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Re: Inquiétude

Publié : 16 déc. 2004 16:27
par Leelou
Bonjour,

J'ai moi-même eu ce problème lorsque j'étais en formation : j'ai effectué mon premier stage dans le handicap physique, auprès d'adultes traumatisés crâniens (bien qu'étant en désaccord avec leur classification dans le handicap physique), mon second stage auprès d'adolescents handicapés physiques, et le troisième avec des adolescents en difficultés scolaires. Mon référent de formation m'avait mis en garde en seconde année sur les risques à l'examen d'être confrontée à un jury qui me questionnerait sur la "ressemblance" des deux premières structures qui m'ont accueillie. Mais il m'a dit aussi que si je pouvais justifier d'une volonté de continuité dans ma démarche de formation, et que je pouvais l'argumenter de la sorte, alors "ça passerait". Et c'est passé, puisque la question n'est même pas venue au moment de passer devant le jury.
En fait, il faut avoir préalablement développé son argumentaire (qu'il soit en béton !), mais aussi que la question ait été préparée jusque dans les rapports de stage, où on précise un itinéraire de formation, où on souhaite qu'elle nous mène et comment on veut y parvenir. Mon parcours est assez atypique, étant donné que la structure où j'ai effectué mon premier stage était expérimentale à l'époque (il s'agit d'une UEROS), que la seconde rejoingnait étrangement la première, et que la troisième était radicalement différente. La question peut alors se retourner : au lieu de se demander si l'éduc en formation a bien visité tous les champs d'intervention possible (ce qui est humainement infaisable), je demanderais plutôt : où est la continuité et la logique de formation ?
Donc par rapport à la situation qui nous est présenté, on est dans une logique de continuité de formation, dans un domaine plus ou moins précis. Et puis, si vraiment ça crée une angoisse de n'a

Re: Inquiétude

Publié : 20 déc. 2004 11:18
par Leelou62
Bonjour,

J'ai moi-même eu ce problème lorsque j'étais en formation : j'ai effectué mon premier stage dans le handicap physique, auprès d'adultes traumatisés crâniens, mon second stage auprès d'adolescents handicapés physiques, et le troisième avec des adolescents en difficultés scolaires. Mon référent de formation m'avait mis en garde en seconde année sur les risques à l'examen d'être confrontée à un jury qui me questionnerait sur la "ressemblance" des deux premières structures qui m'ont accueillie. Mais il m'a dit aussi que si je pouvais justifier d'une volonté de continuité dans ma démarche de formation, et que je pouvais l'argumenter de la sorte, alors "ça passerait". Et c'est passé, puisque la question n'est même pas venue au moment de passer devant le jury.
En fait, il faut avoir préalablement développé son argumentaire (qu'il soit en béton !), mais aussi que la question ait été préparée jusque dans les rapports de stage, où on précise un itinéraire de formation, où on souhaite qu'elle nous mène et comment on veut y parvenir. Le cheminement doit apparaître aux yeux des examinateurs, et être logique.
Mon parcours est assez atypique, étant donné que la structure où j'ai effectué mon premier stage était expérimentale à l'époque (il s'agit d'une UEROS), que la seconde rejoignait étrangement la première par le handicap accueilli, et que la troisième était radicalement différente. La question de la ressemblance peut alors se retourner : au lieu de se demander si l'éducateur en formation a bien visité tous les champs d'intervention possible (ce qui est humainement infaisable) et diversifié son parcours de formation, je demanderais plutôt : où est la continuité et la logique de formation ?
Par rapport à la situation qui nous est présentée, on est dans une logique de continuité de formation, dans un domaine plus ou moins précis, un enchaînement logique d'expériences. Et puis, si vraiment ça crée une angoisse de n'avoir aucune expérience dans d'autres domaines, il est toujours possible de demander, hors école, ou même pourquoi pas avec, une visite d'un ou plusieurs jours d'autres structures... Ce qui permet largement de justifier son parcours de formation auprès du jury, qui n'est d'ailleurs pointilleux que s'il sent que quelque chose cloche... Parce qu'évidemment, si l'étudiant a fait 3 stages et un mémoire sur des sujets qui se rapprochent, il n'a intérêt à avoir aucune lacune ! C'est là que ça peut devenir un problème : pas question de se faire coincer sur un sujet normalement très bien maîtrisé... Mais si l'argumentation et le parcours de formation sont irréprochables, et que le mémoire lie tous les stages et démontre un réel investissement dans le sujet, alors tout va bien.
En tous les cas, bon courage pour la suite, Ben !
(PS : je m'excuse pour le sujet en double, mon doigt a dérapé sur la souris)

