariat, à la prononciation de mon nom ça sera le branle bas de combat, mais parfois j'aimerais l'appeler. Pour lui dire "passe une bonne semaine"... des choses pas banales du tout. Plus sérieusement, pour l'entendre, simplement. Peut-être, après tout, qu'elle m'attend.
Bon, merci, de m'avoir accordé ton temps.
Toi aussi, passe une bonne semaine.
Thierry.
Entretien
Publié : 03 mai 2005 18:05
par TheD
Bonjour,
Les uns me diront que ça ne fera qu'entretenir ma fixette. Ce n'est pas si grave. Je suis amoureux d'une personne qui se prénomme Karen. Elle est ma référente (était ?) d'insertion. Et oui, ça ne se commande pas. Elle revient par vagues dans mon esprit. En ce moment, je ne me sens pas si bien, elle est trop présente en moi. Cependant, nulle envie de souffrir. Au contraire, j'aimerais retrouver un peu son visage. Elle me manque, d'une part, et d'autre part je recherche une approche. Mais j'aimerais tant qu'elle soit présente. Rien ni personne ne peut la remplacer. Elle existe sur Terre, je l'ai re-connu sans la connaître.
Ce visage. Elle possède les yeux sombres, elle est en nuance, en relief et sa voix m'emporte, rassurante. Ce n'est pas une femme qui existe dans l'esthétisme, elle est ordinaire, exceptionnellement elle. Elle est douce. J'entends presque ses pensées lorsque je me trouve avec elle, et j'apprécie chacun de ses mots. Je suis fou d'elle ; fidèle à son coeur.
J'aimerais qu'un jour nous porte à nous rencontrer, à nous connaître un peu mieux. J'aimerais l'inviter à sortir un jour, un jour d'été, quelque part, juste pour la dessiner. Je rêve, pourtant ça me ferait du bien de partager un tel moment. Je sais bien que je ne suis pas désirable. Enfin, peu importe. On peut changer.
Karen possède un côté enfant en elle. Mais pas "gamine", notez la nuance. Elle est très plaisante, elle me donne envie de faire plus amples connaissances, de partager des moments de patience. Je perçois beaucoup de maîtrise, de maturité en elle, mais en même temps je l'ai seulement vu dans l'exercice de ses fonctions. Cependant c'est une personne qui, dans la vie, doit probablement ne pas s'entêter sur des choses insignifiantes, sur des rites sociaux totalement insipides et désuets. Elle me semble ouverte sur ce qu'elle n'est pas. Je crois qu'elle cherche à comprendre, qu'elle prend son travail à coeur sans se laisser submerger non plus.
Quelque chose me dit qu'elle tient beaucoup à son espace, sa vie privée, à façonner sa liberté aussi. Elle est bouillante d'énergie, c'est une personne frontale qui, avec de l'expérience, sait se contenir. Elle écoute ses émotions, elle ne projette pas inutilement en l'autre ce qu'elle ne comprend pas, ce qu'elle ne perçoit pas. En même temps j'ai ressenti tout ses sens. Moi de même, il est vrai que j'ai tendance à utiliser mes émotions lors d'un échange. Je n'ai pas beaucoup d'expérience depuis que j'apprends à "changer". J'aimerais apprendre aussi une ouverture sur l'environnement qui m'entoure. Cette conscience est importante. C'est d'ailleurs une voie psychologique intéressante, brûlante de certaines révélations.
Je me sens trop distant avec ce que je ne suis pas. Ce n'est pas un coup de tête. Ni un coup de foudre et puis s'en va. Non ! En moi, lorsqu'elle m'apparaît je me ressens en elle comme je ne peux le faire avec personne d'autre.
Je ne la reverrai certainement plus. Alors "me dépêcher", je n'y crois pas. Moi, pour elle, je n'étais qu'un RMIste de plus. C'est tout. Elle n'a de toute façon pas le droit de me connaître. Et puis les gens vivent tant les uns par rapport aux autres. D'autre part c'est certain, je veux construire ma situation. Mais depuis le temps, elle doit bien mener son existence avec quelqu'un. Je la sentais comblée, et je suppose que ce n'était pas de rencontrer ma personne qui lui procurait cet effet...
Ce noêl passé, c'était une fée.
