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Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 28 mars 2006 19:44
par pseudo
Bonjour,
J'ai parcouru un peu tes messages, tu as une belle écriture.
Vu ton besoin d'exprimer tes ressentis tu devrais certainement te mettre au blog si ce n'est déjà fait.
Tes messages m'ont interpellé puisque je m'appelle Karen aussi. Je ne suis pas ta Karen bien évidemment, tu t'en doutes.J'aurais bien aimé qu'on me fasse autant de déclarations d'amour mais a priori vu sa situation ton histoire est difficile.
Je en sais pas quel âge tu as mais de toute façon à tout âge on peut reconstruire sa vie et même si tout ceci est trés beau je pense que c'est trés triste aussi.
Je crois qu'àpartir du moment où tu ne te déclare pas à elle réellement ça ne sert à rien d'écrire tout ceci puisqu'elle à trés peu de chance de tomber dessus.
Parfois on est tellement enfermé dans sa bulle qu'on prend plaisir à vouloir quelque chose qui nous parait inaccessible et ça peut durer des années comme ça. Tu risques de t'enfermer indefiniment dans cette bulle et de ne pas voir les autres occasions se présenter à toi. Il vaut mieux essayer plutôt que de rester dans son coin à rêver d'une vie à deux.Tu verras bien si c'est possible ou non , si ça ne l'ai pas alors tu pourras passer à autre chose, t'ouvrir au monde.
Puisque je m'appelle Karen aussi je peux te dire que Karen vient du nom Karl, qui veut dire "viril"..il ce peut aussi que Karen veuille dire "pure" (ce qui est une bonne nouvelle, je vais pouvoir embêter tout le monde avec ça hihi).
Je te souhaite bon courage pour la suite et j'espere que tu vas enfin lui déclarer ta flamme : il ne faut pas rêver sa vie mais plutôt la vivre.
Bye bye

)
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 28 mars 2006 22:35
par TheD
Bonjour,
Cela me fait plaisir votre mot. Vous n'êtes pas "ma" Karen en êtes vous bien sûre ? (rires) Je peux juste indiquer la ville, c'est Reims.
Je lui ai déjà déclarer ma flemme "Je suis amoureux de vous" tout juste après lui avoir dis que j'écrivais ici, dans "lesocial.fr"... mais puisque cette scène s'est déroulée à l'extérieur de son lieu de travail (juste devant quand même) elle a prit peur et après m'avoir dit que ça ne va pas être possible, elle a fuit littéralement en courant.
Cette réaction ou contre-transfert de sa part m'a assez choqué. Je croyais qu'elle percevait bien ce que je suis au fond et me suis rendu compte, avec les lettres et certainement son entourage hiérarchique, que tout ceci a un peu joué là-dedans. Hors, j'étais en mesure de recevoir son refus, mais du coup j'ai mal reçus sa fuite. Ce n'est pas évident, moi qui n'a jamais porté à fuir quiconque. Je suis plutôt quelqu'un de calme et je crois d'agréable. Je ne cherche pas les conflits, j'aime la relation et je ne fonctionne pas avec le rapport de force.
Ensuite, réfléchissant, je me suis simplement dis qu'elle ne voulait pas vivre ma réaction, qu'elle est vite partie pour ne pas trop s'affecter elle-même. Et là, oui, en ce sens je comprends mieux pourquoi elle s'est retirée. J'ai compris alors que je ne me suis pas trompé sur elle. Elle est d'une grande sensibilité et je le sais, elle perçoit bien le monde. Elle est très réceptive et je l'adore. C'est un Amour pour elle vraiment.
Tu sais, tant et tant de fois j'ai voulu lui téléphoner. Il y a peu encore. J'ai quelques fois appelé. Soit j'ai raccroché suite au "allo ?" soit Karen n'était pas là (vacances la première fois et il y a peu elle travaillait sur l'extérieur)...
Aujourd'hui, je vais mieux. Et je me dis que le "devoir de ne pas me parler" est un peu tranché. Karen aussi a subi (je crois) un peu de la hiérarchie mais bon hein tant pis on ne va pas à nous deux refaire le monde. Dommage.
