Re: appel à temoin sur la schysophrénie!!
Publié : 11 déc. 2007 20:08
Emmanuelle, bienvenue sur ce forum.
en réponse à votre questionnaire je vais essayer de vous répondre point par point.
lien de parenté avec le malade : mon fils agé aujourd'hui de 28 ans.sa premiére crise de "spychose car il entendait des voix date de 1998 il avait alors 19 ans.je me souvient encore comme si c'était hier du médecin qui nous a reçu mon mari et moi,nous annonçant que notre enfant était atteint d'une sorte de schysophrénie et à ma question: il va guerrir?
réponse dircte et froide:NON mais ça se soigne!
ou pluôt ça peut stabiliser. Inutile de vous dire que nous étions anéantis et impuissant devant cette incompréhension de cette maladie.Notre fils si sportif et si plein de vie est devenu apathique et sans plus aucune envie de quoi que ce soit!!
il est sorti de l'hopital avec un traitement qu'il ne voulait pas prendre puisqu'il ne se sentait pas malade et qu'il n'avait mal nulle part,et que ce qu'il entendait dans sa tête était vrai...aucune prise en charge pour "l'obliger" à se soigner
a l'époque vivant chez nous , nous l'obligions à prendre son traitement....
mois aprés "rechute" et nous avons changer d'hopital comme il était devenu plus agressif , il a eu droit à l'isolement: chambre avec 1 lit ,barreaux aux fenêtres etc ...
comme c'était au mois d'aout et que nous étions en congés, nous passions des journée entiéres enfermés avec lui dans sa chambre à tel point que les soignants nous oubliais et que nous étions obliger heureusement avec nos portales, de téléphoner à l'accueil pour prévenir que nous étions encore dans la chambre de notre fils et que nous aurions bien voulu qu'ils nous ouvre la porte afin que nous puissions rentrer chez nous...risible? non! angoissant!!!
Bref aprés un séjour de 6 mois dans cet hopital, il en est sorti avec nouveau traitement et un suivi en hopital de jour dans un service ou pour seules activité s étaient : boire du café, fumer, et un peu de poterie (d'ailleurs si vous voulez des cendriers en terre cuite venez chez moi j'en ai 1 centaine, voilà pour la prise en charge, si telle en est une!!!
Prise en charge des parents: AUCUNE!
Dialogue avec les médecins: AUCUN sinon pour nous dire que notre fils n'avait aucun avenir!
Impact sur notre vie:nous nous concentrons sur le bien être de notre enfants au point d'en oublier que nous avons un autre enfant et des petits enfants,notre vie tourne autour de la sienne,donc ne voulant pas le laisser seul nous ne sortons plus ensemble ou alors on l'emmène avec nous
Puis vient le temps ou, si nous ne voulons pas sombrer avec lui ,grande décision: le rendre autonome, pour cela nous passons par un appartement thérapeutique ,mise sous curatelle d'état car dépense tout son argent en une semaine et conflit affectifs permanents et j'en passe puis appartement "normal" avec problème de déplacements car nous ne sommes pas daccord pour le laisser conduire, donc pas d'autonomie pour se déplacer et nous sommes encore mis à contibution pour faire les courses du quotidien, visites chez les médecins etc....Plus d'amis, mais encore quelques cousins gentils qui vont le voir et le font sortir un peu
voilà j'éspère avoir répondu un peu à vos questions car il me faudrait des mois et des mois pour vous écrire tout ce que l'on peut vivre d'affreux avec cette maladie.Ah! oui j'oubliais:à mon avis les médecins psy ne voient que "la maladie" pas le malade qu' un numéro de sécu parmis tant d'autres . Quant-à ce qu'il y a des parents : démerdez-vous aprés tout c'est votre enfant!!!!
Voilà Emmanuelle, toute ma colère et toute mon impuissance face à la maladie de mon fils.
Stéphanie du puy-de dôme 63
en réponse à votre questionnaire je vais essayer de vous répondre point par point.
lien de parenté avec le malade : mon fils agé aujourd'hui de 28 ans.sa premiére crise de "spychose car il entendait des voix date de 1998 il avait alors 19 ans.je me souvient encore comme si c'était hier du médecin qui nous a reçu mon mari et moi,nous annonçant que notre enfant était atteint d'une sorte de schysophrénie et à ma question: il va guerrir?
réponse dircte et froide:NON mais ça se soigne!
ou pluôt ça peut stabiliser. Inutile de vous dire que nous étions anéantis et impuissant devant cette incompréhension de cette maladie.Notre fils si sportif et si plein de vie est devenu apathique et sans plus aucune envie de quoi que ce soit!!
il est sorti de l'hopital avec un traitement qu'il ne voulait pas prendre puisqu'il ne se sentait pas malade et qu'il n'avait mal nulle part,et que ce qu'il entendait dans sa tête était vrai...aucune prise en charge pour "l'obliger" à se soigner
a l'époque vivant chez nous , nous l'obligions à prendre son traitement....
mois aprés "rechute" et nous avons changer d'hopital comme il était devenu plus agressif , il a eu droit à l'isolement: chambre avec 1 lit ,barreaux aux fenêtres etc ...
comme c'était au mois d'aout et que nous étions en congés, nous passions des journée entiéres enfermés avec lui dans sa chambre à tel point que les soignants nous oubliais et que nous étions obliger heureusement avec nos portales, de téléphoner à l'accueil pour prévenir que nous étions encore dans la chambre de notre fils et que nous aurions bien voulu qu'ils nous ouvre la porte afin que nous puissions rentrer chez nous...risible? non! angoissant!!!
Bref aprés un séjour de 6 mois dans cet hopital, il en est sorti avec nouveau traitement et un suivi en hopital de jour dans un service ou pour seules activité s étaient : boire du café, fumer, et un peu de poterie (d'ailleurs si vous voulez des cendriers en terre cuite venez chez moi j'en ai 1 centaine, voilà pour la prise en charge, si telle en est une!!!
Prise en charge des parents: AUCUNE!
Dialogue avec les médecins: AUCUN sinon pour nous dire que notre fils n'avait aucun avenir!
Impact sur notre vie:nous nous concentrons sur le bien être de notre enfants au point d'en oublier que nous avons un autre enfant et des petits enfants,notre vie tourne autour de la sienne,donc ne voulant pas le laisser seul nous ne sortons plus ensemble ou alors on l'emmène avec nous
Puis vient le temps ou, si nous ne voulons pas sombrer avec lui ,grande décision: le rendre autonome, pour cela nous passons par un appartement thérapeutique ,mise sous curatelle d'état car dépense tout son argent en une semaine et conflit affectifs permanents et j'en passe puis appartement "normal" avec problème de déplacements car nous ne sommes pas daccord pour le laisser conduire, donc pas d'autonomie pour se déplacer et nous sommes encore mis à contibution pour faire les courses du quotidien, visites chez les médecins etc....Plus d'amis, mais encore quelques cousins gentils qui vont le voir et le font sortir un peu
voilà j'éspère avoir répondu un peu à vos questions car il me faudrait des mois et des mois pour vous écrire tout ce que l'on peut vivre d'affreux avec cette maladie.Ah! oui j'oubliais:à mon avis les médecins psy ne voient que "la maladie" pas le malade qu' un numéro de sécu parmis tant d'autres . Quant-à ce qu'il y a des parents : démerdez-vous aprés tout c'est votre enfant!!!!
Voilà Emmanuelle, toute ma colère et toute mon impuissance face à la maladie de mon fils.
Stéphanie du puy-de dôme 63