Page 11 sur 33

Re: Educateur au chomage

Publié : 16 déc. 2011 12:33
par kar1ne
et oui, je consulte aussi les annonces, et je vois de plus en plus de demande d'élève éducateur.
Pourquoi faire passer des diplômes? Pour nous occuper et donner des sous aux centres de formation?
Autre profil, on demande des educ pour faire coordinateur social.
En gros si j'ai bien compris, l'éduc se tape le quotidien avec les horaires en décalés, la gestion de groupe et le boulot administratif la coordination d'équipe, bref un peu chef de service sur les bordS.
Ce qui est égale à la fatigue, le nez dans le guidon, pas plus de pouvoir (pour monter des projets par exemple...)et pas la paye qui va avec. C'est de l'exploitation, Non? mais bon, c'est pas gra

Re: Educateur au chomage

Publié : 16 déc. 2011 13:06
par annie
bonjour

je me rends compte que les établissements spécialisés aussi coupent sur la qualité de l'accomp en embauchant des pers non diplomées, sans exp dans le secteur; créant un climat de précarité prof tant pour la pers (aucune assurance d'être garder à long terme)que dans le suivi du public !
les nouveaux sont alors livrés à eux mêmes sans accompagnateur (nbses démissions ou départ retraite)et les fam pas informées du changement !
le seul diplomé pas ou peu considéré (coute cher !!) fait office de garantie du travail pro pour les instances financières et les autres mbres de l'équipe sont considérés comme "des bras".
le monde de l'éducatif commence à partir en lambeaux ..... la motivation réélle est maltraitée (non reconnue et dépréciée) ... seul le rendement compte (plus de pers à accomp et moins d'encadrants !) constat bien alarmant ....

annie

Re: Educateur au chomage

Publié : 17 déc. 2011 11:38
par gg
Bonjour,

Encore un éduc au chômage. Je fais entretetiens sur entretiens et pas grand chose à la clef.A chaque fois j'ai l'impression de passer un examen, mais que veulent au juste les employeurs? Des personnes pas diplômées avec peu d'expériences qui payent au raz des paquerettes? Et après ils vont nous sortir des thèmes comme la bientraitance, des outils de communication à plus en finir, des formations internes qui sont de la poudre au yeux.Le Médico-Social est KO, il y a que les budgets qui comptes, la boutique doit tourner au détriment de la qualification.
Faut pas se laisser faire, les éducs ont des compétences qu'ils doivent faire valoir. Ils n'ont pas le droit de prendre des gens avec aucune qualification, Les personnes que nous accompagnons nous le demande...

Re:

Publié : 17 déc. 2011 16:46
par Belette
tout à fais de ton avis GG, et dans la même situation également .....
Si vous saviez à tout ce que j'ai eu droit pdt mes entretiens !!!!! Ca passe de l'entretien téléphonique, à si il est réussi, vous avez le droit de passer une épreuve écrite, et enfin si l'épreuve écrite est réussi, vous avez le droit de passer un entretien avec le directeur !!!

J'ai aussi eu le droit au classement "ah, vous êtes arrivé 2ème sur 15 aux résultats des entretiens, désolé "

Et ne parlons pas de tout les " ah vous avez vraiment le profil, mais nous cherchons un homme malheureusement" Enfin, j'en passe et des meilleurs, et de plus en plus, les vous êtes trop diplomée ...

Avec un dees et 2 ans d'ancienneté, ben mon vieux ....

Mes derniers postes c'était une vrai cata, subventions, argent, rendement, on se croyait vraiment dans des multinationales .. Le social se déshumanise, et là, ça craint ...

Re: Educateur au chomage

Publié : 17 déc. 2011 17:53
par Gee money wells
Si tu veux savoir comment avoir du boulot, c'est malheureux mais va dans les régions où c'est chaud ;ile de france etc..

Beaucoup de protection de l'enfance dans les département jonchés de ZUP ect...

En gros tu trouvera plus de taf dans le 93 que dans le limousin...