Oui, donc, ce que j'ai vécu pour elle fut mal vécu. Je voulais vivre un "non" vécu (de sa bouche) mais pas dans ces conditions. Il faut savoir que le fait de la croiser dehors comme cela était "hasardeux" (en fait je suis allé proche de son lieu de travail pour me souvenir un peu de nos entretiens et pour sortir car cela faisait environ 6 mois que je ne sortais plus) et de ce fait elle est sortie pour aller acheter du pain (pour le repas du midi)... à ma grande surprise. J'ai saisi l'occasion pour lui dire que je l'aime.
Que dire ? Juste que j'hésite à lui envoyer mes écrits...
Bien à toi Karen,
TheD.
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 21 avr. 2006 11:37
par TheD
Je peux me faire virer du foyer tout ça parce que je discute dans la chambre d'autres résidents. Le truc, c'est que la majorité le fait...
le second truc, c'est que moi je suis honnête n'ayant rien à me reprocher, je dis la vérité...
conclusion : je fais confiance à l'humain et non à ses règles à la con... il faut bien le noter, parce que là ça frolle la haute discussion quand on me sort que "je suis un homme" et que mademoiselle "est une femme".
Mon argument c'est de laisser les gens face à leurs propres responsabilités d'une part, et d'autre part que celui qui veut faire sa connerie, que ce soit substance illicites, fumette, alcool, même avec "les règles" ils font leur connerie quand même... exemple, cette semaine un résident de virer pour avoir fait entrer 2 bouteilles d'alcool... et moi sur le point de me faire virer parce que je m'entends bien avec quelqu'un et que nous échangeons sur ce que nous faisons, notamment écriture et hier nous sommes allés ensemble à la médiathèque "faire du slam" c'est à dire exprimer un texte personnel en public... c'est la première pour moi et elle aussi... en fait nous n'étions pas prêts mais nous avons découverts en situation vécue... ça m'a personnellement séduit, j'en tombe amoureux du SLAM... et je m'inscrirai à l'atelier rémois du SLAM qui commence pour la saison prochaine à partir de septembre... "vivre ses textes" c'est un peu la philosophie du SLAM...
Donc voilà, susceptible de me faire virer du foyer, parce que je discute bien avec une jeune fille et que je vais de temps en temps dans sa chambre. Difficile de faire autrement pour découvrir un peu les cd, etc... enfin pour partager un moment dans une intimité amicale je dirais. D'autres le font et c'est plutôt une "intimité amoureuse" si vous voyez ce que je veux dire. Bon... enfin. Nullement l'idée m'en vient dans la mesure où je ne suis jamais sorti avec une fille que ce soit clair, ni d'avantage.
Bref, je suis infantilisé, on ne nous responsabilise pas dans un foyer, nous ne sommes pas des adultes, nous sommes "régulés" dans la régle par rapport à un lieu de vie.
Je suis quelqu'un qui préfère respecter mon prochain que certaines règles. Mes valeurs sont le respect et la conscience de la souffrance, de la douleur, que j'évite dans une relation, ou bien que je partage selon les circonstances et la personne avec qui je me trouve.
J'ai voulu tester... soit je mens "je suis allé faire un tour en ville" et ça passe..
mais j'ai dis la vérité "j'étais dans la chambre de..." et là on me rétorque durement que "je prends les choses trop légèrement" bordel merde ça me renvoie à mon enfance je donne l'impression d'être léger mais putain je ne vais pas me plomber la cervelle pour leur faire plaisir alors ils préfèrent me placer une grenade et la dégoupiller et me voient "prenant les choses graves trop légèrement" parce que personnellement je ne vois "pas le problème".
Je suis quelqu'un de droit et je sais ce que je fais, ce que je vis ! Une chose est sûre, ma mère me ferme la porte maintenant en plus du foyer...
enfin tout ça pour dire Karen que je n'ai plus le droit à l'erreur.
Même pas le droit "d'être léger". Un comble pour moi, qui est dans cette situation justement parce que je me butais lourdement la tête.
C'est paradoxal mais je présente une attitude légère sans toutefois l'être car ma rigueur est grande
enfin tout ça pour dire Karen que je n'ai plus le droit à l'erreur.
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 22 avr. 2006 09:37
par Laure
Bonjour TheD
Je me permets juste de vous dire que je vous ai laissé un message sur le forum global dans le message "entre voir...", l'avez-vous vu ?? Biensûr rien ne vous oblige à répondre..
J'aimerais réagir à votre dernier message mais ma conscience me l'interdit.
