Bonsoir Anne,
--> Je n'ai pas trouvé le concours d'entrée particulièrement difficile. En outre, il y aura cette année 300 postes pour le double de candidats, c'est largement jouable. Les ou 3 promotions à venir sont annoncées comme aussi importantes.
Quelques infos sur ma promotion, la 10 ème :
195 élèves au départ, 180 au bout de 9 mois (démissions pour cause de réussite d'autres concours, pour cause d'erreur d'orientation professionnelle..)
74 % de femmes, 26% d'hommes.
Age moyen : 27,3 ans
52 % des élèves ont entre 25 et 29 ans, 30 % ont entre 19 et 24 ans.
64 % de célibataires
Les Directions régionales les plus représentées sont Rennes, Bordeaux et Lille
76 % des élèves ont un diplôme au moins égal à la maîtrise.
67 % des élèves sont juristes
61 % des élèves ont connu une expérience professionnelle supérieure à 3 ans.
--> Je vous invite à visiter le site de l'ENAP (Ecole Nationale d'Administration pénitentiaire), à Agen :
www.enap.justice.fr
--> La formation se déroule sur 2 ans.
Elle est morcelée en cycles théoriques, à Agen (de 3 à 5 semaines chacun), et en stages pratiques : le principal stage, naturellement, se déroule au SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation). Il s'étale sur les deux ans. Le premier stage est un stage d'un mois comme surveillant pénitentiaire. Il y a un stage au Tribunal de Grande instance, un stage chez un partenaire de l'action sociale.
La formation est rémunérée (les chiffres sur le site du ministère sont incorrects : 1140 € environ pour un mois d'école, un peu plus de 1300€ pour les stages). Sur le campus de l'ENAP, nous sommes totalement pris en charge (hébergement, repas; salles de sport, animations sportives, culturelles et de loisirs tout au long de l'année).
--> J'arrive à la fin de la première année; ayant le statut d'élèves, nous serons stagiairisés à l'issue des examens de juin.
--> Je ne possède pas l'expérience nécessaire pour te parler de l'"hostilité" des prisons. Je ne connais qu'une maison d'arrêt et un centre de détention, et les conditions ne semblent pas aussi difficiles qu'elles peuvent l'être ailleurs.
Si tu en as, il te faut te défaire des idées préconçues sur le milieu carcéral, tu te feras ta propre opinion. En ce qui me concerne, l'appréhension que je cultivais s'est dissipée dès les premières heures de mon stage de surveillant.
a ton service
Olivier