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Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 24 juil. 2011 12:51
par panama
si on suit aspresque retraitée jusqu'au bout bientôt il faudra accepter d'être soi meme bénévole :) aller à des réunions le soir dans le cadre de son travail ? payé ou pas ? le medef ne demanderait pas mieux. Le travail sans la rémunération lol

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 24 juil. 2011 19:17
par as.presqueretraitee
Ne postulez surtout pas à la MSA,vous devriez assister et même organiser des réunions du soir!!!!
Si vous choisissez ce métier pour avoir des horaires administratifs hyper réguliers,ne pas recevoir des usagers ou faire des visites à domicile après 17H ou 17H30,je comprends mieux la réaction des usagers!!!Mais je suis certainement "has been"
Quand il y a des entretiens de sélection pour entrer dans une école au lieu de poser des questions sur les motivations uniquement on devrait aussi parler de la DISPONIBLITE, des horaires ,des rémunérations ,demander d'avoir fait des stages auprès de personnes en difficultés,les étudiants sélectionnés ne seraient pas les mêmes ,et cela éviterait des déceptions ,et des reconversions rapidement après le DEASS.Il faut un peu de militantisme pour faire ce métier,à mon humble avis.Il est partagé mais peut être pas sur ce site ???

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 24 juil. 2011 19:17
par AS
@ as.presqueretraitée : oui oui, travailler avec les associations est une très bonne idée ! Cependant, elles sont toutes en train de mettre la clé sous la porte faute de financement !
Donc, que nous reste t-il ?
J'ai bossé 2 ans dans une asso à qui ont dit "vous pouvez continuer à faire votre travail mais avec 50% du budget en moins".

Je suis AS depuis 2 ans et complétement démoralisée par la situation du social en France...
Je suis hélas persuadée que notre métier n'existera plus, sera remplacer par des "secrétaires sociales" (qui, soit dit en passant, commencent à arriver à grand flot !), payé beaucoup moins chers...

Je pense déjà à une reconversion professionnelle... et pourtant, j'en avais de la niaque en entrant en formation et en bossant sur le terrain...

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 24 juil. 2011 19:28
par lucille
en effet ! si l'imagination au travail cela doit consister à faire des heures sup bénévoles, oups. Je travaille déjà avec l'associatif, beaucoup, en journée, sur mon temps de travail. Sur l'isic il y a des choses qui se font. Il ne faut pas attendre non plus que tout vienne de la base, la reconnaissance doit veni du haut : il y a de ce point de vue de l'activisme à faire.
Le travail que nous faisons, en réseau, etc., et que nous faisons souvent en rab n'est pas tout le temps reconnu par les employeurs !! loin de là. Je ne me sacrifie pas pour ce job ! ce n'est pas un sacerdoce. Si certain(e)s ont du temps avec une retraite plus ou - confortable de donner d'eux memes ensuite, pourquoi pas ? on a une vieà coté aussi.

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 24 juil. 2011 20:32
par mouais
à ta question : "Que faire quand une personne se retrouve à la rue et en plus avec des enfants. On leur répond quoi aux gens ? Il n'y a plus de place nul part" ? je peux répondre que j'ai reçu des personnes dernièrement, sans ressources ou presque. Pas de quoi s'acheter suffisamment à manger. Je ne savais plus quoi faire. Tout est fermé à Paris. Les restos du Coeur avaient fini leur campagne. Les restos solidaire de la Ville sont pleins à craquer. Les structures caritatives sont débordées ou fermées. Alors oui parfois on a l'impression d'être payés pour dire aux gens qu'il va falloir qu'ils se débrouillent. C'est ric rac, c'est dur à supporter. Si tu écoutes nos responsables politiques, leurs efforts sont immenses. Le SAMU social, c'est moins 25% de crédits de l'Etat, en attendant. Et Roselyne B. qui explique à la télé, sans rougir, que son gouvernement est exemplaire...

