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Re: Entre nouveau...
Publié : 17 juil. 2005 22:05
par fil-au-sauf..
bonsoir thed,tu défends tes convictions et passions admirablement bien .je ne peux que te souhaiter d'aboutir a tes aspirations pour y trouver ton bonheur...

Entre Crétois...
Publié : 17 juil. 2005 23:48
par TheD
Bonsoir crétoise,
le mot "bonheur" me fait trop mal. Je préfère noter de la "gratification" de l'esprit en soi. Bonheur... tant que sur mon sol et tant que mon prochain n'accède pas à mes droits, je ne saurais dire ce qu'est le bonheur. Ca signifie donc que j'aimerais en moi même apporter certaines compétences dans une démarche précise, au niveau de ma "citoyenneté". Je n'en suis pas là, et puis je comprends tout à fait qu'on dise que ceci découle de mon caractère pathologique, une façon de "compenser" dirons nous, d'y trouver un équilibre ? Justement, conscient de ce point, conscient d'être figé entre mes murs, conscient aussi que la connection à internet m'a peut être "sauvé du lit"... je préfère trouver un équilibre de vie dans la définition de mon autonomie personnelle avant de définir mon individuation (plus que indivi-dualité)... en effet, la pensée neutre, soit celle qui jauge m'intêresse d'avantage que la pensée duelle. La guerre en mon esprit n'est plus autant dévastatrice. Il y a quand même cet "enfant" en moi, celui qui aimerait toucher du bout d'un rêve l'âme de Karen. J'aimerais tellement lui partager des moments. Pas lui "parler" dans le sens où son travail l'entend. Ca vient de moi, mais l'autre me fuit. Cette fuite qui me renvoie à mon évitement, l'inhibition de mes craintes. Par cela, difficile encore de fonctionner dans un processus d'insertion. J'ai du mal à supporter d'être réduit à l'adhésion. Soit au comportement, à une attitude. Toujours eu ce problème de comportement conforme. En même temps j'eu le sourire absent depuis bien longtemps par exemple, sourire que Karen m'a donné envie de naître. J'accorde en effet plus d'importance à exprimer ce qui n'est pas dit, à utiliser toutes les facettes de mon langage, donc à considérer ma dimension corporelle. Sourire est si simple, c'est tellement évident... le bébé, l'enfant... pourquoi détruit on cela ? Pourquoi une partie de la société ne préserve pas ce qui donne sens à la vie ? Ce sont des coups et blessures qui progressivement nous impose un masque. Mais plus, l'ignorance, le refoulement de ce qu'on endure/a enduré soi même lorsque nous sommes face à l'autre. L'enfance est aujourd'hui un domaine prioritaire, un univers à sauver des dérives possibles dans chaque domaine. Scolaire, nourrice, plus largement "social" et familial.
Oui, je disais, le sourire simple et spontané. Vous pourriez dire que c'est votre outil de travail, ou d'accueil. Soit... c'est possible. L'expression comportementaliste en est un jeu pour les uns, une apparence couplée d'une attitude. J'y voyais alors un "semblant" car c'est lié à la personnalité de chacun, à son éthique propre à soi.
Dans tout ça, j'en oubliais de voir aux bons endroits. Aux bonnes personnes. Non pas que les autres soient mauvais, mais sans doute sont ils prit dans le piège et les enjeux de la représentation, de l'impact et des impressions à donner, des mots à éviter, etc...
Cette personne, Karen, c'est un peu une femme à l'encontre de mes arrêts. Tout ce qui m'a déçu dans l'acte motivé des uns et des autres, et dans une époque trop éloignée "de moi" s'est trouvé disloqué par cette rencontre. Comment le noterais je autrement, il s'est scindé celui qui jusqu'ici mourrait, et l'autre qui veut vivre. Je ne voulais plus me suicider passivement. Je me souviens du deuxième entretien, et de cet éclat, juste peut être deux secondes magiques. Je me souviens d'autres secondes magiques, notamment au dernier entretien où en finalité nous avions partagé un moment physique proche l'instant juste de se trouver l'un à coté de l'autre et de doucement rire sur un morceau à tartiner... moment éternel, ça faisait tellement longtemps. Une part de moi se dit que oui, elle bossait, mais la personne qui se trouve acté son travail, j'en suis amoureux, c'est comme ça.
