Re: Interdiction de la fessée
Publié : 17 nov. 2009 23:28
Tat, je ne sais pas si tu es une maman ou une éduc mais j'aime à penser que ce ne soit pas la 2ème solution.
D'un point de vue professionnel quand je te vois dire que: " quand le caprice est bien lancé et que la raison de cette enfant n'est pas accessible par la parole car il bloque l'adulte par des cris des faux pleurs bref une mise en scene parfois trop bien rodé (malin les enfants !! ) la fessé permet de lui faire prendre conscience que les limites ont été dépassé et qu'il faut se calmer et arreter les caprices"
ça me pose réellement question!
Tu dresses un portrait des enfants comme s'ils étaient des calculateurs par moments; alors que bien souvent un caprice est dû à un manque de compréhension d'un côté ou de l'autre. C'est aussi une question de cadre où l'enfant à besoin de sentir que celui-ci reste sûr et stable quoi qu'il arrive.
Comment ferez-tu si tu étais face à un enfant qui n'a pas accès à la parole et qui a des difficultés avec la communication??
Pour moi, la fessée est un aveu d'impuissance de la part des professionnels je dis bien et cela peut renvoyer des choses très difficile pour l'enfant.
C'est lui montrer qu'on baisse les bras face aux difficultés qu'il peut exprimer alors qu'il cherchait justement que l'on tienne. Il y a bien d'autres médiations ou intermédiaires pour déjouer des "conflits" avec l'enfant. Il faut aussi accepter de passer le relai.
De plus, donner une fessée c'est jouir de notre puissance d'adulte sur l'enfant et atteindre notre objectif par la contrainte.
Et ce n'est pas parce que les générations précédentes en ont eu qu'il ne faut pas le questionner pour autant. Il y a bien des choses qui ont pu être faites par le passé ou des traumatismes qu'ont pu connaître des personnes en s'en sortant plus ou moins aujourd'hui.
C'est le principe de la résilience et cela ne veut pas pour autant dire qu'il n'y a pas souffrance.
Quant à la question du temps que peut passer un enfant dans sa famille et avec ses parents, cela est un sujet à part entière. Pour moi, ce problème se pose dès la maternité où l'on n'est pas assez attentif aux liens qui peuvent se créer entre le bébé, sa mère et son père.
C'est aussi pour accentuer notre travail d'eje dans le soutien à la parentalité que notre formation a été réformée. Malheureusement, cela prend du temps et demande de bousculer quelques à priori dans certains lieux où les parents restent trop souvent à la porte.
A ce niveau je soutiens tout à fait que l'on questionne les faits des parents mais qu'on ne s'interroge pas sur le fond du sujet de la parentalité.
D'un point de vue professionnel quand je te vois dire que: " quand le caprice est bien lancé et que la raison de cette enfant n'est pas accessible par la parole car il bloque l'adulte par des cris des faux pleurs bref une mise en scene parfois trop bien rodé (malin les enfants !! ) la fessé permet de lui faire prendre conscience que les limites ont été dépassé et qu'il faut se calmer et arreter les caprices"
ça me pose réellement question!
Tu dresses un portrait des enfants comme s'ils étaient des calculateurs par moments; alors que bien souvent un caprice est dû à un manque de compréhension d'un côté ou de l'autre. C'est aussi une question de cadre où l'enfant à besoin de sentir que celui-ci reste sûr et stable quoi qu'il arrive.
Comment ferez-tu si tu étais face à un enfant qui n'a pas accès à la parole et qui a des difficultés avec la communication??
Pour moi, la fessée est un aveu d'impuissance de la part des professionnels je dis bien et cela peut renvoyer des choses très difficile pour l'enfant.
C'est lui montrer qu'on baisse les bras face aux difficultés qu'il peut exprimer alors qu'il cherchait justement que l'on tienne. Il y a bien d'autres médiations ou intermédiaires pour déjouer des "conflits" avec l'enfant. Il faut aussi accepter de passer le relai.
De plus, donner une fessée c'est jouir de notre puissance d'adulte sur l'enfant et atteindre notre objectif par la contrainte.
Et ce n'est pas parce que les générations précédentes en ont eu qu'il ne faut pas le questionner pour autant. Il y a bien des choses qui ont pu être faites par le passé ou des traumatismes qu'ont pu connaître des personnes en s'en sortant plus ou moins aujourd'hui.
C'est le principe de la résilience et cela ne veut pas pour autant dire qu'il n'y a pas souffrance.
Quant à la question du temps que peut passer un enfant dans sa famille et avec ses parents, cela est un sujet à part entière. Pour moi, ce problème se pose dès la maternité où l'on n'est pas assez attentif aux liens qui peuvent se créer entre le bébé, sa mère et son père.
C'est aussi pour accentuer notre travail d'eje dans le soutien à la parentalité que notre formation a été réformée. Malheureusement, cela prend du temps et demande de bousculer quelques à priori dans certains lieux où les parents restent trop souvent à la porte.
A ce niveau je soutiens tout à fait que l'on questionne les faits des parents mais qu'on ne s'interroge pas sur le fond du sujet de la parentalité.