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 24 juil. 2011 23:13
par ouh là
Je rappelle aussi que certaines AS ont une vie privée, des enfants à assumer et qu'elles bossent AUSSI pour gagner leur vie.

En effet, AS n'est pas un sacerdoce.

Ok pour bosser en soirée quand ça le nécessite, mais de manière organisée et avec compensation.

Pour 1.200 euros par mois, il faudrait en plus que l'on soit disponible 24 heures sur 24 ?(il me semblait que l'AS vieille fille sans enfant et sans amis, c'était une image dépassée quand même...).

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 25 juil. 2011 09:27
par mouais
se consacrer à fond dans ce boulot au point d'y être encore après les heures de travail, c'est s'exposer je pense à un burn out à plus ou moins court terme. Les cadres du privé à qui on demande de rester connecté à la boite via l'informatique le soir, les WE, etc., souvent ils pètent un câble. Se donner (littéralement) à son travail sans retour d'ascenseur, bénévolement, ça aboutirait en plus à déresponsabiliser nos employeurs et plus haut les politiques. Car comme dirait l'autre, dans de telles conditions d'exercice le miroir ne pourrait plus être responsable vis-à-vis de son original (nous). Ce serait le bin's. Sans oublier qu'à ce compte-là, on pourrait se dire que puisque le travail social peut être bénévole, pourquoi ne pas l'abandonner au caritatif, n'est-ce pas ? certes nous devons donner de nous mêmes. Personnellement je ne donne pas sans contreparties, un minimum de contreparties (en temps récupérable par ex, au plan financier, en possibilités de formations reconnues, etc.).

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 25 juil. 2011 10:34
par Madinina
"se consacrer à fond dans ce boulot au point d'y être encore après les heures de travail, c'est s'exposer je pense à un burn out à plus ou moins court terme".
Mouais, je te rejoints sur ce point. J'ai d'ailleurs fait mon mémoire; l'an dernier sur ce thème et je peux te dire, que j'ai reçu pas mal de témoignages de professionnels qui s'interrogent sur le sens de leur travail aujourd'hui.
Il faut aussi rappeler qu'en étant travailleur social, nous ne sommes pas à l'abri de difficultés personnelles (financières, familiales, etc.) au même titre que les personnes que nous recevons. Il y a des services où les arrêts maladies voire pour dépressions sont en constante augmentation.

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 25 juil. 2011 11:01
par AS bis
Bonjour à tous,

Le contenu de vos messages est fort intéressant du coup, je me questionne sur ma propre situation.

Avant d'entrée en formation, j'ai fait du bénévolat. En formation, j'ai pris de la distance avec mes pratiques de bénévole.

Ajournée 4 fois au deass avec 3 domaines de compétences validés sur 4, je recherche un emploi à temps plein ou une activité bénévole afin d'être représentée au deass dans le cadre de la vae.


Une de mes collègues de promo pense que je ne devrais pas persévérer pour avoir le DE. Mais seulement sans DE trouver une activité professionnelle, c'est chose presqu'impossible. Certains employeurs associatifs précisent même que c'est une exigence de leurs financeurs. Je ne suis plus toute jeune et je ne me vois pas refaire une formation.

Qu'en pensez-vous?

Re: Quel avenir pour la profession et pour le social ???

Publié : 25 juil. 2011 11:15
par amande85
effectivement j'aime mon travail et quand j'y suis je le fais du mieux que je peux avec motivation mais en étant payée 1200€ par mois je vais pas non plus faire des heures sup gratos...
les employeurs ont bien compris qu'on aimait notre métier et savent en profiter.
quand au bénévolat ok il en faut mais, en province en tout cas, ils font mourrir la profession. les assoc les forment, les professionnalises et c'est tout bénéf pour l'état !
il faut faire attention à ça car, oui je pense que notre métier ne disparaitra pas demain mais je pense aussi qu'il faut qu'on se batte pour que la profession soit plus valorisée.