Entre toi.
Publié : 18 juil. 2005 05:21
par TheD
Bonjour,
Pour les possesseurs de l'ADSL, voici un petit film à voir. J'y ai entendu plus que les mots ne suffisent pour décrire cette sensation réelle. Celle non pas d'être comme, de faire parti... non... Karen, les "normes" ne sont pas la causes, ils sont seulement la conséquence de ce à quoi chacun craint. Une vision peu banale d'un phénomène qui circule difficilement dans le mot. Aujourd'hui sous la certitude qu'il n'y a pas de place pour tout le monde. La place au soleil ? Non... il est évident que l'être égal à soi doit se construire au delà même de la "nature", puisque l'égalité n'existe pas. Nous véhiculons chacun dans un univers différent, un monde qui nous appartient. Etre réel, c'est y croire, et pour cela être conscient c'est ne pas accepter le fait que sur le marché, de nos jours, il n'y a réellement pas de place pour tout le monde. Ca signifie d'une part la sélection mais au sens où nous voulons nous définir plusieurs espèces. Je me demande encore si un avenir existe pour celui qui est "reconnu" par les autres comme étant victimisé d'une part par son cheminement, d'autre part par "le sort", ce qui fait qu'à un moment, le point non retour est atteint et l'on se sent définitivement jeté.
Aujourd'hui, l'informatique permet beaucoup de choses. Evidemment, les droits existent, celui d'accéder à ses informations nomminatives d'une part, celui en principe d'effacer certaines données numériques. Loi libertés et informatiques, propriété intellectuelle. Qu'en sera t il des dossiers médicalisés ? Ca sera un "boulet à vie" à trainer ? Dans ce cas, tout le monde aura un "casier médical" à trainer ? Forcément, dans certains métiers, il est nécessaire d'être équilibré mentalement. Nous savons cependant, vous comme moi, que dans certains secteurs la sélection individuelle est rude, secteurs marchands notamment.
Jusqu'où ira l'application de l'eugénisme moderne dit "tolérable" ? car impalpable dans les textes, mais bien réel ?
http://www.10bitlog.com/films.htm
Bon... Karen vous connaissez mon côté un poil parano, au sens littéral je vis entre 4 murs, alors vous m'excuserez j'en suis déjà assuré. Et je reconnais fort bien que là n'est pas la solution. Je ne tiens nullement à mon conforter dans le dénigrement des réalités sociales parce que nous pouvons autant "condamner" que "innocenter"... facilement la société et l'articulation de celle ci en chacun puisqu'il est un peu (beaucoup parfois) reconnu de façon assez irréaliste que chacun est acteur s'il le veut vraiment. Ce qui n'est par contre pas évident, c'est "responsabiliser" sans transmettre la notion de culpabilité. Ca commence par se reconnaître comme faisant parti du tout. Et dans le même mouvement, ça signifie se détacher du lot, être "unique" prend alors un sens nouveau, "être avec". En cela, j'entendais fort bien votre responsable, peut être plus que ses mots.
Ces derniers temps, je ressens "une chance". Nullement supersticieux. Les dernières rencontres toutes confondues ne furent jamais autant positives. Il y a comme un "signe étrange", un tournant majeur, "quelque chose" qui ne se trouve pas encore assez à ma portée pour le définir de vie mot. Tu constateras mon relachement dans chaque domaine. Dans celui de la langue. Oui, ces moments derniers une déportation de mon âme vers le geste, celui qui ne s'écrit pas. J'ai regressé. Un peu échoué vers toi, mais tu ne mérites pas ce corps là. A la fois de toi vouloir être simplement moi, à la fois j'entends ta lecture... c'est pour ce "là" que je t'ai transmis cette adresse, pour t'entendre me lire. Douce personne, je ne peux finallement me tenir et je m'adresse à toi, doux toi.
