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Re: Educ en aemo

Publié : 28 janv. 2006 21:27
par maud
Dans la mesure où il y a eu un signalement, fait, apparemment, dans de droles de conditions, mais un signalement quand, le juge était sans fondé à décider une aemo même si la fugue était le seul fait inquiétant. Maintenant, s'il y a un conflit, il y a des chances qu'il la reconduise. je vous souhaite bien du courage, souvent les familles ne comprennent pas, lorsque ce n'est pas très grave, pourquoi on les met sous contrôle.
Le Pb, c'est que nous (les services sociuax) on laisse passer des trucs vachement graves et à côté de ça, parfois, on matraque des mouches. Voyez avec votre avocat, encore que dans le cadre d'une aemo, il ne puisse pas faire grand'chose.

Re: Educ en aemo

Publié : 30 janv. 2006 13:42
par flo
Difficile de porter un jugement sur un dossier dont on connait seulement qqs bribes, et venant d'une seule partie. Bcq dépendra de ce que dit votre fille, mais aussi du ressenti de l'éduc et du juge, il en est de plus ou moins "raides"... En tous cas, n'hésitez pas à faire valoir votre point de vue. Posément pour que ce ne soit pas mal vu. D'abord lorsque l'éduc vous fera part de son analyse car, je vous le confirme, il devrait vous indiquer le contenu de son rapport avant de l'envoyer au juge. A l'audience, ensuite.
Cela étant, dites vous bien, que beaucoup de famille vivent très mal tout cela et leurs réactions font partie du travail social...

Re: Educ en aemo

Publié : 30 janv. 2006 16:51
par berthe
Dans cette affaire, la seule question valable, c'est de savoir si la mesure est pertinente ou non. L'institution a son point de vue, ce qui est bien légitime, puisqu'une aemo a été décidée. De surcroît, l'institution a l'expérience et aussi... le pouvoir. La famille, elle, n'a guère de pouvoir et aucune expérience du travail social. En étant sérieux, a-t-elle réellement la possibilité de faire valoir (et prévaloir) un point de vue différent de celui de l'institution ? Ne nous racontons pas d'histoire et ne faisons pas de corporatisme : la réponse est non.

Re: Educ en aemo

Publié : 19 févr. 2006 10:06
par paule
Depuis qqs temps je viens sur les forum de ce site pour essayer de comprendre comment "raisonnent" les travailleurs sociaux, histoire de mieux saisir l'envers du décor qui m'est désormais imposé pour ma vie. J'y ai trouvé des situations similiares à la mienne, sur d'autres forums, vues côté parents et vues côté travailleurs sociaux. Et j'ai découvert deux choses :

1) une envie de très bien faire de votre part, à vous les travailleurs sociaux, très souvent une très bonne conscience car la plupart du temps , vous avez la certitude
d'avoir raison
2) l'impression, du côté des parents-usagers, de se trouver devant un mur.

C'est plus que jamais mon impression. J'ai maintenant le rapport de l'éduc qui propose, devinez quoi, la poursuite de l'intervention !!!! Il n'y a eu aucun incident à déplorer depuis qu'elle intervient, elle le reconnait, ma fille respecte les règles pour les sorties, travaille convenablement en classe, etc... De fait, le seul incident a été la fugue dans laquelle elle s'est laissé entrainer...


Donc, il fallait bien trouver autre chose. Et bien, voilà : ma fille me décrit comme une mère intrusive, et je fonctionnerait sur le mode de l'inquiétude permanente. Donc l'éducatrice estime nécessaire de poursuivre son intervention pour aider ma fille dans une prise de distance vis à vis de moi, sans que cela soit perçu comme inquiétant par moi.