A bientot :fantome:

Re: Educateur au chomage

Publié : 17 déc. 2011 19:37
par kar1ne
oui, je pense que je vais me renseigner auprès du droit du travail pour savoir ce qu'il se passe si les boites embauches trop de no qualifiés. La peur de la suppression des subventions fait réagir en général. Les travailleurs sociaux ne sont pas là pour faire valoirs les droit des plus fragiles? Et pour nous, niet? Le bénévolat bientôt.
Quand à ce que vous dites, cela devient banal. Si, y a le trajet aussi, on m'a refusé parce que trop loin.(c'est de ma responsabilité non? Comme les gosses, quand on en a c'est de notre responsabilité d'être dispo pour le boulot). enfi je croyais.

Ah si la dernière:
poste en journée compris entre 7h et 22h, AH AH AH, trop drôle.La journée, je vais proposer cet horaire de journée à l'administratif, l'éducation nationale, et autres emplois similaires...

Re:

Publié : 18 déc. 2011 11:12
par almerla
Bonjour,

Oui je te rejoint Jean-mi.....Actuellement, je suis remplaçante dans un service d'urgence sociale dans une grande association qui est très présente dans mon département. Une syndiqué est passé pour donner des tracts concernant les modification de CC66 etc etc. Je l'ai gentillement écoutée, son discours était intéressant...et je lui est parlé du chômage des éduc, des remplaçant qui tourne depuis des années dans cette association de services en service....est ce normal? Est ce que le syndicat s'interroge sur les conditions de ces travailleurs qui acceptent tout et n'importent quoi, à n'importe qu'elle condition pourvus qu'il y 'ai un salaire qui tombe tout les mois.....Le personne était surprise de ma question et n'a pas pu ou su me répondre ....elle elle ne s'occupe que de la réforme de la CC66...donc elle ne sait pas. J'ai été vraiment déçu, ces personnes sont en CDI et se préoccupe avant tout de garder leur avantage (et je comprend) sans aucunement s'ouvrir aux autres de la corporation qui galère au quotidien, et qu'il doivent tout de même rencontrer de temps en temps dans leur service..... Donc bon se trouner vers les syndicat c'est bien mais on rend compte (la ou je suis) que tout cela ne semble très peu les préoccuper.

Almerla

Re:

Publié : 18 déc. 2011 13:43
par Orelll
Devant ce qui se passe, devant les difficultés à trouver un emploi, devant la précarisation des postes et devant parfois certaines conditions de travail; il n'y a pas 36 solutions:

Soit la réorientation vers un autre métier, soit l'acceptation de la précarité et de la perte de sens du travail social, soit la mobilisation.

Se mobiliser c'est faire le lien entre ce qui arrive dans son secteur, à sa profession, aux bénéficiaires, aux autres secteurs et au fonctionnement politique et social global.

ALors oui, il y a des syndicats corporatistes et à organisation verticale, mais pas que.
L'important est l'action collective et concertée sur et hors nos lieux de travail afin de lutter contre la précarisation pas seulement pour défendre son pré carré mais pour l'ensemble des salariés et des bénéficiaires de nos accompagnements....

Nous ne pourrons jamais en tant que travailleur-se social-e nous isoler des choses politiques et penser que notre fonctionnement est indépendant.

L'heure n'est pas à l'éducation populaire, à l'engagement auprès des plus exclu-e-s/en difficultés, à la justice sociale...
Nous sommes les maillons actifs d'une logique socio-économique dominante.. Gestion de la misère, mise au travail, enfermement des mineurs....
et les maillons passifs: diminution de financements, logiques manageriales dans le social, précarité, bas salaire, chômage...

Re:

Publié : 18 déc. 2011 16:41
par Liz
Kar1ne,

tu pourras trouver sur le site de l'ones un rapport concernant la qualification des équipes.

C'est un rapport très complet. Si tu ne le trouves pas, je peux te l'envoyer par mail.

Cordialement.

Re:

Publié : 18 déc. 2011 19:27
par kar1ne
orelle et almerta, je suis entièrement d'accord, et soulagée de voir qu'il n'y a pas qu'une poignée qui est concernée.

Merci Liz je l'ai vu mais il date de février et depuis pas grand chose, la dddddddbidulle a été informée et puis plouf pas de nouvelle, enfin il me semble.

Quand aux travailleurs sociaux ils ne sont pas très interessants, la majorité des gens identifie les travailleurs au publique dont il s'occupe. Bestiole bizard ces travailleurs!!
Il vaut mieux cacher la misère, enfermer ceux qui dérangent, aider ceux qui veulent et peuvent se réinsérer et exclure les autres. Ah bas on a de quoi s'affairer.