Respectueusement.
Re: Entre vues
Publié : 18 juil. 2005 23:19
par Pathos
Bonsoir theD!
Que de souffrance au seuil de tes mots...Quelle maîtise de l'écriture mais si peu d'espace pour la surprise et le lâcher prise...Ton verbe cotoie le surréalisme tandis que je flirte avec le scepticisme...Pourquoi tant d'expression pour si peu d'action...Ecrire c'est se dire mais agir c'est vivre...Nous sommes tous des êtres de parole, mais une parole sans vie c'est le torrent de la montagne sans ses eaux...une existence lunaire sans faune ni flore...Une parole,un mot n'a pas de sens en lui même...Son essence relève de la spontanéité, de l'accord, du ton...de l'agir...de tes rêves: qu'as tu fait de tes rêves d'enfant? N'oublie pas la magie theD...derrière le surréalisme réel de tes souffrances tu trouveras la douceur de la rencontre et de la vie...
Un poète qui se cherche
Re: Entre
Publié : 19 juil. 2005 09:28
par TheD
Bonjour Pathos,
L'écriture est un trait, un très long chemin, une longueur éclatée par cette demoiselle haute en couleurs. Une palette étendue de plusieurs teintes qui s'ajoutent comme autant de petites touches. Effilées dans les tournesols. L'oreille absente écoute un coeur.
Imagine, si cette âme me croise un jour au grès du hasard. Je ne sais où. Elle m'éviterait, forcément. Mais moi. Elle sera encore là. Je n'y parviens pas, c'est une personne que je ne peux m'empêcher d'aimer. J'ai voulu lui parler, juste entre nous, sans succés tant je m'y suis mal impliqué. Et j'essaie vraiment de ne plus y penser en me répliquant dans la réalité, elle ne ressent rien pour moi. Et je me répète ceci : elle ne peut plus rien ressentir pour moi. Elle me connait sous un angle défait.
Je n'ai pas envie de m'enfermer dans cette histoire, ni d'être aimé absolument. Elle me fait penser à une eau qui s'évapore dès que je la touche. Inaccessible à jamais. Je l'ai choisi... de lui avouer mais le retour, si je m'attendais à ne plus la revoir, ce retour de silence est en pratique plus rude à vivre que la théorie. Ca fait beaucoup plus mal en vrai qu'en pensées.
"Je suis un monstre, Karen, un monstre qui t'aime. Tu me rends humain, tu es une très belle rencontre, lis-moi, écoute tout ce qui ne s'écrit pas, vibre ! J'aimerais dépasser ce qui s'est passé. Ne plus t'écrire ce qui m'a éloigné de nous revoir. La cruauté me dévore, ton silence est mon enfer parce que mon amour pour toi est réel.
Délivre-moi. Dis moi que tu ne ressens rien pour moi. Que mon coeur ment, me dit n'importe quoi !
N'ai point de peine à me dire cela. Je n'en suis pas plus malade que de source du mal être originel. Au contraire, tu es une femme au delà de tous les maux, éternelle. Et je souffre de t'imposer ces bêtises. Tu me crois triste, sache que j'ai tant de rires prit au piège, tant de joie encore en voix. J'ai tout gâché, la vie nous ignore.
Tu es toujours ce que j'ai souhaité reconnaître. Je suis sous une larme à t'écrire je t'aime."
Re: Entre
Publié : 20 juil. 2005 09:53
par TheD
Bonjour,
Je viens d'apprendre ceci de mon pseudo TheD :
"Thed
Source Chaotique des Broos
C'est la déesse du viol. Ses enfants par Ragnaglar sont les Broos, qui étaient à l'origine des créatures simples et paisibles, mais qui aujourd'hui continuent de vénérer Thed en répandant la terreur, la souffrance et le viol en son nom."
