bonjour à tous!
merci beaucoup pour vos réponses, ca me permet vraiment d'y voir plus clair!! :th)
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prise en charge ou accompagnement?
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mylene
Re: prise en charge ou accompagnement?
salut,
je recherche des bouquins sur les notions d'acteur et de sujet et l'accompagnement. si vous connaissez des auteurs ayant travaillé dessus ca m'aiderai beaucoup
merci
je recherche des bouquins sur les notions d'acteur et de sujet et l'accompagnement. si vous connaissez des auteurs ayant travaillé dessus ca m'aiderai beaucoup
merci
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Jacques
Re: prise en charge ou accompagnement?
« Pourquoi le travail social ? Définition, figures, cliniques »
Saül KARSZ, Dunod, 2004, 161 p.
(...) Second axe de l’ouvrage de Saül Karsz, les trois figures qui sont à la base de l’encodage théorico-pratique de la réalité sociale. La première d’entre elles correspond à cette charité qui cherche avant tout à combler le fossé entre ce que les hommes sont et ce qu’ils devraient être selon un idéal immanent relevant de la conviction qu’il existe une cause première et un sens ultime au monde et aux hommes. Seconde figure, celle de la prise en charge qui se réfère au socle éthique de la dignité et de la reconnaissance minimales dont doit jouir tout être humain : droit à un logement, droit à un revenu, droit à une scolarisation … Là où la charité prétend faire le bien en ne concevant pas que son bénéficiaire puisse le refuser, la prise en charge guide l’autre vers le bon port où il est sensé aboutir, de préférence de son plein gré. L’une s’adresse à des créatures dans le manque dont on attend qu’elles expriment leur détresse et leurs malheurs, l’autre présume des destinataires porteurs de demande dont on attend qu’ils la formulent. L’une met en oeuvre des bénévoles et des acteurs empreints de vocation, l’autre des salariés utilisant une méthodologie et une technique relationnelle. La troisième figure est celle de la prise en compte : elle considère l’autre à une place de sujet désirant et entend quelque chose de ce qu’il est de fait déjà porteur. On n’est plus dans le « faire pour » mais dans le « faire avec ». On renonce aux paradigmes qui prétendent déterminer la clé universelle donnant accès à la cause première des difficultés, pour être à l’écoute de l’individu considéré comme l’acteur principal de sa propre évolution. On trouve des illustrations de cette approche dans l’auto-organisation des populations prônée par la théologie de la libération, dans le travail social communautaire, dans les réseaux réciproques d’échange de savoir ou encore les collectifs de chômeurs ou de sans papiers. Mais, prévient Saül Karsz, « la prise en compte ne vient pas énoncer la vérité ultime de l’intervention sociale, la voie royale que toutes affaires cessantes, il conviendrait désormais d’emprunter.» (p.110) Il serait artificiel d’opposer ces figures les unes aux autres, car il n’existe pas de pratiques purement caritative, de prise en charge ou de prise en compte. Chacune d’entre elles s’interpénètre en permanence. Dernier axe de l’ouvrage celui consacré à la clinique du travail social qu’il faut distinguer de celle mise en œuvre par la psychologie. Il s’agit, pour l’auteur, de catégoriser et d’expliquer la réalité en identifiant ses mécanismes, en émettant des hypothèses, sans toutefois jamais réussir à l’épuiser. Ce n’est pas là un acte mais un processus rythmé tant par des avancées significatives que par des erreurs théoriques et pratiques d’envergure. Faillir n’est donc pas un accident fortuit, mais un risque constitutif du métier. Car le corpus théorique ne peut être appliqué comme une garantie d’objectivité mais doit être investi et incarné afin que sa pertinence soit vérifiée au contact des situations réelles. « Le savoir-faire des professionnels consiste à repérer l’universel de la problématique dans le singulier de l’expérience.» (p.136) On peut donc dire que la confrontation à la complexité est au cœur de ces professions.
Saül KARSZ, Dunod, 2004, 161 p.
