Re: nommer une section de bebes
Publié : 24 juil. 2005 18:34
zaza
ELLJEL n'est pas je pense une mauvaise langue. Elle donne juste comme moi son opinion. Respectons là.
En tant que professionnelle, et non en tant que mère, car il ne faut pas mélanger les deux fonctions, je pense que nommer une section n'a pas grand intérêt pour un enfant. Et je pense que ce n'est pas se prendre la tête que de nommer un enfant tout simplement par son prénom et non par des sobriquets. N'est ce pas plus simple de nommer le bébé par son prénom ? Pourquoi ?
Parce qu'un enfant a comme l'adulte droit au respect. Moi je n'aimerai pas que l'on m'appelle tartine et/ou fraise ou chocolat... Un jour une stagiaire a dit princesse à une enfant de 3 ans au lieu de l'appeller par son prénom : la petite fille a été très choquée.
A 3 ans, le surnom est moins "conséquent", que pour un bébé. Car l'enfant de 3 ans sait qui il est. Un bébé ne sait pas qui il est : il est donc important de l'appeller par son prénom pour lui faire comprendre que lui c'est François ou Xavier ou autre et lui faire aussi comprendre qu'il est différent des autres, ce que lui bébé ne sait pas. Si l'adulte appelle tout le monde pitchoune comment voulaient vous que le bébé s'y retrouve. C'est l'identité de l'enfant qui est en jeu. Un bébé cherche à savoir s'il est et qui il est : il absorbera donc toutes les informations qui l'entoure, visuelles et auditives, voires olfactives.
Je parle en tant que professionnelle travaillant dans une crèche. Bien sur que je ne dis pas aux mamams de faire comme nous. L'enfant aura besoin des petits mots doux de ses proches et de sa mère, car par ses mots doux la mère transmet sa tendresse et son affection. Et l'enfant sait faire la difference entre sa mère et le personnel de la crèche : si la mère avait dit princesse à son enfant, la fillette aurait peut être était très fiére.
Nous professonnels, nous jouons un rôle complémentaires par rapport aux parents : il faut donc savoir travailler dans la continuité avec les parents mais avec une attitude et un langage qui nous est propre, c'est à dire savoir reconnaitre ce qui "appartient" à la mère,les attitudes, les mots commes les gestes : c'est ainsi respecter l'identité de la mère et de l'enfant, mais aussi garder en tant que professionnelles une SAINE distance avec l'enfant.
En tant que professionnel nous savons pourquoi nous faisons les choses, et nous laissons aux parents l'instinct maternel.
Un article est paru sur le site de l'association Emmi Pikler :
"Le fait conscient au lieu de l'instinctivité : vers une relation professionnelle différente de la relation maternelle."
www.pikler.fr
Emmi pikler comme d'autres pédagogues a compris l'importance de mettre en place une attitude professionnelle en institution, non pas pour se prendre la tête, mais parce que mettre un enfant en crèche toute la journée n'est pas anodin pour l'enfant. Françoise Dolto ou Winnicott insiste sur l'importance et le caractére irremplaçable de la mère. C'est parce qu'être en crèche toute la journée est difficile pour l'enfant que des professionnels sont formés dans les écoles avec le soucis de répondre le mieux possible aux besoins des enfants.
EJE en poste.
ELLJEL n'est pas je pense une mauvaise langue. Elle donne juste comme moi son opinion. Respectons là.
En tant que professionnelle, et non en tant que mère, car il ne faut pas mélanger les deux fonctions, je pense que nommer une section n'a pas grand intérêt pour un enfant. Et je pense que ce n'est pas se prendre la tête que de nommer un enfant tout simplement par son prénom et non par des sobriquets. N'est ce pas plus simple de nommer le bébé par son prénom ? Pourquoi ?
Parce qu'un enfant a comme l'adulte droit au respect. Moi je n'aimerai pas que l'on m'appelle tartine et/ou fraise ou chocolat... Un jour une stagiaire a dit princesse à une enfant de 3 ans au lieu de l'appeller par son prénom : la petite fille a été très choquée.
A 3 ans, le surnom est moins "conséquent", que pour un bébé. Car l'enfant de 3 ans sait qui il est. Un bébé ne sait pas qui il est : il est donc important de l'appeller par son prénom pour lui faire comprendre que lui c'est François ou Xavier ou autre et lui faire aussi comprendre qu'il est différent des autres, ce que lui bébé ne sait pas. Si l'adulte appelle tout le monde pitchoune comment voulaient vous que le bébé s'y retrouve. C'est l'identité de l'enfant qui est en jeu. Un bébé cherche à savoir s'il est et qui il est : il absorbera donc toutes les informations qui l'entoure, visuelles et auditives, voires olfactives.
Je parle en tant que professionnelle travaillant dans une crèche. Bien sur que je ne dis pas aux mamams de faire comme nous. L'enfant aura besoin des petits mots doux de ses proches et de sa mère, car par ses mots doux la mère transmet sa tendresse et son affection. Et l'enfant sait faire la difference entre sa mère et le personnel de la crèche : si la mère avait dit princesse à son enfant, la fillette aurait peut être était très fiére.
Nous professonnels, nous jouons un rôle complémentaires par rapport aux parents : il faut donc savoir travailler dans la continuité avec les parents mais avec une attitude et un langage qui nous est propre, c'est à dire savoir reconnaitre ce qui "appartient" à la mère,les attitudes, les mots commes les gestes : c'est ainsi respecter l'identité de la mère et de l'enfant, mais aussi garder en tant que professionnelles une SAINE distance avec l'enfant.
En tant que professionnel nous savons pourquoi nous faisons les choses, et nous laissons aux parents l'instinct maternel.
Un article est paru sur le site de l'association Emmi Pikler :
"Le fait conscient au lieu de l'instinctivité : vers une relation professionnelle différente de la relation maternelle."
www.pikler.fr
Emmi pikler comme d'autres pédagogues a compris l'importance de mettre en place une attitude professionnelle en institution, non pas pour se prendre la tête, mais parce que mettre un enfant en crèche toute la journée n'est pas anodin pour l'enfant. Françoise Dolto ou Winnicott insiste sur l'importance et le caractére irremplaçable de la mère. C'est parce qu'être en crèche toute la journée est difficile pour l'enfant que des professionnels sont formés dans les écoles avec le soucis de répondre le mieux possible aux besoins des enfants.
EJE en poste.