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Maltraitance institutionnelle : réagir!
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tourloupette
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Bonsoir
Valou non seulement tu généralises mais en plus tu exagères car le diplôme n'y est pour rien dans les problèmes de maltraitance.
Tu devrais lire ou relire Christine SCHUHL.
Le problème de la maltraitance résulte plus des personnalités et des institutions que des diplômes, ça n'a rien à voir !
et qu'est ce que ça veut dire de recadrer et de redéfinir un diplôme ?
la formation EJE passe à 3 ans, tous les étudiants reçoivent presque le même enseignement mais n'importe qui qui a le niveau l'aura si=on DE sans que personne ne sache s'il est maltraitant ou non !!!!!! De plus la maltraitance n'est pas que professionnelle...on sait tous qu'elle est aussi parentale et familiale.
Et puis il y a aussi des personnes sans diplômes qui sont aussi maltraitant...
Par ton discours on pourrait croire que tu as quelque chose à régler avec les diplômés, tellement tu prends cela à coeur ? L’affectif ne résout pas les rancunes...mais peut être que je me trompe.
Valou non seulement tu généralises mais en plus tu exagères car le diplôme n'y est pour rien dans les problèmes de maltraitance.
Tu devrais lire ou relire Christine SCHUHL.
Le problème de la maltraitance résulte plus des personnalités et des institutions que des diplômes, ça n'a rien à voir !
et qu'est ce que ça veut dire de recadrer et de redéfinir un diplôme ?
la formation EJE passe à 3 ans, tous les étudiants reçoivent presque le même enseignement mais n'importe qui qui a le niveau l'aura si=on DE sans que personne ne sache s'il est maltraitant ou non !!!!!! De plus la maltraitance n'est pas que professionnelle...on sait tous qu'elle est aussi parentale et familiale.
Et puis il y a aussi des personnes sans diplômes qui sont aussi maltraitant...
Par ton discours on pourrait croire que tu as quelque chose à régler avec les diplômés, tellement tu prends cela à coeur ? L’affectif ne résout pas les rancunes...mais peut être que je me trompe.
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isa
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Bon courage à vous Gégé!Vous avez raison et je pense qu'il ne faut pas hésiter lorsque l'on a tous les éléments pour signaler de tel comportement.Mais attention il n'y a pas de la maltraitance partout heureusement.J'ai lu le livre de Christine SCHULL qui traite des douces violences et j'ai compris pourquoi certains éléments font qu'il y a une dérive professionnelle.
Je suis partagée avec le fait qu'il faudrait "recadrer" certains diplômes je ne vois pas en quoi cela implique les formations ?
Par contre je sais que nous réglons certaines choses qui ce sont passées dans notre vie auprès des enfants et c'est cela qu'il me semble judicieux d'analyser.Je ne vois pas en quoi on nous rebat les oreilles avec les droits de l'enfant? personnellement je n'en entends pas souvent "parler" à part au mois de novembre!mais cela ne me gène pas outre mesure!Je sais que dans notre pays il y a de belles choses proposées aux enfants et il ne faut pas mettre tous les professionnels dans le même "sac" Il y a des personnes qui aiment leur métier et qui le font très bien et cela est plutôt rassurant non?

Je suis partagée avec le fait qu'il faudrait "recadrer" certains diplômes je ne vois pas en quoi cela implique les formations ?
Par contre je sais que nous réglons certaines choses qui ce sont passées dans notre vie auprès des enfants et c'est cela qu'il me semble judicieux d'analyser.Je ne vois pas en quoi on nous rebat les oreilles avec les droits de l'enfant? personnellement je n'en entends pas souvent "parler" à part au mois de novembre!mais cela ne me gène pas outre mesure!Je sais que dans notre pays il y a de belles choses proposées aux enfants et il ne faut pas mettre tous les professionnels dans le même "sac" Il y a des personnes qui aiment leur métier et qui le font très bien et cela est plutôt rassurant non?