Dans tous les cas, pleins de bonnes choses pour vous :tv)
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 22 avr. 2006 10:49
par TheD
Bonjour Laure,
Je suis conscient aussi mais je pense qu'on avance en faisant part des choses, et pas forcément des meilleures. Une règle sans sanction n'est pas une règle, ça je suis d'accord. Les interdits doivent viser à préserver la vie.
Dans "entre voir...", oui, je vous ai répondu. Cette réponse ne fut pas validée apparemment. Il n'y avait rien qui ne pouvait justifier une censure et je pense que c'est plutôt un problème technique qui n'a pas fait passer ma réponse.
Sur mon message précédent, ici, l'émotion m'a un peu emporté. Mais c'est une colère dans la mesure où je vis sous une menace, hors, je ne vois pas "le mal". Mais je vois très bien le fond de pensée qui circule quand on me dit que "je suis homme dans la chambre d'une femme". On me dirait quoi si on me surprendrait dans la chambre d'un autre homme, comme je vais de temps en temps... que je suis homosexuel ? Forcément, les soignants savent que je ne fume pas, ne bois pas, n'a pas de grands travers, alors ma "déviance" serait forcément le sexe. Bien, je dis "pourquoi pas" à peu prêt comme tout le monde, mais un petit détail est omis... je suis conscient de ce que je suis et de ce que je fais. En somme, on n'est pas des animaux.
C'est lourd d'entendre "si vous avez besoin de parler en privé avec x on peut vous ouvrir une salle"...
Mais là n'est pas le problème. Pour le moment je n'en suis même plus là... c'est bon c'est digéré.
J'en suis à penser au fait de construire mon projet pour cet été et du fait aussi de mettre fin à mes messages ici, passant le relais sur un blog qui me tiendra dans une régularité. Où je ne m'emporterai pas aussi loin que de laisser mes grossiertés et où je raisonnerai d'avantage ce que j'écris.
Dans cette mesure, internet est un plus qu'un outil d'informations, il permet l'expression et le partage. Ici, certes, je me suis laissé dans l'égarement, j'ai pataugé dans mes errances, j'ai écris dans ce forum social pensant apprendre aussi du travail qu'exerce la personne que j'aime beaucoup. J'ai découvert certaines choses, le fait que votre exercice est une profession, qu'il tend vers la technicité, la fonction, mais autant qu'il existe des personnes qui savent à la fois prendre le temps "humain" tout en gagnant du temps "technique", un juste équilibre difficile à trouver comme marcher sur ce fil à la limite du déséquilibre, idéalement sans jamais chuter.
Parfois, j'imagine le quotidien de Karen, ce qu'elle fait, ce qu'elle imagine elle-même, si sa profession est une création plus qu'un acte de routine, ce que je ne crois pas fondamentalement.
J'imagine...
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 22 avr. 2006 16:40
par Laure
Je ne juge aucunement ce que vous avez écrit et heureusement vous pouvez le faire librement. A aucun moment je me serais permis de vous dire que ce que vous ressentez n'existe pas puisque c'est votre réalité. Quand je dis que ma conscience m'interdit de vous dire ce que je pense c'est plus parce que je ne vous connais pas et que j'ai peur de mal m'exprimer et d'être mal comprise. En tous les cas ce n'était pas pour dire que ça n'en valait pas la peine ou autres façons de le comprendre.
Voilà exactement ce qui m'a interpellé sur tous les messages que l'on a pu vous envoyé ; tous partaient d'un bon sentiment ça c'est certain mais comment vous les receviez? Est-ce qu'ils ne vous maintenaient pas dans votre mal-être??
D'une manière générale je ne sais toujours pas si je me serais permise ou si je me permettrais à l'avenir de vous "conseiller", livrer mes impressions... Et en même temps, est-ce que quelque part je ne le fais pas, déjà, à ma manière!! Et pourquoi? Tout ceci m'interroge.
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 22 avr. 2006 23:50
par TheD
Bonsoir "Laure",
Je vous répondrai prochainement, juste pour noter qu'il m'arrive de voir des signes de manifestation de "Karen" par moment, et que cela m'interroge tout autant. "Laure" me renvoie à "Karen"...
J'entends ceci :
"Quand je dis que ma conscience m'interdit de vous dire ce que je pense c'est plus parce que je ne vous connais pas et que j'ai peur de mal m'exprimer et d'être mal comprise."
