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Re:
Publié : 25 oct. 2013 11:29
par Gwen
D'accord avec Oly, barbara et cha cha des thons, il n'y a plus aucune spécificité dans nos boulots. Pour vous en convaincre, regardez sur pole emploi, un même emploi est proposé aux as, cesf, es. Oly le dit plus haut, et j'ai pu m'en rendre compte par moi même. Allez donc par vous même regarder sur le site ou renseignez vous, vous verrez que ce qu'on dit est vrai.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 12:16
par voui
Bien curieuses ces nanas qui s'acharnent à vouer aux gémonies leur propre formation, leur propre boulot, par pure rancoeur à l'égard du monde. Et ceci qu'elles aient ou non décroché un contrat. La rancoeur tu peux la comprendre, quand t'es au chômage, mais qu'elle se retourne à ce point contre soi y ccompris lorsque on est en poste est vraiment un objet d'étonnement. Il vous reste un tout petit peu d'amour propre ? je me demandais. Vous savez, le monde il va mal oui, mais vous n'allez pas le rendre meilleur en répandant autant de fiel sur une profession. On est quand meme pas mal dans le ridicule à vrai dire et le pathos aussi.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 12:54
par Sandra
Les concours ne sont pas un leurre ? Ah bon ? Et bien, je suis la preuve vivante du contraire. Je suis bien restée avec mon concours sur les bras, et d’ailleurs je ne suis pas la seule. D’autres collègues ont été dans le même cas que moi.
D’autre part, certains témoignages sont également allés dans ce sens sur ce forum.
Pour quelle raison obscure certaines d'entre vous essayez vous de prouver le contraire de ce qui est à chaque fois ?
Je vais finir par penser comme certaines que vous avez effectivement peur pour vos places et que vous n’éprouviez de la crainte à vous retrouver au chômage.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 13:07
par Enzo
ok pour la formation CESF ( c'était ma représentation.)
@Gwen: ce n'est pas parce que les employeurs et les financeurs par la même occasion veulent standardiser le social que c'est la spécificité de chacun ne sert plus à rien. Au contraire, je crois qu'il faut conserver nos spécificités et défendre l'intérêt de celle-ci.
@ Oly, oui certains postes sont effectivement ouvert à tout le monde, je suis en CADA et ont a tous des diplomes différents, mais au CG par exemple les missions d'une CESF n'ont rien à voir avec les AS ou les ES.
cela dis, en général ce n'est pas parce que le contexte détruit le monde du social qu'il faut le vivre comme une fatalité, c'est ce que je lis ici, beaucoup de fatalisme, alors se plier à cette réalité c'est effectivement accompagné la fin des métiers pluriels, et amené à une standardisation des pros pour être moins efficaces, moins respectueux, moins compétents,moins nombreux, moins moins moins.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 13:37
par Roberta
@ voui : Sous prétexte que les gens ne sont pas d’accord avec toi, ils ne devraient pas s’exprimer ? Quelle tolérance et quelle ouverture d’esprit. Est-ce un nouveau modèle totalitaire que tu nous proposes, voui ? Il ne s’agit pas de rancœur mais de faire part de ce que les gens ressentent. Je trouve que c’est plutôt toi qui es dans le ridicule et dans le pathos, pour reprendre tes termes, à force de ne pas voir et d’écouter ce que certaines personnes peuvent ressentir au quotidien dans leur vie professionnelle ou pas et aussi de pouvoir l'accueillir et l'accepter.
Je me demandais où en est ta capacité d’écoute en tant que professionnelle, ton empathie et ton ouverture à accepter ce que les autres ont à exprimer.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 15:02
par Enzo
@OLY CESF
Merci pour ton éclairage, je me trompais donc en me représentant votre formation comme ayant une spécificité à l'accompagnement des familles sur les questions d'accompagnement à la gestion familiale du quotidien et budgétaire.
Cependant je peux t'assurer que les ASS ont des spécificités dans leurs formations, les ES également et les CESF que je cotoie aussi.
Effectivement nous pouvons nous retrouver sur des postes identiques, je suis en CADA et nous sommes CESF, AS, ES avec le même nom de poste à savoir "intervenant social".