Le rapport énonce un certain nombre de faits qui me sont reprochés par ma fille :
1) j'ouvrirai son courrier. Heureusment, c'est faux. J'en ai discuté avec ma fille qui l'a reconnu. Seule exception,
, j'ai, il y a deux mois, ouvert une lettre par inavertance. Ce n'était d'ailleurs pas un courrier perso mais une lettrecommerciale.
2)j'appellerai tous les jours ma fille pour m'assurer qu'elle rentre bien du lycée; c'est vrai je l'appelle souvent mais tous les jours non. Est-ce criminel d'être un parent attentif, surtout lorsque son ado a fugué il y a six mois. Mais bon, puisque c'est comme ça, je n'appellerai plus.
3)je voudrais tout savoir du petit ami de ma fille. Je lui ai demandé. Exemple qu'elle m'a donné : un jour je la vois triste, j'avais l'impression qu'elle avait pleuré. Ca ne va pas, ai-je insisté ? Et elle m'a raconté qu'elle s'était embrouillé avec son copain. Peut être ai-je posé une question de trop, Et voilà ce que ça donne à l'arrivée
4)j'exercerai un contrôle tatillon, abusif selon ma fille. En effet, quand ma fille sort, je veux savoir avec qui, à quelle elle rentre et où elle va. Est-
ce abusif. Elle a 15 ans et demi ??? J'ajoute que, moi, je trouve avoir laché
beaucoup de lest depuis quelques mois, la laissant sortir plus qu'avant et même quelquefois le soir...à une condition, c'est vrai, c'est de savoir où, avec qui et jusqu'à quand...

Je vous passe la suite du rapport , tout est à l'avenant.

Quant à mes inquiétudes, oui c'est vrai, j'en ai formulé en septembre, trois mois après la fugue, je ne les ai plus aujourd'hui, mais elles sont mises en avant pour caractériser mon fonctionnement permanent. L'éducatrice n'a pas cherché à recueillir mon point de vue avant de rédiger son rapport. Non, elle écouté ma fille avec qui je suis en conflit, et rapporté toutes ses paroles sans distance et voilà.

L'éducatrice me reproche aussi d'avoir été inquiète de ce qui se disait entre ma fille et elle, l'éducatrice, et d'avoir questionné ma fille. Elle a été stupéfaite que je lui rapporte mot à mot une partie de l'un de leur entretien que ma fille m'avait rapporté (questionnée par moi, c'est vrai). C'est vrai que j'étais inquiète, l'AS ayant préconisé un placement. Cela m'avait glacé. J'ai donc cherché à savoir. Apparemment, c'est un comportement repréhensible
que de manquer de confiance envers les services sociaux. Et plus grave encore de protester contre leur intervention.

En effet, j'ai protesté contre les conditions dans lesquelles s'est fait le signalement, contre la manière dont le juge nous avait imposé sans nous en préciser la nature la procédure d'Aemo...

