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Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 01 oct. 2010 16:07
par AS
Votre réflexion est intéressante, je pense en effet que l'alcoolisme peut être autre chose qu'une maladie : un "substitut" dans certain cas, un symptome pour d'autres personnes révèlant un mal être important et pour d'autres c'est aussi un moyen de remèdier à des symptomes type hallucinations, voix...
mais pour moi ça reste en partie une maladie quand même.
cela dit je pense consulter le manuel d'alcoologie sociale pour approfondir la question ( je suis AS dans un service de "psychiatrie et dépendances"...)
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 01 oct. 2010 17:21
par OlYve
Merci de ces réponses tout d'abord!
Ensuite j'en suis encore au début de ma réflexion et il est vrai que pour l'instant je conçois encore l'alcoolisme comme une maladie.
Le fait que j'ai fais un stage en service d'alcoologie joue certainement aussi sur ma vision des choses ...
Pour mes concepts je suis quand même obligée de garder en tête qu'il y a une notion de dépendance.
Pour être moins "médicale" je pense qu'il me faudra quelques lectures et présenter mon premier concept comme l'alcoolisme "en général" et pas seulement un catalogue de conséquences physiques par exemple !
Je prends note de l'adresse mail, merci pour l'aide que vous me proposez ! Je vous contacterai certainement dans les semaines ou mois à venir !
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 03 oct. 2010 11:06
par Yves Coulombier
Bonjour
Vous allez sûrement penser : de quoi il se mêle celui-là !
mais pour moi, il n'y a pas systématiquement dépendance dans l'alcoolisme. Vous n'avez qu'a voir la définition de l'OMS, celle de Louise Nadeau, ou la mienne : il y a alcoolisme lorsque l'alcoolisation pose problème.
Les services de soins ne voient qu'une petite partie de l'alcoolisme (6%), essentiellement des gens dépendants, dont la dépendance ne fonctionne plus, de là à conclure que toute personne dépendante est alcoolique...
Il y a également l'alcoolisation anglo saxonne qui ne donne pas à priori de syndrome de manque, est-ce de l'alcoolisme et pourquoi ?
Tout le monde connait qq'un qui est dépendant de l'alcool qui est agé et qui ne pose pas de problème.
Quand on travaille dans une structure de SOINS, il est normal de penser que les gens sont MALADES.
Lorsqu'on est TS sur un secteur,nous ne voyons que des pbs sociaux et je vous propose d'assumer ce regard social.
C'est cela l'alcoologie sociale.
Cordialement
Yves
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 22 févr. 2011 00:37
par tiffany
Bonjour, second oral blanc memoire et je viens de me faire litteralement descendre. Olyve aurais tu la gentilesse de m envoyer ta question de depart que je verifie si c'est moi qui ne sait pas justifier mon sujet ou si c'est que ma question de depart est pas top. Dur dur surtout que ma tutrice de stage etait reconfortante dans le sens ou ma question de depart et mon plan lui paraissait etre correct. Merci d'avance
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 22 févr. 2011 09:13
par pierre
"de là à conclure que toute personne dépendante est alcoolique..." dit m. Coulommier, cad ? on peut être dépendant à l'alcool sans souffrir de trouble addictif ? on peut etre un vrai sportif dépendant à l'alcool ? je me demande, c pas clair
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 22 févr. 2011 10:18
par pierre
sinon comme def de la dépendance il y a avait celle de Pierre Fouquet, il disait qu'elle se caractérise par la perte de la liberté de s'abstenir de boire, joli non ? c'est quoi la question de départ qui pose problème ?
comme bouquin il y en a un bon de Philippe Batel, "Pour en finir avec l'alcoolisme"
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 22 févr. 2011 11:47
par tiffany
la mienne c'est : au cours d'un accompagnement social, dans quelle mesure la conseillere du travail (assistante sociale) parvient elle a a&ppréhender le probleme alcool d'un salarié?
qu'en pensez vous?
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 22 févr. 2011 15:04
par pierre
bonjour tiffany
je pense qu'il faudrait préciser la question, perso. Là ça me semble un peu flou. Comment cela dans "quelle mesure" ?
Qu'est-ce qui amène la question, quels constats ? bon courage
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 22 févr. 2011 20:56
par yves coulombier
Pour Pierre :
Je crois que l'être humain est naturellement dépendant, au DE, à la bouffe, à l'argent, au travail, aux vacances, à la voiture, au sport ...
La dépendance n'est problématique que quand on manque de l'objet de dépendance.
Un alcoolo dépendant peut faire un Délirium Tremens quand il manque d'alcool. C'est pour cela qu'il s'organise pour avoir de l'alcool.
En réalité, il aurait un problème de "non alcool".
Tant qu'il peut alimenter sa dépendance, il ne va pas si mal que çà.
On peut dire que dans la majorité des cas, il pose un pb d'alcool (aux autres).
Pour Tiffany:
Je crois bien comprendre ce que tu veux dire et l'alcoolique pose un problème au TS.
L'erreur serait à mon avis de vouloir aider celui qui n'a pas de Pb à faire un truc qu'il ne veut pas faire (arrêter de boire)et appeler çà de l'aide.
J'espère ne pas être trop "tordu" et suis prêt à apporter des précisions si nécessaire.
Cordialement
Yves
Re: mémoire : l'alcoolisme
Publié : 23 févr. 2011 07:54
par pierre
bonjour Yves
vous dites que "la dépendance n'est problématique que quand on manque de l'objet de dépendance". ça semble vrai en effet, en partie du moins, pour le sujet concerné donc.
Celui qui ne souffre pas de manière chronique d'une socialisation trop détériorée par la boisson reste dans une dépendance (sport, tv, voiture...) socialement admise, valorisée parfois, qui ne pose pas trop de problèmes au reste de la société. Celui qui picole tous les jours en revanche pose un problème à son environnement, y compris à lui-même, toutefois : on picole pour anesthésier une souffrance, un mal être, en règle général. L'alcool peut aider à atténuer très temporairement cette souffrance. Mais c'est aussi, selon des témoignages solides, un leurre car sa dépendance serait elle-même dépressogène, anxiogène. En somme, si on bénéficie des effets antalgiques de la boisson le temps que dure son effet, elle reste un amplificateur de souffrances, de problèmes.
Donc, "Tant qu'il peut alimenter sa dépendance, il ne va pas si mal que çà", je pense que c'est sujet à caution... on peut jouer avec les mots. Je n'ai en tout cas jamais croisé d'alcoolo-dépendant vraiment heureux, ni satisfait...
Mais votre analyse est fine, à + bonne journée