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Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 06 août 2008 10:10
par Ecoicam
Tiens ! Y'en a encore un qui se prend pour le pays de "Mickey et Cie" "un travail merveilleux", ne serait-ce pas encore toi, Jerémy, qui nous sert une rasade de "merveilleux ?"
Sache, cher collègue, qu'aucun travail n'est merveilleux, pas plus le social que le reste. On n'est pas au pays des "Bisousnours" quand on fait du social sous prétexte d'aider les autres. Sache que pour Freud, par exemple, pour ne citer que cet admirable dinosaure de la pensée "psy" et tous les autres qui le suivent (avec ou contre lui) ont parlé "d'agressivité refoulée" et de "sublimation". Et figure-toi, cher Jérémy, si j'ai bien compris, les gens qui travailleraint en médecine, en soins, ou dans les services d'aide aux personnes, sont des gens qui transforment, en quelque sorte, leurs pulsions agressives, vers... l'aide aux autres! D'un point de vu "psy", ils seraient entre l'agressivité et la réparation.
C'est un peu comme si on renversait la vapeur... Voilà pourquoi, il me semble, qu'il faut être très vigilant lorsque l'on s'occupe des autres, de façons à les aider vraiment. J'espère que ce petit échange pourra t'aider à y voir plus clair sur le pourquoi d'un tel forum. J'espère n'avoir pas été trop brutale avec toi. Bien à toi. Ecoicam.

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 06 août 2008 10:33
par eviltween
Avé,
J'abonde dans le sens de Jeremy à lire l'ensemble des remarques souvent pertinantes mais scandaleuses de nos collègues (et ne suis-je moi-même pas potentiellement créateur de vialains actes?) je crains qu'on ne fasse que le listing d'un certain nombre de pratiques qui si elle ne sont douteuses tout du moins apparaissent comme particulièrement detestables (c'est un euphémimse il n'y a pas de mots pour certaines monstruausités repertoriées).
Primo des horrrreures existent dans tous les "chants" professionnels: en animation que n'ais-je été témoin d'un animateur qui se vantait de ratiquer le jeu de la biscotte avec son groupe d'ado, c'est-à-dire que chacun se masturbe dessus une biscotte et celui qui n'a plus de jus doit se la goinfrer (bon appetit).
Mais ce n'est pas parce que cela existe que je me contente de le dire, à cette époque armé de mon courage post ado j'ai foutu mon poing dans la terrine dudit animateur. Certes il n'y a pas lieu de s'en vanter d'autres réponses seraient plus cohérante plutôt qu'une simple comère immédiate, mais à l'époque j'ai fait avec les moyens du bord ma cohérence et ma prise de reponsabilité.
Or ce qui manque dans les divers récit c'est commment il possible d'intervenir. Car il m'est difficile de me contenter de "au moins le dire cela soulage"; parce que dans ce cas cela ne vaut pas plus que ma boite à baffe, mais quid des mômes maltraités par ce supposé jeu, ne serait-ce quelle réponse à ce type d'acte car ma bravoure est restée confidentielle couverte pas un renvoi déguisé en souci famillaux au départ de l'energumène. Ne risque-t-il pas de recommencer ailleurs? Comment le parler aux jeunes, comment moi-même me défaire de cette justice poignante que j'assenne sans autre forme de cncertation... Je n'ai à l'époque que rencontré une silence géné de tout côté.
Aujourd'hui je suis éduc et pour ma santé morale, mon introspection hebdomadaire, je dispose de moyens pour ne pas accepter l'innaceptable tout en prenant mes responsabilités pour que cesse l'inaceptable.
Car c'est bien de cela dont il est question de vivre professionnellement avec des actes d'une telle violence inconsciente, d'une telle absurde méchanceté que l'on ne peut pas se limiter à un setniment de révolte. Alors certes on manque probablement de moyens juridico-sindicaux, d'un ordre dans la professeion, d'une charte qui serait tellement tangible que celui qui fautrait ne passerait pas aussi aisémen tentre les mailles du filet de la Jusitice.
Mais cela n'existe que dan sle monde utopique que nous continuons ceux de bonne volonté à renforcer l'illusion. Mais qu'écris-je! ils existent ces outils, depuis la justice humaine (le signalement), les codes (civils, pénal, du travail, les règle en matière de fiances...), le référentiel métier, la formation, nos représentant (CE, syndicaux, nos cadres, les tutelles)... Le tableaux est pessimiste à lire les posts, s'il y a 175 messages il y a plus de travailleurs qui oeuvrent suivant un idéal social auquel nous sommes tous plus ou moins attachés, non?
Alors?...
Oui et alors?...
Fair le seul listing d'actes scandaleux et abus est-il suffisant voir même honnète, car la diffamation n'est pas loin, si l'on possede de suffisement d'éléments on agit seul ou en groupe, ou sinon on manque de courage voir d'honneteté intellectuelle (vis-à-vis de ses principes).
Je veux pas me la jouer père la morale je suis lâche moi-même je ne suis pas prêt à mettre en péril mon métier pour tout et n'importe quoi. J'aimerais n'avoir à participer qu'à des combat gagné d'avence pour mon confort personnel, or si je continue dans le métier c'est probableemet que mes valeurs ont aujourd'hui plus d'importance que ce simple, naturel et humain besoin de confort.
Par ailleurs j'ai payé lourdement pour avoir ouvert ma bouche. Je continue mais avec suffisement d'adresse pour trouver un juste milieu entre mes convictions et le risque d'intervenir, peut-être suis-je moins agressif et buté. Mais toujours est-il que je veux dormir en paix et pour cela il faut que je puisse me regarder dans une glace. J'ouvre encore ma grande gueule mais je sais appuyer sur des touches desoramis plus efficaces (en jouant sur les enjeux de pouvoirs entre les divers acteurs, incohérence des imbéciles, en m'appyant sur ma propre cohérence, la justification de mes actions, les resultats...). Et si je ne sais pas je sais le dire et faire appel à ceux qui ont l'expérience.

