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Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
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Lise
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
je ne suis pas étonnée mais ce n'est pas normal.
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Lise
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
Je suppose que vous faîtes des statistiques pour valider votre demande. Espérons qu'elle aboutira l'union fait la force.
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alex
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
Bonjour Laura,
J'avais également noté les points qui n'allaient pas , je n'ai jamais eu le temps de faire un rapport d'activité, j'étais toujours à fond.
quand j'ai commencé à me faire arrêter c'était 4 jours et j'étais perdante à cause du délai de carence de la sécu. après une semaine j'étais rongée par la culpabilité de laisser les patients sans aides en sortie d'hospit, de laisser l'équipe j'étais seule ass sociale, je me stressais en pensant au travail qui m'attendait - la cadre attendait mon retour bien entendu - et je savais que ça allait être encore pire. je revenais et le travail s'était empilé, pareil quand je partais en vacances, je stressais 1 semaine avant de reprendre, je revenais la majorité des patients m'attendaient derrière la porte... une trop grosse pression pour moi. impossible de décompresser (5 semaine 1/2 de congés par an par un de plus, aucune rtt)
en gros je me suis arrêtée 3 semaine en discontinu en 1 an. avant jamais, je faisais des heures sup non payées, j'ai commencé à ne plus en faire mais comme ils avaient l'habitude que je travaille plus sur mes heures obligatoires ça a généré encore plus de stress, même volume de travail pour moins d'heures de présence. j'ai freiné tant que j'ai pu et limité les visites en chambre au minimum sauf cas compliqués. à un moment ça s'est calmé à force de freiner des 4 fers, ils ne pouvaient plus m'imposer plus car je partais à l'heure pile mais ça recommencé.
en fin de compte c'est nous qui subissons, j'ai vu le changement en SSR, l'augmentation de la charge avec les mêmes heures, après une certification de l'établissement, on me demandait toujours plus. un bon conseil de collègue de bon sens, si tu n'en peux plus démissionne, j'ai démissionné en ayant rien à côté. et j'ai fini par trouvé pendant mon préavis ! Fais toi confiance , si tu es comme moi dynamique, réactive et motivée pour partir tu finiras par trouver
c'est drôle parce-que pendant mon CDI vers la fin je cherchais activement, j'avais des entretiens mais j'étais franchement fatiguée et ça se voyait. je trouvais pas et quand j'ai démissionné c'est là que tout s'est débloqué, j'ai passé un entretien et j'étais déjà dans une autre dynamique, "ailleurs" et du coup ça s'est senti en entretien, plus positive. le fait de lâcher prise certainement et de me dire ça y'est c'est fini, trop contente.
alors n'hésite pas trop avant de bousiller ta santé. j'ai mis 3 mois pour me remettre de la fatigue mentale que j'avais accumulée pendant ces années en SSR.
bon courage tiens nous au courant.
J'avais également noté les points qui n'allaient pas , je n'ai jamais eu le temps de faire un rapport d'activité, j'étais toujours à fond.
quand j'ai commencé à me faire arrêter c'était 4 jours et j'étais perdante à cause du délai de carence de la sécu. après une semaine j'étais rongée par la culpabilité de laisser les patients sans aides en sortie d'hospit, de laisser l'équipe j'étais seule ass sociale, je me stressais en pensant au travail qui m'attendait - la cadre attendait mon retour bien entendu - et je savais que ça allait être encore pire. je revenais et le travail s'était empilé, pareil quand je partais en vacances, je stressais 1 semaine avant de reprendre, je revenais la majorité des patients m'attendaient derrière la porte... une trop grosse pression pour moi. impossible de décompresser (5 semaine 1/2 de congés par an par un de plus, aucune rtt)
en gros je me suis arrêtée 3 semaine en discontinu en 1 an. avant jamais, je faisais des heures sup non payées, j'ai commencé à ne plus en faire mais comme ils avaient l'habitude que je travaille plus sur mes heures obligatoires ça a généré encore plus de stress, même volume de travail pour moins d'heures de présence. j'ai freiné tant que j'ai pu et limité les visites en chambre au minimum sauf cas compliqués. à un moment ça s'est calmé à force de freiner des 4 fers, ils ne pouvaient plus m'imposer plus car je partais à l'heure pile mais ça recommencé.
en fin de compte c'est nous qui subissons, j'ai vu le changement en SSR, l'augmentation de la charge avec les mêmes heures, après une certification de l'établissement, on me demandait toujours plus. un bon conseil de collègue de bon sens, si tu n'en peux plus démissionne, j'ai démissionné en ayant rien à côté. et j'ai fini par trouvé pendant mon préavis ! Fais toi confiance , si tu es comme moi dynamique, réactive et motivée pour partir tu finiras par trouver
c'est drôle parce-que pendant mon CDI vers la fin je cherchais activement, j'avais des entretiens mais j'étais franchement fatiguée et ça se voyait. je trouvais pas et quand j'ai démissionné c'est là que tout s'est débloqué, j'ai passé un entretien et j'étais déjà dans une autre dynamique, "ailleurs" et du coup ça s'est senti en entretien, plus positive. le fait de lâcher prise certainement et de me dire ça y'est c'est fini, trop contente.
alors n'hésite pas trop avant de bousiller ta santé. j'ai mis 3 mois pour me remettre de la fatigue mentale que j'avais accumulée pendant ces années en SSR.
bon courage tiens nous au courant.