Surtout, ne soyez pas si "prudente". Ca va, je possède beaucoup d'humour d'une part dans la vie et d'autre part, vous êtes libre de me dire ce que vous pensez. Vous savez, un médecin-psychiatre, une femme qui semble m'avoir "bien cerné", sans doute d'avantage que les autres, m'a dit ne pas être d'accord avec le diagnostic posé sur moi. Puis même s'il s'agit "vraiment" de schizophrénie, alors ça signifie qu'à mon niveau c'est "naturellement vivable". Voilà pourquoi je ne prends aucun traîtement chimique.
Je tiens à l'écrire pour Karen, sachez que je ne prends aucun médicament et pourtant, vous seriez certainement étonnée de m'entendre aujourd'hui vous parler. Je ne dis pas que l'élan vital est évident, mais je suis dans l'entrain... et pensez à vous aujourd'hui, c'est comme écouter des flocons de sucre tomber de votre ciel. Vous êtes une rencontre qui fond doucement dans un souvenir merveilleux. Lorsque la dernière fois, je vous ai vu passer dans votre voiture de fonction, devant le foyer par hasard, j'ai vu rose, si ce n'est une rose, passer...
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Laure, pour en revenir à ce que j'écrivais à propos de votre prénom, j'ai vu "Karen"... et je vous explique pourquoi :
K > L
A > A
R > R
E > E
N > U
Il faut retourner le u pour en faire un n et il suffit pour la première lettre "L" de trouver la précédente "K"...
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Ne prenez pas, Laure, cela pour une vérité de ma part. Je suis tout à fait conscient qu'il pourrait ne s'agir que d'un simple hasard. Je sais que Karen ne peut du tout m'écrire directement et j'en reste quand même affecté, mais c'est vivable. C'est triste, disons.
"C'est comme ça"...
Vous pouvez m'écrire sans crainte Laure.
Il faut savoir qu'ici je cherche un peu la lecture de Karen, toujours un peu aujourd'hui. Je suis toutefois plus détaché, je suis mieux, je vis bien.
Les réponses ne m'ont pas maintenu dans mon mal-être. C'est tout ce qu'il y avait autour, c'est surtout "la menace" de la suspension, j'étais révolté contre ce "langage employé" pour dit-on "insérer". Pour moi, suspension = dehors donc sdf et comprenez qu'il y avait un poids certain que je ne pouvais plus gérer. Je passais mes journées entières sur le net à n'exprimer que mes maux et aussi mes mots d'Amour pour Karen. J'allais principalement sur des sites "sociaux" et psychologique/psychiatrique. Je me documentais pas mal, je m'informais un maximum de ce qui était susceptible de m'attendre à terme. Pour l'hospitalisation sous contrainte que j'ai vécu, on peut dire que j'y étais "préparé psychologiquement", voilà pourquoi je n'ai pas "plié" face aux infirmiers très "insistants" pour prendre ce qu'on me proposait. Je suis resté fort, je pensais aussi à Karen et à l'Amour que j'ai pour elle. Outre une certaine insistance, le personnel soignant est resté humain, même lorsqu'on me tendait intempestivement la couleur pour l'avaler. Ca m'est arrivé aussi d'être "garder en bureau" par les infirmières de nuit qui voulaient absolument faire leur boulot jusqu'au bout, mais moi comparé à elles, je disposais de tout mon temps... cependant, l'échange était comme noté, très humain et j'ai vivement apprécié de discuter, d'expliquer aussi même si je ne donnais pas de raison du fait que je ne prenne pas ces médicaments, mon intime conviction me disait de ne pas prendre de neuroleptiques, pour "moi". Tout en concevant le fait que d'autres personnes en ont besoin.
Le médecin-psychiatre qui passe le relais, m'a dit à notre dernier entretien il y a peu "être contente" du fait qu'au foyer je n'ai aucune prescription. Je crois qu'elle a trouvé une compréhension proche de ce que je suis, et je regrette le fait qu'elle ne peut plus me recevoir.
---
Laure, je ne peux répondre à votre "pourquoi" mais je prends part à vos interrogations.
Bonne fin de semaine,
Thierry.
