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Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 28 nov. 2011 14:57
par Lyla
Je rejoins totalement Marie. C'est malheureusement très aléatoire. Certaines sont passées entre les gouttes et ont eu leur DE malgré des lacunes importantes et un faible niveau à l'écrit, et pour certaines encore pas de travail. Alors que d'autres l'ont raté malgré de très bonnes évaluations école et terrain et un investissement très important.

Donc une grande part de chance quand même, malgré ce qu'on voudrait bien nous faire croire. Le jury a tout pouvoir et une extrêmement grande latitude pour décider qui l'aura et qui ne l'aura pas...

Vaut mieux le savoir.

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 28 nov. 2011 15:25
par Daiki
Comme beaucoup de monde ici, je pense que c'est vraiment une question de motivations, de niveaux et d'entourage.
Faut savoir comme on dit dans ma promo "Mettre ton lit de camp dans ta salle de classe et vivre DEASS". On en rit mais c'est vrai que les mères de famille s'arrachent les cheveux de temps en temps ...
Pour y arriver je pense qu'il faut avant tout étudier... Il faut bien oui. Mais aussi savoir et pouvoir faire des breaks à chaque fin de mois. Se vider la tête et se dire que la mois est terminé et qu'un autre arrive.
Autre chose, faire des activités afin d'être "Zen" !
Pour éviter ça => :kill:

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 28 nov. 2011 19:18
par Julie
Merci à toutes pour vos messages. Je suis en troisième année avec un niveau global correct.
Cela dit, ma crainte vient du fait que ce qui semble vrai pour tout diplôme (à savoir une part de chance et de l'aléatoire) me semble doublé en ce qui concerne le DEASS.
J'ai lu pas mal de messages sur ce forum et je suis dubitative quand je vois que des élèves dont le parcours et les évaluations étaient nickels n'ont pas obtenu le diplôme ou quand je lis encore ici que des élèves avec de grosses lacunes l'ont obtenu !
Tout celà m'inquiète ... Ne pas avoir le diplôme quand tu as travaillé et qu'il te semblait être "dans les clous" avec l'aval des profs, c'est dur dur ...

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 29 nov. 2011 22:18
par fantomas
bonjour a tous, et bon courage a tous.
pour ma part je suis tres critique sur ce diplome DEASS qui n'est plus en phase avec la realite. le deass produit des intellectuels et non des techniciens du social. Tres souvent du fait d'un concours purement subjectif, les personnes les aptes a exercer ce joli metier d'as a la fois difficile et epanouissement. je pense qu'il faut modifier la formation en un cursus plus court tel que un bts ou un dut se deroulant au sein d'un lycee par exemple. il faut arreter l'existence d'ecoles privees pour preparer un diplome d'etat. certaines d'entre elles fonctionnent comme des entreprises pour se faire un maximum d'argent. par exemple il faut parfois debourser plus de 150 euros pour passer le concours pour des candidats parfois qui n'en n'ont pas les moyens. c'est evident pour celui dont les parents sont aises il est plus facile d'avoir le concours car il aura pu passer aupres de plusieurs ecoles et pourra augmenter ses probabilites de reussite. c'est aussi qu'on retrouve des etudiants originaires de rennes a marseille ou du nord a perpignan(les exemples ne manquent pas). ceci engendre des couts inutiles pour l'etudiant et les longs deplacements ne sont pas bons pour la planete en ce qui concerne les emissions de CO2 et autres gaz de combustion. je rappelle que le metier d'as est un metier de proximite et non exotique... c'est pourquoi on devrait limiter l'acces d'une ecole uniquement aux eleves qui habitent la region a laquelle est rattachee.
de plus on individualise trop les parcours des etudiants il faut davantage travailler en equipe et assumer pleinement son independance.
de plus il y a trop de stages durant le cursus. souvent on emploie des eleves comme de vrais professionnels sans remuneration ou par de faibles gratifications. Ceci limite le nombre d'offres d'as proposes sur le marche..
vous pouvez reagir a mes propositions a qui si on y reflechit bien sont tres loin d'etre ridicule ceci si on se detache des corporatismes de ce milieu...
courage a eva et les autres...