Je crois qu'elle est sommée de ne pas me contacter. Je crois qu'elle n'a pas suffisament confiance en moi, elle pense peut être que je ne pourrais tenir ma langue sans doute, si elle m'écrirait. Je n'attendais rien de toute façon. Je suis bien trop "largué" pour attendre quelque chose d'une femme, pour répondre à ses attentes. Je sais pourtant qu'elle serait bien capable d'être patiente. Je sais que seule une femme patiente pourrait me comprendre. M'apprivoiser doucement.
J'aimerais qu'elle lise combien ce n'est pas du vent ! J'aimerais bien lui écrire, mais que noter ? Rien, pour le moment. C'est une travailleuse sociale, peut-être en cherchant des infos précises est-elle déjà venue sur ce site, peut-être.
Je discerne très bien quel genre d'invidu je suis à ses yeux. Sans doute a t-elle raison...
Elle m'a réintrodui sans véritablement le vouloir des émotions. Je regrette beaucoup de ne pouvoir en discuter avec elle, partager un moment commun, une bonne après-midi. Même si j'aurais du mal à la rencontrer ainsi... le désir ne se trouve pas toujours en vie. au moins on ne peut pas dire que je veux sauter dessus ! J'aimerais vivre d'avantage ce désir que je ressens pour elle. Une correspondance m'animerait. Je comprends le fait qu'elle ne veuille pas participer à mon état, s'immiscer dans une relation donc influencer ma vie. Mais la possibilité existe de s'écrire, et de partager quelques moments pour mieux se connaître sans pour autant déranger nos vies. Enfin, je dis un peu n'importe quoi parce que pour moi, l'amour est justement un dérangement. Je voyais son visage, son expression, son éclat. Elle me donne envie de vivre.
Elle restera dans ma mémoire. Elle ressortira d'une façon ou d'une autre, c'est une volonté que je souhaite exprimer. "Karen" existera dans mon expression...
Elle travaille en circonscription sous la DSD du conseil général de la Marne. C'est une femme ordinaire qui fait de son or une pierre exceptionnelle. Elle ne juge pas, elle prend son temps, elle est disponible. Sans tenir le fait que je sois amoureux d'elle, elle m'a reçu lorsque je voulais la revoir ce novembre 2004 passé, elle m'a écouté durant une bonne heure et demie. M'a glissé aussi le fait que je pourrais la revoir la semaine suivante. J'en battais d'envie pensez-vous. Mais j'aurais eu alors la sensation d'abuser de sa présence. Ensuite je me suis effondré. Pour le reste, j'aimerais qu'elle ressente l'envie de me connaître, plutôt que celle de m'oublier. J'ai du mal avec ça. Je ne peux pas l'oublier. Je veux t'écrire, je veux entendre tes rires, je veux sourire au monde qui t'anime, je veux te dire autre chose que des mots démodés, j'aimerais dénuder ma langue avec toi. Parler ensemble et s'apprendre ensemble, un moment, d'autres moments, tous les moments qui puissent nous réunir. Un doute, peut-être. Moi je ne doute plus, les questions elles mêmes meurent. Serait-ce une guérison ?
Je suis peut-être fini. Tôtalement discrédité et plus aucune chance de t'approcher. Lis ma stupidité, mais je ne t'écrirai pas ces trois mots, cette jolie trinité. Me crois-tu si désespéré ? Penses-tu que j'agirai selon tes dires ? Que je me plierai comme un basset ? Je n'aimerais pas être cet homme là. Pour toi, la femme de mon coeur.
Re: Entre
Publié : 03 mai 2005 23:48
par TheD
Il y a un regard, la dernière fois.
Je ne sais pas si tu te moquais de moi,
C'était ce coup de téléphone, cet appel,
Tu sais comme je suis "sensible" aux évènements...
Alors, cet éclat, on aurait dit que tu te contenais, tu me regardais d'une façon que je n'ai pu soutenir. Je m'en voulais à cet instant précis, je voulais te dire combien tu me lançais. Mes yeux ne savent pas dire ces choses là. Je ne sais pas ce que disaient tes yeux secrets. Tu es la première femme à qui j'aimerais le demander. Lorsque je dépasserai un peu ce qui me glace, ici.
Hier, j'ai appelé à ton travail... mais j'ai raccroché sans dire un mot.
