Re:
Publié : 31 mai 2012 06:24
Bonjour.
Que de lecture! En même temps, ça fait pas loin de 2 ans de témoignages. Lol!
Je suis aussi dans cette même réflexion, la reconversion professionnelle...
Je suis diplômée depuis 2006.
J'ai passé pas loin de 4 ans à faire des remplacements, au lance pierre dans la même structure (handicap mental) et puis j'ai déménagé en Guyane française (Y a du boulot ici pour les éducs! Mais faut être motivé sur la durée!!!).
Pas grand chose dans le handicap près de chez moi... j'ai pu signer mon 1er CDI assez rapidement, dans une MECS. Moi qui avait les ados en horreur (non, pour être exacte, j'en avais une peur bleue!), j'ai tiré le gros lot!
1 an 1/2 que ça dure... et j'en peu plus. Ce boulot n'est pas pour moi, même si je me suis découvert des capacités pour ce champ d'intervention, et que j'ai appris à aimer ce que je faisais.
J'ai la chance de bosser dans une équipe en or (à quelques "électrons libres" complètement à la ramasse prêt).
Mais aujourd'hui je fais un bilan assez alarmant.
L'été dernier, j'ai fait un burn-out. Pas forcément évident à détecter d'ailleurs... Et quand on est dans le jus, et les collègues aussi, personne n'a le recul nécessaire pour dire que ça va pas.
J'ai fait une formation sur "la gestion des conflits et du stress" dans la foulée, ainsi qu'une sur "la culture du bien-être professionnel au travail". Et bien ça aide à mettre des mots sur nos maux! Je vous recommande ses formations en tout cas. (Si elles n'avaient pas été gratuites pour mon employeurs, je n'aurai jamais pu en bénéficier!!!)
Donc je disais qu'aujourd'hui, je tire la sonnette d'alarme. Il faut que je change! Mon institution me maltraite, maltraite mes collègues, et de fait, les usagers.
Je serai tenter de vous donner des exemples mais il y en a tellement...
Bref, la considération pour notre travail est quand même central. Sans ça, personnellement, je ne peux pas avancer! Le plus dur, ce n'est même pas le travail réel, au quotidien, avec les jeunes qui est usant, mais bel et bien ce qui se passe au-dessus.
Avec mes collègues, nous avons l'impression de nous battre sans cesse avec notre hiérarchie!
Depuis 1 mois je suis en arrêt de travail. J'ai fait une chute en me baladant en forêt, pendant un camp avec les ados. Fractures, hospitalisation et tout le cirque qui va avec! Accident de travail! Pas si évident pour mon directeur qui a refusé de remplir les papiers nécessaires, disant que ce n'était pas à lui de le faire!! C'est c** parce qu'1 mois auparavant j'avais fait avec lui une formation CHSCT (tout aussi intéressant, surtout quand c'est fait avec les membres de son équipe!) Je ne peux pas accepter cette mauvaise foi!
En discutant de mon accident, de mon boulot, la pression, le stress, etc. une copine me fait remarquer que "ça a craqué".
Oui... d'où l'importance d'être à l'écoute de son corps!
Toute cette digression pour dire que parfois, il faut se mettre un coup de pied au derrière pour faire changer les chose, pour améliorer sa vie.
Je n'ai pas peur de recommencer autre chose. Ce boulot, comme les autres, c'est une étape dans ma vie. J'ai appris pas mal de choses mais je dois continuer à faire mon chemin, avec un autre job.
Je compte mettre à profit cet arrêt pour me recentrer sur mes envies.
Je compte prendre un RDV au pôle emploi pour un bilan de compétence, tout en postulant pour d'autres jobs (même dans le social, j'en suis pas devenue raciste pour autant!)
J'ai déjà une liste de jobs que j'aimerai faire... Maintenant ça peut prendre du temps, c'est sur. Mais on a qu'une vie (ouais je suis pas un chat!!) et je compte bien en profiter en arrêtant de me mettre des barrières, en reculant les échéances.
Mes envies se portent, entre autre sur:
bibliothécaire
fleuriste
travailler dans le monde de la couture
service à la personne en "libéral"
bar associatif
gestion de gîtes à la cambrousse
gérer des laveries automatiques
activités manuelles diverses (péri-scolaire?)
et j'en passe!
Je crois qu'il ne faut pas attendre de se sentir pris à la gorge pour franchir le cap
J'ai trop souvent entendu les gens dire qu'ils voulaient changer, et qui avaient passé déjà 10 ans à se lamenter sur leur sort!
