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Re: part des choces
Publié : 05 oct. 2005 17:44
par jojo
salut a tous et toutes,
ELODIE,l'observation ne sert pas qu' déceler des problèmes mais aussi les besoins des enfants .On peut donc proposer des activités en fonction des besoins observés(besoin de manipuler;bouger;ect....)
Comme le dit MOUAHH, les parents sont très souvent demandeurs de "productions" ainsi que les responsables alors du coup on fait "faire" aux enfants afin de "montrer quelque chose ou montrer qu'on s'occupe des enfants" Comme je l'ai dit un peu plus haut lors d'1 autre message les équipes culpabilisent souvent et semblent ne rien faire quand l'enfant est en jeux libres.Il faut voir aussi comment il est proposé :je me souviens a une certaine période les enfants se retrouvaient a 15 voir 18 et meme jusqu' 20 dans une meme pièce, il n'y avait que des conflits c'était ingérable c'était plus du gardiennage ....(ceci par manque de personnel;je précise)mais tout le monde était sur les nerfs.Il faut donc veiller au nombre d'enfants dans une meme pièce et s'assurer que les jeux mit a disposition soient adaptés au besoin des enfants et aussi a leur développement psychomoteur.
Enfin ,on pourrait en dire sur le jeu libre....
MI,je serais intéressée par l'article dont tu parles dans ton message plus haut (Martine JARDINET) comment puis je me le procurer???car une revue n'est certainement pas facile a retrouver.(Je me bats aussi pour la "reconnaissance " du JEU LIBRE
MERCI
Re: part des choces
Publié : 05 oct. 2005 19:28
par Elodie
Dsl éléna, je contourne un peu ton idée principale!!
MAis en fait, les jeux libres sont bien un moment d'observation pour en arriver à des jeux plus "guidés" non?
J'ai un peu de mal avec cette notion!!
Re: part des choces
Publié : 05 oct. 2005 19:42
par Bel
Bonsoir,
Tout comme vous je défend le jeu libre, son importance et de ce même fait l'importance de l'éducateur auprès du jeune enfant...Pour moi éduquer c'est accompagner, etre présente quand l'enfant a besoin de l'adulte, ce n'est pas forcément faire des activités ou prductions pour contenter les parents (je suis moi meme maman, donc j'ai vécu la déception de ne pas avoir des productions de mon enfant...). Bref, tout çà pour dire que la nature humaine a horreur du vide, donc on fait du remplissage avec des activités...on pourrait remplir avec de l'observation, mais c'est moins voyant et çà porte souvent ses fruits à retardement, lors des réunions d'équipes...
Céline, ton message me fait vraiment rêver, votre pratique me semble géniale, j'adhère totalement à cette manière de faire!
J'ai la chance de faire mon stage à responsabilité en Allemagne où le jeu libre est beaucoup plus reconnu qu'en France...Je vous en dirais des nouvelles!
En tout cas il est important de se questionner du pourquoi on s'ennuie, pourquoi avons nous besoin de faire des activités avec l'enfant? Pour la maîtrise? Est ce que laisser l'enfant jouer seul c'est perdre du pouvoir sur son éducation, ceci nous mettant face à notre inutilité? Ou peut être face à notre imcompétence? Le jeu libre nous met aussi face au fait que l'enfant peut se dévellopper seul, sans notre aide, et donc nous met face à notre incapacité de faire confiance à l'enfant, en ses capacités?
Quoiqu'il en soit ce jeu libre résonne quelque part en nous, à nous de savoir où et pourquoi, afin de pouvoir gérer nos émpotions...
J'exagère volontairement, mais ce sont des questions sérieuses qu'il faut se poser...
Bel
Re: part des choces
Publié : 05 oct. 2005 21:26
par mercredhi
Tout à fait d'accord sur la question du jeu libre et de l'observation ! Que ça fait du bien d'entendre ces discours là !
Pour Elodie : le jeux libres n'ont de fin en soi qu'eux même. C'st un acte gratuit. L'enfant se construit dans le jeu libre : il est maître de ce qu'il fait à son propre rythme. Il est acteur dans son développement.
Notre rôle est de l'observer non pour lui faire faire des activités dirigées, mais pour réaménager l'espace en fonction de ses besoins qui sont en constante évolution. Je vais finir par souler tout le monde avec Winnicot mais "Jeu et réalité" est un bon bouquin qui parle de l'intérêt du jeu de l'enfant et de la créativité.
Que ça semble difficile aux adultes de ne pas être interventionniste à tout bout de champs ! Observer un ou plusieurs enfants est pourtant un sacré boulot qui demande beaucoup de rigueur !
Re: part des choces
Publié : 05 oct. 2005 22:26
par jojo
MERCI MERCREDHI,tu as tout dit
et oui ca fait du bien de savoir "qu'on n'est pas seule"(a penser comme cela) car dans les structures ...pas vraiment facile a faire passer le message
Re: part des choces
Publié : 06 oct. 2005 03:46
par éléna
moi j'ai fais mon choix, je vais quitter ce poste qui ne me convient pas ; c'est maintenant ou jamais
merci les filles
Re: part des choces
Publié : 06 oct. 2005 21:14
par Céline
Bonjour Elodie
Je réagis à ta question sur l'objectif d'observer les enfant en jeux libres. Je te répond la même chose que Mercredhi mais je pense que c'est tellement fondamental pour notre métier et son évolution que je peux pas m'empêcher de faire un bis.
