Bonjour Céline.
En faisant une recherche sur internet, voilà sur quelles infos je tombe :
14 Des établissements spécifiques sont-ils prévus pour les femmes détenues ?
Les femmes détenues, au nombre de 2.279, représentent 3,8% de la population carcérale au 1er février 2004. Elles sont obligatoirement incarcérées dans des locaux séparés de ceux des hommes, ne permettant aucune communication avec eux. Hommes et femmes peuvent être détenus soit dans des établissements distincts, soit dans des quartiers séparés d’une même prison. Sur 190 établissements pénitentiaires, 64 accueillent des détenues en 2004, parmi lesquels trois maisons d’arrêt spécialisées pour femmes, à Fleury-Mérogis, Rennes et Versailles. Dans les autres maisons d’arrêt, quelques cellules ou un quartier leur sont réservés. Trois établissements pour peines peuvent accueillir des femmes condamnées à des moyennes et longues peines. Ils sont tous situés dans la moitié Nord de la France (Rennes, Bapaume, Joux-la-ville), ce qui pose d’importants problèmes de maintien des liens familiaux. Quatre établissements sont autorisés à accueillir des détenues mineures (Fresnes, Lyon Montluc, Marseille et Versailles), mais aucun quartier spécifique ne leur est réservé, si bien qu’elles cohabitent avec les majeures. Dans l’ensemble des maisons d’arrêt, les femmes prévenues et condamnées sont également mélangées.
Articles D222 et D248 du Code de procédure pénale. Direction de l’administration pénitentiaire, statistique mensuelle de la population écrouée en France, situation au 1er février 2004.
15 Des conditions de détention spécifiques sont-elles prévues pour les femmes ?
Le Code de procédure pénale ne prévoit pas de régime de détention spécifique pour les femmes. Les détenues se voient appliquer la même réglementation que les hommes, à l’exception des femmes enceintes et des mères incarcérées avec leur enfant de moins de 18 mois, qui doivent en principe bénéficier d’un régime de détention approprié. En pratique, les femmes subissent cependant les effets de leur faible nombre lorsqu’elles sont détenues dans le « quartier femmes » d’un établissement prévu pour des hommes. Dans ce cas, elles ont souvent accès à un nombre limité d’activités et restent la majorité du temps en cellule. A la différence des hommes, les femmes détenues ne doivent être surveillées que par des personnes de leur sexe ; le personnel masculin n’a en principe accès au quartier des femmes que sur autorisation du chef d’établissement. En pratique, le personnel des prisons de femmes est composé depuis quelques années de gradés hommes. Mais ils ne sont généralement pas directement au contact des détenues et n’interviennent dans le cadre d’incidents qu’accompagnés d’une surveillante. Ils ne doivent pas circuler dans les couloirs, regarder dans les œilletons, ni effectuer les fouilles.
Articles D222 et D400-1 du Code de procédure pénale.
Les femmes résistent au crime
La présence des femmes tout au long du processus, de l’arrestation jusqu’à la condamnation, est beaucoup plus faible que celle des hommes. [...] Elles bénéficient d’un taux d’acquittement en général deux fois supérieur (au moins) à celui des hommes. La réparation des peines diffère également : moins d’emprisonnement ferme chez les femmes et plus d’amende, de peine de substitution ou de dispense de peine. Cela s’explique en grande partie par la structure des infractions moins souvent sanctionnées par l’incarcération. Moins visible, moins agressive, la délinquance féminine fait moins peur. Les juges tiendraient également compte de leur rôle familial : la représentation de la mère reste un statut valorisant pour les femmes. Mais ce « traitement paternaliste / bourgeois » n’est pas toujours aussi favorable qu’on le pense. [...] Il semble que les femmes profitent d’une réaction sociale discriminatoire pour les petits délits (sorties nombreuses avant le déferrement, acquittements plus fréquents, peines plus courtes que leurs complices...°. Elles subissent un traitement plus défavorable lorsqu’elles sont condamnées pour une infraction grave (condamnations et peines effectives plus longues).