Le top a quand même été la remarque qu'elle m'a faite, l'éducatrice, en m'accueillant à son bureau pour m'informer de son rapport. Sur le coup, je n'ai pas eu la présence d'esprit de réagir. Elle m'a remercié d'avoir répondu à ses voeux en lui envoyant à mon tour une carte de voeux. Je l'ai fait par courtoisie. Eh bien, "ça l'a surprise, mais dans le bon sens". C'est vous dire l'image de harpie que cette éducatrice se fait de moi. Rien d'étonnant que son rapport soit complètement à charge, basé exclusivement sur les paroles de ma fille qui en profite pour régler ses comptes en mettant à mon débit toute parole ou geste qui la dérange. Et en n'hésitant pas à exagérer quand ce n'est pas à me diffamer. Je pèse mes mots, mais l'histoire du courrier soit disant ouvert
me reste en travers de la gorge. Pour une assertion entièrement mensongère, en voilà une, sauf a considérer que l'ouverture par inadvertance d'un courrier commercial, et cela une seule fois, reflète un comportement pathologique permanent !
Ce que je comprends, c'est que je n'ai d'autre choix que de consentir. Si je consentais à l'intervention de l'éducatrice, je serai une brave femme, une bonne mère. Ma carte de voeux lui avait probblement laissé imaginer que je rendais les armes... donc, ça l'avait surprise dans le bon sens. Notre entretien a du la confirmer dans le pire...
Alors j'essaierai de me défendre à l'audience. Avec mon avocat, nous allons demander une main levée de l'AEMO, je l'ai d'ailleurs dit à l'éducatrice. Mais, franchement, ai-je la moindre chance d'obtenir gain de cause après un rapport pareil ?
je suis blessée, blessée, la relation avec ma fille n'est ps toujours facile, et en plus, il faut supporter de voir tous mes faits et gestes interprêtés dans un certain sens, à charge il va sans dire, souvent de manière mensongère, j'ai_ envie de hrler, je ne peux pas le faire, ça serait mis à mon débit.
Sans doute faudrait-il que je lâche prise, que je consente,
que je traite tout cela à la légère
mais moi j'ai l'impression que mon honneur est mis en cause. Oui, le mot honneur n'est plus à la mode, mais c'est un mot important pour moi. Quant à la blessure narcissique, je ne vous dis pas. J'ai essayé d'élerver mes enfants du mieux possible, travaillant comme une brutepour qu'ils aient tout ce que je n'avais pas eu (je viens d'un milieu modeste),
essayant de faire de mon mieux, allant voir un psy quand il y avait un souci. Et tout pour en arriver là. Une ado qui me taille de costards et une éducatrice qui me traite de mère abusive en mettant en avant des faits dont certains sont faux ??? Et je fois me laisser faire au nom du lacher prise ? C'est trop de douleur et d'INJUSTICE !






Enfin, autant vous dire que ma fille jubile, enfin quelqu'un qui remet sa mère en place et qui l'écoute, elle. Et bien moi, je vous dit ; s'il y a quelqu'un qui, dans cette histoire aurait besoin d'être remise en place, c'est bien ma fille qui assimile tout acte d'autorité à un indamissible contrôle. Mais on n'en prend pas le chemin...

Un dernier "détail", quand j'ai demandé à l'éducatrice quels étaient selon elle les éléments tels qu'énoncé à l'article 375 du code civil, elle a botté en
touche. Ce n'est pas moi qui décide, c'est le juge. sans doute ai-je rétorqué, mais si vous préconisez la poursuite de l'intervention, c'est bien que estimez qu'il y a danger. J'attends
encore la réponse.

Re: Educ en aemo

Publié : 20 févr. 2006 20:49
par stl
bjr paula
les éducs sont loins d'être tous parfaits, comme partout. le juge ne sera peut être pas dupe. je vous le souhaite. pourquoi ne pas chercher à rencontrer la hiérarchie de cette éducs, non pas pour la remettre en cause mais pour pointer les difficultés de communication. peut être sera til proposé de changer d'interlocuteur qui sera plus décidé à vous écouter et à prendre en compte votre parole(en gros à faire son travail)?
bon courage

Re: Educ en aemo

Publié : 20 févr. 2006 22:32
par paule
Ne croyez-vous que le mieux ce serait d'abord de voir comment se passe l'audience que je prévois sportive mais sait-on jamais ???Peut être je me trompe.
J'aurai envie d' envoyer un contre relevé de conclusions au juge, mais je vais en discuter avec mon avocat car ça ne doit pas arriver tous les jours, et je crains que ça soit très mal vu. En outre, mon avocat me dit que dans le cadre d'une aemo, ce n'est pas sûr que le juge la laisse parler. Le contradictoire, c'est seulement sur le papier ????
La suite, il me semble plus raisonnable de la décider seulement au vu de l'audience et du jugement. J'essaye de ne pas trop m'énerver et de ne pas trop y penser. Ca ne sert qu'à me faire du mal, à envenimer la situation. Et à me faire que je fonctionne sur le mode de l'inquiétude.
Merci de votre aide et d'avoir osé répondre à la mère en révolte que je suis.