Et j'en suis particulièrement attristé au sens où d'une part, je l'ignorai, et d'autre part, ces yeux grands ouverts sur moi, je suis convaincu que Karen va au bout des pistes et a découvert cela avant moi. Une raison pour elle de me craindre. Evidemment, pour moi c'est juste la concaténation de mon prénom+nom... rien de plus. Enfin, ça me gène particulièrement d'être assimilé à ce qui ne me ressemble pas. Il faut dire que je m'enfonce tout seul maintenant. Ca fait tellement longtemps que je n'envisage plus la moindre parcelle de confrontation, ne serait ce que dans un bureau.
Plus envie de "parler"... de dire. Ma parole est vidée. Va y avoir du boulot au CMP, si j'y vais...
Entre âmes mies.
Publié : 20 juil. 2005 10:57
par TheD
Le sensible insencé goûte chaque parcelle de l'air du temps. Immarcessible beauté, innaccessible tendre. La fleur est née, j'ai retrouvé mon jardin. D'une grâce, la vôtre, la verdure allure et les couleurs accompagnent les phéromones qui règlent la vie des volantes aux ruches. Ou bien des courantes aux fourmilières. L'important est de servir pour la survie du groupe, de l'espèce. Pour eux, sans raison, depuis la nuit des temps vivants. Pas d'évolution, pas de cancers. Rien d'humain... finallement.
L'amour croyait en nous.
Mes désillusions vous comprennent un espoir.
Tant de réponses hors du temps. Elle m'a permi de trouver ma folie, je peux désormais m'en sortir. Karen... si seulement tu savais, si tu pouvais approcher ce que tu m'as donné. Ce n'était pas facile à prendre, c'était si difficile de te dire ces mots là.
"Je suis amoureux de vous"... c'était une grande évidence.
Maintenant, l'évidence, c'est simplement le sens de votre existence, en moi. Merci pour cela, pour votre attitude si élégante, votre sourire, pour vous avoir rencontré. Je sais, pour vous c'est juste dans l'ordre de vos fonctions. Vous m'avez rendu ce sourire, et les larmes aussi.
Nul besoin de mots, votre âme est toute proche de moi. La vie n'a pas su nous formuler les bonnes circonstances. Et oui... moi rmiste, vous chargée de mission.
Forcément, ça n'avait pas sens. Je ne voyais que nos personnes.
La profondeur de l'être ne serait que superficialités sans la légèreté de l'âme...
Re: Entre
Publié : 20 juil. 2005 22:06
par lisa
Bonsoir
J'espère que mon message ne sera pas interprété
comme une marque d'agressivité.Je respecte la liberté d'expression de chacun,et mon intervention ne témoigne que d'un intérêt,et d'une envie de comprendre un peu.Car j'avoue que tout cela m'intrigue autant que ça me dépasse.
Ces posts sont publiques,j'imagine qu'il est donc possible de donner son avis(même si personne ne me l'a demandé)
A quoi est ce que tout cela rime?Oui,d'accord,la beauté de l'insensé,du gratuit,les choses doivent elles toujours avoir un sens...?
Pourquoi ce monologue?Une douloureuse complainte qui s'écoute trop,comme si la postérité était aux aguets!
Qui est elle cette femme tant aimée?Existe-t-elle seuleument?Elle n'a pas d'existence,comme si elle n'était que le support de l'expression d'un mal être.
Qu'est ce qui ne tourne pas rond?
Re: Entre
Publié : 21 juil. 2005 03:38
par TheD
Bonjour,
Je prends chaque réponse nullement comme agressivité. Ici, nul public, nul auteur même. Vous indiquez le fait que j'en tirerai bénéfice à me laisser aller ainsi. Je n'en ressens pas cette impression.
Cette personne existe, je n'indiquerai pas l'adresse ici de son lieu de travail. Avant de la rencontrer, je ne ressentais plus grand chose, tout était seulement dans mes pensées. Elle n'a jamais été au delà de l'essentiel. Juste recevoir, noter et puis faire son job, c'est tout. J'avais envie d'en savoir plus sur elle, sur ce qu'elle exerce. Evidemment, cette "complainte", ces lignes échappées me dépassent aussi.