Apparté: Par ailleurs, il me semble que tout moyen qui permette de proteger une personne d'une autre malveillante est viable (dans la limite de la légalité et de l'honneteté) mais comment accepter de travailler avec un tortionnaire? Et pourquoi pas lui pourrir son existence professionnelle si aucun autre moyen n'a fonctionné jusque-là pour qu'il se casse, certes cela n'est pas une solution mais rien n'empèche de le poursuivre dans ses futurs boite afin qu'il cesse toute tentative de maltraiter?... Cela s'apparente à du justicier, sans doute. C'est une forme radicale de réponse mais parfois les moyens doueux ont aussi leur mot à dire, car tout n'est pas évident à mettre en place en suivant des règles qui renforcent que trop souvent les injustices. Je défends cette idée deterrorisme éducative jusqu'à decouverte d'outils plus approrpriés.
Une collègue qui posait quasi systématiquement des actes dégradants et ou maltraitants sur des gamins en foyer (où l'on est payé pour les protéger) cela ne m'aurait pas déçus qu'elle se barre parce que je lui rendais la vie impossible (en la contredisant véhément en réunion, en brimant chacune de ses initiatives en en révélant la nature insidieuse, en la submegeant de données théoriques contrariant ses principes, en oeuvrant pour qu'elle aille en formation...). En somme j'ai fait mon possible pour lui enlever tout plaisir au boulot (et c'est épuisant) mais devant l'inertie collegiale (bien que tous sur la même longueur d'onde) c'est moi qui suis parti, et il y a fort à parier qu'elle poursuit son travail de sappe. Desormais j'ai sufisement d'assurance et de moyens pour mettre devant lleur responsabilité des équipes, des directeurs, et les tutelles. De plus la peur/le poid médiatique, la fuite dans le tabouet le silence sont autant de leviers de pression qui permettent de contraindre des établissement à régulariser leur situation, car il est toujours difficile d'argumenter sur "nous on fait du chiffre on est pas là pour aider" (ce qui se produit pourtant dans les faits avec certains directeurs gestionnaires). Enfin il reste la formation et les organisations syndicales qui si elles s'emparent des problèmes de sociétés non pour les résoudre mais avencer la reflexion, renvoie chaque éduc à sa mission.
Car pour moi ce qui est scandaleux ce n'est pas les énormités faites par quelques monstres qui contaminent la profession (il en a eu et demain il y en aura encore). Je ne epus accepter qu'étant au courant on laisse courir, or c'est tout de même ce qui semble transparaitre quand je lis les messages, j'attends la suite... pour chaque immonde actes une réponse se fait attendre.

eviltween "sais-tu ce qu'est une Némésis? Une juste rétribution pour un unjuste chatiment délivré par un ignoble salogars, en l'ocurence moi" (Tête de Brique)