Re: Educ en aemo

Publié : 22 févr. 2006 15:49
par christine
Bonjour

Je me permets de répondre à ce post qui me touche particulierement, en effet comme je vous comprend Paule, j'imagine l'immense douleur et incomprehension que vous ressentez !! et c'est bien légitime !! je suis aussi mere de famille, j'ai un fils du meme age que votre fils je sais combien il est dur d'elever un enfant j'ai bien dit elever et non pas lui donner à manger à boire et lui acheter des vetements, on sens enfin je sens dans votre message qu'il y a de l'amour, des responsabilites de l'implication et tout ce qui fait un role de parents !! apres effectivment il faut avoir deux versions pour pouvoir penser quelque chose ! mais on sens bien votre douleur et le à priori non sens de cette situation. les enfants et notament les ados passent bien évidement par des crises et apres tout c'est bien normal, si de plus les enfants sont influençables ils ne réfléchissent pas toujours aux consequences de leurs actes notament dans le cas de votre fille pour suivre ses copines en fugue, mais faut tout de même relativiser je pense, votre fille est encadrer par vous et c'est essentiel. Quand j'ai lu le rapport j'ai vraiment halluciner tout ce qui est écris est totalement légitime pour une mere je fais exactement la meme chose voir plus, l'ouverture du courrier ok c'est important pour eux de ne pas le faire, une erreur d'ouverture est humaine je pense, appeller ses enfants pour savoir ou ils sont ect.. c'est s'inquieter pour eux legitime quand on les aime, savoir tout de son petit ami ou juste savoir si ses enfants sont heureux dans leurs relation amoureuses, encore une fois bien normal quand on aime et qu'on s'inquiete pour leurs bonheur, un controle tatillon, la non plus je ne comprends pas il faudrait ne pas se renseigner lui dire ok sors amuses toi je ne te donne pas d'heures, c'est fou !! que doit-on faire en tant que parents ne pas les harceller comme le rapport à l'air de le dire pour ne pas les "froissser" les laisser eventuellement dériver ! ou s'occuper de sa petite personne en laissant aux enfants le soin de se débrouiller eux memes, donc "démissionner " !! bref je comprends ta révolte, soit forte et courageuse, tu parles un ptit peu avec ta fille c''est capital, ne lache pas l'affaire bats toi, je te souhaite un énorme courage

Christine

Re: Educ en aemo

Publié : 10 mars 2006 10:25
par christine
Bonjour
Paule, je me permets de relancer la discussion, votre situation a-t-elle avancer, ou en etes vous, si toutefois ce n'est pas indiscret et si l'envie d'en parler est toujours présente.

Christine

Re: Educ en aemo

Publié : 10 mars 2006 11:15
par paule
Christine,
Merci de vous souvenir de moi. Ma fille n'a Pas vu l'éduc depuis un mois et demi, moi depuis un mois (la emsure est terminée depuis le 1/03), on s'en porte pas plus mal d'ailleurs, je dis ça au risque de vous choquer. Pour le reste, je vous en dirai plus le 22, c'est ce jour là que nous voyons le juge qui a été malade, ce qui expliqué que l'audience ait été retardée. Je viens avec mon avocat qui demande, pour moi, la main levée de la mesure, l'éduc avec sa demande de poursuite de l'intervention et ma fille qui, ravie d'avoir trouver un truc pour s'opposer à moi, ne dit pas non. Devinez ce qu'il va arriver ????

Re: Educ en aemo

Publié : 10 mars 2006 16:01
par christine
Je vous en prie Paule, votre histoire est touchante.
En tout cas courage, vous n'avez pas la possibilité de vous éloigner un we avec votre fille pour faire un ptit point en tete à tete ? avec une activité qu'elle aime par exemple ?
J'attends de vos nouvelles .
Christine