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DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
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Iili
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Florence : depuis la réforme , y a t-il eu un changement de tes missions ? comment exerces tu sur le terrain ?
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Florence
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Bonjour Lili,
En fait, je ne peux pas tellement te parler de l'avant réforme, car je n'ai pris mon poste que début janvier, donc, avec la réforme !
Je sais que les associations tutélaires ont désormais le statut d'établissement médico-social, ce qui implique la loi 2002-2 et tous ses outils : livret d'accueil, projet individualisé, etc ... Tout ça se met en place petit à petit, élaboré par la direction, et les projets individuels seront rédigés au fur et à mesure des ouvertures (= nouvelles mesures) ou des révisions de mesure.
Comment j'exerce sur le terrain ? C'est dificile à dire comme ça, en quelques mots ...
Au quotidien, cela passe par le règlement des factures, les liens avec les partenaires (ESAT, foyer de vie, services d'aide à domicile ...), les appels téléphoniques pour répondre aux demandes ponctuelles des majeurs, les documents administratifs (imaginez tout votre courrier pultiplié par 60 ou 70 tous les jours !) ... et bien sûr, les visites à domicile et les synthèses partenariales.
J'essaie de ne pas oublier ma formation d'AS, même si j'interviens dans le cadre d'une relation contraiente (imposée par décision judiciaire), il faut essayer de faire adhérer la personne, d'établir une relation de confiance. Il faut trouver l'équilibre entre ce que souhaite la personne, qui n'est pas toujours possible ou souhaitable pour elle, et dont elle n'a pas toujours conscience du fait de sa pathologie, tout en respectant son droit de décider de son lieu de vie et de son projet de vie.
Il faut donc beaucoup écouter les personnes. Ce qui est intéressant, c'est qu'on rencontre toujours les mêmes personnes (1 fois tous les 1 mois et 1/2 à 2 mois au minimum, mais beaucoup plus souvent pour certains), donc on finit par les connaître, par savoir ce qu'ils veulent, quelles sont leurs difficultés, etc ... C'est aussi un travail de longue durée, les mesures sont maintenant prononcées pour 5 ans, mais certaines personnes (handicap mental, déficience intellectuelle) resteront toujours sous mesure de protection.
En fait, je ne peux pas tellement te parler de l'avant réforme, car je n'ai pris mon poste que début janvier, donc, avec la réforme !
Je sais que les associations tutélaires ont désormais le statut d'établissement médico-social, ce qui implique la loi 2002-2 et tous ses outils : livret d'accueil, projet individualisé, etc ... Tout ça se met en place petit à petit, élaboré par la direction, et les projets individuels seront rédigés au fur et à mesure des ouvertures (= nouvelles mesures) ou des révisions de mesure.
Comment j'exerce sur le terrain ? C'est dificile à dire comme ça, en quelques mots ...
Au quotidien, cela passe par le règlement des factures, les liens avec les partenaires (ESAT, foyer de vie, services d'aide à domicile ...), les appels téléphoniques pour répondre aux demandes ponctuelles des majeurs, les documents administratifs (imaginez tout votre courrier pultiplié par 60 ou 70 tous les jours !) ... et bien sûr, les visites à domicile et les synthèses partenariales.
J'essaie de ne pas oublier ma formation d'AS, même si j'interviens dans le cadre d'une relation contraiente (imposée par décision judiciaire), il faut essayer de faire adhérer la personne, d'établir une relation de confiance. Il faut trouver l'équilibre entre ce que souhaite la personne, qui n'est pas toujours possible ou souhaitable pour elle, et dont elle n'a pas toujours conscience du fait de sa pathologie, tout en respectant son droit de décider de son lieu de vie et de son projet de vie.
Il faut donc beaucoup écouter les personnes. Ce qui est intéressant, c'est qu'on rencontre toujours les mêmes personnes (1 fois tous les 1 mois et 1/2 à 2 mois au minimum, mais beaucoup plus souvent pour certains), donc on finit par les connaître, par savoir ce qu'ils veulent, quelles sont leurs difficultés, etc ... C'est aussi un travail de longue durée, les mesures sont maintenant prononcées pour 5 ans, mais certaines personnes (handicap mental, déficience intellectuelle) resteront toujours sous mesure de protection.
