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Re: aed evs en colère?grève jeudi prochain le 24

Publié : 22 janv. 2008 21:43
par Luc Way
Effectivement mirtille beaucoup d'AED n'ont pas la possibilité de se contenter d'un mi-temps pour vivre. Mais également beaucoup d'AED ne peuvent pas travailler plus qu'à mi-temps pour suivre leurs études.

On se retrouve souvent à dénoncer les deux situations... Sur le terrain on insiste plus sur le 1er aspect dans certains endroits (où les collègues vivent des situations similaires à la votre), mais dans d'autres c'est le second aspect qu'il nous faut mettre en avant...

Dans ce tract on insiste sur le maintien des services à mi-temps car c'est cela qui est remis en cause actuellement au niveau ministériel.

Pour faire face à cette contradiction la CGT revendique une diminution du temps de travail (via une augmentation du crédit d'heure et des bonifications -des heures qui comptent double- concrétisant la reconnaissance notre apport pédagogique) sans perte de salaire. Ainsi les AED pourraient concilier travail à temps plein et poursuite d'études.

Re: aed evs en colère?grève jeudi prochain le 24

Publié : 23 janv. 2008 20:38
par mirtille
Je vois et merci pour ta réponse, mais imagine qu'on a failli faire grève dans mon collège parcequ'on nous a baissé notre nombre d'heures alors c'est dur de faire grève pour le contraire!
Dans ce cas ne vaudrait il pas mieux parler de mi-temps choisis?

Re: aed evs en colère?grève jeudi prochain le 24

Publié : 31 janv. 2008 09:33
par charlebois
Bonjour à tous, s'il y en a qui attendent comme moi la paie de Janvier, j'ai une nouvelle: vous pouvez toujours attendre: en raison d'une nouvelle convention passée ( sans nous prévenir) le versement de la pais aura lieu entre le 1er et le 5 de chaque mois. TRADUCTION: la paie de Janvier, on l'aura entre le 1 er et le 5 février...
ils ne pensent aux gens qu'ils mettent dans le pétrin
courage!!!!!

Re: aed evs en colère?grève jeudi prochain le 24

Publié : 03 févr. 2008 09:34
par Raymond
Copie de la lettre adressé au President de la République

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Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris



Monsieur le Président,

Dans votre programme, vous avez annoncé vouloir vaincre le chômage, réhabiliter le travail et augmenter le pouvoir d’achat.

Je suis Emploi de Vie Scolaire, donc en contrat dit « aidé ». Mon contrat arrive à terme (en juin prochain) et je ne peux envisager sereinement l’avenir. Le travail que j’ai effectué dans l’Éducation Nationale ne me donne aucune qualification supplémentaire, aucune reconnaissance de l’expérience acquise sur le terrain. J’ai, pendant toute la durée de mon contrat, continué mes recherches d’emploi qui n’ont à ce jour toujours pas abouti.

Ce contrat devait, me semble-t-il, permettre d’envisager une réelle formation qualifiante et me servir de tremplin pour remettre un pied à l’étrier du monde du travail et de la dignité. Or, il n’en est rien. Je me retrouve comme avant, sans aucune perspective avec la nette impression d’être écarté de l’emploi et le sentiment de n’avoir servi qu’à faire baisser les chiffres du chômage, juste le droit d’inscrire sur mon CV : qualification = main d’œuvre gratuite et jetable.

À défaut d’aboutir à une insertion professionnelle durable, comme annoncé, ces contrats ne serviraient-ils qu’à une insertion dans la précarité durable ?

N’ayant même pas droit à une prime de fin de contrat, je vais encore voir mon pouvoir d’achat diminuer et intégrer la population inscrite dans le seuil de pauvreté. À moins que vous n’ayez une proposition concrète et immédiate à faire pour tous ceux qui, comme moi, n’ont servi qu’à pallier un manque de personnel dans les écoles, pendant une courte durée. Nous avions un rôle considérable à jouer auprès des enseignants, pour une école qui garantit la réussite de tous les élèves, ce qui faisait aussi, me semble-t-il, partie de vos préoccupations.

Ne voyant toujours pas arriver le bout du tunnel et ayant le sentiment désagréable d’être rejeté de la société, je me permets donc de vous interpeller sur ma situation qui est loin d’être unique dans ce pays.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération.