Re: une journée comme une autre
Publié : 19 juil. 2013 16:32
Journée light aujourd’hui, j’en profite pour vous faire un petit topo de celle d’hier : dans un premier temps, on m’a confondue avec la fille de Mimie Matty et Horacio Kaine (n’essayez pas de visualiser, c’est pas très beau à voir) : une dame de 50 ans m’a demandé de retrouver son époux grâce à ma super baguette magique, de déclencher une triangulation du portable de ce dernier, parti avec une jeunette de 25 ans... en plus de ça, il fallait que je demande à la BTIJ (l’équipe qui relève les empreintes et les traces papillaires) de venir faire un prélèvement d’ADN sur la petite culotte de la jeunette, retrouvée par madame dans une des valises de son homme (la brave dame a alors sorti l’objet du délit de son sac et l’a balancé sur mon bureau, au bout d'un moment à force de pleurer -elle avait épuisé mon paquet de mouchoirs- elle a bien failli s'en servir pour se moucher dedans) J'ai répondu à la pov dam’ que c’était pas possible, non non, même si elle estimait qu’il était en danger auprès de sa sirène... Faut quand même préciser que ce galant monsieur a toute sa tête, c’est vrai quoi, on aurait pu s’inquiéter s’il avait été à moitié sénile, mais ce n’est pas le cas, c’est même un « de la haute »... enfin, ceci dit, l’un n’empêche pas l’autre...
Après, je me suis prise une beigne par un petit gamin de 12 ans, tout ça parce que je ne voulais pas lui accorder le droit de fumer une clope dans mon bureau... y’a pu d’jeunesse ! Quoi que si, puisque le petit vieux précédemment cité est parti avec une jeune, mais là, je m'égare... Pour en revenir au gamin, il était en fugue... il est reparti dans sa famille d’accueil avec mon portable... il n’a pas touché à la petite culotte restée sur l’étagère de mon bureau... il était trop jeune sans doute pour être totalement pervers... J’ai pu récupérer mon portable avant qu’il ne franchisse le seuil de la salle d’attente, mais il s'en est fallu de peu qu'il reparte avec, il a de l’avenir celui-là, on ne sait pas trop de quel avenir il s’agit mais y’a de quoi faire !
Par la suite j’ai rencontré un Béninois fraîchement arrivé sur le sol français afin d’y retrouver son épouse et son enfant, installé ici depuis 18 mois... jusque là, que du bonheur...manque de bol, quand il est arrivé, il a fait la connaissance d’un deuxième enfant... ahhhh les miracles de la conception à distance... en fait, le petit est le fruit d’un amour entre madame et son beau-frère (le frère de monsieur), moi je dis, tant que ça reste dans la famille... ceci dit, Monsieur ne venait pas pour savoir comment prouver qu’il n’est pas le père, non non, il voulait tout simplement savoir comment faire pour en avoir la garde en cas de divorce. Tout ça pour emm..... l’amant de sa femme, donc son frangin.
L’après midi ne fut pas plus calme : une femme mise à la porte par son mari cocu, qui voulait rentrer chez elle récupérer sa tablette contenant des messages compromettant en cas de divorce. Elle voulait, pour cela, être accompagnée par une patrouille de police, que l’on défonce la porte du domicile, Monsieur étant absent à ce moment là... Elle n’a pas compris le sens pédagogique du geste quand je l’ai moi même mise dehors.
Pour finir, une habituée des lieux est venue me voir avec une boite de chocolat pour me remercier de l’avoir sortie d’un mauvais pas. Les chocolats étaient fondus, ils était limite liquides et je n’ai vu la date limite de conso que bien plus tard...j’ai voulu en manger un par politesse, puis deux parce qu’elle insistait, et un petit dernier pour lui faire plaisir... j’ai terminé la soirée avec un charmant teint « vert jambon » et j’ai été malade toute la soirée.
Y’a des fois où je me dis que je pourrais écrire un livre grâce à l’imagination débordante des gens qui passent dans mon bureau, le problème, c’est que je ne suis pas sûre que les lecteurs croiraient à toutes ces histoires toutes plus farfelues les unes que les autres. Mon mari quant à lui est toujours mort de rire quand je lui raconte ce qui m’est arrivé dans la journée... il y a bien eu une fois où il a flippé, notamment lorsqu’un fou est rentré au commissariat avec une arme et qu’il voulait tuer tout le monde (l’arme était factice, mais ça, sur le coup, personne ne le savait...) Mon bureau s’ouvre sur l’accueil, j’étais donc en première ligne, me suis planquée derrière l’armoire vite fait et à ce moment là, me suis demandée pourquoi je n'avais pas choisi le métier de fleuriste plutôt que celui-là ! Quand le fou est entré et a commencé à crier, j’étais avec mon mari au téléphone, et ben je vous assure qu’il a eu peur, il n’avait que le son et pas l’image mais je crois qu’il a été encore plus malade que moi, et c’est pas peu dire !