Je crois que c'est non pas seulement un amour qui s'écrit, mais une grande colère. Contre mes fantômes, contre ces gens qui m'ont ôter insidieusement une possibilité saine d'évolution. Ils sont mes hôtes, et j'en ai assez d'être leur serviteur. Ici je me porte à l'étonnement lorsqu'on me dit écrire correctement. C'est plus fort que moi, autant j'essaie de me retrouver aujourd'hui, autant où je subis l'assaut des uns et des autres du passé.
Aujourd'hui, je possède un potentiel et de réelle aptitudes. Pourtant, lorsque par moment je survole ces échanges, je me dis que quelque chose a grillé en moi. Et je doute que l'on puisse rechangé cela comme on remplacerait une ampoule.
Je n'ai pas envie de poursuivre ainsi, je suis certainement beaucoup plus lassé que toi, Isa. Une lassitude qui était déjà en moi il y a fort longtemps, bien avant de rencontrer Karen.
J'agis comme jamais auparavant depuis un peu plus d'une année. Sur le net et dans la vie, je tourne en rond comme un caniche. Et parfois j'aimerais perdre l'usage de la parole. La vie, je l'ai perdu depuis. Tu vois, je me déflore, je m'enfonce dans une mauvaise expression. Cette personne n'est pas le support d'un mal être, c'est quelqu'un, une personne très bien, j'en suis sûr. Evidemment, je ne tiens plus à l'ennuyer.
Jusqu'alors, essuyé les autres, alors je ne voudrais pas reproduire sur quelqu'un ce que j'ai pu endurer. C'est tout, parfois j'ai envie de hurler parce qu'on peut me faire comprendre que les mauvaises racines sont en moi. Peut être... et sûrement oui, c'est moi et moi seul qui ne sort plus. Mais si ces racines du mal sont en moi, elles ne sont pas nées de moi !!! Karen, c'est l'introjection de sa bonne eau, c'est la retrouvaille bénéfique d'une source épurée, bienveillante. Une personne dont peut être j'ai projeté en même temps ma meilleure partie. Une bonté qui s'enfuit, se perd dans l'incompréhension.
J'ai cependant avancé, un peu.
"Les « ours » sont vite fatigués de la présence d'autrui"
Et c'est ça... oui, c'est ce qu'elle a ressenti très vite, dès le deuxième entretien. Me disant sur un ton léger lorsque je lui ai fais part (trop volatilement) de mes difficultés d'expression, expliquer mes objectifs devant elle et du mal à transmettre ce qui peut (éventuellement) m'animer sur un ton d'entrain. Elle me met en garde, exprime une "attention, dépression possible", mais le pire vécu était déjà passé, même si depuis j'ai replongé très loin. Elle m'a dit que je pourrais devenir un ours, et dans cet instant je me suis dis "quelle sensibilité, elle me dit précisément ce que je suis, sans trop le réaliser." Il est vrai que la première entrevue fut comme une grande surprise, il me semble avoir absorbé son sourire cette deuxième fois. Je tenais à rester positif. Le troisième entretien, je venais de passer 6 mois horribles entre temps avec la répétition en boucle de la personne à l'anpe m'a humilié. J'aurais dû... oui j'aurais dû demander à recevoir une autre personne, couper l'entretien, prévenir Karen alors, c'était entre la première et seconde fois que nous nous sommes vus. Mais non, j'ai laissé pourrir ça en moi, et je ne suis pas allé à l'entretien suivant, me faisant alors radié. Ce n'était pas important, ce n'était pas grave du tout, je peux faire sans. Mais c'est l'attitude mauvaise de l'autre à mon encontre, une personne que je voyais pour la première fois, que je n'ai pas supporté. Disons alors qu'il était "une petite goutte" parmi tant d'autres petites gouttes.