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Valou
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Tout d'abord mille excuses auprès des personnes qui ont peut être mal compris ce que je voulais dire!Comme je l'ai dit dans mon message précédent , je ne généralise pas!!Il y a des professionelles extras!J'en connais, quelles soient éducs, auxi, puéricultrices, même simple CAp petite enfance...Mais c'est comme dans tous les corps de métiers il y aun pourcentage de personnes qui ne méritent pas de bosser!Et c'est vrai que là coup sur coup, mes collègues et moi avons à faire à deux EJE vraiment à part!Alors je le posais juste la question:est ce qu'elles ont bien compris leur role?Je ne les juge pas!Mais pour une, la maltraitance portait sur les repas, sur sa relation avec les enfants, avec son manque de "plaisir" à travailler et ça quoi qu'on en dise les enfants le sentent bien!Et l'autre se pose comme juge des parents, interroge les enfants sur leurs parents pour tout savoir..C'est une véritable inquisition!Les parents font tout de travers et j'en passe!Mais là ça concerne les EJE parce qu'elles ont une telle place dans la structure que tout passe par elles!On est presque obligée de leur demander pour aller aux toilettes et je n'exagère pas!Mais biensur comme vous, je sais qu'il y a de mauvaises puér, de mauvaises auxis, de mauvais CAP....Malheureusement!!!Mais je ne voulais pas me poser en juge de quoi que ce soit!Mais qq 'un pourrait -il vraiment m'expliquer jusqu'où va l'action d'une EJE?Vous qui êtes en poste, pouvez définir clairement votre role?Etcomme toi, Isa ,je sais qu'il y a des choses géniales qui se font pour les enfants et je trouve cela extra!Mais malheureusement certaines profs passent à travers les mailles du filet et ce sont les enfants qui en patissent!Mais d'un autre coté, des vraies profs qui aiment leur métier, font des trucs biens et c'est pour cela que contrairement à ce que j'ai pu laisser croire, je ne veux pas généraliser mais seulement interroger!Sur ce, bon aprem à toutes!!Valou
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Poulette
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Bon,
Et bien, pour ma part, je pense qu'il est difficile de parler en "bien" ou "mal" des actions professionnelles des unes et des autres. Cette vision manichéenne me dérange franchement car, en éducation, tout (ou presque) est question à notre propre sensibilité.
Bien sûr, la maltraitance institutionelle existe, mais il ne faut pas la voir partout.
Tout est question de positionnement et ce qui nous semble choquant pour les unes, peut être usuel pour les autres.
Dans les "façons de raconter", de Valou, notamment, il y a une très grande part de subjectivité. (Dans mon équipe, on signale toujours aux autres lorsque l'on quitte l'espace - pour les toilettes par ex - et cela est bien vécu par tous)
J'ai l'habitude de recevoir des stagiaires ou jeunes pros, et je sens amusée, leurs réactions si personnelles face aux évènement... Puis vient l'échange, la relativisation, la prise de recul, l'intellectualisation des pratiques qui donnent sens et cohérence.
A bientôt.
Et bien, pour ma part, je pense qu'il est difficile de parler en "bien" ou "mal" des actions professionnelles des unes et des autres. Cette vision manichéenne me dérange franchement car, en éducation, tout (ou presque) est question à notre propre sensibilité.
Bien sûr, la maltraitance institutionelle existe, mais il ne faut pas la voir partout.
Tout est question de positionnement et ce qui nous semble choquant pour les unes, peut être usuel pour les autres.
Dans les "façons de raconter", de Valou, notamment, il y a une très grande part de subjectivité. (Dans mon équipe, on signale toujours aux autres lorsque l'on quitte l'espace - pour les toilettes par ex - et cela est bien vécu par tous)
J'ai l'habitude de recevoir des stagiaires ou jeunes pros, et je sens amusée, leurs réactions si personnelles face aux évènement... Puis vient l'échange, la relativisation, la prise de recul, l'intellectualisation des pratiques qui donnent sens et cohérence.
A bientôt.
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merci google !
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Conséquences de la violence éducative
Cet article est le second d'une série de trois, écrit par Olivier Maurel*, il a été mis en ligne sur le site http://grioo.com
Il est reproduit ici avec l'autorisation de son auteur.
Du point de vue collectif, social, politique et même économique, les retombées de la violence éducative sont aussi nocives, voire catastrophiques.
Le rapport de l’OMS déjà cité montre que la délinquance, la criminalité, la violence conjugale sont aussi, en partie au moins, les aboutissements de la violence éducative. La violence subie dans la petite enfance devient naturellement violence commise, délinquance et dans les cas les plus graves criminalité.
Il suffit de lire la rubrique des tribunaux dans les journaux pour voir que presque tous les grands criminels ont été victimes de violences dans leur enfance. L’OMS cite d’ailleurs les «châtiments corporels sévères» parmi les «facteurs qui encouragent les jeunes à rejoindre les gangs».