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 06 août 2008 10:39
par eviltween
Avé,
Baleste, de toute évidence tu cherche à te défaire de ces abus qui te pourrissent en quelque sorte l'existence?
Mais est-ce que les énnoncer suffit, pas plus sans doute, je t'ecris à toi directement car pour avoir lu chaque post et chacune de tes interventions je pose deux remarques:
La première sur la thématique même du sujet, depuis quand se contenter d'énoncer les problèmes cela les atténue? On les accepete parce qu'on les nomme? Y-a-t-il à un seul moment l'apparition de moyen pour intervenir contre ses abus?
Je crains que l'on tourne autour d'un non radical.
Il est possible que de se retrouver entre victime d'injustice cela permette de se sentir moins seul mais plus le nombre augmente et plus l'impression de fatalisme aussi. Or cette sensation ne donnerait que plus de poid à ces abus. Si le dire est le premier pas le faire est le suivant au moins tout autant difficile. Ne rien faire c'est devenir à terme complice.
Quand on lit les post on ressent de la colère du dégout... Ce ne sont que des sentiments qui alimentent le moteur de l'action, cependant à quel moment lit-on que des actions interviennent pour empécher ces abus, les contraindre et surtout rappelant la justice sociale.
Je vais être provoc' sans intention méchante, mais si tel était le but que de faire du sentimentalisme à l'eau de rose collectiviste alors il fallait appeller ce sujet "allons pleurons ensemble sur les méchants qui nous empèchent de travailler gentiment".

Comme le dit Jeremy puis Ariane le but n'est pas de seulement monter ce qui ronge le métier mais comment il est possible d'y inervenir, non?

Et là c'est mon second point Baleste, à travers toutes tes interventions tu recentres le débat sur la nature honteuse de certains abus. Dans ta divergence d'opinion avec le Fil d'ariane même si tu t'en défends tu te braque sur sa propre colère. Je l'avoue ses propositions ne m'agrée guère mais sans doute parce que je suis à la place d'un éduc. Mais il n'empèche que le Fil tente à sa manière d'agir avec une cohérence qui lui est propre. Tu lui a suffisement sappé son envie pour qu'il/elle se taille du forum. Je trouve ça domageable. Sans doute d'ailleurs l'as-tu réalisé sans mauvaise intention, inconsciement j'espère. Mais collègue Baleste prend conscience du poid que tu as sur ce post, et voit tes interventions qui arbitre le sujet. Elles sont tangibles, numérales et à sens unique, alors il peut être difficile parfois de se taire, mais comme en réunion il faudrait pouvoir livrer son idée en deux minutes montre en main pour que les autres puissent s'en saisir sinon quel est le but? probablement s'entendre parler, et je t'assure que je n'échappe pas à ce défaut du métier (la preuve dans mes propre post).

Tout ça pour te dire que le thème est intéressant qu'il n'a pas fini de faire couler de l'encre de chine mais que s'il n'est pas suivi de réponses il s'apparente plus à du brassage aquatique (des coups d'épées dans l'eau).
Je pense que là il est possible de faire des propositions du genre transformer ce post en que fait-on?

eviltween "faut tout faire péter!!!" (je sais plus de qui des Brigades rouges ou Misou-Mizou?)

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 06 août 2008 20:53
par Ecoicam
C'est finalement marrant, ce forum !
J'ai particulièrement aimé la façon dont Evilween raconte ce qu'il a mis en oeuvre pour essayer de dégager une éducatrice indésirable "je lui rendais la vie impossible (en la contredisant véhément en réunion, en brimant chacune de ses initiatives en en révélant la nature insidieuse, en la submegeant de données théoriques contrariant ses principes, en oeuvrant pour qu'elle aille en formation...).
C'est courageux, stratégique et au combien agressif, mais c'est marrant parce que c'est humain et très courageux de le dire. Cependant je rajouterais juste un bidule (et j'espère qu'il redonnera courage à Jérémy)
Je suis sans doute restée naïve, malgré les baffes que je me suis prise, mais j'aime à penser que l'on pourrait simplement se dire les choses dans des lieux de parole. Mais voilà! Difficile à mettre en oeuvre. Voilà pourquoi certains en arrivent à oeuvre pour que quelqu'un d'autre se casse, simplement parce qu'il ne peut le faire autrement. Pourtant, je me souviens, et avec beaucoup de tendresse, avoir travaillée comme monitrice dans une clinique psychiatrique pour psychotiques chroniques et, accrochez-vous, c'était bien !
Pour l'histoire,
Je suis arrivée à ce stage la trouille au ventre et j'y suis reparti plein d'espoir sur l'humanité. Juste un exemple : Après le déjeuné, les nouveaux arrivés (moins de deux ans dans l'institution) étaient entendu par un ancien auquel ils livraient leurs peurs, leurs doutes, leurs découragements ... Et le fait d'être entendu (et d'échanger activement leurs points de vue) les formaient à ce que pouvait être ce genre de travail avec un tel public.
Vous rendez-vous compte : Juste en parlant ! Juste une demi-heure par jour !
Je rêve un jour de créer ma boîte et de me battre comme une tigresse pour que ce genre de choses existe aussi dans le social (si je ne suis pas découragée avant bien sûr).
Est-ce que je délire ?
Ecoicam.