Re: Inquiétude

Publié : 21 déc. 2004 13:26
par Leelou
Bonjour,
Je ne connais pas trop la structure IR, est-ce la même chose qu'un IRP ? Pour répondre je pars du principe qu'il s'agit d'un structure identique, et qu'elle est effectivement classée dans le domaine du handicap (à vérifier cependant car il s'agit plus souvent d'enfants ou d'ados ayant des troubles du comportement : il faudrait dans l'idéal que ton IR accueille aussi des déficients mentaux ou des polyhandicapés). Mais de toutes façons la frontière entre les deux est plus mince qu'on ne croit, car un enfant psychotique a des troubles du comportement, mais c'est de l'ordre du handicap plus que de l'inadaptation, de même qu'un enfant autiste, etc...
En tous cas je sais que c'est le même texte qui régit l'IR et l'IME (les annexes 24), et que même si les intitulés sont différents, le public accueilli est assez proche. Et puis si ton souhait est de diversifier ta formation, c'est amplement suffisant comme approche du handicap, car même si dans l'idéal un parcours de formation comprend tous les champs d'intervention, il est impossible de tous les faire rentrer dans une formation de 3 ans.
Il se peut tout de même que ça puisse éventuellement poser problème à certains formateurs et examinateurs pointilleux, qui te reprocheraient de n'avoir pas découvert le domaine du handicap. Il faut en parler à ton référent de formation. Mais bon, beaucoup d'éducateurs en formation on fait le choix de ne pas parcourir tous les domaines (et de toutes façons c'est plus fréquent qu'on ne croit, puisque 3 stages ne suffiraient pas !).
En fait, à partir du moment où les trois stages sont articulés dans une logique construite de formation, et qu'elle peut être justifiée (diversification du parcours, souhait d'une approche plus précise d'une problématique particulière,...), alors comme dans le cas de Ben (l'auteur du sujet), ça ne devrait pas poser problème. Il faudra par contre avoir un argumentaire en béton le jour de l'exam. L'avantage par rapport à Ben c'est que tu en es à ton premier stage, et que tu peux encore te renseigner auprès de tes formateurs et faire machine arrière en cas de blocage de leur part, ou de la tienne si tu venais à changer d'avis estimant que c'est trop risqué. Mais tu as l'air d'avoir déjà tracé ton parcours de formation, et je suppose qu'il est logique et que tu sais où tu veux qu'elle te mène (on nous fait rédiger un projet de formation, c'est qu'il y a une raison...).
En tous cas je ne m'inquiète pas trop, car si on se met à faire des suppositions sur ce que les examinateurs pourraient dire, on peut trouver à titiller sur les parcours de tous les étudiants : par exemple, même si ton premier stage avait été en IME, ou en IEM, on pourrait te reprocher de ne pas avoir découvert la petite enfance (MECS, ASE...), étant donné que tes prochains stages seront dans le secteur de l'inadaptation. A un de mes amis on aurait pu reprocher de ne pas avoir fait de stage avec des enfants, à un autre de ne pas avoir fait de milieu ouvert, à moi d'avoir concentré ma formation sur le handicap, etc, etc...
Voilà la réponse que je peux t'apporter, mais surtout considère que ce n'est qu'un avis, interroge tes formateurs en école, car même si je suis passée par là, ils sont quand même mieux renseignés (bien qu'il puisse y avoir des avis différents selon à qui tu t'adresses...). J'espère en tous cas t'avoir rassurée !

Re: Inquiétude

Publié : 21 déc. 2004 21:36
par tet
RE re re re bonjour

Pour compléter vos données sur l'IR:

Les instituts de rééducation ont été créés en 1956 (nomenclature administrative). L'arrêté de mars 1992 institue la catégorie 186 "institut de rééducation" au lieu des instituts de rééducation psychotérapique. Depuis cette date l'IR a perdu son P qui reste néanmoins ammpliqué dans certaine ancienne appellations. Les IR selon la classification et le décret de 1989 et ses nouvelles annexes 24 des enfants d'"intelligence normale dont les troubles de la conduite et du comportement nécessitent une prise en charge adaptée". L'IR se distingue de l'IME car les enfants accueillis sur orientation de la CDES ne présentent pas de déficience intellectuelle. Si déficience il y a, il y aura une orientation en IME. Cependant, le peu de place en IR amène la cdes a orienter parfois des jeunes en IME. Je précise qu'un enfant psychotique n'est pas forcémment déficient intellectuel ... bon nombre d'enfants psychotiques sont acueillis en IR et ne sont pas déficients. Autre précision, ne pas confondre les CRF "centres de rééducation fonctionnelle" qui assurent des soins physiologiques avec les iR.

Voilà, voilà...
bon courage

Re: Inquiétude

Publié : 21 déc. 2004 22:38
par cristal
merci beaucoup pour ta réponse qui me rassure il est vrai! mais de toute façon je me renseignerai auprès de mon formateur...
mais après tout puisque les IR (structures similaires aux IRP seul le nom diffère) sont classés dans le domaine du handicap, je pourrai argumenter à partir de ça...
C'est vrai qu'en trois ans on ne peut pas tout voir non plus et mon ébauche de parcours puisque je suis en première année s'oriente pour le moment pour les autres stages vers un centre de soin pour toxicomanes et un centre d'accueil d'urgence pour mineures enceintes, sachant que j'aurai vu les 3 populations (adultes, ados, et enfants car l'IR où je suis n'accueille les enfants que jusqu'à 12 ans)...
merci encore pour ta réponse!