Alice Miller, une spécialiste de l’enfance et de l’effet sur la vie adulte des souffrances endurées par les enfants, a été la première à faire remarquer que Hitler, Staline, Mao Tsé Toung, Ceaucescu, qui n’ont pas hésité à faire mourir ou laisser mourir des millions d’hommes, dans leur propre pays ou dans les pays qu’ils ont envahis, ont aussi en commun le fait d’avoir été des enfants terriblement maltraités. Et, de plus, ils ont gouverné des peuples chez qui le niveau de la violence éducative était ou est encore très élevé. Les hommes et les femmes qui entendaient leurs discours violents et démagogiques y retrouvaient des échos de la violence de leurs propres parents et de leurs maîtres à qui ils avaient appris à obéir. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles on a vu des peuples qui avaient parfois atteint un haut niveau d’éducation, comme le peuple allemand, obéir à des discours aberrants et se rendre coupables ou complices, essentiellement par obéissance, de crimes collectifs horribles.
De véritables fléaux sociaux comme l’alcoolisme et la toxicomanie figurent aussi, dans le rapport de l’OMS, comme les conséquences des châtiments corporels.
Toutes ces retombées de la violence éducative, déjà graves en elles-mêmes, alourdissent aussi, toujours selon l’OMS, le fardeau financier que doivent porter les sociétés, c’est-à-dire en définitive les contribuables. Et l’OMS énumère quantité de dépenses collectives qui résultent des conséquences de la violence éducative.
Il faut encore citer, parmi les conséquences de la violence éducative le fait qu’elle se reproduit d’elle-même. L’enfant frappé ne peut pas comprendre par lui-même qu’en réalité il est maltraité, puisque, dans les sociétés où la violence éducative est la règle, presque tous les enfants sont frappés. Il grandit donc avec l’idée qu’on l’a frappé pour son bien et que c’était bien de le frapper. Il est donc convaincu qu’il faut frapper les enfants. C’est ainsi que la violence éducative se reproduit de génération en génération, de siècle en siècle depuis des millénaires.
C’est pourquoi aussi, quand on entreprend de lutter contre la pratique de la violence éducative, on se heurte à de grandes résistances. La plupart du temps, quand on a été frappé soi-même, on pense de bonne foi qu’une bonne fessée ou une bonne bastonnade «n’a jamais fait de mal à personne». On se dit qu’on est devenu un adulte «comme les autres». Mais si on trouve tout à fait normal que les enfants soient frappés alors qu’ils sont faibles et fragiles, on serait indigné d’être soi-même frappé par un policier, en cas de contravention au code de la route, bien plus grave pourtant que les sottises pour lesquelles nous frappons les enfants. Cette contradiction devrait nous faire réfléchir sur la normalité de notre attitude. De même trouverions-nous normal de frapper notre père ou notre mère retombé en enfance sous l’effet de la vieillesse et refusant, par exemple, de se laver comme le font parfois les enfants?
En réalité, la seule chose qui fait que nous trouvons normal de frapper les enfants, ce n’est pas que ce soit normal ni nécessaire (on peut élever les enfants sans les frapper), c’est que nous avons été frappés nous-mêmes et avons adopté, à une époque où nous ne pouvions pas faire autrement, le point de vue de nos parents.
Il se pourrait bien qu’une bonne partie de nos pires comportements que nous attribuons aux défauts de la «nature humaine» aient pour origine le fait que la plupart des enfants sont élevés comme aucun animal n’élève ses petits.
Les parents humains sont les seuls à utiliser la violence pour élever leurs enfants. Chez nos cousins les plus proches, les singes bonobos, les mères ne frappent jamais leurs petits. Quand ils ont un comportement qui risque de les mettre en danger, elles les éloignent, mais sans les «punir». Des chiens ou des chevaux qui, par impossible, subiraient de la part de leurs parents des traitements semblables à ceux que nous autres hommes infligeons à nos enfants deviendraient, s’ils survivaient, pathologiquement peureux ou agressifs. Quand nous frappons nos enfants, nous allons contre notre nature et celle de nos enfants que rien ne prépare à subir des coups de la part de leurs parents, c’est-à-dire des personnes qui représentent leur base de sécurité.