Et puis, là, à cet instant une autre pensée. Tu ne seras pas la première, mais tu es la dernière, unique au monde, seule à mes yeux. Je n'ai pas envie de ressentir ça pour quelqu'un d'autre. Je fais les choses à l'envers, parce que j'ai peur. Je voulais que tu connaisses mon coeur, à défaut de le reconnaître. Je ne sais pas comment me délivrer, ça aurait été plus simple de te dire les choses. Merde je suis vraiment nul...
Re: Entre
Publié : 04 mai 2005 14:27
par DDR
Salut!
Que de tristesse dans tes mots...
Quel est le but de ces messages?
Dépasse ton désarroi monsieur,stp!
MERDE!!!(C'était un cri du coeur!).
Qu'est ce qui t'empêche d'appeler Karen???
Tu n'as pas avoir peur de tes sentiments...
Qu'est ce qui prouve qu'on l'empêche de te revoir?
Je ne sais pas si votre amour est possible mais pourquoi pas???
Pourquoi tu transformes des sentiments amoureux en sentiments glauques???
Je ne te connais qu'à travers ces posts mais je te dis que tu as le droit d'aimer et d'être aimé!Pourquoi ne peux tu pas croire cela???
Ne reste pas seul Thed,demande de l'aide!
Tu dois bien avoir au fond de toi quelques sentiments ou ressentis positifs,non?
Recherche ce qui t'empêche de les vivre!
Je suis prêt à t'aider mais je ne peux faire le travail à ta place malheureusement...Si tu écris tous ces messages,j'imagine que ce n'est pas uniquement pour partager tes états d'âmes mais pour les changer,ou je me trompe?
Tu m'excuseras si je suis un peu énervé mais je suis passé aussi par ces moments plus que difficiles et je te promets que ce qui est derrière est beau!!!
Je sais que la démarche est angoissante et demande beaucoup d'énergie mais ça vaut vraiment le coup!!!
Crois-moi!
Je t'envoie plein de courage et toutes mes amitiés!!!
@ +,
DDR.
PS:As tu écouté cet album d'Higelin dont je t'ai parlé?
Re: Entre
Publié : 04 mai 2005 16:26
par TheD
Bonjour,
Non pas encore. Je t'avoue que je n'écoute plus de musique dans mes journées. Mais j'écouterai, je me suis informé sur l'auteur et je découvre... je découvre...
Transformer tout ça.
Tu sais, j'ai posé le doigt sur l'école et mes difficultés. Mais à vrai dire, tout ce que j'ai expérimenté ne vient pas de l'école.
Il y a des énergies qui passent en moi, et vu mon état, je ne suis pas capable de les gérer pleinement. Je commence un travail, mais ça s'écroule bon sang !
Par exemple, cet été après avoir rencontré une psychologue (Mme A) c'était un premier entretien donc tu sais, juste un contact pour prendre la température. Mais outre son QCM j'ai senti quelque chose et ensuite j'ai écris.
Ensuite j'ai commencé à bosser sur mes projets. A développer et réaliser une maquette pour un petit groupe régional dans la musique. J'aimerais te faire part donc d'une facette de ce que je sais faire :
http://img230.echo.cx/img230/1027/tb12005ch.jpg
Développement, graphisme et dessin, je m'étais occupé de tout puisque en principe, si tout se passerait bien, réaliser des sites ne me pose pas de problème, même si je ne suis plus "partant" pour cela. A vrai dire, j'aimerais lancer un projet autre (juste le lancer, sans forcément m'en occuper sur la durée)...
Je suis le genre de gars qui ne supporte pas de travailler sur la même chose. Mais je sais que je peux faire avec, si tout irait mieux. Du genre un projet par an, ou tous les 2 ans, tu vois. La formation ? C'est moi qui me la donne et ce à vie...
Tu sais, la conscience de soi, j'ai beaucoup lu à ce propos. Le corps et l'esprit qui en émerge. Et la conscience collective, plannifier, établir des priorités dans sa vie, temporiser, etc... je me suis enquéri des "outils de base"...
La technique est venue plus tard, je suis quelqu'un de très instinctif contrairement à la tenue que je peux laisser paraitre.
Aujourd'hui, je dois en mettre un gros coup vraiment.
Ce qui me fige, j'ai du mal.
Par exemple ce site, cet été, je ne suis pas allé au bout, il était fonctionnel mais d'un seul coup, j'ai tout laché alors que je reprennais "contact" avec le monde. Mon frère était ravi notamment, car il connait beaucoup de gens dans la région, artistes et autres. En gros, il me suffirait "d'être bien" pour demain, taffer.
