Re: Atelier cuisine/ foyer éducatif
Publié : 01 mars 2011 01:37
bonjour,
je n'ai pas pour habitude de donner mes écrits, mais en revanche, je peux faire des suggestions et orienter votre travail. J'ai pu constater que les usagers (jeunes enfants, ados etc...) accordaient à l'alimentation une place importante avec plusieurs dimensions, notamment :
une dimension culturelle :
Il n'y a pas d'analphabète alimentaire ; chaque individu a une culture dans ce domaine, et particlièrement tous les jeunes y portent intérêt et ont des connaisances. selon la culture (pays ou région d'origine, milieu social, convenances religieuses...)les produits comestibles peuvent varier, tout comme la manière de les cuisiner, les accommoder, comment les consommer et se tenir à table. L'alimentation et les repas en particulier ont une dimension de beau et de bon à laquelle les usagers sont particlièrement sensibles (même si quelques fois ils ne le montrent pas).Il suffit d'écouter les commentaires faits au cours des repas pour être convaicu (ça a l'air bon!...ça se mange?! etc...) et faire unpeu attention aux messages publicitaires de telle ou telle enseigne commerciale.
Une dimension affective : importante car le repas renvoie à la mère qui en est la référence emblématique ("les repas préparés par ma mère!..."). Aussi, dans les structures d'accueil, la connaisance que chacun a de la cuisine n'aurait-t-elle pas la dimension "d'objet transitionnel" dans le sens où elle est le lien entre la mère et le jeune? L'alimentation ne pourrait-elle pas permettre d'aller plus loin dans le cheminement de chacun pour son propre épanouissement et être une forme d'apprentissage de la vie de groupe, éventuellement de mieux assurer un projet de semi autonomie?
Veiller également en fonction des jeunes (préceptes religieux, habitudes culturelles...)à proposer des repas alternatifs afin de concrétiser la prise en compte individuelle de chacun et la découverte de la diversité par tous. Dans le cadre de cet atelier cuisine, lui (ou leur) proposer de réaliser une recette simple, de préférence sucrée, qui traditionnellement exerce un grand attrait (tarte aux pommes, crêpes, mille feuille, mousses de fruits...)et faire en sorte que les productions s'intègrent aux repas ou au goùter. cette démarche individuelle permet de travailler autour de la réussite et de l'estime de soi.
C'est à partir de ces constats et de ces réflexions que j'ai élaboré un projet d'"atelier cuisine.
En espèrant avoir répondu (tout ou en partie, voir pas du tout ) à vos attentes. Cordialement, un cuisto devenu éducateur.
je n'ai pas pour habitude de donner mes écrits, mais en revanche, je peux faire des suggestions et orienter votre travail. J'ai pu constater que les usagers (jeunes enfants, ados etc...) accordaient à l'alimentation une place importante avec plusieurs dimensions, notamment :
une dimension culturelle :
Il n'y a pas d'analphabète alimentaire ; chaque individu a une culture dans ce domaine, et particlièrement tous les jeunes y portent intérêt et ont des connaisances. selon la culture (pays ou région d'origine, milieu social, convenances religieuses...)les produits comestibles peuvent varier, tout comme la manière de les cuisiner, les accommoder, comment les consommer et se tenir à table. L'alimentation et les repas en particulier ont une dimension de beau et de bon à laquelle les usagers sont particlièrement sensibles (même si quelques fois ils ne le montrent pas).Il suffit d'écouter les commentaires faits au cours des repas pour être convaicu (ça a l'air bon!...ça se mange?! etc...) et faire unpeu attention aux messages publicitaires de telle ou telle enseigne commerciale.
Une dimension affective : importante car le repas renvoie à la mère qui en est la référence emblématique ("les repas préparés par ma mère!..."). Aussi, dans les structures d'accueil, la connaisance que chacun a de la cuisine n'aurait-t-elle pas la dimension "d'objet transitionnel" dans le sens où elle est le lien entre la mère et le jeune? L'alimentation ne pourrait-elle pas permettre d'aller plus loin dans le cheminement de chacun pour son propre épanouissement et être une forme d'apprentissage de la vie de groupe, éventuellement de mieux assurer un projet de semi autonomie?
Veiller également en fonction des jeunes (préceptes religieux, habitudes culturelles...)à proposer des repas alternatifs afin de concrétiser la prise en compte individuelle de chacun et la découverte de la diversité par tous. Dans le cadre de cet atelier cuisine, lui (ou leur) proposer de réaliser une recette simple, de préférence sucrée, qui traditionnellement exerce un grand attrait (tarte aux pommes, crêpes, mille feuille, mousses de fruits...)et faire en sorte que les productions s'intègrent aux repas ou au goùter. cette démarche individuelle permet de travailler autour de la réussite et de l'estime de soi.
C'est à partir de ces constats et de ces réflexions que j'ai élaboré un projet d'"atelier cuisine.
En espèrant avoir répondu (tout ou en partie, voir pas du tout ) à vos attentes. Cordialement, un cuisto devenu éducateur.