Heureusement, notre rapport avec les enfants ne se limite pas aux coups que nous leur donnons. La tendresse que nous leur apportons, les échanges d’affection que nous avons avec eux compensent partiellement notre violence et permettent à l’enfant de se faire un certain équilibre. Il arrive souvent qu’un des parents frappe mais que l’autre ne frappe pas et offre à l’enfant un refuge sûr, ou bien qu’il puisse trouver ce refuge chez un autre membre de la famille. Et ce sont ces refuges qui permettent aux enfants de tenir le coup malgré les châtiments qu’ils subissent. Mais ils deviendraient des hommes bien plus équilibrés si, tout en apprenant de leurs parents les limites qui tiennent au respect de soi et des autres, ils ne recevaient pas des coups pendant toute leur enfance et parfois leur adolescence et leur jeunesse.
Olivier Maurel
auteur de "La Fessée, Cent questions-réponses sur les châtiments corporels" aux Editions La Plage
Cet article est le second d'une série de trois, écrit par Olivier Maurel*, il a été mis en ligne sur le site http://grioo.com
Il est reproduit ici avec l'autorisation de son auteur.
Du point de vue collectif, social, politique et même économique, les retombées de la violence éducative sont aussi nocives, voire catastrophiques.
Le rapport de l’OMS déjà cité montre que la délinquance, la criminalité, la violence conjugale sont aussi, en partie au moins, les aboutissements de la violence éducative. La violence subie dans la petite enfance devient naturellement violence commise, délinquance et dans les cas les plus graves criminalité.
Il suffit de lire la rubrique des tribunaux dans les journaux pour voir que presque tous les grands criminels ont été victimes de violences dans leur enfance. L’OMS cite d’ailleurs les «châtiments corporels sévères» parmi les «facteurs qui encouragent les jeunes à rejoindre les gangs».
Alice Miller, une spécialiste de l’enfance et de l’effet sur la vie adulte des souffrances endurées par les enfants, a été la première à faire remarquer que Hitler, Staline, Mao Tsé Toung, Ceaucescu, qui n’ont pas hésité à faire mourir ou laisser mourir des millions d’hommes, dans leur propre pays ou dans les pays qu’ils ont envahis, ont aussi en commun le fait d’avoir été des enfants terriblement maltraités. Et, de plus, ils ont gouverné des peuples chez qui le niveau de la violence éducative était ou est encore très élevé. Les hommes et les femmes qui entendaient leurs discours violents et démagogiques y retrouvaient des échos de la violence de leurs propres parents et de leurs maîtres à qui ils avaient appris à obéir. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles on a vu des peuples qui avaient parfois atteint un haut niveau d’éducation, comme le peuple allemand, obéir à des discours aberrants et se rendre coupables ou complices, essentiellement par obéissance, de crimes collectifs horribles.
De véritables fléaux sociaux comme l’alcoolisme et la toxicomanie figurent aussi, dans le rapport de l’OMS, comme les conséquences des châtiments corporels.
Toutes ces retombées de la violence éducative, déjà graves en elles-mêmes, alourdissent aussi, toujours selon l’OMS, le fardeau financier que doivent porter les sociétés, c’est-à-dire en définitive les contribuables. Et l’OMS énumère quantité de dépenses collectives qui résultent des conséquences de la violence éducative.
Il faut encore citer, parmi les conséquences de la violence éducative le fait qu’elle se reproduit d’elle-même. L’enfant frappé ne peut pas comprendre par lui-même qu’en réalité il est maltraité, puisque, dans les sociétés où la violence éducative est la règle, presque tous les enfants sont frappés. Il grandit donc avec l’idée qu’on l’a frappé pour son bien et que c’était bien de le frapper. Il est donc convaincu qu’il faut frapper les enfants. C’est ainsi que la violence éducative se reproduit de génération en génération, de siècle en siècle depuis des millénaires.
C’est pourquoi aussi, quand on entreprend de lutter contre la pratique de la violence éducative, on se heurte à de grandes résistances. La plupart du temps, quand on a été frappé soi-même, on pense de bonne foi qu’une bonne fessée ou une bonne bastonnade «n’a jamais fait de mal à personne». On se dit qu’on est devenu un adulte «comme les autres». Mais si on trouve tout à fait normal que les enfants soient frappés alors qu’ils sont faibles et fragiles, on serait indigné d’être soi-même frappé par un policier, en cas de contravention au code de la route, bien plus grave pourtant que les sottises pour lesquelles nous frappons les enfants. Cette contradiction devrait nous faire réfléchir sur la normalité de notre attitude. De même trouverions-nous normal de frapper notre père ou notre mère retombé en enfance sous l’effet de la vieillesse et refusant, par exemple, de se laver comme le font parfois les enfants?