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Claire
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Florence, je trouve tes propos très interessant. Lorsque tu parle d'aide contrainte comment (ou par quel outil ) arrives tu as instauré une relation de confiance ? Et si la personne est totalement réfractère ?
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Etudiante AS
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
bonjour,
je fais un copié/collé d'une réponse que j'ai apportée sur un autre post à Leila, afin que chacun puisse en profiter.
Auteur: Etudiante AS
Date: 02/06/2009 09:43
Bonjour Leila (et petit coucou à Florence qui me reconnaitra !)
Voici (tjs grossomodo) la correction proposée par l'école :
Positionnement professionnel :
- se positionner en ne restant pas dans les généralités : utiliser le "Je"
- s'inscrire dans les missions du Centre Hospitalier (USLD)
Cadre de l'intervention, plan d'action :
- J'écoute, j'analyse, j'évalue la situation,
- je veille à une approche globale de la situation (la personne âgée, sa famille)
- fonder l'action sur la relation de confiance
- favoriser et accompagner l'accès aux droits,
- prendre en compte les difficultés de la famille face à la maladie : comment se traduit la perte d'autonomie ?
- prendre en compte l'intérêt de la personne âgée,
- s'intéresser à la PA, sa vie actuelle, les incidences de la maladie, sa compréhension face à la situation,
- s'intéresser aux ressources, au patrimoine de la PA
- présenter l'EHPAD (le fonctionnement, le coût)
- informer la famille sur les différentes possibilités de protection juridique (tutelle, curatelle)
- le CLIC (missions et orientation/accompagnement)
- ISIC (à long terme) sur l'aide aux aidants
Le contexte réglementaire et législatif d'intervention :
Il s'agit d'évoquer :
- la loi du Juillet 1998 (le partenariat, la lutte contre les exclusions),
- la loi de janvier 2002 (usager acteur)
- la déontologie, le secret professionnel,
Les partenaires, le contexte territorial :
il s'agit de présenter ses propres missions au sein du Centre Hospitalier, d'expliquer les articulations en fonction de nos missions respectives avec les autres services avec lesquels on peut travailler, les apports du travail en partenariat (en interne et en externe).
Voilà la trame de correction proposée.
Dans cette 3ème partie notée sur 6, j'ai eu 4.75.
Sur l'ensemble du devoir, j'ai eu 16/20 même si je n'ai pas tout évoqué. Je suis loin d'être une pro, malgré tout je m'en suis bien sortie.
Il s'agit surtout d'argumenter le projet d'aide, le choix des méthodologie d'intervention : ISAP ou ISIC. Le plan d'aide doit être par dessus tout pertinent.
J'espère que cette correction t'éclairera.
Courage
je fais un copié/collé d'une réponse que j'ai apportée sur un autre post à Leila, afin que chacun puisse en profiter.
Auteur: Etudiante AS
Date: 02/06/2009 09:43
Bonjour Leila (et petit coucou à Florence qui me reconnaitra !)
Voici (tjs grossomodo) la correction proposée par l'école :
Positionnement professionnel :
- se positionner en ne restant pas dans les généralités : utiliser le "Je"
- s'inscrire dans les missions du Centre Hospitalier (USLD)
Cadre de l'intervention, plan d'action :
- J'écoute, j'analyse, j'évalue la situation,
- je veille à une approche globale de la situation (la personne âgée, sa famille)
- fonder l'action sur la relation de confiance
- favoriser et accompagner l'accès aux droits,
- prendre en compte les difficultés de la famille face à la maladie : comment se traduit la perte d'autonomie ?
- prendre en compte l'intérêt de la personne âgée,
- s'intéresser à la PA, sa vie actuelle, les incidences de la maladie, sa compréhension face à la situation,
- s'intéresser aux ressources, au patrimoine de la PA
- présenter l'EHPAD (le fonctionnement, le coût)
- informer la famille sur les différentes possibilités de protection juridique (tutelle, curatelle)
- le CLIC (missions et orientation/accompagnement)
- ISIC (à long terme) sur l'aide aux aidants
Le contexte réglementaire et législatif d'intervention :
Il s'agit d'évoquer :
- la loi du Juillet 1998 (le partenariat, la lutte contre les exclusions),
- la loi de janvier 2002 (usager acteur)
- la déontologie, le secret professionnel,
Les partenaires, le contexte territorial :
il s'agit de présenter ses propres missions au sein du Centre Hospitalier, d'expliquer les articulations en fonction de nos missions respectives avec les autres services avec lesquels on peut travailler, les apports du travail en partenariat (en interne et en externe).