Comprends tu pourquoi je me sens si mal à l'aise ? Mon frère, par exemple, a vécu des choses plus graves que moi, aujourd'hui encore il est ennuyé "physiquement". Mais mentalement, il a compensé. Il se sert de sa conscience d'une façon remarquable, j'ai un "grand frère" plus jeune que moi.
Lui aussi, est dépité par mon état. Et moi là, j'ai envie de chialer sans y arriver, mais bon.
Mon but, aujourd'hui, achever un "outil" de webdeveloppement. Ensuite, le faire connaitre. Je n'en suis même pas à "en tirer bénéfice", je m'en fou à vrai dire. Je tiens seulement à aller au bout et dire :
"si j'ai pu faire ça, je peux faire autre chose"...
Sur le "autre chose", j'ai aussi mes projets mais je ne tiens pas ici à en parler. Ca concerne le dessin en lui même, l'illustration.
Je fais table rase sur tout ce que j'ai pu faire et je me constitue un nouveau book, cette fois ci en ligne et d'une façon "narrative".
C'est vrai, je suis quelqu'un qui pourrait bouillir d'énergie mais un passé me ronge. Je n'arrive pas à chasser ces mauvaises pensées. Je ne tiens pas à effacer le pire en moi, tu sais, mais simplement mon quotidien n'est plus rien. Ne nait plus rien.
Cependant, prochainement une autre adresse en ligne qui sera déterminante sur mes capacités d'expressions visuelles.
Je partage cela non pour me dire "c'est bien". Lorsque je présenterai mon taff, ça sera à des pros. Dans ma ville existe un atelier de bd pro, mais je ne vais pas les voir maintenant. Je compte les rencontrer mais aujourd'hui, ce n'est pas le moment.
Tu vois, lorsque je ne me sens pas bien, c'est un phénomène comme un cataclysme en moi qui me "compresse" jusqu'à faire de moi un instanton proche d'une masse si dense, que toutes mes idées s'écroulent, à la fois tout et rien, comment te dire autrement ? Je me sens alors la plus grosse merde parce que, je n'existe concrêtement que pour moi même. Parfois, j'aimerais partager une caresse, me sentir humain. Mais pas n'importe qui et n'importe comment. Ca ne va pas du tout dans mon esprit à cause de cela notamment. Je ne sais pas qui je suis, qui je suis dans le regard de l'autre, dans le regard d'une femme par exemple. Je sais, c'est débile hein ?
Alors, la création en moi n'arrive pas à me transcender, à faire de moi un corps en mouvement. Je me sens faible, de ceux qui sans doute, par égoisme ou par manque d'égo, tendent vers l'autre, la différence, pour s'approprier quelque chose ???
Je sais simplement que je suis vraiment amoureux.
Le reste, le travail, lorsque je commence à prendre un rythme, ensuite la "mauvaise" solitude me reprend. Ca me dit
"tu vois, ce que tu fais, les autres apprécient ou pas, mais toi tu es toujours ce gamin qui larmoie, celui qui "est moche", celui qui évite les regards et tu restes seulement en manque d'amour"...
Je sais qu'il faut d'abord se sentir bien, être stable dans sa vie. Mais c'est si simple. De moi, je n'y arrive pas tout simplement. C'est le bordel, maintenant, parce qu'on m'a toujours écrasé et je vous avoue que ces derniers mois, ces 8 derniers mois environ, j'ai apprécié de nombreux échanges et les regards sur moi sont positifs. Ne croyez pas que c'est uniquement ce que je recherche, mais c'est nouveau dans cette existence et je ne suis pas encore dans l'acceptation.
J'aimerais ne plus penser et juste bosser, dans mon quotidien. Mais je me dis
"pour qui fais tu ça ?"
"Qu'as tu besoin de transmettre ?"
Et puis ce qui s'est passé en moi pour Karen, vraiment, je ne l'ai pas cherché. Parce que voyez vous, je déteste cela, se jeter sur la première gourde sous prétexte qu'on a soif. Alors, je m'oppose à cela et de tout il m'est impossible de forcer le destin. De son côté, ce doit être la même chose.
Oui, c'est bête. C'est finallement très con, ce désir de partager des morceaux de soi avec quelqu'un. Je crois que même plus jeune, dans mon adolescence, j'en souffrais. Je ne cherche pas à aimer à tout prix. La vie c'est l'expérience. L'expérience est la conscience... et beaucoup de choses me limitent contre ma volonté, et ce dans tous les domaines. Pourquoi ? Je possède une carence dans mon esprit c'est certain. Mais quoi ?