En réalité, la seule chose qui fait que nous trouvons normal de frapper les enfants, ce n’est pas que ce soit normal ni nécessaire (on peut élever les enfants sans les frapper), c’est que nous avons été frappés nous-mêmes et avons adopté, à une époque où nous ne pouvions pas faire autrement, le point de vue de nos parents.
Il se pourrait bien qu’une bonne partie de nos pires comportements que nous attribuons aux défauts de la «nature humaine» aient pour origine le fait que la plupart des enfants sont élevés comme aucun animal n’élève ses petits.
Les parents humains sont les seuls à utiliser la violence pour élever leurs enfants. Chez nos cousins les plus proches, les singes bonobos, les mères ne frappent jamais leurs petits. Quand ils ont un comportement qui risque de les mettre en danger, elles les éloignent, mais sans les «punir». Des chiens ou des chevaux qui, par impossible, subiraient de la part de leurs parents des traitements semblables à ceux que nous autres hommes infligeons à nos enfants deviendraient, s’ils survivaient, pathologiquement peureux ou agressifs. Quand nous frappons nos enfants, nous allons contre notre nature et celle de nos enfants que rien ne prépare à subir des coups de la part de leurs parents, c’est-à-dire des personnes qui représentent leur base de sécurité.
Heureusement, notre rapport avec les enfants ne se limite pas aux coups que nous leur donnons. La tendresse que nous leur apportons, les échanges d’affection que nous avons avec eux compensent partiellement notre violence et permettent à l’enfant de se faire un certain équilibre. Il arrive souvent qu’un des parents frappe mais que l’autre ne frappe pas et offre à l’enfant un refuge sûr, ou bien qu’il puisse trouver ce refuge chez un autre membre de la famille. Et ce sont ces refuges qui permettent aux enfants de tenir le coup malgré les châtiments qu’ils subissent. Mais ils deviendraient des hommes bien plus équilibrés si, tout en apprenant de leurs parents les limites qui tiennent au respect de soi et des autres, ils ne recevaient pas des coups pendant toute leur enfance et parfois leur adolescence et leur jeunesse.
Olivier Maurel
auteur de "La Fessée, Cent questions-réponses sur les châtiments corporels" aux Editions La Plage
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stagiaire
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
je me demande ce que l'on doit faire lorsque dans une structure on remarque beaucoup de douces violences, qu'on est que stagiaire. je ne sais pas quoi faire et me demande quelle est ma place dans cette situation. lorque que je suis avec les enfants je leur propose evidement quelque chose de ifférent, mais mon stage arrive à son terme et je ne sais pas ce qu'on vont devenir les enfants?
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lisette
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Poulette, dans le fond je suis d'accord avec ton point de vue car il y a, en effet, une grande part de subjectivité dans notre conception de la violence.
Mais quand une professionnelle jette son verre d'eau au visage d'un enfant, on ne peut pas relativiser la situation ! C'est violent, de façon objective.
Lorsqu'un adulte gifle un enfant qui ne veut pas obéir, c'est violent aussi.
Ces comportements sont innacceptable, ça ne peut pas se discuter !!!
Mais quand une professionnelle jette son verre d'eau au visage d'un enfant, on ne peut pas relativiser la situation ! C'est violent, de façon objective.
Lorsqu'un adulte gifle un enfant qui ne veut pas obéir, c'est violent aussi.
Ces comportements sont innacceptable, ça ne peut pas se discuter !!!
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stagiaire2
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
salut stagiaire
je voulais réagir à ce que tu as écrit, car comme toi j'ai été stagiaire en crèche et j'ai pu être "spectateur" de fessées, de "pincement de nez" pour faire ouvrir la bouche des enfants et les faire manger..., tout cela m'a véritablement affectée et en même temps je m'en suis sentie et le ressent encore aujourd'hui ainsi un peu complice de tout cela même si j'ai veillé à ne pas me plier et finir par procéder ainsi.
tampis si les enfants continuaient de me "tester" selon mes collègues, je me refusais à agir de la sorte. et oui j'avoue mon impuissance de futur eje dans cette situation.
je l'ai évoqué avec l'eje de la structure et elle m'a conseillé de lire "les douces violences" et n'a pas nié ce qui pouvait parfois se passer au sein du service mais on en a discuté et tout était à relativiser!!!
en tant que stagiaire je n'ai fait que constater les faits et si tu en parle à tes formateurs vite et très ouvertement peut être que ceux ci te seront un appui indispensable si tu comptes engager toute autre démarche pour mettre à jour les pratiques maltraitantes que tu as pu observer.
personnellement je n'ai pas eu le courage de le faire mais bientôt jeune professionnel, je ne veux plus jamais être complice de ce genre de pratiques. bonne fin de stage tout de même et restes toi auprès des enfants, c'est important de leur proposer autre chose.