Voilà la trame de correction proposée.
Dans cette 3ème partie notée sur 6, j'ai eu 4.75.
Sur l'ensemble du devoir, j'ai eu 16/20 même si je n'ai pas tout évoqué. Je suis loin d'être une pro, malgré tout je m'en suis bien sortie.
Il s'agit surtout d'argumenter le projet d'aide, le choix des méthodologie d'intervention : ISAP ou ISIC. Le plan d'aide doit être par dessus tout pertinent.
J'espère que cette correction t'éclairera.
Courage
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Florence
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Bonsoir à tou(te)s,
- Etudiante AS (que je connais bien, coucou à toi aussi) fait référence ici à un devoir blanc de DC 4 qu'elle a eu récemment sur la réforme des tutelles, et dont la 3ème question se rapportait au positionnement d'une AS auprès d'une personne âgée atteinte d'Alzheimer et auprès de sa famille.
- Pour répondre à Claire : pas facile de te dire comment j'instaure la relation de confiance, ça se fait peu à peu, au fil des entretiens, des visites à domicile ...
Je prends toujours soin d'expliquer le plus possible aux personnes ce que j'ai fait, et pourquoi je le fais, ou pourquoi je leur demande tel justificatif (quitte parfois à me "retrancher" derrière le juge des Tutelles, qui a ordonné le jugement)
J'essaie aussi de les rappeler rapidement lorsqu'il y a une demande par téléphone.
Et puis, il y a le partenariat : récemment, j'ai rencontré deux personnes qui ont des troubles psy, et qui ont beaucoup de mal à admettre que quelqu'un contrôle leurs ressources et surtout leur utilisation de ces ressources. J'ai donc rencontré ces deux personnes avec les AS de psy qui les suivent et les connaissent depuis plus longtemps que moi.
C'est ça aussi le partenarait : travailler ensemble sur la même situation, au même moment. Et je sais que par la suite, l'AS pourra reprendre avec la personne ce qui a été dit, rectifier ce qui a été mal compris, etc ...
Sinon, les personnes finissent aussi par comprendre qu'elles ont besoin de nous, au minimum pour leur alimentation (mais ça, on met en place des virements permanents) et pour leurs vêtements, etc ... Donc, il y a quand même des occasions de contacts minimum.
C'est souvent en début de mesure que ça peut être difficile, le temps que la personne "accepte" et intègre l'idée qu'on va gérer ses ressources et qu'elle doit passer par nous pour obtenir de l'argent pour ses dépenses.
Personnellement, je n'ai pas vraiment eu à mettre en place de nouvelles mesures (arrivant en janvier sur un poste déjà existant), et je n'ai pas encore été confrontée à quelqu'un qui refuserait vraiment ma visite ou tout contact. Je sais que certaines collègues ont parfois du mal avec telle ou telle personne, il arrive qu'on se "repasse" un dossier difficile au sein de l'association, parce que le travail n'est plus possible ; et parfois, le changement de personne permet un mieux.
- Etudiante AS (que je connais bien, coucou à toi aussi) fait référence ici à un devoir blanc de DC 4 qu'elle a eu récemment sur la réforme des tutelles, et dont la 3ème question se rapportait au positionnement d'une AS auprès d'une personne âgée atteinte d'Alzheimer et auprès de sa famille.
- Pour répondre à Claire : pas facile de te dire comment j'instaure la relation de confiance, ça se fait peu à peu, au fil des entretiens, des visites à domicile ...
Je prends toujours soin d'expliquer le plus possible aux personnes ce que j'ai fait, et pourquoi je le fais, ou pourquoi je leur demande tel justificatif (quitte parfois à me "retrancher" derrière le juge des Tutelles, qui a ordonné le jugement)
J'essaie aussi de les rappeler rapidement lorsqu'il y a une demande par téléphone.