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alex
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
je rajoute une chose
la difficulté à trouver ailleurs vient aussi du fait qu'on est déjà en poste et qu'il faut respecter un préavis, sur une proposition de poste ça a bloqué je pense à cause de ça, on voulait que je me libère rapidemment et comme je bossais avec des c*** qui ne voulaient pas me faire partir ou réduire mon préavis, c'était plus compliqué.
alors que quand j'ai démissioné il y a eu un bon timing entre la fin de mon préavis et une prise de poste rapide, j'ai eu de la chance mais avec les galères que j'ai connu faut bien que la roue tourne un peu en notre faveur
quand je dis 5semaine 1/2 par an, il fallait que je pose mes congés du lundi au samedi dans le SSR où j'étais alors que je travaillais pas le samedi.ça me pénalisait et m'enlevait des jours de congés.
je préfère pas dire où je travaille actuellement par discrétion mais je revis, je souffle et j'y suis bien.
la difficulté à trouver ailleurs vient aussi du fait qu'on est déjà en poste et qu'il faut respecter un préavis, sur une proposition de poste ça a bloqué je pense à cause de ça, on voulait que je me libère rapidemment et comme je bossais avec des c*** qui ne voulaient pas me faire partir ou réduire mon préavis, c'était plus compliqué.
alors que quand j'ai démissioné il y a eu un bon timing entre la fin de mon préavis et une prise de poste rapide, j'ai eu de la chance mais avec les galères que j'ai connu faut bien que la roue tourne un peu en notre faveur
quand je dis 5semaine 1/2 par an, il fallait que je pose mes congés du lundi au samedi dans le SSR où j'étais alors que je travaillais pas le samedi.ça me pénalisait et m'enlevait des jours de congés.
je préfère pas dire où je travaille actuellement par discrétion mais je revis, je souffle et j'y suis bien.
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chrys38
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
Bjour Laura tires toi de là en vitesse......Moi j'ai tenu alors qu'ils ne pensai qu'à me jouer un mauvais tour dans le dos..... après m'avoir épuisée pendant 4 années.....Aujourd'hui je suis en invalidité depuis 3 ans et j'ai attaqué l'hôpital et mon chef de service devant le tribunal administratif et le tribunal des prud'hommes... On m'a diagnostiqué schizophrène ...Pas mal alors que ma colère vient du foutage de gueule que j'ai subit pendant 4 années....Bonne à tout faire ....Menace de licenciement à la veille de mon départ en congès maternité et j'en passe....Bien sûr l'avocat de leur partie est malade et je dois attendre encore un an avant le passage aux tribunaux.....Si tu veux on entre en contact car il faut vraiment que ton accident de santé soit reconnu suite à une surcharge de travail en accident de travail n'attends pas trop après ce sera trop tard.........Ce milieu est impitoyable ne l'oublie pas nous sommes les pions d'un échiquier pour les soignants......Corvéables à merci...Moi si je n'avais pas mon mari et mes enfants il y a longtemps que je serrai morte......Si tu veux on peut rentrer en contact je te donnes mon adresse e mail pour discuter fabrice.grobois@wanadoo.fr
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alex
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
Chrys bon courage pour la suite de ton parcours, certains postes sont plus difficiles que d'autres.
reconnaître une maladie professionnelle c'est long et les médecins conseils sont pas encore au point quand il s'agit de burn out. ils doivent valider un certains nombres de critères, et surtout tout dépend de l'historique de la personne, si auparavant il y a déjà une pathologie psy, etc.
ma collègue aide soignante qui a eu un AIT à 28 ans a préféré démissionné, dans ce genre de structure on prend on presse et on laisse les salariés démissionner pour prendre une nouvelle ass sociale ou un nouveau pour le payer au rabais, au minimum. ou alors on diminue les heures à la base (contrat de travail à tiers temps) en leur faisant faire un travail de plein temps. je suis en relation avec des collègues SSR, toutes reconnaissent la grande difficulté d'année en année à travailler, la pression qu'elles subissent, l'équipe médicale qui n'est pas mobilisable et le chacun pour sa gueule. le ssr où j'étais c'était malsain, en apparence tout beau, belles chambres, accueil souriant mais fonctionnement pervers. on dit souvent que la première des maltraitances est institutionnelles.
pour Laura, je ne pense pas qu'il faut être alarmiste, la décision lui appartient même si on lui donne des conseils, elle a des pistes, si elle se fait pas entendre, si elle ne trouve plus sa place en fonction de ses besoins (reconnaissance, écoute , moyens et surtout prendre soin de sa santé , qu'elle en a fait le tour effectivement elle doit démissionné à mon avis.
