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Re: Le métier d as n'attire plus

Publié : 30 mars 2012 14:30
par amande85
de toute façon il devrait baisser leur place à l'entrée des écoles car nombres de diplomés en province n'arrive pas à trouver du travail !
et ça ne va pas en s'arrangeant... obligé parfois de garder un poste qui nous motive pas plus que ça par manque d'opportunité et coyez-moi on se demande parfois pourquoi on a choisi ce métier.

Re: Le métier d as n'attire plus

Publié : 30 mars 2012 17:01
par gigi
Ce n'est pas une question de manque d'argent : effectivement on se plaint toujours de ne pas être des guichets bancaires donc ne soyons pas dans la réclamation pécuniaire, nous manquons surtout de moyens humains et donc de temps notamment pour inventer les nouvelles formes d’intervention de demain...

Re: Le métier d as n'attire plus

Publié : 02 avr. 2012 11:33
par vb
je pense pour ma part qu'il y a un autre aspect
La reforme du diplôme a entrainé un accroissement du travail en formation avec un exigence de qualité et une fois sur le terrain les collègues nouvellement diplômés disent souvent "on nous a demandé tout ça pour ça"

A mon époque (il y a 15 ans) on disait plutôt "on a fait tout ça pour ça " et puis bon on découvrait le travail, quitte à faire plusieurs terrains, découvrir plusieurs milieux sans difficultés majeures, et au final on arrivait à découvrir que le travail pouvait être intéressant pour nous dans un domaine ou dans un autre,ou pas.

mais là je sens chez les collègues nouvellement diplômés une désillusion encore plus grande que la conjoncture amplifie

Re: Le métier d as n'attire plus

Publié : 04 avr. 2012 11:20
par Laurène
Je ne suis pas sûre que le métier d'AS "n'attire plus" mais plutôt que la réalité de terrain désillusionne les futurs ou jeunes pros.
Il y a quatre ans, quand j'ai passé les concours d'entrée, nous étions 500 à l'écrit, 80 à l'oral pour 37 places. Ces chiffres n'ont pas vraiment diminué depuis.
En outre, de nombreux adultes se réorientent vers ce métier, après avoir exercé dans divers branches...ce qui montrent quand même l'attrait que peut avoir la profession !

En revanche, une fois sur le terrain, lors des stages ou en tant que jeune pro, on découvre toute cette facette d' "exploitation" de ce métier, avec des contrats de plus en plus courts, des temps plus que partiels (7h/semaine dans une offre actuellement sur pôle emploi), des conditions de travail hallucinantes (ex : actuellement, dans mon CG, un remplaçant embauché pour deux titulaires absents. Peu importe qu'il soit à mi-temps APA et à mi-temps secteur ou autre...), des payes malheureusement faibles, des moyens restreints pour agir auprès des familles...
La désillusion gagne souvent les professionnels. Surtout quand il faut plusieurs mois, voire années, pour décrocher un premier poste. Les départs à la retraite reculés, l'absence de création de poste (et non l'absence de besoins), les remplacements au compte-goutte font que ce métier, aujourd'hui, est (lui aussi !) en crise.