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 07 août 2008 09:38
par RANKO
Je pense que balete à vue bcps de choses l'ayant choqué et intérrogé.
Libre à lui maintenant de tirer la soupape comme il l'entend.
Les personnes qui s'ennervent et perdent du temps ici en ralant, ne sont pas obliger de lire ce post.
Ca me fait penser aux collègues de promos qui font revendications sur revendications espérant changer le monde.
Le but est d'écouter, de comprendre et d'accompagner un public en difficulté. mais pourquoi ne pas faire la même chose envers un collègue???

pour revenir à ECOICAM, non tu ne délire pas.
Il est tout à fait envisageable de travailler dans l'ambiance que tu decrit.

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 07 août 2008 11:15
par lo
Alors, je ne sais pas si ça a bien sa place ici, mais bon, le comportement m'a quelque peu surpris.
Fête de fin d'année fin juillet avec les éducs et les résidents (adultes handicapés mentaux). Les éducs sont restés entre eux toute la soirée, à boire (de l'alcool), à manger à part. Les cachets étaient donnés en fin de repas (pour que notamment ceux qui ont un traitement lourd qui les amène à dormir puissent profiter de la fête), mais les éducs, tellement occupés à boire et à discuter de leurs vies privées, ne s'en sont pas occupés. Les résidents, sentant bien qu'ils n'étaient pas à leur écoute, sont venus me voir moi (remplaçante sur un poste d'éduc pour 2 mois), qui ai alors du m'occuper de cette tache.
Je comprend bien que les éducs, après une année assez intense (de gros changements dans l'équipe...) aient envie de se détendre, mais bon, j'ai trouvé leurs comportements un peu limite, ils étaient là avant tout pour eux et non pour les résidents.

Voilà, c'était mon petit coup de geule, ça fait une semaine que ça me ronge et ça me fait du bien de pouvoir mettre des mots dessus.
Bonne journée

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 07 août 2008 17:33
par Baleste
Pour eviltween :

Tes remarques sont tout à fait justes. Je dis bien :JUSTES. Mieux qu'interessantes.
N'hésites pas : si tu as une piste (sérieuse) pour aider les gens témoins d'actes de malveillance, donnes-là !

Je note que dans ce forum, les personnes qui témoignent se rendent malades de ne pouvoir agir. J'ai aussi relevé que beaucoup se sont tirées plutôt que de rester témoins impuissants. Souvent il n'y a d'autres choix que la "solution du lapin". (le lapin se sauve à toute allure car il n'a rien pour se défendre).

Tu dis que je recentre le débat sur la nature honteuse de certains abus ? Mais c'est le titre du forum ! Si tu veux échanger sur les stages, sur le contenu des formations ou des concours -ou autre chose- tu as plein d'autres forums.
Lis le post de Lo et tu verras que parfois ça fait du bien de pouvoir "le lâcher" et "se lâcher"...