Rostaing (Corinne) la relation carcérale. Identités et rapports sociaux dans les prisons de femmes, PUF, 1997
(référence du Site internet où j'ai trouvé ces infos :
www.prison.eu.org)
Et pour l'établissement pénitentiaire de rennes accueillant exclusivement des femmes détenues, quelques infos trouvées sur le site du ministère de la justice :
18 décembre 2006
Rennes CP
Etablissement pénitentiaire - centre pénitentiaire
Mise en service en 1878, la prison des femmes de Rennes est le seul établissement pénitentiaire en France exclusivement réservé aux femmes. Il est situé en centre ville, à proximité de la gare SNCF.
Le centre pénitentiaire de Rennes accueillit les femmes condamnées de la centrale de Montpellier à sa fermeture en 1933, puis celles de Haguenau et de Doullens au début de la guerre de 1940. De nombreuses résistantes y furent incarcérées, puis à la Libération, y furent regroupées les condamnées politiques aux travaux forcés. De 1953 à 1959, des travaux furent réalisés dans l'ancienne infirmerie, qui accueillit en 1962 les détenues FLN.
Le domaine de 6 hectares comprend le centre pénitentiaire, la direction régionale des services pénitentiaires de Rennes, des logements pour les personnels et le quartier semi-liberté de la maison d'arrêt des hommes.
L'ouverture d'un espace réservé aux mineures est prévue prochainement (6 cellules, 1 salle d'activité, 1 salle de classe).
Un centre pénitentiaire est un établissement qui comprend au moins deux quartiers à régimes de détention différents (maison d’arrêt, centre de détention et/ou maison centrale).
Adresse postale
18 bis rue de Châtillon
BP 3107
35031 Rennes Cédex
Téléphone
Standard : 02 99 26 89 00
Parloirs : 02 99 26 89 59
Accueil des familles en attente de parloir
L'association "Arc-en-ciel" accueille les familles les jours de parloirs dans un local situé au 53, rue Bigot de Préameneu. Tél : 02.99.53.46.34
Parloirs avocats
du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h.
Direction interrégionale :
Rennes
Autorités de rattachement :
L'établissement est situé dans le ressort des cours d'appel de Rennes et d'Angers et des tribunaux de grande instance (TGI) de Rennes, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Le-Mans, Angers, Laval, Saumur, Vannes et Lorient.
Les mineures écrouées peuvent également provenir des TGI du ressort de la cour d'Appel de Caen pour les TGI de Caen, Lisieux, Cherbourg et Coutances et de la cour d'appel de Poitiers pour les TGI de La Roche-sur-Yon et du TGI Des Sables- D'olonne.
Accès
Par la route : rocade sud, sortie" Le Blosne", avenue Henri Fréville "direction gare".
Par le train: sortie sud, rue de Châtillon. L'établissement se trouve dans la même rue.
Aéroport : Rennes/Saint-Jacques. Pas de bus, desservi par taxi.
Capacité d’accueil :
296 places.
Catégorie
quartier centre de détention : 233 places,
quartier maison d'arrêt : 54 places dont 3 cellules mineures (6 places),
quartier nursery : 5 places,
quartier semi-liberté: 4 places.
Travail
Activités Effectif employé Surfaces d'atelier
Façonnage, conditionnements
Confection 80 2 300 m²
Formation professionnelle
Formation Places Diplômes Durée en mois
coiffure (formation/travail) 1 CAP*/BEP** 12
agent de propreté 12 CAP* 6
bureautique 15 CAP* 10
agent de restauration 12 CFP*** 10
adaptation à l'emploi 10 - 4
français langue étrangère 20 - 5
emploi couture 5 préqualif. 1
* CAP : certificat d'aptitude professionnelle
* BEP : brevet d'enseignement professionnel
***CFP : contrat de formation personnalisé
Service pénitentiaire d'insertion et de probation de rattachement :
SPIP d'Ille-et-Vilaine
35 Rue Louis Guilloux
CS 91115 - 35011 Rennes Cedex
Tél. 02.99.54.72.60
A noter dans ces dernières infos, le n° du SPIP correspondant à cet établissement exclusivement réservé aux femmes, et les coordonnées de l'association d'accueil des familles, qu'il peut être intérressant de rencontrer ou de contacter.