Re: Entre
Publié : 04 mai 2005 18:18
par TheD
Ce qui m'ennuie un peu, c'est cette impression d'être mit sur écoute, si j'appelle Karen. Je crois que c'est peut être purement paranoïaque mais pas seulement. J'ai lu que cette pratique est réalisée dans certains cas. Pourtant, ok nous sommes d'accord, je ne suis pas dangereux et je n'en veux à personne, je suis plutôt porté sur l'autodestruction. Et je ne suis pas non plus un harceleur même si je possède un caractère assez obsessionnel. Mais au fond, un peu pour rejoindre ce que Karen m'avait dit (pour le peu tant elle fut réservée), c'est sans doute une "question d'habitude". Oui, des habitudes, des rituels à retrouver, des angoisses à dépasser. Mais lis tu combien tout à prit de l'ampleur ? Je me suis étalé comme un dératé, anonymement (ou presque, je m'en moque un peu de cela)... et ça doit faire peur, je suppose. Je ne peux me mettre à sa place ceci dit. Donc, oser dire ce qu'elle en pense, ça serait encore mentir. Au moins, elle en saura plus.
Lira combien aussi cet rencontre existe...
C'est vrai, mes états d'âme ont pour objectif de métamorphoser la chenille. C'est pour cela qu'elle ne doit finallement pas déchirer de suite son cocon de papier...
Karen est présente, j'aimerais la sentir plus proche encore.
bon, merci à toi, je ne sais pas si lui téléphoner, surtout à son lieu de travail, c'est une bonne chose. Plus envie de la retrouver sous cette forme.
Amitiés partagées.
Re: Entre
Publié : 05 mai 2005 01:16
par TheD
Je viens juste de téléphoner.
Bon à minuit passé, c'est sûr il y a personne.
Le répondeur m'a informé que vendredi, la circonscription est fermée. Je n'arrive pas à sortir, mais crois tu que Karen voudrait me voir ? Je lui ai déjà laissé mon mail, avant noel, mais je n'ai jamais reçu aucun mails de sa part. J'aimerais à nouveau lui écrire, au moins qu'elle sache que je pense toujours à elle. Mais je n'ai rien à démontrer à ses yeux, pour l'instant. Cependant j'aimerais faire une folie, je ne sais pas quoi. Sans nulle intention d'acheter son attention, simplement par geste gratuit. J'aimerais lui envoyer pleins de couleurs. Au moins faire ça, pour elle, ça sera quelque chose de bien dans ma vie. Tu sais, j'ai écris à Mme A (psychologue) que parfois j'aimerais qu'elle vienne sonner chez moi, et me dire "venez on va passer une après midi"... et j'y suis toujours attaché. Certes pas au fait qu'elle se déplace, c'est le monde à l'envers, voilà seulement que je réalise ce que j'ai écris ! Que mademoiselle se déplace chez moi ! Et pourquoi pas avec un bouquet de fleurs tant qu'on y est ??? (hi hi hi)
Bon, humour mais je ne pense pas être à la hauteur de son regard. Je n'y crois pas, au fond de moi. J'aimerais l'inviter un jour, quelque part. Où, je ne sais pas, sûrement pas chez moi, et ailleurs, je ne sais pas. Comme dit j'aimerais bien aller à la médiathèque, proche de la cathédrale, je n'y suis jamais allé. J'ai une grande appréhension car je suppose un monde assez conséquent. Mais lui proposer cela, ça va lui faire penser que j'ai besoin d'elle mais ce serait simplement pour parler ensemble, passer un moment commun...
Oui, voilà, je ne sais quoi ajouter d'autre. C'est le yo yo, tantôt je me dis "aller je sors et je vais la voir", tantôt je prends le téléphone et je me dis "tu l'appelles", mais ça c'est juste la surface. Le reste, je me sens seul, il y a mon frère et ma mère, mais je suis dans ma chambre, tous les jours...
Compulsivement accro au souffle de mon ordinateur...
Re: Entre
Publié : 05 mai 2005 02:33
par TheD
Re bonsoir (décidément)
Je viens de sortir ! Oui, j'ai mis un pied sur le balcon. D'accord ,e n'était pas réellement une sortie, mais cela ne m'était pas arrivé depuis décembre d'aller sur le balcon.