faut savoir lâcher à un moment, c'est dur mais il y a toujours des solutions et des postes ailleurs même si ça peut mettre du temps à venir, c'est pas une question d'âge mais de motivation.
ne pas laisser sa santé au travail mais la préserver pour bien travailler !
reconnaître une maladie professionnelle c'est long et les médecins conseils sont pas encore au point quand il s'agit de burn out. ils doivent valider un certains nombres de critères, et surtout tout dépend de l'historique de la personne, si auparavant il y a déjà une pathologie psy, etc.
ma collègue aide soignante qui a eu un AIT à 28 ans a préféré démissionné, dans ce genre de structure on prend on presse et on laisse les salariés démissionner pour prendre une nouvelle ass sociale ou un nouveau pour le payer au rabais, au minimum. ou alors on diminue les heures à la base (contrat de travail à tiers temps) en leur faisant faire un travail de plein temps. je suis en relation avec des collègues SSR, toutes reconnaissent la grande difficulté d'année en année à travailler, la pression qu'elles subissent, l'équipe médicale qui n'est pas mobilisable et le chacun pour sa gueule. le ssr où j'étais c'était malsain, en apparence tout beau, belles chambres, accueil souriant mais fonctionnement pervers. on dit souvent que la première des maltraitances est institutionnelles.
pour Laura, je ne pense pas qu'il faut être alarmiste, la décision lui appartient même si on lui donne des conseils, elle a des pistes, si elle se fait pas entendre, si elle ne trouve plus sa place en fonction de ses besoins (reconnaissance, écoute , moyens et surtout prendre soin de sa santé , qu'elle en a fait le tour effectivement elle doit démissionné à mon avis.
faut savoir lâcher à un moment, c'est dur mais il y a toujours des solutions et des postes ailleurs même si ça peut mettre du temps à venir, c'est pas une question d'âge mais de motivation.
ne pas laisser sa santé au travail mais la préserver pour bien travailler !
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elea
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
Bonsoir
Comme je me retrouve dans ce que tu expliqués Alex, ass en ssr je garde la honte de ne jamais avoir pu faire de rapport d'activité et je reste dans cet engrenage depuis plusieurs années... consciente de l'impact sur la santé je vis un burn out "intérieur" comme je dis... et je sens mes compétences diminuer et mon positionnement s'écraser tellement je n'ai pas le temps de faire correctement l'évaluation des situations des patients. Et l'agressivité de certains partenaires, sans compter celle de beaucoup de familles, me ronge aussi, je n'en reviens pas des marques d'irrespect qu'on se prend en pleine figure... Alex toi sur quel poste es tu maintenant alors ? Bon courage
Comme je me retrouve dans ce que tu expliqués Alex, ass en ssr je garde la honte de ne jamais avoir pu faire de rapport d'activité et je reste dans cet engrenage depuis plusieurs années... consciente de l'impact sur la santé je vis un burn out "intérieur" comme je dis... et je sens mes compétences diminuer et mon positionnement s'écraser tellement je n'ai pas le temps de faire correctement l'évaluation des situations des patients. Et l'agressivité de certains partenaires, sans compter celle de beaucoup de familles, me ronge aussi, je n'en reviens pas des marques d'irrespect qu'on se prend en pleine figure... Alex toi sur quel poste es tu maintenant alors ? Bon courage
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ninette
Re: Accident Ischémique Transitoire - surcharge travail ASS hôpital
Bonsoir,
Je partage également votre point de vue. Assistante sociale dans une clinique depuis 3 ans, je suis actuellement en arrêt de maladie car je n'en peux tout simplement plus.. C'est un poste dans lequel je ne m'épanouis pas, où je suis totalement exploitée et sans reconnaissance... Tout comme vous, je n'ai pas la possibilité de faire des formations, j'ai l'impression que mes compétences sont à la baisse. Toujours et toujours travailler dans l'urgence et quand il y a le moindre soucis avec un patient ou autre on accuse toujours le social. Je n'ai pas d'autre choix que de m'accrocher comme je le peux faute de mieux mais je compte sauver ma peau dès qu'une opportunité se présentera.
Courage à vous toutes et je suis dispo bien entendu pour échanger.
Je partage également votre point de vue. Assistante sociale dans une clinique depuis 3 ans, je suis actuellement en arrêt de maladie car je n'en peux tout simplement plus.. C'est un poste dans lequel je ne m'épanouis pas, où je suis totalement exploitée et sans reconnaissance... Tout comme vous, je n'ai pas la possibilité de faire des formations, j'ai l'impression que mes compétences sont à la baisse. Toujours et toujours travailler dans l'urgence et quand il y a le moindre soucis avec un patient ou autre on accuse toujours le social. Je n'ai pas d'autre choix que de m'accrocher comme je le peux faute de mieux mais je compte sauver ma peau dès qu'une opportunité se présentera.
Courage à vous toutes et je suis dispo bien entendu pour échanger.