Allez, c’est bientôt le week-end, on va passer à autre chose, je vais peut-être bien tenter un saut en parachute, histoire de me laver un peu le cerveau...non, on ne sait jamais, autant le pilote est un peu dérangé et me prend pour un piaf déjà équipé pour voler, je vais plutôt me faire griller les neurones au soleil...
A bientôt ! ciao ciao !
Après, je me suis prise une beigne par un petit gamin de 12 ans, tout ça parce que je ne voulais pas lui accorder le droit de fumer une clope dans mon bureau... y’a pu d’jeunesse ! Quoi que si, puisque le petit vieux précédemment cité est parti avec une jeune, mais là, je m'égare... Pour en revenir au gamin, il était en fugue... il est reparti dans sa famille d’accueil avec mon portable... il n’a pas touché à la petite culotte restée sur l’étagère de mon bureau... il était trop jeune sans doute pour être totalement pervers... J’ai pu récupérer mon portable avant qu’il ne franchisse le seuil de la salle d’attente, mais il s'en est fallu de peu qu'il reparte avec, il a de l’avenir celui-là, on ne sait pas trop de quel avenir il s’agit mais y’a de quoi faire !
Par la suite j’ai rencontré un Béninois fraîchement arrivé sur le sol français afin d’y retrouver son épouse et son enfant, installé ici depuis 18 mois... jusque là, que du bonheur...manque de bol, quand il est arrivé, il a fait la connaissance d’un deuxième enfant... ahhhh les miracles de la conception à distance... en fait, le petit est le fruit d’un amour entre madame et son beau-frère (le frère de monsieur), moi je dis, tant que ça reste dans la famille... ceci dit, Monsieur ne venait pas pour savoir comment prouver qu’il n’est pas le père, non non, il voulait tout simplement savoir comment faire pour en avoir la garde en cas de divorce. Tout ça pour emm..... l’amant de sa femme, donc son frangin.
L’après midi ne fut pas plus calme : une femme mise à la porte par son mari cocu, qui voulait rentrer chez elle récupérer sa tablette contenant des messages compromettant en cas de divorce. Elle voulait, pour cela, être accompagnée par une patrouille de police, que l’on défonce la porte du domicile, Monsieur étant absent à ce moment là... Elle n’a pas compris le sens pédagogique du geste quand je l’ai moi même mise dehors.
Pour finir, une habituée des lieux est venue me voir avec une boite de chocolat pour me remercier de l’avoir sortie d’un mauvais pas. Les chocolats étaient fondus, ils était limite liquides et je n’ai vu la date limite de conso que bien plus tard...j’ai voulu en manger un par politesse, puis deux parce qu’elle insistait, et un petit dernier pour lui faire plaisir... j’ai terminé la soirée avec un charmant teint « vert jambon » et j’ai été malade toute la soirée.
Y’a des fois où je me dis que je pourrais écrire un livre grâce à l’imagination débordante des gens qui passent dans mon bureau, le problème, c’est que je ne suis pas sûre que les lecteurs croiraient à toutes ces histoires toutes plus farfelues les unes que les autres. Mon mari quant à lui est toujours mort de rire quand je lui raconte ce qui m’est arrivé dans la journée... il y a bien eu une fois où il a flippé, notamment lorsqu’un fou est rentré au commissariat avec une arme et qu’il voulait tuer tout le monde (l’arme était factice, mais ça, sur le coup, personne ne le savait...) Mon bureau s’ouvre sur l’accueil, j’étais donc en première ligne, me suis planquée derrière l’armoire vite fait et à ce moment là, me suis demandée pourquoi je n'avais pas choisi le métier de fleuriste plutôt que celui-là ! Quand le fou est entré et a commencé à crier, j’étais avec mon mari au téléphone, et ben je vous assure qu’il a eu peur, il n’avait que le son et pas l’image mais je crois qu’il a été encore plus malade que moi, et c’est pas peu dire !
Allez, c’est bientôt le week-end, on va passer à autre chose, je vais peut-être bien tenter un saut en parachute, histoire de me laver un peu le cerveau...non, on ne sait jamais, autant le pilote est un peu dérangé et me prend pour un piaf déjà équipé pour voler, je vais plutôt me faire griller les neurones au soleil...
A bientôt ! ciao ciao !