Bonjour,
Je viens de découvrir votre message dans ma boite mail, relayé par «
noreply@lesocial.fr.
Ce n’est pas banal et une première pour moi.
Votre sujet m’intéresse, je vais donc essayer d’y apporter ma contribution.
Je suis éducateur d’internat, donc mon aide aura ces limites.
Dans un premier temps je vais apporter des questions et de réponses en vrac, à vos questions.
Première question :
- Avez-vous dans votre service, un DIPC qui donne un cadre vos actions ?
- Avez-vous un projet individuel ou personnalisé, concernant le jeune et sa situation ?
- Une ordonnance du juge des enfants, dit les raisons qui ont amenées cette décision et stipule les buts recherchés.
- Généralement les parents signent en fin d’audience, ce qui a été relevé par le JE.
Deuxième question :
- La famille fait ce qu’elle peut, avec ce qu’elle est, pour aider ses enfants à se construire.
- Toutes les familles ont des positions, des attitudes, aidantes et mal traitantes, les limites sont données par les lois.
- Quand vous constatez, quelque chose qui vous semble répréhensible, discutez en équipe, informez le JE. C’est à lui d’en juger.
- Dans les familles, la personne qui à mal traité un enfant, doit être sanctionnée, l’enfant s’en souviendra en essayant de ne pas reproduire, devenu adulte.
- Paroles d’enfants à leurs parents mal traitants, en assise : « je vous aime, mais je ne vous pardonnerais jamais ».
- Là, est l’expression du « lien ».
- Notre métier : éducateur spécialisé, à évolué encadré par les lois, que des juges spectateurs et acteurs…, avocats, psychologues, éducateurs, législateurs, ont amendé années après années, d’expérience vécue, depuis plus de 40 ans.
Cela me donne l’occasion de faire un aparté en forme de conseil :
Dès que vous le pourrez, si vous aimez ce métier et respectez les personnes dont vous vous occuperez, faites une formation analytique, avec retour sur soit du genre « psychodrame », ou systémique du genre « systémie familiale ».
Troisième question :
- L’éducateur spécialisé, n’est plus depuis longtemps, un rééducateur.
- Comment pourrait-il éduquer des parents ?
- Ce n’est pas son rôle.
- Après des années de réflexion, nous avons pris la décision de définir notre mission d’éducateur spécialisé, à partir de la loi de 2002-2, comme une coévolution à partir de la situation qui nous est proposée et dont l’enfant est le centre d’intérêt pour tous, le prescripteur, la famille, l’environnement social et nous.
- Dans le sens où nous évoluons avec la situation de ce jeune, tout en tenant compte des paramètres légaux.
- Dans ce cadre, tout est possible et reste à inventer, ce que nous faisons quotidiennement.
- Pour l’AEMO, le placement en internat n’est plus envisagé, alors qu’il pourrait, serait une solution, encadré par le court terme, quinze jours, un mois, trois mois, six mois, en toute coévolution.
- Sachant que pour nous, tout placement en internat spécialisé excédant deux ans est une maltraitance sociale, avec pour exception, le respect de la coévolution de la situation du jeune.
Autre aparté :
Depuis 10 ans, les places d’internat éducatif sont jugées trop coûteuses, elles ont été réduites de façons drastiques dans tous les départements au profit d’autres solutions, in fine, plus coûteuses socialement.
Les places qu’il reste sont réservées aux situations les plus graves et urgentes devant les médiats.
Quatrième question :
- L’évaluation se fait en équipe pluridisciplinaire.
- Sans travail d’équipe en réunion, avec cadre, psychologues et autres personnes intervenantes dans la situation de l’enfant, cela me semble impossible.
- Pour moi, il ne peut y avoir de situation « pointé de maltraitance », ou elle est signifiée par la justice, ou elle est subjective et mérite plus de travail.
- A mon avis cherchez, à définir légalement et déontologiquement le travail d’AEMO.
- Cela fait, évaluez votre travail et celui de votre équipe.
- Si vous pensez qu’il y a des relations faussées, questionnez le psy et les autres.
Allez jusqu’au bout de votre mémoire en vous affirmant, il en deviendra plus intéressant.
Ce que je viens de vous écrire est imparfait, ce n’est que pour provoquer votre réflexion et vos recherches.
Après, je peux vous répondre sur des questions précises