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 30 nov. 2011 10:31
par L.
Ah Fantômas, comme on se retrouve...
Je partage certains de tes avis, comme les coûts trop élevés pour passer les concours, ainsi que l'emploi de certains stagiaires comme de vrais professionnels à moindre coût.
Néanmoins, je te rappelle que la liberté de circulation est de mise sur notre territoire, et que si un étudiant a envie d'aller étudier à l'autre bout de la France, il en a le droit. Notre profession n'a-t-elle pas pour principe de nous permettre d'exercer sur tout le territoire? Par ailleurs, un étudiant du Nord se retrouvant à Perpignan, si ce n'est pas par choix, a certainement passé plusieurs concours, ton raisonnement est donc faux...
L'individualisation du parcours des étudiants permet à chacun de découvrir des lieux d'exercice inconnus, de se confronter à nos représentations sociales, d'élargir nos compétences. Je ne vois pas en quoi cela pose problème dans notre formation. Au contraire je trouve que ces différents stages, ces différents travaux individuels sont une richesse professionnelle ! Une formation en deux ans reviendrait à nier la complexité de notre travail, et le temps nécessaire à l'apprentissage de notre métier.

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 30 nov. 2011 12:50
par j
Pour répondre aux arguments de Fantomas.
Bien qu'on trouve le montant de l'inscription aux concours pénalisants, avez- vous réfléchi au coût de cette organisation en personnel :surveillance, correction, jury d'oraux, en équipement informatique (ordinateur, logiciels imprimante) et consommables (papier cartouches) multipliés par des centaines de candidats?
si l'état y pourvoit pour le passage des diplômes, il n'y contribue sans doute pas pour l'organisation des examens d'entrée dans les écoles privées ou alors peut être de façon forfaitaire bien inférieure au coût réel.
En fait, s'il y a tant d'écoles privées qui préparent à ce diplôme, c'est que l'éducation nationale n'a pas fait le nécessaire pour intégrer ces préparations dans le cadre des iut ou des établissements d'enseignement supérieur.
Faute de moyens financiers, à cause de la tradition qui a laissé cette formation au privé, ou d'une méconnaissance des besoins, ou d'une volonté politique relayant les besoins?
On ne peut réclamer aujourd'hui que le DEASS est assimilé à un bac +3 même avec toutes les incertitudes de cette reconnaissance,qu'il soit ramené à un bac +2 quand les recruteurs exigent des diplômes supérieurs de plus en plus élevés de leurs personnels.

il est vrai que les stages ne sont pas rémunérés alors qu'ils devraient l'être mais personne n'a le choix, les employeurs qui souvent n'en ont pas les moyens,étant eux même sur la corde raide, les étudiants qui ont besoin de ces stages pour progresser.
C'est vrai que tout le monde essaie de faire tourner un système qui a ses limites et ses contradictions.

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 01 déc. 2011 00:07
par Jury AS qui en a marre
Il faut savoir qu'avant la réforme, les étudiants AS ne bénéficiaient pas du contrôle continu, qui vous préserve au temps que faire se peut, chers étudiants d'aujourd'hui, de l'accident du DE qui peut malheureusement arrivé à tous (avant, du coup, il était beaucoup plus incertain de passer par la case repêchage du jury plénier).

En ce qui concerne les "méchants" jurys, je vous rappelle que ce sont des professionnels attachés à leur métier et investis dans la formation. Ils, (nous puisque j'en fait partie) ne sont pas là pour casser de l'étudiant, le respect de l'autre étant une valeur fondamentale partagée par tous. Si toutefois certains jouent la carte de l'abus de pouvoir, ils ne sont plus réinvités par la DRJSCS à participer aux épreuves.

Enfin, sachez que le métier d'assistant social est un métier difficile et que la formation permet de vérifier l'investissement dans la profession. AS de formation, j'encadre moi-même une équipe d'assistants sociaux. Ceci me permet de les accompagner et de vérifier tous les jours qu'il faut être solide pour accompagner les différents publics. Rappelez vous- en. On obtient pas son diplôme simplement parce qu'on le veut. IL faut assurer pendant 40 ans derrière.