Cependant il est indéniable que nous ne travaillons pas de la même manière, que nous n'avons pas le même regard et la même expertise concernant les situations, et que ce regard plurielle est une véritable richesse.
Si les employeurs et les financeurs ne comprennent pas cela ce n'est pas une raison pour dire que ça n'existe pas ou que ça ne sert à rien. Je défend à fond la pluralité des diplômes pour la raison évoqué plus haut. Et je pense que c'est à nous de défendre nos spécificités.
les CESF ont parfois des spécificités, exemple dans les CG où elles ne font que de l'accompagnement budgétaire, primordiale en CMS et il est très interessant de pouvoir compter sur tes collègues qui ont cette compétence que je n'avais pas. En revanche en polyvalence de secteur il n'y a que des ASS, en AEMO AED il n'y a que des ES ou des ASS.
bref "Gwen" permettez moi de vous dire que vous vous trompez lourdement dans votre raisonnement.
je souhaiterais que l'on arrête ce fatalisme, que l'on soit fier de nos compétences et de nos savoirs faire et de notre diversité de personnalité et de diplôme qui est la meilleure réponse à la diversité des publics et des problématiques qu'ils rencontrent, toujours plus complexe à mesure que le chomâge et la souffrance sociale croissent.
qu'en pensez vous?
Re:
Publié : 25 oct. 2013 16:01
par Barbara
Toute cette diatribe pour rien, Enzo, qui est très satisfait de lui, de sa fonction, de sa vie, en général. Il oublie juste deux choses : il n'est pas le seul as en france et il existe de nombreux travailleurs sociaux (as ou autre d'ailleurs) qui sont au chômage aujourd'hui.
Qu'est ce qu'on fait pour eux actuellement ? Rien.
De ton côté, Enzo, qu'est ce que tu vas faire ? Tu vas faire une manifestation tout seul et rencontrer tous les employeurs de france afin de leur expliquer que nous avons toutes des spécificités différentes, qu'il faut les conserver et qu'il faudrait davantage d'emplois dans le social ? Non, je ne pense pas.
Tout ce qui est dit ici par certaines personnes n'est pas du fatalisme, c'est de la réalité, c'est du vécu.
Alors, même si je suis professionnelle au jour d'aujourd'hui, je persiste à croire qu'il n'y a plus d'avenir pour la profession d'assistante de service social malheureusement, pour les raisons déjà exprimées plus haut et que je ne reprendrai pas ici.
C'est bien joli et bien gentil de faire du nombrilisme et la politique de l'autruche, mais il arrive un moment où il faut sortir la tête hors du sable et voir la réalité en face, même si elle ne nous convient pas.
Si certains réagissent comme Enzo, je pense qu'ils ont en effet très peur de perdre leur emploi, étant donné que nous sommes dans un climat social très tendu, très compliqué et où le chômage et les licenciements sont de plus en plus monnaie courante.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 16:38
par voui
Barbara, une fois ta contre diatribe posée, on fait quoi exactement ? on arrête tout ? on prend au pied de la lettre ta prophétie cataclysmique en se mettant tous au chômage ? on dit Amen ? que faisons-nous ?
je suis assez d'accord avec Enzo : la réalité c'est qu'il est aussi difficile de nier cette réalité qu'il décrit et que je côtoie dans mon boulot tous les jours : la pluralité des missions et des compétences. Et je suis pas le seul et plein de collègues bossent dans ces conditions, et après ? il n'y a pas une vérité, y a juste des réalités de terrain différentes, des situations différentes
Re:
Publié : 25 oct. 2013 16:42
par Enzo
la diatribe comme tu dis c'est toi qui l'emploi barbara.
je ne vois comment à partir de ces quelques mots, tu peux dire que je suis "satisfait de lui, de sa fonction, de sa vie, en général" et tout le reste.