Le premier objectif que doit avoir une EJE en tête c'est le bien-être des enfants et quand tu réfléchis toutes tes actions sous cet angle ça permet de remettre beaucoup de choses en question.
Les enfants sont des adultes en devenir (on s'en serait douté) mais qu'est-ce que ça veut dire pour chacun de nous? Qu'est-ce qu'on veut leur apporter? Moi personnellement j'ai toujours en tête d'essayer de leur donner sécurité (au sens de confiance en soi et en l'adulte) et autonomie parce qu'à mon avis c'est avec ces deux notions qu'on devient un adulte capable de choix.
Alors pour revenir dans le vif du sujet, observer les enfants dans le jeux libres, c'est les regarder évoluer et les accompagner dans ce qu'il y a de plus important : le développement de leur curiosité, la découverte de leurs propres capacités, leur rencontre avec l'Autre (professionnel et enfant) et tout ce qui en découle d'expériences du conflit et de ses résolutions à travers entre autre l'expérimentation de la frustration ...etc..
L'activité ne doit jamais , jamais devenir un objectif en soi, parce qu'à chaque fois que ça arrive l'intérêt de l'enfant est occulté.
Re: part des choces
Publié : 07 oct. 2005 16:52
par Elodie
Euh, j'ai encore une questions...
Céline, tu parles "d'accompagner" les enfants!! Justement... c'est bien cela que j'ai du mal a comprendre!
Re: part des choces
Publié : 07 oct. 2005 21:11
par céline
Hello Elodie
Sur le terrain accompagner un enfant pour moi.
- A son arrivée et pendant son adaptation:
C'est l'accueillir avec la volonté de le rassurer et de lui faire passer par tous les moyens possibles qu'il est en sécurité dans ce nouveau lieu, que les adultes qui sont là peuvent répondre à ses besoins.
C'est se souvenir de ce qu'a été pour toi ton premier jour au lycée et de te rappeler tout ce qu'il avait d'insécurisant et de remettre ça à l'échelle de l'enfant qui arrive, qui non seulement à un nouvel univers à découvrir mais aussi pour beaucoup la sensation d'être amputé de la presque moitié d'eux même à travers la séparation d'avec leurs milieu familial.
Donc ça veut dire lui faire des calins, être près de lui physiquement si il en a besoin dans ses premiers approches des jeux ou des autres pour éviter que le premier pas qu'il fasse vers l'autre ne se solde pas par une expérience désagréable. En gros c'est être assez présent par les calins, le regard, le sourire, le rire et les mots pour qu'il ne se sente pas seul et qu'il intègre l'adulte comme fiable afin de pouvoir se lancer en sachant que si il y a difficulté il trouvera un adulte pour l'aider.
- Après quand l'enfant est "installé" dans les lieux c'est:
Un peu toujours la même chose qu'au dessus mais là normalement tu as un enfant qui va vers l'autre, qui essaye des trucs, qui s'oppose. Alors, c'est être toujours très présent,regarder l'enfant évoluer au sein du lieu et poser des mots sur ce qu'il fait pour que ce qui lui arrive prenne du sens. c'est par exemple ne pas intervenir systématiquement et tout de suite quand il chipe un jeu à un autre enfant ou quand il s'en fait chiper un mais expliquer d'abord ce qu'il se passe et inviter les enfant à partager ou à attendre leur tour et n'intervenir que dans un deuxième temps quand ils n'arrivent pas à résoudre le conflit. C'est aussi laisser un enfant monter les marches du tobbogan même si il a encore l'équilibre précaire et le laisser apprendre seul à les redescendre en l'encourageant dans ses tentatives et en assurant seulement pour éviter les trop grosses chutes. C'est aussi ne pas se précipiter sur un enfant qui est tombé mais plutôt se mettre à coté de lui et lui tendre les bras en lui proposant de se relever tout seul...etc ... C'est aussi reconnaître le jeu de l'enfant et le respecter en ne l'interrompant pas pour mettre en place son activité à soi.
Il y a tellement de choses, je sais pas comment t'expliquer à part par ces quelques exemples mais ça s'applique à tous les moments du quotidien, c'est laisser l'enfant faire seul mais être à coté de lui. En gros ça passe par les mots, par les attitudes non verbales. Et ça c'est que du coté de l'enfant parce qu'accompagner un enfant c'est aussi accueillir ses parents et là aussi c'est se mettre à leur place et créer un lien de confiance pour qu'ensuite la parole se libère et que les difficultés ou les bonheurs d'ailleurs se parlent.
Voilà ce soir je peux pas faire mieux, j'espère que ça te conviendra comme tentative d'explication mais n'hésite pas si ça t'intrigue à le dire, j'essayerai d'affiner ma réponse. D'autres collègues seront peut-être aussi expliquer leur vision de l'accompagnement.
Re: part des choces
Publié : 08 oct. 2005 16:56
par Elodie
Ok, merci Céline, pour le moment, ca me va impécablement bien!!!