Re: cpe... pas de débat dans le social?
Publié : 25 mars 2006 19:18
Bonjour à tou(te)s !
D'abord un petit mot pour ups : le week-end dernier, j'ai tenté à 3 reprises de passer un sujet sur le CPE.
A la 3ème fois, ne voyant toujours pas apparaître mon sujet dans la liste, j'en ai déduit que le "modérateur" l'avait bloqué.
Soit tu as eu plus de chance que moi, soit c'était un hasard.
Bref, dans mon message, je disais que notre école de travailleurs sociaux était en grève, en soutien avec les étudiants.
En ce qui me concerne, j'ai 43 ans, donc pas directement concernée par le CPE
Mais j'ai un fils de 17 ans, lycéen ...
Bref, je me sens solidaire des lycéens et étudiants en grève, car je trouve que ce contrat remet gravement en cause le Droit du Travail.
Christel dit que les Assedic constatent déjà les ruptures précoces de CNE.
Savez-vous que le personnel de l'ANPE est contre le CPE, parce que ce contrat ne créera pas d'emploi pour les jeunes !
En effet :
- pour les entreprises qui ne sont pas sûres de leur marché et qui ne sont pas sûres de garder le jeune, il y a déjà le CDD et l'intérim.
Nombre d'entreprises ont recours à l'un ou l'autre, parfois sur de longues durée (mais limitée à 18 mois !!) pour "surcroît de travail"
- pour ce qui est de "tester" un jeune dont on n'est pas sûr, certaines entreprises ont aussi recours au CDD (même si ce n'est pas fait pour ça !), donc ça ne changera rien ... sauf qu'on pourra le "jeter" plus vite ! (ceci pour répondre à Muriel)
- le gouvernement essayait la semaine dernière de dire que ce contrat serait pour les jeunes peu qualifiés, ce qui n'est pas du tout dans le texte, et surtout, ils ont déjà créé le "Contrat Jeune en Entreprise" en 2003, spécialement pour les jeuns ayant une qualification inférieure au Bac : c'est aussi un contrat en CDI, il a eu peu de succès ... il est vrai qu'il ne permet pas de licencier le jeune en dehors de tte réglementation (préavis et motif) !
Ainsi, pour répondre à Petite Normandie et Samira : oui, il y a déjà des contrats aidés (aide à l'employeur) accessibles aux jeunes, c'est le cas du CIE ou du CAE (qui a remplacé les CES), donc pourquoi en créer encore un autre ?
Les manifs contre le CPE ne sont pas le fait des "fils à papa" ... car il y en aurait beaucoup !!
Cette loi a été votée en force, en refusant le débat.
En refusant le CPE, il s'agit "seulement" de refuser la précarisation constante, et surtout la remise en cause du Droit du Travail !
En France, depuis des dizaines d'années, aucun licenciement ne peut se faire sans motif ! ... et les Tribunaux des Prud'hommes sont justement là pour juger des licenciements abusifs !
Pourtant, je comprends aussi l'inquiétude de ceux qui vont passer des examens et dont la fac est bloquée.
Je m'inquiète pour les cours de 1ère de mon fils (qui a participé au blocage de son lycée) et pour mes cours de 1ère année d'AS, puisque mon école est en grève. (même si certains cours ont eu lieu quand même.)
Je trouve ça regrettable, de devoir en arriver là pour essayer de se faire entendre !
Pourtant ... vu l'entêtement du gouvernement, mardi, je serais dans la rue aux côtés de mon fils
D'abord un petit mot pour ups : le week-end dernier, j'ai tenté à 3 reprises de passer un sujet sur le CPE.
A la 3ème fois, ne voyant toujours pas apparaître mon sujet dans la liste, j'en ai déduit que le "modérateur" l'avait bloqué.
Soit tu as eu plus de chance que moi, soit c'était un hasard.
Bref, dans mon message, je disais que notre école de travailleurs sociaux était en grève, en soutien avec les étudiants.
En ce qui me concerne, j'ai 43 ans, donc pas directement concernée par le CPE
Mais j'ai un fils de 17 ans, lycéen ...
Bref, je me sens solidaire des lycéens et étudiants en grève, car je trouve que ce contrat remet gravement en cause le Droit du Travail.
Christel dit que les Assedic constatent déjà les ruptures précoces de CNE.
Savez-vous que le personnel de l'ANPE est contre le CPE, parce que ce contrat ne créera pas d'emploi pour les jeunes !
En effet :
- pour les entreprises qui ne sont pas sûres de leur marché et qui ne sont pas sûres de garder le jeune, il y a déjà le CDD et l'intérim.
Nombre d'entreprises ont recours à l'un ou l'autre, parfois sur de longues durée (mais limitée à 18 mois !!) pour "surcroît de travail"
- pour ce qui est de "tester" un jeune dont on n'est pas sûr, certaines entreprises ont aussi recours au CDD (même si ce n'est pas fait pour ça !), donc ça ne changera rien ... sauf qu'on pourra le "jeter" plus vite ! (ceci pour répondre à Muriel)
- le gouvernement essayait la semaine dernière de dire que ce contrat serait pour les jeunes peu qualifiés, ce qui n'est pas du tout dans le texte, et surtout, ils ont déjà créé le "Contrat Jeune en Entreprise" en 2003, spécialement pour les jeuns ayant une qualification inférieure au Bac : c'est aussi un contrat en CDI, il a eu peu de succès ... il est vrai qu'il ne permet pas de licencier le jeune en dehors de tte réglementation (préavis et motif) !
Ainsi, pour répondre à Petite Normandie et Samira : oui, il y a déjà des contrats aidés (aide à l'employeur) accessibles aux jeunes, c'est le cas du CIE ou du CAE (qui a remplacé les CES), donc pourquoi en créer encore un autre ?
Les manifs contre le CPE ne sont pas le fait des "fils à papa" ... car il y en aurait beaucoup !!
Cette loi a été votée en force, en refusant le débat.
En refusant le CPE, il s'agit "seulement" de refuser la précarisation constante, et surtout la remise en cause du Droit du Travail !
En France, depuis des dizaines d'années, aucun licenciement ne peut se faire sans motif ! ... et les Tribunaux des Prud'hommes sont justement là pour juger des licenciements abusifs !
Pourtant, je comprends aussi l'inquiétude de ceux qui vont passer des examens et dont la fac est bloquée.
Je m'inquiète pour les cours de 1ère de mon fils (qui a participé au blocage de son lycée) et pour mes cours de 1ère année d'AS, puisque mon école est en grève. (même si certains cours ont eu lieu quand même.)
Je trouve ça regrettable, de devoir en arriver là pour essayer de se faire entendre !
Pourtant ... vu l'entêtement du gouvernement, mardi, je serais dans la rue aux côtés de mon fils