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Re: La scarification

Publié : 05 oct. 2006 20:32
par c
Pommereau aborde le théme de la scarification dans l"adolescent suicidaire et dans adolescent à fleur de peau. si cela peut t'aider.
Par contre Sabrina ton écrit d'appronfondissement m'intéresserait parce que ce sujet me questionne professionnellement et personnellement.

Re: La scarification

Publié : 09 oct. 2006 20:21
par sabrina
Pas de problème, il suffit que tu me donnes ton mail et je te fais parvenir mon dossier!

A plus
Sabrina

Re: La scarification

Publié : 09 oct. 2006 22:36
par Seba
Je me demande, si on en fait pas beaucoup sur la sacrification et autre percing.

C'est une vision très ethnocentré, je trouve. Je me rappelle d'un voyage au Venezuela. Là bas, dans certains groupes, c'est une pratique normale, significative du passage de l'adolescent à l'adulte.

Ne sommes nous pas trop effrayé par ce mode d'expression?

Re: La scarification

Publié : 10 oct. 2006 01:26
par Etoile
Hello tout le monde,
Sabrina, je veux bien que tu me fasses parvenir ton approfondissement théorique sur la mutilation ...
mon adresse mail : carmenbeyourself@hotmail.fr
Merci d'avance et bonne continuation à tous

Re: La scarification

Publié : 26 oct. 2006 21:30
par L.ana
Salut Sabrina,

Je souhaiterais aussi ton sujet pour info perso car ce thème m'intéresse beaucoup personnellement. Merci mon mail : linuit@hotmail.fr

Re: La scarification

Publié : 28 oct. 2006 12:55
par Mélie
Seba,

Justement, nous ne sommes pas au Vénézuela (où ailleurs, il y a beaucoup de pays, de tribus où ces pratiques existent) et tout cela ne fait pas partie de notre culture.
Bien sûr, les tatouages ont toujours existés, je pense en particulier aux marins, tatoués, les oreilles percés (un peu classique comme exemple mais le seul qui me vienne spontanément à l'esprit).

Mais il ne me semble pas que ces pratiques représentent un rite, un passage d'un âge à un autre dans la culture occidentale.

Un jeune (ou moins jeune) qui se fait un ou deux tatouages, un ou deux piercing ça n'est pas vraiment problématique, mais quelqu'un qui se barde de tatouage, qui se perce à outrance, là ce n'est pas anodin.

Même un seul tatouage finalement peu interroger. Exemple vécu : une jeune fille qui se fait un grand tatouage (plus de 20 cm) dans le bas du dos et qui a décidé ça sur un coup de tête, qui a fait ça chez un "pote", qui a choisit le motif "comme ça, parceque c'était joli", moi ça m'interroge sur la fragilité psychologique, le besoin de reconnaissance, et certainement d'autres choses que je ne maitrise pas, de cette jeune fille.

La scarification est à mettre un peu à part je pense.
Dans notre société, les exemples de scarification volontaire à fins "esthétiques" sont assez rares(d'ailleurs, ça m'interpelle sérieusement cette pratique...).
Donc la scarification que l'on rencontre (en l'occurence dans notre travail) est plutôt liée à des actes de souffrance : ces jeunes se scarifient quand ils vont vraiment mal,ce n'est pas lié à "l'esthétisme".
Ce que j'ai compris de cet acte,c'est que le jeune a besoin de se sentir vivant. En se faisant mal, il exprime physiquement son mal intérieur, il voit un peu de sang couler, ça lui permet de savoir qu'il est bien vivant. Et puis dans ces moments, on va forcément s'occuper de lui,pour le soigner.
Je pense que c'est aussi une façon de montrer aux autres à quel point il n'est pas bien "vous avez vu ce que je suis capable de faire, quand je vous dit que je ne vais pas bien,c'est pas du chiqué"

Voilà, c'est ce que j'ai pu comprendre de ma courte expérience et l'analyse que j'ai pu en faire.

Donc je ne crois pas que nous sommes trop effrayés par ces phénomènes. Il sont vraiment à prendre en considération dans la prise en charge d'un jeune.

Le tatouage polynésien par exemple, quelle réaction aurais-tu face à un jeune qui se fait tatouer les bras, le dos, les cuisses...? Sachant que les techniques polynésiennes de taouages sont assez "barbares" et trés douloureuses. La douleur fait également partie du rite.

Ce n'est pas le cas dans notre culture. Je ne crois pas donc que l'on puisse dire que comme ça se passe ailleurs ça peut se passer chez nous.

J'espére ne pas être trop "fouillis" dans ce que j'écris et surtout ne pas avoir dit d'anneries, si c'est le cas, reprenez moi que je ne reste pas pas sur de fausses considérations. Merci

Re: La scarification

Publié : 02 avr. 2007 14:03
par Natacha
Bonjour
je suis actuellement en stage dans une institution accueillant des enfants et adolescents
certains se scarifient j'aimerai un peu plus d'info à se sujet, je pense que c'est réellement un moyen de se décharger de sa souffrance mais quelle est l'alternative à ses marques ou plutôt blessure.
si tu veux bien je serais contente d'avoir ton écrit à ce sujet
merci d'avance

Re: La scarification

Publié : 04 avr. 2007 12:24
par kass
Dans la revue Champ psychosomatique, il y a eu un numéro spécial sur le sang il y a environ un an.... Il y a un article de N. DUMET et V.MATHIEU sur les pratiques scarificatoiresb chez des femmes abusées sexuellement dans leurs enfances. Ce n'est pas exactement les problématique des enfants et ados dont tu t'occupes... mais tu y trouveras peut-être quelques idées... et une bibliographie...

Re: La scarification

Publié : 05 avr. 2007 14:06
par Natacha
en fait tu réponds très bien aux enfants avec qui je suis en stage vu qu'ils ont subi des maltraitances sexuelles
si tu as d'autres info à ce sujet je serais ravie de les avoir
merci d'avance

Re: La scarification

Publié : 09 avr. 2007 19:17
par kass
Natacha,

Voilà les références exactes de l'article dont je t'ai parlé plus haut :

N.DUMET, V.MATHIEU, Ex(or)ciser le féminin traumatique. Scarification et abus sexuel xhez la jeune femme, Revue Champ psychosomatique, 2005, n°40, p.101-113.

Il traite entre autre de la décharge, de l'apaisement (temporaire) de la douleur (psychique et physique), mais aussi d'un acte qui vient symboliser quelque chose (ici, l'accent porte plus sur la répétition agie du traumatisme sexuel, mais il peut aussi s'agir d'une répétition agie d'une relation à un objet maternel intrusant). Tu y trouveras une bibliographie d'une quinzaine d'auteurs....

Si tu as d'autres questions, mets moi ton mail et on en parlera plus longuement.