Re:
Publié : 11 mars 2014 10:07
Il est clair qu'organiser une manifestation nationale ne s'arrête pas à envoyer un post sur un forum à la portée très limitée... ni même à en parler autour de soi.
Ceci dit, une porte-parole autoproclamée, sans autre légitimité que sa (très forte) suffisance, ne peut sans doute pas faire plus.
Quand au reste, rien ne légitime non plus le fait de ne plus avoir de preuves à faire. Comme dans tout boulot, on doit faire nos preuves à chaque nouvelle rencontre, à chaque nouveau rendez-vous. Et heureusement. Sauf à tomber dans une suffisance inquiétante au quotidien.
Enfin, "du côté du peuple, des faibles, des opprimés et des diplômes non valorisés à leur juste titre" (valeur non?)... j'ai rarement autant rigolé devant mon pc. Même devant la vidéo du chat qui joue à 1,2,3, soleil en 2003.
C'est tellement gros que je ne peux pas croire que cela soit possible ! Déjà, la différence entre la suffisance et la toute puissance du discours - je suis au dessus de tous - et le discours en lui-même est incohérent, mais le rajout des diplômes après les faibles et les opprimés laisse sans voix.
J'imagine la même "conscience" chez des personnages illustres:
L'abbé Pierre en 54 : "TOI QUI SOUFFRES, DONT LE DIPLOME N'EST PAS VALORISE A SA JUSTE VALEUR, QUI QUE TU SOIS,
ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T’AIME"
Martin Luther King en 63: "J'ai fait un Rêve aujourd'hui!
Je rêve qu'un jour (...) en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs, même ceux dont le diplôme n'est pas valorisé à sa juste valeur".
Coluche dans les restos du cœur: "Aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid, ni d'avoir un diplôme pas valorisé à sa juste valeur".
A un moment, il faut arrêter de déconner. Qu'une partie importante de la profession souhaite une revalorisation du diplôme, soit. Mais de là à nous poser en faibles et en opprimés, c'est le signe d'une méconnaissance totale de l'Histoire et d'un manque profond de discernement.
Ceci dit, une porte-parole autoproclamée, sans autre légitimité que sa (très forte) suffisance, ne peut sans doute pas faire plus.
Quand au reste, rien ne légitime non plus le fait de ne plus avoir de preuves à faire. Comme dans tout boulot, on doit faire nos preuves à chaque nouvelle rencontre, à chaque nouveau rendez-vous. Et heureusement. Sauf à tomber dans une suffisance inquiétante au quotidien.
Enfin, "du côté du peuple, des faibles, des opprimés et des diplômes non valorisés à leur juste titre" (valeur non?)... j'ai rarement autant rigolé devant mon pc. Même devant la vidéo du chat qui joue à 1,2,3, soleil en 2003.
C'est tellement gros que je ne peux pas croire que cela soit possible ! Déjà, la différence entre la suffisance et la toute puissance du discours - je suis au dessus de tous - et le discours en lui-même est incohérent, mais le rajout des diplômes après les faibles et les opprimés laisse sans voix.
J'imagine la même "conscience" chez des personnages illustres:
L'abbé Pierre en 54 : "TOI QUI SOUFFRES, DONT LE DIPLOME N'EST PAS VALORISE A SA JUSTE VALEUR, QUI QUE TU SOIS,
ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T’AIME"
Martin Luther King en 63: "J'ai fait un Rêve aujourd'hui!
Je rêve qu'un jour (...) en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs, même ceux dont le diplôme n'est pas valorisé à sa juste valeur".
Coluche dans les restos du cœur: "Aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid, ni d'avoir un diplôme pas valorisé à sa juste valeur".
A un moment, il faut arrêter de déconner. Qu'une partie importante de la profession souhaite une revalorisation du diplôme, soit. Mais de là à nous poser en faibles et en opprimés, c'est le signe d'une méconnaissance totale de l'Histoire et d'un manque profond de discernement.