Pour LO :
De l'indiffére"nce, j'en ai relevé souvent. J'étais stagaire quand , dans un groupe de grands pileptiques, un garçon qui sentait venir une crise a été se raccrocher à un infirmier psy (ouf ! ce n'était pas un éduc spé) (je plaisante)
Celui ci lisait son journal, il s'est contenté de repousser le malade en lui criant "fais pas chier, je lis le journal !"
Résultat : la crise a été plus grave que d'habitude et s'est terminé en ambulance à l'hosto...
QUARANTE ans après ça me bouffe encore de ne pas être intervenu. (quarante ans ! tu vois le temps, l'âge, l'expérience, quoi ... (La aussi je plaisante))]

Une dernière chose importante, quand même : je ne me fais aucune illusion ! Ce genre de comportement existe partout, dans toutes les corporations. Mon épouse travaille dans la vente automobile et je pourrais vous en raconter encore plus sur les arnaques de tous poils !!!
Mais, chez nous qui avons souvent la prétention de laver plus blanc que blanc il faudrait trouver un moyen pour se protéger (et protéger les gens qui nous sont confiés) de tels phénomènes...
Allez, merci à tous. Pour ceux qui partent en vacances :"PROFITEZ EN" pour ceux qui restent à bosser "BON COURAGE"...

PS Au fait, avez vous lu le livre d GOBRY, l'Enquête interdite ?

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 07 août 2008 18:11
par Ecoicam
Ben oui, Lo, ce que tu dis a de la place ici. J'aurais été tout aussi rongée que toi si j'avais assisté à ce genre de pratique.
Maintenant la question reste entière car il y a conflit et tu en souffre. Et je ne suis guère forte pour gérer ce genre de choses car j'ai beaucoup à apprendre. Je pense quand même que les choses doivent être dite :

1) Boire de l'alcool sur un lieu de travail alors que les résidents n'y ont pas droit à cause des médicaments
2) Faire la fête dans son coin et les laisser tout seuls, renvoyés à leurs différence et donc, dans ce cas là, leur handicap
3) Oublier carrément de leur filer leurs médocs.
C'est beaucoup à garder sur le coeur.

La deuxième question est pourquoi les résidents sont venus te voir, toi ?
Je pense qu'ils savent très bien que tu n'es pas encore dans l'équipe et je me demande si, quelque part, ils ne te testent pas pour savoir si tu vas réussir à t'intégrer où pas avec les autres.
Le fait que ce soit toi qui ai donné les médicaments, alors que c'était aux anciens de l'équipe de le faire me questionne beaucoup.
Et si tu n'avais pas été là ? Comment s'y seraient-ils pris pour attirer l'attention à eux ?
As-tu essayé d'en parler aux éducateurs anciens avant de prendre les devants ?
Dis-moi, parce que je trouve que c'est très intéressant comme sujet.
Comment faut-il s'y prendre pour gérer cette situation conflictuelle?
Moi, je l'aurai dit aux éducateurs avant de passer à l'action : j'en aurai attrapé un par le bras et je lui aurai rappelé son devoir. Mais je ne suis pas un modèle de diplomatie, alors qu'auraient fait les autres personnes de ce forum ?
Ecoicam. :hein?:

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 07 août 2008 18:31
par Idgie
Je parcours cette file depuis une petite heure mais là franco...allô?
Vous êtes donc psychanalyste dépêché(e) dans une conf' pour faire de l'analyse de comptoir de bar pour vous autoriser à publiquement ramasser quelqu'un de cette façon?

Personnellement, je ne serais pas très fière de voir les larmes de cette professionnelle du fait de mon intervention en dehors les murs de mon cabinet...en n'étant en plus pas formée à ce genre d'exercice...et d'ailleurs je doute qu'un professionnel de l'analyse s'autoriserait une telle saillie vindicative...c'est pas son rôle il me semble

Re: Y-a-til des abus surprenants chez certains éducs ?

Publié : 07 août 2008 22:24
par Baleste
Ouh là ! ouh là !
Je crois que les personnes handicapées sont NATURELLEMENT venues voir une stagiaire parce qu'elles ont senties de l'intérêt de sa part. De l'intérêt et de l'attention.
Ne vous faites pas d'illusion, handicapées ou pas, les gens sentent trés bien vers qui ils peuvent aller.
Vous-même, n'avez vous jamais été de manière spontanée vers quelqu'un avec qui vous vous sentiez en empathie ? Dans le même langage ?
Pourquoi aller y mettre de la psychanalyse de comptoir ? Il n'y a que dans certaines sectes psyco-psychas que l'on s'avance ainsi... La psychanalyse n'apprend qu'une chose : à se retrouver devant soi et à être modeste.
Par pitié, laissez la psychanalyse aux psychanlystes qui sont supervisés dans un organisme fiable et travaillons sur le quotidien et nos situations qui ne nous laissent pas toujours le temps d'une vraie et profonde réflexion....