Karen, elle, rien de tout cela. Tout l'opposé. Il faut dire, elle doit bien connaître son public et la façon dont elle doit "résonner"... et elle très juste. Ce n'est pas suffisant pour en tomber amoureux, fort heureusement je ne m'éprends pas uniquement pour les gens qui face à moi sont réellement présents et attentifs. Je me suis posé beaucoup de questions, parce que c'est vrai, c'est une personne qui est très agréable. Je pense que son lieu de travail n'y est pas étranger, me semble t il que les personnes qui exercent en ce lieu sont d'un bon état d'esprit. Il faut dire que ayant rencontré la responsable de ces lieux, je commence à comprendre pourquoi. Enfin, de quoi fissuré mes états d'âmes qui me cimentaient dans une mortalité verrouillée au fond des mots.
En ce moment, plusieurs choses en moi. Envie de venir dans une vie plus active et actante, envie de voir d'autres gens, d'autres lieux. Je crains cependant, et c'est plus fort que moi, je ressens le mot et l'idée qui le prononce. C'est parfois très désagréable, même en bonne compagnie. Forcément, par exemple ces entretiens passés, je connaissais moi de même leur finalité. Donc, limite, mettez y n'importe quel contenu dans ce matériel, pourvu qu'il sorte le bon résultat. C'est aussi non pas une prédestination, plutôt une détermination au sens plus positif. Je comprends que je dois y mettre du mien. Que ce dispositif possède ses limites, MAIS MOI NON, et je dois alors produire un contenu aussi, de mon côté, être présent dans une élaboration d'un entretien construit plutôt que de penser uniquement à la finalité qui s'impose d'elle même. C'était un peu ça, contre ce à quoi je luttais face à Karen. Je voulais lui poser des tas de questions, mais rien ne venait. Et puis sans doute aurais je vite trop voulu créer une amitié.amoureuse.
Depuis, je suis attaché à découvrir le monde dans lequel je veux vivre. C'est un monde possible, et le faisceau s'ouvrira dans un instant pour aborder "mes rêves d'enfants", comme dit Pathos.
C'est peut être ça la plus grande gratuité de vivre. Etre un aventurier pour se trouver. Cela indique que le corps et la pensée ne suffisent pas à nous constituer. Il y a un morceau de nous quelque part, au delà.
Ce qui me souvient un petit texte perso que je vous partage, que vous n'êtes pas obligés de lire :
"L'aventurier existe encore en nous, il faut le trouver dehors. La société ne s'adapte pas à l'essentiel mais breloque dans le superflu. L'éducation nationale par exemple dirait qu'elle fabrique les aventuriers aux futurs slogans européens, ils apprennent dés la réforme un "anglais" dont la sémantique est commerciale. Vive l'aventure économique mes bons gens !
L'aventure c'est se trouver.
Se poser sur une pierre et la laisser nous penser, parce que c'est ça se trouver. Etre où l'on va, être où nous sommes posés."
Les pensées gambadent, l'esprit voyage. Il est un corps jamais figé et ne doit pas se cristalliser dans un corps qui décompose le temps. Les pensées doivent prendre sens et s'en échapper. Donner à l'esprit le corps qui l'émerge pour ne pas le perdre. Aller au bout des organes et se réincarner du vivant au vivant. Le nom tue parce qu'on le veut bien. La mort n'est pas réelle. Lorsque je mourrai, l'univers ne sera jamais né. Karen n'aura même jamais existé, moi non plus, vous moins encore. L'état primordial sera juste rien.
Lorsque je retourne le miroir, je vois la vie, la mort, les mots et l'amour. Je vois ce que les uns veulent nier, les autres veulent posséder.
J'ai vu ce visage qui m'a fait pierre.
Re: Entre
Publié : 21 juil. 2005 20:52
par "....."
"Entre voir seulement et puis rien"..Entre- deux la vie à vivre en la vivant comme telle ..La vivre autant que possible"pendant"..y a pas de début sans fin et encore moins de début et fin sans "son milieu":le présent.