(...) Second axe de l’ouvrage de Saül Karsz, les trois figures qui sont à la base de l’encodage théorico-pratique de la réalité sociale. La première d’entre elles correspond à cette charité qui cherche avant tout à combler le fossé entre ce que les hommes sont et ce qu’ils devraient être selon un idéal immanent relevant de la conviction qu’il existe une cause première et un sens ultime au monde et aux hommes. Seconde figure, celle de la prise en charge qui se réfère au socle éthique de la dignité et de la reconnaissance minimales dont doit jouir tout être humain : droit à un logement, droit à un revenu, droit à une scolarisation … Là où la charité prétend faire le bien en ne concevant pas que son bénéficiaire puisse le refuser, la prise en charge guide l’autre vers le bon port où il est sensé aboutir, de préférence de son plein gré. L’une s’adresse à des créatures dans le manque dont on attend qu’elles expriment leur détresse et leurs malheurs, l’autre présume des destinataires porteurs de demande dont on attend qu’ils la formulent. L’une met en oeuvre des bénévoles et des acteurs empreints de vocation, l’autre des salariés utilisant une méthodologie et une technique relationnelle. La troisième figure est celle de la prise en compte : elle considère l’autre à une place de sujet désirant et entend quelque chose de ce qu’il est de fait déjà porteur. On n’est plus dans le « faire pour » mais dans le « faire avec ». On renonce aux paradigmes qui prétendent déterminer la clé universelle donnant accès à la cause première des difficultés, pour être à l’écoute de l’individu considéré comme l’acteur principal de sa propre évolution. On trouve des illustrations de cette approche dans l’auto-organisation des populations prônée par la théologie de la libération, dans le travail social communautaire, dans les réseaux réciproques d’échange de savoir ou encore les collectifs de chômeurs ou de sans papiers. Mais, prévient Saül Karsz, « la prise en compte ne vient pas énoncer la vérité ultime de l’intervention sociale, la voie royale que toutes affaires cessantes, il conviendrait désormais d’emprunter.» (p.110) Il serait artificiel d’opposer ces figures les unes aux autres, car il n’existe pas de pratiques purement caritative, de prise en charge ou de prise en compte. Chacune d’entre elles s’interpénètre en permanence. Dernier axe de l’ouvrage celui consacré à la clinique du travail social qu’il faut distinguer de celle mise en œuvre par la psychologie. Il s’agit, pour l’auteur, de catégoriser et d’expliquer la réalité en identifiant ses mécanismes, en émettant des hypothèses, sans toutefois jamais réussir à l’épuiser. Ce n’est pas là un acte mais un processus rythmé tant par des avancées significatives que par des erreurs théoriques et pratiques d’envergure. Faillir n’est donc pas un accident fortuit, mais un risque constitutif du métier. Car le corpus théorique ne peut être appliqué comme une garantie d’objectivité mais doit être investi et incarné afin que sa pertinence soit vérifiée au contact des situations réelles. « Le savoir-faire des professionnels consiste à repérer l’universel de la problématique dans le singulier de l’expérience.» (p.136) On peut donc dire que la confrontation à la complexité est au cœur de ces professions.
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astrit
Re: prise en charge ou accompagnement?
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HALFAOVITCH
memoire de fin de cycle
Je suis étudiant en fin de cycle en éducation spécialisée et je travaille sur la gestion des malades au ministère de l'education nle de cote d'ivoire. En effet, j'entend travailler sur la réinsertion professionnelle des enseignants inaptes à la fonction enseignante. Car, j'effectue mon stage dans le service Réinsertion Professionnelle de la DMOSS qui est la structure sociale du ministère. Mon problème est que je n'arrive pas à proposer une approche efficace et simple pour optimiser la réinsertion de ces enseignants qui ont été formé pour enseigner et qui ne peuvent plus enseigner. Quel(s) type(s) de prise en charge puis je proposer? j'ai proposé une prise en charge psychoéducative et l'on m'a proposé une fin de non réçevoir. Alors à tous les travailleurs soçiaux qui veulent m'aider, veiller me laisser votre mail pour un échange. Merçi
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MOmo29
Re: prise en charge ou accompagnement?
bonjour, je me questionne également pour un écrit de fin de 2eme année sur la termes de prise en charge et de prise en compte ! j'ai beaucoup de mal a les définir : ont ils la meme définition, sont ils complémentaires ou diférents ?!
MErci d'avance de votre aide
MErci d'avance de votre aide
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Franck
Re: prise en charge ou accompagnement?
Salut,
je viens de répondre au topic de MOmo29 je ne peut que t'orienter vers ce dernier. J'ai posé un passage sur l'accompagnement en temps que "faire avec" et la prise en charge en temps que "faire pour".
http://www.lesocial.fr/forums/read.php? ... 5&t=164775
Cordialement
-FrAnck-
je viens de répondre au topic de MOmo29 je ne peut que t'orienter vers ce dernier. J'ai posé un passage sur l'accompagnement en temps que "faire avec" et la prise en charge en temps que "faire pour".
http://www.lesocial.fr/forums/read.php? ... 5&t=164775
Cordialement
-FrAnck-
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Isidore
Re: prise en charge ou accompagnement?
Des fois , faut arreter de se casser la tête pour des idioties et réfléchir un minimum.
"prise en charge", quand tu lis cette expression, il y a l'idée du poids que tu porte à la place de l'autre.
c'est donc pas compliquer de comprendre que la prise en charge, c'est ce que tu fais seul,à la place de l'autre.
"Accompagnement", c'est encore plus simple, pour accompagner , il faut etre au moins deux et aller dans la même direction, c'est le fameux "faire avec"
Sachant qu'on peut accompagner une personne en la prenant temporairement en charge...
bref, arretons un peu la masturbation pseudo intellectuelle et réfléchissons un peu plus simplement ^^
"prise en charge", quand tu lis cette expression, il y a l'idée du poids que tu porte à la place de l'autre.
c'est donc pas compliquer de comprendre que la prise en charge, c'est ce que tu fais seul,à la place de l'autre.
"Accompagnement", c'est encore plus simple, pour accompagner , il faut etre au moins deux et aller dans la même direction, c'est le fameux "faire avec"
Sachant qu'on peut accompagner une personne en la prenant temporairement en charge...
bref, arretons un peu la masturbation pseudo intellectuelle et réfléchissons un peu plus simplement ^^