Re: mineurs isolés et exile
Publié : 02 avr. 2005 12:54
Bonjour à tous,
Je travaille depuis quelques années auprès de mineurs isolés dans un établissement acceuillant plus largement des mineurs en danger... Nous cherchons tous les jours de nouvelles pistes qui pourraient être favorables à une réponse positive de la part de l'OFPRA, mais soyons réalistes, à peine 1% des demandes sont acceptées. Nous avons compris avec la pratique qu'un jeune qui dit avoir quitté son pays pour trouver du travail en France n'a aucune chance de voir son dossier aboutir (les raisons économiques ne semblent pas être un argument recevable). Malheureusement, c'est parfois l'argument que les membres des réseaux donnent aux jeunes pour les encourager à mieux partir... et c'est là qu'est le hic! Dans la majorité des cas, ces jeunes fuient avant tout leur pays à cause de la guerre. Pour plus de renseignements, il est possible de consulter le site gouvernemental de l'OFPRA (je vous y encourage d'ailleurs vivement même si les textes, conventions, etc... sont longs et compliqués).
Tout dépend également de la politique départementale, qui au final donnera plus ou moins de chances aux mineurs isolés dans leurs demandes d'asile: certains jeunes, après avoir passé la radio d'âge osseux, sont déclarés par la médecine comme ayant plus de 18 ans... dans ce cas, la loi prévoit qu'il peut y avoir un doute sur l'âge réel du jeune et le service de l'ase peut mettre à sa disposition un avocat qui l'aidera, devant un trigunal, à prouver son âge en ayant fait au préalable des recherches dans le pays d'origine (certains ont pu avoir gain de cause). Cependant, cette pratique dépend fortement de la volonté départementale, et nous n'avons pas cette chance "par chez nous" ...
D'autre part, il n'est guère possible pour ces jeunes de pouvoir prétendre à un quelconque accès professionnel par défaut de papiers d'identité; pas de possibilité donc d'entreprendre un C.A.P., qui pourtant pourrait être un axe à travailler auprès des employeurs, notament sur des promesses d'embauche (certains, quoique peu nombreux, seraient prêts à s'y engager).
Malgrè tout cela, il ne faut pas désespérer pour ces jeunes, il faut je crois creuser toutes les pistes possibles pour vérifier concrètement si elles sont réalisables ou non, et se renseigner auprès de tous les organismes compétents. Le sujet est très vaste, d'autres points pourraient également être abordés, notament en ce qui concerne le juge des enfants. Si vous avez vous aussi des pistes de travail, n'hésitez pas à m'en faire part, on n'est jamais trop renseigné!
Ciao
Je travaille depuis quelques années auprès de mineurs isolés dans un établissement acceuillant plus largement des mineurs en danger... Nous cherchons tous les jours de nouvelles pistes qui pourraient être favorables à une réponse positive de la part de l'OFPRA, mais soyons réalistes, à peine 1% des demandes sont acceptées. Nous avons compris avec la pratique qu'un jeune qui dit avoir quitté son pays pour trouver du travail en France n'a aucune chance de voir son dossier aboutir (les raisons économiques ne semblent pas être un argument recevable). Malheureusement, c'est parfois l'argument que les membres des réseaux donnent aux jeunes pour les encourager à mieux partir... et c'est là qu'est le hic! Dans la majorité des cas, ces jeunes fuient avant tout leur pays à cause de la guerre. Pour plus de renseignements, il est possible de consulter le site gouvernemental de l'OFPRA (je vous y encourage d'ailleurs vivement même si les textes, conventions, etc... sont longs et compliqués).
Tout dépend également de la politique départementale, qui au final donnera plus ou moins de chances aux mineurs isolés dans leurs demandes d'asile: certains jeunes, après avoir passé la radio d'âge osseux, sont déclarés par la médecine comme ayant plus de 18 ans... dans ce cas, la loi prévoit qu'il peut y avoir un doute sur l'âge réel du jeune et le service de l'ase peut mettre à sa disposition un avocat qui l'aidera, devant un trigunal, à prouver son âge en ayant fait au préalable des recherches dans le pays d'origine (certains ont pu avoir gain de cause). Cependant, cette pratique dépend fortement de la volonté départementale, et nous n'avons pas cette chance "par chez nous" ...
D'autre part, il n'est guère possible pour ces jeunes de pouvoir prétendre à un quelconque accès professionnel par défaut de papiers d'identité; pas de possibilité donc d'entreprendre un C.A.P., qui pourtant pourrait être un axe à travailler auprès des employeurs, notament sur des promesses d'embauche (certains, quoique peu nombreux, seraient prêts à s'y engager).
Malgrè tout cela, il ne faut pas désespérer pour ces jeunes, il faut je crois creuser toutes les pistes possibles pour vérifier concrètement si elles sont réalisables ou non, et se renseigner auprès de tous les organismes compétents. Le sujet est très vaste, d'autres points pourraient également être abordés, notament en ce qui concerne le juge des enfants. Si vous avez vous aussi des pistes de travail, n'hésitez pas à m'en faire part, on n'est jamais trop renseigné!
Ciao