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 26 avr. 2006 17:45
par TheD
Karen,
Si un été vous propose d'improviser, pour une fois, de constater un passé non pas effacé mais estompé, un présent non pas sans travers mais traversé pour, croyez-moi, être de simples pas. Voir le commun. La folie si elle est, est une mer qui crache ses véritables silences semblables au vrai. Alors, parler ou écrire devient la recherche d'une vérité en finalité impossible à vivre. Sans doute la conscience d'un monde qui n'existe pas, un monde qui pèse de tout son poids sur la conscience d'un être, comme un Amour trouvé qui pleure ses êtres à perdre dans la bêtise humaine. Ah oui Karen j'en écris des bêtises et notamment depuis ses deux dernières années, depuis que je n'ai pas osé vous exprimer votre importance. Une importance somme toute normale, dans la mesure où vous m'importer. Je n'attends rien de vous qui serait nuisible à votre vie. Mais je ne peux pas à vos yeux être celui qui pourrait vous apporter un quelconque soutien. Je ne peux pas à vos yeux être un ami, quelqu'un en qui vous pourriez avoir confiance. Je ne peux pas exister en tant que moi à vos yeux.
Je n'aimerais pas payer la faute de vous avoir trop aimé. En fait, j'essaie de faire de la place dans ce coeur... pour vivre. Avoir un droit minimum d'être aimé aux yeux, je l'espère, d'une autre personne.
Qui ? Je le saurais lorsqu'elle même le saura. J'ignore quelle alchimie opérera mais l'Amour vécu est lui-même un essai.
Avant, j'aimerais trouvé une force pour avancer et respecter mes objectifs.
Je vous écrirai. Comprenez si vous le pouvez, je tiens compte de votre réalité, je tiens compte de ce qui ne peut plus nous réunir. Mais je vous écrirai peut-être plus souvent, pas trop non plus, mais j'en ai besoin en ce moment. Malgré mes progrès, outre le fait que je fréquente plus de personnes, pour "les choses sérieuses", à vivre... je me sens complètement seul.
Je vous souhaite une bonne semaine et tout le bien pour vous,
Thierry.
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 29 avr. 2006 08:56
par Laure
Bonjour,
Il y a toujours un espoir caché en nous face à un événement que l'on désire mais je vous confirme ce que vous dit votre esprit et non votre coeur : je suis Laure et pas Lareu.. :chine:
Bonne continuation à vous
Re: Lettres à Karen, chargée de mission rmi.
Publié : 12 mai 2006 10:08
par TheD
Bonjour,
Je vous fais part que hier je suis allé renouveler le contrat d'insertion santé pour 6 mois. Avec le questionnement du logement qui se présente maintenant puisque le foyer c'est normalement 1 an... je doute que ma mère veuille me reprendre ensuite ; je suppose qu'elle ne me laisserait pas dehors mais à vrai dire je préfère ne pas y penser.
J'ai d'autres projets à faire entre temps. Les personnes qui m'ont reçu sont l'AS familiale et puis la responsable de circo qui notamment fut à l'origine de mon hospit, influençant ma mère. Je crois qu'elle m'aime bien et c'est réciproque. J'ai informé du fait que je ne prends aucune médication, mais je crains toutefois qu'on ne voit en moi qu'une pathologie.
En attendant dans le hall, Karen est passée pour aller dans la salle du secrétariat. Elle m'a apperçu et en continuant son pas m'a dit "bonjour" que je lui ai rendu. Personnellement je n'en attendait pas d'avantage, rester soi-même c'est déjà pas mal mais bon ensuite j'ai constaté le malaise. Je suis sensible et j'ai perçu le fait que Karen, une fois avoir discuté de la situation d'une personne, n'osait pas repasser à nouveau pour monter dans son bureau et en a fait part à sa collègue. Je me suis dis alors que "mon cas" doit être connu dans le service. Sa collègue lui a dit une chose comme "on passe et tu te mets derrière moi" et fort heureusement par respect pour elle et pour moi Karen n'a pas voulu, elle est restée dans le secrétariat le temps que je sois reçu en entretien.
Pour moi ce qu'elle vit c'est un traumatisme et je dois dire que je ne pensais pas l'avoir aussi atteint. Je ne l'ai pas agressé et elle agit comme une victime qui a affaire à un psychopathe.
Ca me met vraiment mal et j'aimerais lui téléphoner au moins pour dissiper ce malaise mais je ne sais pas quoi faire au juste pour donner à comprendre que lorsque face à ses collègues elle n'ose pas repasser à nouveau en ma présence, que ça jette un réel malaise et que ça me réduit personnellement à la maladie mentale...
Je vous laisse et vous souhaite une bonne journée,
Thierry.