Re: besoin conseil urgent (signalement)
Publié : 30 avr. 2007 22:28
Je me fais peut-être l'avocat du diable, mais je pense qu'il peut-être ultra stigmatisant pour une famille de faire l'objet de notre visite suite à signalement anonyme, surtout si la maman n'est pas hostile à une ouverture et à un contact avec l'extérieur. Et puis l'anonymat est peut-être un leurre : même si tu ne dis pas que tu es la signalante à cette maman, même si l'AS ne le dis pas elle même, crois tu que la gamine ne dira pas à sa mère que c'est à toi qu'elle a parlé, dans l'AS évoquera un signalement anonyme basé sur les propos de l'enfant ?
En guise d'alternative, pourrais-tu envisager un instant d'aller en discuter avec cette maman, non pas en tant qu'AS, mais en tant que maman à qui une fillette s'est confiée, juste pour lui dire, en amie, que tu penses que sa gamine est en souffrance, et que tu penses qu'elle-même a peut-être envie d'en parler, de lâcher prise autour d'une tasse de café pour décompresser un peu et prendre de la distance, ce qui lui permettrait d'être un peu plus cool avec sa fille?
Il est possible qu'elle ait, dans sa situation, plus besoin d'une confidente, d'une amie, que d'une AS ou d'un signalement...
On vit dans une société où les gens sont de plus en plus isolés socialement et affectivement, et je ne suis pas toujours sûre que mes interventions, en tant qu'AS de secteur, soient plus pertinentes que l'aurait été le soutien d'un proche, avec un peu de l'affect que nous ne pouvons pas mettre dans nos évaluations.
En guise d'alternative, pourrais-tu envisager un instant d'aller en discuter avec cette maman, non pas en tant qu'AS, mais en tant que maman à qui une fillette s'est confiée, juste pour lui dire, en amie, que tu penses que sa gamine est en souffrance, et que tu penses qu'elle-même a peut-être envie d'en parler, de lâcher prise autour d'une tasse de café pour décompresser un peu et prendre de la distance, ce qui lui permettrait d'être un peu plus cool avec sa fille?
Il est possible qu'elle ait, dans sa situation, plus besoin d'une confidente, d'une amie, que d'une AS ou d'un signalement...
On vit dans une société où les gens sont de plus en plus isolés socialement et affectivement, et je ne suis pas toujours sûre que mes interventions, en tant qu'AS de secteur, soient plus pertinentes que l'aurait été le soutien d'un proche, avec un peu de l'affect que nous ne pouvons pas mettre dans nos évaluations.