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Re:

Publié : 29 oct. 2013 11:10
par Emma
Je ne pense pas que qui que ce soit puisse inverser la courbe du chômage, même dans le social, mais ce n'est que mon avis personnel.

A "soupe aux choux" : quelle est la chose qui risque de se passer ? Tu la nommes sans la citer précisément, ce qui fait qu'on ne comprend pas de quoi tu parles. Pourrais tu préciser ?

Re:

Publié : 30 oct. 2013 00:25
par Lucie
Moi non plus, je ne comprends pas vos propos "soupe aux choux'. Votre phrase est très sibylline.
Est ce que vous pourriez être plus explicite lorsque vous parlez de cette chose qui risque de se passer ? Merci.

Re:

Publié : 30 oct. 2013 02:34
par cat
c'est très facile d'incriminer le piston. une fois encore, attention à ne pas généraliser et de se servir d'une nouvelle excuse pas forcément valable...

j'ai passé un entretien dernièrement, je correspondais absolument au profil et je savais que peu de personnes allaient postuler. j'avais de très grandes chances d'être retenue, cependant, c est une autre candidate qui a été choisie, avec un peu moins d'expérience mais dont le profil collait aussi. mes collègues étaient déçues pour moi et un peu remontées, parce que le bruit court que cette personne a été choisie parce qu'elle était dans la même association sportive qu'un des recruteurs.

personnellement, je ne me suis pas basée la dessus. je me dis que le feeling est sans doute mieux passé avec elle qu'avec moi, et c est tout...l'équipe qui recrute ne peut pas se baser uniquement sur le CV et des compétences, pour avoir envie de travailler avec le candidat, il faut ce fameux feeling...

Re:

Publié : 30 oct. 2013 10:33
par Oly CESF
@CAT

Je suis d'accord avec toin et c'est même plus poussé qu'une question de feeling : il faut que le caractère, la personnalité colle avec l'équipe.

J'ai demandé une fois à un directeur adjoint sur quelles bases il recrutait son personnel, dans un établissement hospitalier. Il m'a répondu qu'à CV +/- égal, il regarde si la personne peut s'intégrer dans l'équipe ou pas, et améliorer le service en recrutant des personnalités complémentaires. Il m'a expliqué que si le candidat est speed, il pourrait le prendre si l'équipe est molle pour les rebooster. En revanche, si l'équipe est déjà speed et difficile à gérer, il recrutera une personne calme et apaisante.

Donc cette histoire de feeling est bien réelle et plus importante qu'on ne pourrait le penser :-)

Re:

Publié : 30 oct. 2013 10:37
par Carinne
Bonjour les amies, est ce que je vous ai manqué depuis tout ce temps où j’ai été absente ? J’ai été très occupée ces derniers temps mais je vais me rattraper et vous consacrer plus de temps, c’est promis. Ces derniers temps, j’ai songé très sérieusement à ouvrir un blog ou un site sur ma personne afin que vous puissiez me suivre dans mes actions. A ce sujet, je vous propose une nouvelle manifestation le 20 décembre afin que notre beau diplôme soit revalorisé. Que dites vous de cette idée ?

Re:

Publié : 30 oct. 2013 12:13
par Gwen
Ce que disent Cat et Only CESF est vrai. Le cv est important mais il n’y a pas que ça. Effectivement, le feeling, le caractère et la personnalité jouent un rôle important lors des entretiens. C’est même ce qui peut faire la différence entre certaines candidates. A cv égal, un employeur choisira quelqu’un qui lui correspond plus qu’une autre personne.

Le feeling, le caractère et la personnalité deviennent si importants que l’on peut se reposer la question de départ de ce post qui est de savoir « A quoi sert le DEASS ? », si la part de subjectif l’emporte sur le CV, les expériences et le diplôme lui-même. Je me dis qu’au bout du compte ce diplôme ne représente pas grand-chose (et que nous sommes bien peu de choses) étant donné la part de subjectif qui pèse sur la balance (et sans compter le piston, il ne faut pas cacher derrière de fausses excuses, il existe et n’est pas si rare que ça de nos jours et dans des temps si compliqués et ceci dans le social ou dans une autre branche).