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stagiaire n°1
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
mon problème est que la personne responsable de la structure et EJE etait la plus propice aux violences essentiellement verbales,mais aussi par exemple de faire sentir sa cullotte a peine mouillée à une petite de 2 ans, propre depuis 2 semaines, lorsque celle ci fait 3 gouttes dedans le temps d'ouvrir son pantalon... comment ne pas être revolté quand ce comportement fait suite à une tonne d'autres inaceptables.
le dernier jour j'ai choisi de lui offrir un extrait des "douces violences" mais mon interrogation majeure se porte sur ce qui va arriver aux enfants qui restent encore la bas, et si ce n'est pas accepter ce que l'on voit que de ne pas en parler aux personnes responsables de la structure (gestionnaire?, PMI?...)
l'ecole est au courant et decide de ne plus envoyer de stagiaires la bas mais sans en expliquer les vraies raisons à la structure.
bref comment faire evoluer les mentalités d'une manière générale?? pour moi ce stage n'a eu qu'un benefice de me revolter contre ces pratiques, mais un stagaire a un champs d'action bien limité... j'espere toujours gardé cette experience en memeoire et je suis prete à me battre dans le futur.
le dernier jour j'ai choisi de lui offrir un extrait des "douces violences" mais mon interrogation majeure se porte sur ce qui va arriver aux enfants qui restent encore la bas, et si ce n'est pas accepter ce que l'on voit que de ne pas en parler aux personnes responsables de la structure (gestionnaire?, PMI?...)
l'ecole est au courant et decide de ne plus envoyer de stagiaires la bas mais sans en expliquer les vraies raisons à la structure.
bref comment faire evoluer les mentalités d'une manière générale?? pour moi ce stage n'a eu qu'un benefice de me revolter contre ces pratiques, mais un stagaire a un champs d'action bien limité... j'espere toujours gardé cette experience en memeoire et je suis prete à me battre dans le futur.
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milou37
Re: Maltraitance institutionnelle : réagir!
Bonjour.
Moi aussi j'ai fait pas mal de stages en crèche par le biais du cap petite enfance. J'entre en formation eje en septembre.
Il m'est arrivé de voir des pratiques de professionnels qui me gènent (me choquent même peut etre). Seulement, en réfléchissant aux situations que je peux voir, je n'arrive pas à savoir si ce qui me choque c'est vraiment de la douce violence ou simplement une pratique différente de ma propre vision.
Une fois, en crèche municipale, j'ai vu une professionnelle forcer un enfant à manger. En fait, elle mettait la cuillère devant la bouche de l'enfant et forcait pour que ça bouche s'ouvre!!! Certes, après trois ou quatre cuillérées comme ça, l'enfant à manger... Mais j'ai trouvé cela plutot choquant. L'enfant n'était pas du tout dans une ambiance agréable pour prendre son repas!!
Les autres professionnels présents au repas n'ont rien dit.
C'est pourquoi, par manque de connaissance aussi, je me dis que ce qui me choque dans cette situation c'est peut etre simplement ma différence de pratique.
Je ne sais plus trop quoi penser...
Moi aussi j'ai fait pas mal de stages en crèche par le biais du cap petite enfance. J'entre en formation eje en septembre.
Il m'est arrivé de voir des pratiques de professionnels qui me gènent (me choquent même peut etre). Seulement, en réfléchissant aux situations que je peux voir, je n'arrive pas à savoir si ce qui me choque c'est vraiment de la douce violence ou simplement une pratique différente de ma propre vision.
Une fois, en crèche municipale, j'ai vu une professionnelle forcer un enfant à manger. En fait, elle mettait la cuillère devant la bouche de l'enfant et forcait pour que ça bouche s'ouvre!!! Certes, après trois ou quatre cuillérées comme ça, l'enfant à manger... Mais j'ai trouvé cela plutot choquant. L'enfant n'était pas du tout dans une ambiance agréable pour prendre son repas!!
Les autres professionnels présents au repas n'ont rien dit.
C'est pourquoi, par manque de connaissance aussi, je me dis que ce qui me choque dans cette situation c'est peut etre simplement ma différence de pratique.
Je ne sais plus trop quoi penser...