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 01 déc. 2011 07:29
par Laurence
Fantomas,

Je suis assez d'accord sur la partie relative aux écoles, même si, comme il est dit, on peut faire ses études là où on souhaite pour exercer là où on le veut !

En revanche, ta première phrase m'a fait bondir ! Le travail social dans nos sociétés et à mon sens, est en train de vivre une véritable mutation (et pas dans le bon sens ...) ; d'après ce que je peux observer, les AS sont en train de se diriger beaucoup trop vers la technicité du métier justement ! Les dispositifs bien sûr sont des outils importants mais quand le travail social se réduit progressivement à ça ... les AS sont en train de devenir uniquement des prestataires de services et répondent de plus en plus aux tendances libérales du moment ! D'ailleurs on ne parle plus de travail social mais d'intervention sociale (on mise sur le cours terme ...). Un usager a un problème ? Pas de panique, il existe une solution, un dispositif ! Alors oui il faut continuer d'intellectualiser les choses quant à la profession. Pourquoi ? Pour continuer de travailler sur le "sens du social", prendre de la hauteur, de la distance, pour ne pas oublier le sens initial de cette profession qui n'est pas anodine. Michel Chanvière a écrit "la marchandisation du travail social", tout est dit dans le titre ... et je pense que la technique contribue plutôt bien à ce phénomène ... Alors il est important d'intellectualiser les choses pour continuer de réfléchir à tout ceci.

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 01 déc. 2011 12:10
par pénélope
Je voudrais répondre "au jury AS qui en marre."
Madame,
Je ne doute pas de votre implication et de votre sérieux dans le rôle que vous avez accepté d'assumer.
Mais quand on tombe sur une première fois sur un jury qui se fait justement récuser pour non adéquation de son interrogation aux exigences de l'épreuve, et qu'évidemment on en est quitte pour redoubler, qu'on retombe une deuxième fois sur un jury qui ne vous interroge pas sur le sujet de votre mémoire, que vos formateurs s'étonnent encore des notes qui vous sont attribuées à l'écrit comme à l'oral après avoir pris la peine de lire votre travail, on peut se poser des questions. d'autant qu'on a obtenu d'excellentes notes aux autres dc.
Je trouve qu'une pareille situation est très douloureuse. surtout quand on travaille dans le social et qu'on est bien souvent obligé d'expliquer aux AS partenaires, les dispositifs qu'elles, qui ont leur diplôme peuvent utiliser et qu'elles ignorent.et qu'on est éligible à un cdi pour ses compétences dans son travail et qu'on ne peut l'obtenir à cause de l' absence de diplôme.

Re: DEASS - Niveau de difficulté ?

Publié : 01 déc. 2011 13:07
par Muriel
Pour le membre du Jury qui en a marre,

Bien sûr que certains jurys jouent la carte de l'abus de pouvoir ! Ca n'est pas pour ce qu'ils sont payés ... Faut bien ce faire plaisir autrement ...
Normal que les étudiants n'aient pas leur diplôme s'ils ne sont pas au niveau sur les plans théorique et pratique.
En revanche, qu'ils ne l'aient pas parce que certains membres du jury, sous des pretextes pédagogique, viennent pavoiser, "redorer leur blason", las et désabusés qu'ils se sentent depuis 40 ans de pratique en sabrant les elèves c'est tout simplement dégueulasse !
Le pire, c'est que le jury est souverain et que je vois mal comment des élèves, face à la DRJSCS, vont pouvoir justifier d'un positionnemnet qui relève parfois de la psychanalyse ...

Je ne suis pas en train de dire que tous les Jurys ne sont pas sincères quant à leurs motivations pédagogiques et leur attachement à la profession mais certains ne devraient pas être admis pour faire ce genre d'exercice pour les raisons citées ci-dessus et c'est injuste pour les étudiants qui en font les frais.