Re:

Publié : 30 oct. 2013 12:51
par Enzo
@ cat eh bien tant de recul fait plaisir à lire. effectivement le piston existe, mais de toute façon les seules choses sur lesquelles on peut agir sont notre façon d'être et nos manières de montrer notre motivation.
@MJPM dsl je ne te même pas répondu, merci beaucoup pour ton éclairage, du coup j'avais fait une recherche mais c'est mieux quand les explications viennent directement des pros :)

@ Carinne

Bonjour! pouvez vous vous présenter pour les nouveaux comme moi qui n'ont pas encore la chance de vous connaître? :)

Re:

Publié : 30 oct. 2013 13:01
par AS-VO
Je me permets de rentrer dans ce débat houleux.
Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur le nombre de collègues qui vivent cette situation comme un malaise, il y a des mots qui sont posés et qui sont assez significatifs tout de même. Perso je ne juge personne, cela me pose plus question quant à la situation, quant à notre situation.
La sonnette d’alarme est sonnée et bon nombre de questionnements quant à notre profession ressortent, il est vrai que les frontières entre les différents métiers du social deviennent de plus en plus poreuses aux yeux des recruteurs. Tout comme Enzo je suis titulaire du DEASS et intervenant social en CADA, perso cela ne me gène pas car peu importe l’intitulé de notre poste c’est dans notre savoir faire, notre positionnement et notre sens éthique que nous nous « distinguons » des autres formations avec lesquelles nous sommes complémentaires.
Au final, par delà la crise des postes c’est sans doute l’esprit même du travail que nous nous devons de conserver dans l’intérêt même du public non ?

Quant au piston, hélas cela n’a-t-il pas toujours existé et ce dans bon nombre de métiers ? Je ne pense pas que cela soit nouveau et comprends les collègues déçus.
Bonne journée

Re:

Publié : 30 oct. 2013 15:11
par Marion
Je suis étudiante as en deuxième année. Quand je vois comme il est difficile de décrocher ce diplôme et le parcours du combattant que c’est, quand j’entends lire que le feeling, le caractère et le comportement sont hypers importants et parfois même plus que le diplôme lui-même, je trouve ça scandaleux. Après le caractère très aléatoire du diplôme, maintenant le caractère très aléatoire de l’entretien où le feeling, le caractère sont importants aussi. Autant dire alors que ça se joue à la tête du client. Moi, ça me donne envie de plaquer mes études d’as avant que je ne m’investisse trop là dedans et que je perde du temps. De toute façon, il y a tellement de chômage là dedans maintenant, autant faire demi tour.

Re:

Publié : 30 oct. 2013 15:46
par Krystelle
Je voulais me présenter au concours d’assistante sociale de cette année ou de l’année prochaine mais quand j’ai lu les messages désespérés de certaines qui ne trouvent pas de stage grâce à la loi Fioraso, qui ne trouvent pas d’emploi (et pas seulement sur ce post ou même sur ce forum, ça peut être en discutant de vive voix avec certaines professionnelles assistantes sociales ou des étudiantes assistantes sociales) et bien elles m’ont convaincue de faire autre chose, compte tenu de tous les paramètres que j’ai cité et en plus il paraît qu’elles sont mal considérées et mal payées. Alors, je me suis posée la question de savoir si j’étais faite pour en baver pendant trois ans pour aller à Pole Emploi, si j’avais des tendances maso, et je me suis dit que je valais bien mieux que ça. J’ai pas envie de gagner une misère et d’être maltraitée (j’ai vu des posts ici où des as vivaient un enfer sur leur lieu de travail). Je pensais bien faire an faisant cette profession, mais non vraiment j’ai plus envie du tout de faire uniquement de l’administratif à la chaine pour un travail (apparemment mi temps etc…) qui n’en vaut pas la peine. Je comprends qu’il faut bien gagner sa vie mais y a des limites à tout, je trouve.