Re: secret professionnelle à l'hôpital
Publié : 01 mai 2014 14:41
Bonjour,
J'ai travaillé en SSR.
Les ASS sont soumises au secret professionnel. De ce fait, les collègues (quel que soit le métier et leur statut) n'ont en théorie pas d'argument valable pour ne pas communiquer les informations indispensables à la "bonne prise en charge du patient". Dans la réalité c'est bien plus complexe. Les médecins ont tendance à se référer au secret médical. Et beaucoup d'entre eux ont du mal à laisser leur place aux travailleurs sociaux. Je te conseille vivement de consulter le site internet de l'Ordre National des Médecins. Cela te donnera quelques clés pour mieux comprendre leur corporation.
http://www.conseil-national.medecin.fr/
Pour le reste, n'oublions pas qu'avec l'expérience, on acquiert des connaissances médicales. Si bien que lorsque le médecin évoque la maladie du patient, on n'a plus besoin de lui poser 36000 questions. En revanche, on a toujours besoin d'une évaluation, pour pouvoir proposer un avenir décent au patient.
On ne peut pas faire grand chose face à un patient dans le déni. Il nous faut nous adapter à lui en lui proposant de rencontrer le médecin, le psychologue, ses proches etc.
Il faut parfois accepter de laisser sortir un patient même si on sait qu'il se mettra en danger. En revanche on essaye de border sa sortie en alertant les professionnels compétents du secteur : intervenants à domicile, CLIC, réseaux oncologie etc. et en donnant leurs coordonnées au patient concerné et à ses proches. Même si cela n faisait pas partie de mes attributions, il m'est arrivé d'être appelée par les familles de patients sortis. Je les ai ré-orientés vers les urgences, vers les réseaux etc. Je leur disais toujours que je transmettais l'information au médecin puis nous les rappelions au besoin. Une fois même, j'avais fait une Visite A Domicile (très sale et encombré) et j'avais reçu le seul entourage d'une patiente âgée à savoir ses voisins. J'avais alerté le CLIC du retour au domicile. Peu après sa sortie, les voisins m'ont appelée. Ils m'ont passé le médecin des pompiers qui se trouvait sur place et qui tentait de réanimer la patiente. Ensuite, j'ai appelé le CLIC et l'hôpital public de secteur pour leur dire que notre établissement connaissait bien la patiente et qu'au besoin nous essaierions de répondre à leurs questions. L'hôpital m'a rappelée pour m'informer du décès et me demander les coordonnées des éventuels héritiers.
Voilà comment moi je composais lorsque je travaillais en SSR.
J'ai travaillé en SSR.
Les ASS sont soumises au secret professionnel. De ce fait, les collègues (quel que soit le métier et leur statut) n'ont en théorie pas d'argument valable pour ne pas communiquer les informations indispensables à la "bonne prise en charge du patient". Dans la réalité c'est bien plus complexe. Les médecins ont tendance à se référer au secret médical. Et beaucoup d'entre eux ont du mal à laisser leur place aux travailleurs sociaux. Je te conseille vivement de consulter le site internet de l'Ordre National des Médecins. Cela te donnera quelques clés pour mieux comprendre leur corporation.
http://www.conseil-national.medecin.fr/
Pour le reste, n'oublions pas qu'avec l'expérience, on acquiert des connaissances médicales. Si bien que lorsque le médecin évoque la maladie du patient, on n'a plus besoin de lui poser 36000 questions. En revanche, on a toujours besoin d'une évaluation, pour pouvoir proposer un avenir décent au patient.
On ne peut pas faire grand chose face à un patient dans le déni. Il nous faut nous adapter à lui en lui proposant de rencontrer le médecin, le psychologue, ses proches etc.
Il faut parfois accepter de laisser sortir un patient même si on sait qu'il se mettra en danger. En revanche on essaye de border sa sortie en alertant les professionnels compétents du secteur : intervenants à domicile, CLIC, réseaux oncologie etc. et en donnant leurs coordonnées au patient concerné et à ses proches. Même si cela n faisait pas partie de mes attributions, il m'est arrivé d'être appelée par les familles de patients sortis. Je les ai ré-orientés vers les urgences, vers les réseaux etc. Je leur disais toujours que je transmettais l'information au médecin puis nous les rappelions au besoin. Une fois même, j'avais fait une Visite A Domicile (très sale et encombré) et j'avais reçu le seul entourage d'une patiente âgée à savoir ses voisins. J'avais alerté le CLIC du retour au domicile. Peu après sa sortie, les voisins m'ont appelée. Ils m'ont passé le médecin des pompiers qui se trouvait sur place et qui tentait de réanimer la patiente. Ensuite, j'ai appelé le CLIC et l'hôpital public de secteur pour leur dire que notre établissement connaissait bien la patiente et qu'au besoin nous essaierions de répondre à leurs questions. L'hôpital m'a rappelée pour m'informer du décès et me demander les coordonnées des éventuels héritiers.
Voilà comment moi je composais lorsque je travaillais en SSR.