Et puis, il y a le partenariat : récemment, j'ai rencontré deux personnes qui ont des troubles psy, et qui ont beaucoup de mal à admettre que quelqu'un contrôle leurs ressources et surtout leur utilisation de ces ressources. J'ai donc rencontré ces deux personnes avec les AS de psy qui les suivent et les connaissent depuis plus longtemps que moi.
C'est ça aussi le partenarait : travailler ensemble sur la même situation, au même moment. Et je sais que par la suite, l'AS pourra reprendre avec la personne ce qui a été dit, rectifier ce qui a été mal compris, etc ...
Sinon, les personnes finissent aussi par comprendre qu'elles ont besoin de nous, au minimum pour leur alimentation (mais ça, on met en place des virements permanents) et pour leurs vêtements, etc ... Donc, il y a quand même des occasions de contacts minimum.
C'est souvent en début de mesure que ça peut être difficile, le temps que la personne "accepte" et intègre l'idée qu'on va gérer ses ressources et qu'elle doit passer par nous pour obtenir de l'argent pour ses dépenses.
Personnellement, je n'ai pas vraiment eu à mettre en place de nouvelles mesures (arrivant en janvier sur un poste déjà existant), et je n'ai pas encore été confrontée à quelqu'un qui refuserait vraiment ma visite ou tout contact. Je sais que certaines collègues ont parfois du mal avec telle ou telle personne, il arrive qu'on se "repasse" un dossier difficile au sein de l'association, parce que le travail n'est plus possible ; et parfois, le changement de personne permet un mieux.
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jo
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
bonjour a toute!! une question d'extreme urgence aux étudiants de 3éme année d'as, je suis à l'irts de la réunion et on nous a dit que la réforme sur les tutelles n'était pas au programme de l'épreuve de DC 4. avez vous les mêmes infos? nous n'avons jamais eu de contenu la dessus, on est trés inquiets!!! merci de répondre a trés bientôt
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Didine
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Bonjour Florence,
Merci pour tes réponses fort interessantes! Je voudrais avoir un éclaircissement.
Tu dis être "délégué à la tutelle".
Quelle est la différence entre le "délégué à la tutelle" et le "madataire judiciaire"?
Si j'ai bien compris:
- dans le cas des MASP, les services sociaux des départements sont garants de la mise en oeuvre de la mesure.
- dans le cas des MAJ, tutelle, curatelle et sauvegarde de justice, ce sont les mandataires judiciaires (personnes physiques dans un cadre individuel ou institutionnel) qui appliquent la mesure c'est ca?
Merci pour tes réponses fort interessantes! Je voudrais avoir un éclaircissement.
Tu dis être "délégué à la tutelle".
Quelle est la différence entre le "délégué à la tutelle" et le "madataire judiciaire"?
Si j'ai bien compris:
- dans le cas des MASP, les services sociaux des départements sont garants de la mise en oeuvre de la mesure.
- dans le cas des MAJ, tutelle, curatelle et sauvegarde de justice, ce sont les mandataires judiciaires (personnes physiques dans un cadre individuel ou institutionnel) qui appliquent la mesure c'est ca?
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Didine
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Et a quelle position graduée se trouve la MAJ etre la sauvegarde de justice, la curatelle et la tutelle?
Merci de tes réponses.
Merci de tes réponses.
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magsim
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Pour te répondre Jo, à ma connaissance, il n'y a pas de "programme" de politiques sociales... C'est bien là le problème, c'est que l'on doit tout "savoir", tous balayer donc comme il est impossible pour les écoles de tout voir... Beaucoup de choses repose sur le travail perso :triste: Bon courage à toi !
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Dorothée
Re: DC4 2009 + réforme tutelle curatelle + question N°3
Didine, pour les mesures de tutelle, curatelle et sauvegarde il faut que la personne présente une altération de ses facultés mentales. A l'inverse, pour la MAJ, elle ne doit pas présenter d'altération mais des difficultés persistantes de gestion qui mettent en danger sa santé ou sa sécurité et qui n'ont pas été résolues par la MASP. La MAJ est mise en place après échec de la MASP.