Le but de mes messages ici ?
D'abord, je ne veux décevoir personne. Peut être que cela ne donnera rien, peut être que je serai incapable de vous rendre alors de vos mots les présences que vous êtes. C'est vrai, je le savais avant mais Karen me l'a dit aussi, nous ne sommes que des passages. J'ai bien saisi dans son mot qu'elle m'indiquait que ce dispositif "rmi" est un passage, et bien évidemment, je ne veux pas moisir comme ça. Devant elle, en plus...
Oui, c'est un passage, ce rmi, mais pas elle, je n'ai pas envie qu'elle soit un passage. Oui, j'ai ressenti une grande force me traverser lorsque j'étais sur le balcon. Je regardais au loin, et j'aurais voulu qu'elle entende mon coeur battre la mesure, la danse lunaire. C'était clair...
Je laisse aussi ces messages peut-être pour qu'elle prenne ma lecture. J'aimerais la déranger un peu... aussi... (pas la rendre folle non plus, quoi que au bout du compte)...
J'aimerais ne plus laisser de messages à caractère "maladif" on va dire. Pas évident, le quotidien est plus long qu'une euphorie !
Il m'arrive des moments d'emphases, et je ressens un fluide d'une grande intensité ! Il me manque sa présence pour partager plus d'instants encore, j'aimerais alors qu'on puisse se connaître et pourquoi pas... vivre pour soi, je comprends. Mais lorsque vous appercevez une femme et que vous vous dites "c'est elle, et regarde comme tu as tout gâché, tu t'es morfondu et au plus bas tu rencontres quelqu'un"...
C'est un peu ce qui se passe. C'est peut être une illusion, mais si c'este le cas, j'aimerais l'amener dans la réalité !
Oh, bien entendu, tu sais, je respecte l'autre. Autant qu'il est, j'espère. Son rythme, sa vie. Je me suis intéressé, je m'interesse un peu plus à cette vie humaine et tout ce qu'elle permet de créer. Aussi, j'espère ne pas voir uniquement mon nombril. C'est une chose qui n'existait plus chez moi, absorbé dans la décomposition du monde, fragmenté dans la lamentation quotidienne.
Je m'excuse de n'avoir pu, ces derniers moi,s redressé ma vie. J'y croyais presque lorsque je lui ai adressé tout mes voeux. C'était d'un sentiment sincère et intense. Ce dessin, à mon avis, je n'aurais pas du le joindre. Je crois que ça faisait trop "psychopathe", au bout du compte.
Et puis là, de toute façon, nulle idée vraiment. Tu sais, comme dit plus haut, je ne sais pas. Je me ressens trop gamin, trop ado en finalité. Je crois qu'elle m'impressionne un peu, c'est une vraie femme. Oh, ce n'est pas sa fonction qui m'impressionne, peu importe je ne suis pas figé sur le métier des gens, mais je respecte ce qu'ils font, là où ils en sont sur leur(s) chemin(s)...
Si je dois sortir, en ce moment, je ne pourrais le faire uniquement la nuit. Tout doucement, me réaproprier la rue... sans trop de gens en prime lieu.
Mais, ça me lance le fait que j'aimerais la revoir. Je n'ose pas parce que j'ai vraiment déconné. Et puis son silence en dit long. Non, vraiment, je crois qu'elle souhaite juste en rester là.
Tant pis, comme mes sentiments sont forts, pour elle. Il faut que je fasse signe de vie. D'une façon ou d'une autre. J'aimerais mettre de côté ce qui m'empêche de sortir, isoler le mal dans mon esprit.
J'aimerais reprendre contact avec elle.
J'aimerais correspondre...
Ca me ferait vraiment du bien, et puis pourquoi pas lui dire du bien... c'est ça, j'aimerais me tourner vers elle et m'oublier un peu. Pour moi, elle est une exception. Je regrette juste mon silence lorsque j'étais en sa présence. J'aurais dû lui glisser quelque chose. Mais pour ça, comme tu le notes, il faut s'aimer soi même, mais pour ça il faut trouver un regard. Le sien, je l'avoue, il me disait beaucoup de chose. Je n'ai pu dépasser ce stade et en venir à la parole, face à elle. J'aurais pu mais elle s'y attendais, elle m'aurait rembouler, j'en suis persuadé.