Alors à vos projets!!
Que de lecture! En même temps, ça fait pas loin de 2 ans de témoignages. Lol!
Je suis aussi dans cette même réflexion, la reconversion professionnelle...
Je suis diplômée depuis 2006.
J'ai passé pas loin de 4 ans à faire des remplacements, au lance pierre dans la même structure (handicap mental) et puis j'ai déménagé en Guyane française (Y a du boulot ici pour les éducs! Mais faut être motivé sur la durée!!!).
Pas grand chose dans le handicap près de chez moi... j'ai pu signer mon 1er CDI assez rapidement, dans une MECS. Moi qui avait les ados en horreur (non, pour être exacte, j'en avais une peur bleue!), j'ai tiré le gros lot!
1 an 1/2 que ça dure... et j'en peu plus. Ce boulot n'est pas pour moi, même si je me suis découvert des capacités pour ce champ d'intervention, et que j'ai appris à aimer ce que je faisais.
J'ai la chance de bosser dans une équipe en or (à quelques "électrons libres" complètement à la ramasse prêt).
Mais aujourd'hui je fais un bilan assez alarmant.
L'été dernier, j'ai fait un burn-out. Pas forcément évident à détecter d'ailleurs... Et quand on est dans le jus, et les collègues aussi, personne n'a le recul nécessaire pour dire que ça va pas.
J'ai fait une formation sur "la gestion des conflits et du stress" dans la foulée, ainsi qu'une sur "la culture du bien-être professionnel au travail". Et bien ça aide à mettre des mots sur nos maux! Je vous recommande ses formations en tout cas. (Si elles n'avaient pas été gratuites pour mon employeurs, je n'aurai jamais pu en bénéficier!!!)
Donc je disais qu'aujourd'hui, je tire la sonnette d'alarme. Il faut que je change! Mon institution me maltraite, maltraite mes collègues, et de fait, les usagers.
Je serai tenter de vous donner des exemples mais il y en a tellement...
Bref, la considération pour notre travail est quand même central. Sans ça, personnellement, je ne peux pas avancer! Le plus dur, ce n'est même pas le travail réel, au quotidien, avec les jeunes qui est usant, mais bel et bien ce qui se passe au-dessus.
Avec mes collègues, nous avons l'impression de nous battre sans cesse avec notre hiérarchie!
Depuis 1 mois je suis en arrêt de travail. J'ai fait une chute en me baladant en forêt, pendant un camp avec les ados. Fractures, hospitalisation et tout le cirque qui va avec! Accident de travail! Pas si évident pour mon directeur qui a refusé de remplir les papiers nécessaires, disant que ce n'était pas à lui de le faire!! C'est c** parce qu'1 mois auparavant j'avais fait avec lui une formation CHSCT (tout aussi intéressant, surtout quand c'est fait avec les membres de son équipe!) Je ne peux pas accepter cette mauvaise foi!
En discutant de mon accident, de mon boulot, la pression, le stress, etc. une copine me fait remarquer que "ça a craqué".
Oui... d'où l'importance d'être à l'écoute de son corps!
Toute cette digression pour dire que parfois, il faut se mettre un coup de pied au derrière pour faire changer les chose, pour améliorer sa vie.
Je n'ai pas peur de recommencer autre chose. Ce boulot, comme les autres, c'est une étape dans ma vie. J'ai appris pas mal de choses mais je dois continuer à faire mon chemin, avec un autre job.
Je compte mettre à profit cet arrêt pour me recentrer sur mes envies.
Je compte prendre un RDV au pôle emploi pour un bilan de compétence, tout en postulant pour d'autres jobs (même dans le social, j'en suis pas devenue raciste pour autant!)
J'ai déjà une liste de jobs que j'aimerai faire... Maintenant ça peut prendre du temps, c'est sur. Mais on a qu'une vie (ouais je suis pas un chat!!) et je compte bien en profiter en arrêtant de me mettre des barrières, en reculant les échéances.
Mes envies se portent, entre autre sur:
bibliothécaire
fleuriste
travailler dans le monde de la couture
service à la personne en "libéral"
bar associatif
gestion de gîtes à la cambrousse
gérer des laveries automatiques
activités manuelles diverses (péri-scolaire?)
et j'en passe!
Je crois qu'il ne faut pas attendre de se sentir pris à la gorge pour franchir le cap
J'ai trop souvent entendu les gens dire qu'ils voulaient changer, et qui avaient passé déjà 10 ans à se lamenter sur leur sort!
Alors à vos projets!!