Que vais-je faire? eh bien rien de plus que ce que je fais déjà.
tu tiens un discours déprimant alors que toi même tu es en poste, il est où le sens de ton propos?
tu passes ton temps à démonter les jeunes sur ce forum, a dire que le social est pourrie, que il n'y a plus d'avenir, bref tu craches sur le métier qui te fais vivre.
si tu relis ce que j'ai dis plus avant dans ce post tu verras que je ne fais pas la politique de l'autruche, effectivement les effectif de formations sont trop chargés et ils ne correspondent pas aux besoins du terrain, certes mais de là à foutre une profession à la poubelle...
et peux tu m'expliquer pourquoi de dire ce que je dis prouve que " j'ai très peur de perdre mon emploi?"
laisse le tiens à un vrai travailleur social et tu feras au moins baisser le chomâge, par la suite tu pourras aussi quitter le forum est le laisser à ceux qui croient en ce travail et qui se batte pour son avenir plutôt que de le descendre à vitesse grand V, il est vrai que si toi tu étais la seule ASS en france la profession serait morte.
je me permets de te juger comme tu me juges, mais je trouve ça désolant d'être aussi agressive envers les gens. change de profession, tu éviteras par la même occasion d'en accentuer l'image dégradée que tu te complais à répandre ici.
ceux qui font que le social s'enlise ce sont des gens comme toi qui occupe des postes et qui font la gueule toute la journée, qui perde de l'energie à se plaindre plutôt qu'à défendre leur boulot.
pas besoin de manifestation tout seul, juste de montrer chaque jour pourquoi notre équipe est importante et que chaque élément à son rôle à jouer.
Re:
Publié : 25 oct. 2013 18:07
par MJPM
Enzo
La réponse à ta remarque :
"la diversité des diplômes s'expliquent par la diversité des publics et des problématiques... pourquoi il y aurais t-il plusieurs types de médecins et pas de travailleurs sociaux? je vois pas bien."
...est dans mon exposé précédent :
"un seul diplôme et une seule formation pour tout ces métiers, tronc commun et options le cas échéant."
Formation des médecins = tronc commun + spécialité
Du coup de cette façon on tiendrait compte de LA diversité

qui intègre les pro de la protection de l'enfance ou autre expertise en fonction des populations vulnérables.
C'était juste une idée que j'exprimais, moi je suis moins touchée par votre débat mais je me suis sentie concernée parce que j'accueil, conseille et forme des ASS.
Pour te répondre sur ce que fait un MJPM, il ne s'occupe pas uniquement du budget, du patrimoine, il s'occupe aussi de la personne, de son projet/cadre de vie immédiat et à long terme. Le MJPM doit faire la preuve de connaissances tant en matière juridique qu’en travail social, ces doubles compétences étant nécessaires à l’exercice de ses missions de protection de la personne et de la gestion de ses biens.
Nous sommes amenés à prendre des décisions et à les mettre en oeuvre compte tenu d'une analyse préalable de la situation, à considérer la personne vulnérable et à l’accompagner ou la représenter. Ceci dans une dynamique partenariale au regard de dispositifs (sociaux, financiers, patrimoniaux...)souvent complexes.
__Article 415 du Code civil. Les personnes majeures reçoivent la protection de leur personne et de leurs biens que leur état ou leur situation rend nécessaire selon les modalités prévues au présent titre. / Cette protection est instaurée et assurée dans le respect des libertés individuelles, des droits fondamentaux et de la dignité de la personne. / Elle a pour finalité l'intérêt de la personne protégée. Elle favorise, dans la mesure du possible, l'autonomie de celle-ci.
__Article 450 du Code civil. Lorsqu'aucun membre de la famille ou aucun proche ne peut assumer la curatelle ou la tutelle, le juge désigne un mandataire judiciaire à la protection des majeurs inscrit sur la liste prévue à l'article L. 471-2 du code de l'action sociale et des familles. Ce mandataire ne peut refuser d'accomplir les actes urgents que commande l'intérêt de la personne
protégée, notamment les actes conservatoires indispensables à la préservation de son patrimoine.
Les collègues MJPM ayant le DEASS comme vous, le disent, c'est le même "travail" (un peu plus aboutit) et quand je dis le même "travail" je pense COMPÉTENCES identiques, c'est comme ça qu'on peut comparer des métiers d'une même famille.
Je dirais aux plus désabusés que la situation n'est pas si noire tout de même, c'est juste la loi de l'offre et du marché qui n'est pas favorable aux recrutements actuellement.
Regarder le verre à moitié plein, toujours !