Re: Surveillant de nuit qualifié
Publié : 20 nov. 2007 15:30
ou bien sur le site urssaf:
Salariés à temps plein
- les heures effectuées au-delà de la durée
légale de travail (35 heures par semaine)
ou de la durée équivalente dans certains
secteurs d‘activité ;
- les heures choisies, c’est-à-dire les heures
effectuées, à la demande d’un salarié, audelà
du contingent d’heures supplémentaires
applicable dans l’entreprise ou
l’établissement lorsqu’une convention ou
un accord collectif prévoit cette possibilité ;
- lorsque la durée de travail est organisée
sous forme de cycle, les heures effectuées
au-delà de la durée moyenne de 35 heures
calculée sur la durée du cycle ;
- en cas de modulation du temps de travail,
les heures accomplies au-delà de la durée
maximale hebdomadaire fixée par la
convention ou l’accord collectif de
modulation, ainsi que les heures effectuées
au-delà de 1607 heures mais non
rémunérées en cours d’année ;
- dans les entreprises ayant opté pour l’octroi
de « jours RTT » :
. les heures effectuées par semaine au-delà de
39 heures,
. les heures effectuées au-delà de
140 heures par période de 4 semaines ou de
1607 heures par an mais non encore
rémunérées ;
Salariés au « forfait annuel »
- dans le cadre d’un « forfait annuel », les
heures effectuées au-delà de 1607 heures
ou les jours de repos auxquels le salarié
a renoncé au-delà de 218 jours par an.
Salariés à temps partiel
- les heures complémentaires accomplies
dans la limite de 10% du nombre d’heures
prévues au contrat, sauf si un accord
collectif fixe une limite plus élevée*. Les
heures complémentaires ne doivent pas
avoir pour effet de porter la durée totale
du travail à une durée supérieure ou égale
à un temps plein.
* pouvant aller jusqu’à 1/3 de la durée
contractuelle
EMPLOYEURS
RÉGIME GÉNÉRAL
& vous
l O c t o b r e 2 0 0 7 l
Heures concernées
Rémunération ouvrant droit à un allégement
En vue de réduire le coût du travail
d’une heure supplémentaire ou
complémentaire par rapport à celui
d’une heure normale, la loi en faveur
du travail, de l’emploi et du pouvoir
d’achat (Tepa) crée, pour les heures
effectuées à compter du 1er octobre
2007, un nouvel allégement de
cotisations sociales ainsi qu’une
exonération d’impôt sur le revenu.
Pour le salarié, la rémunération
d’heures supplémentaires ou complémentaires
ouvre droit à une réduction
de cotisations salariales (voir page 2)
ainsi qu’à une exonération d’impôt sur
le revenu.
À défaut d’accord ou de convention
collective, la majoration de la
rémunération des heures supplémentaires,
entre la 36e et la 39e heure,
pour les entreprises d’au plus 20
salariés, est portée au taux minimum
de 25 %.
Pour l’employeur, chaque heure
supplémentaire ouvre droit à une
déduction forfaitaire de cotisations
patronales (voir page 2).
Le calcul de la réduction générale de
cotisations patronales de Sécurité
sociale, dite « Fillon », est également
modifié au 1er octobre 2007, avec
notamment une neutralisation de
l’effet des heures supplémentaires et
complémentaires et la prise en compte
du SMIC calculé sur une base
m e n s u e l l e p o u r 3 5 h e u r e s
hebdomadaires (voir page 3).
Pour en savoir plus sur toutes
les heures concernées :
www.travail.gouv.fr
Allégement de cotisations sur
les heures supplémentaires et complémentaires
La rémunération des heures supplémentaires
et complémentaires ainsi que la
majoration de salaire correspondante, sont
exonérées dans la limite des taux prévus
par la convention collective, l’accord
professionnel ou interprofessionnel. À
défaut, elles sont exonérées dans la limite
des taux suivants :
- pour les heures supplémentaires, de 25%
ou 50%, selon qu’il s’agit des 8 premières
heures ou des heures suivantes ;
- pour les heures complémentaires, de
25% ;
- pour les salariés au forfait annuel en
heures, pour les heures effectuées audelà
de 1607 heures, de 25 % de la
rémunération horaire déterminée par le
rapport entre la rémunération annuelle
forfaitaire et le nombre d’heures de
travail prévu au forfait ;
- pour les salariés au forfait annuel en
jours, pour chaque jour travaillé au-delà
de 218 jours, de 25% de la rémunération
journalière déterminée à partir du
rapport entre la rémunération annuelle
forfaitaire et le nombre de jours de travail
prévu au forfait.
Vous payez plus de 400 000 €
de cotisations par an ?
À compter du 1er janvier 2008, vous
devrez déclarer vos cotisations Urssaf
exclusivement par voie électronique.
L’Urssaf vous propose des services
adaptés pour répondre à cette obligation.
Pour en savoir plus :
www.declaration.urssaf.fr
AVANT-PREMIÈRE
>>>
Réduction de cotisations salariales
Une déduction, salarié par salarié
En tant qu’employeur relevant du régime général et soumis
à l’obligation d’adhésion à l’assurance chômage, vous
pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de la
déduction forfaitaire de cotisations patronales.
Cette déduction est fixée forfaitairement* :
- pour les entreprises de plus de 20 salariés à 0,50 € par
heure supplémentaire ;
- pour les entreprises d’au plus 20 salariés à 1,50 €
(0,50 € + une majoration de 1 €) par heure supplémentaire.
Elle s’applique aux heures supplémentaires bénéficiant
déjà de la réduction de cotisations salariales. Elle n’est
accordée que lorsque la rémunération de l’heure
supplémentaire effectuée est au moins égale à celle d’une
heure normale.
La majoration de 1 € de cette déduction, pour les
entreprises d’au plus 20 salariés, doit respecter le montant
plafonné des aides publiques (règle des aides de minimis).
A noter que les heures complémentaires n’ouvrent pas
droit à cette déduction.
* Pour les salariés au forfait « jours » ce montant peut, sous certaines
conditions, être porté pour les entreprises d’au plus 20 salariés à 10,50€
par jour et, pour les entreprises de plus de 20 salariés à 3,50 € par jour.
Règle de cumul
Cette déduction peut être cumulée avec d’autres mesures
d’exonération de cotisations patronales de Sécurité sociale
et notamment avec la réduction générale des cotisations
patronales dite « Fillon » sans pour autant aboutir à un
montant de cotisations patronales dû aux Urssaf négatif.
Déduction forfaitaire de cotisations
patronales
Bon à savoir...
Pour les entreprises qui n’occupaient pas plus de 20 salariés
au 31 mars 2005 mais qui ont franchi ce seuil depuis cette
date ou viendront à le franchir avant le 31 décembre 2008,
la déduction forfaitaire est de 1,50 € par heure supplémentaire.
Ce montant sera applicable jusqu’au 31 décembre 2008.
Des modalités de calcul, salarié par salarié
1re étape : CALCUL DU TAUX DE LA RÉDUCTION
Taux de réduction =
montant des cotisations et contributions salariales prises en compte
rémunération totale (dont heures supplémentaires ou complémentaires)
Le montant des cotisations et contributions salariales prises
en compte est calculé sur l’ensemble de la rémunération
du salarié et correspond aux :
- cotisations maternité-maladie, invalidité, décès ;
- cotisations vieillesse ;
- contributions CSG/CRDS ;
- cotisations de retraite complémentaire ;
- cotisations chômage ;
- cotisations maladie supplémentaire en Alsace-Moselle.
Le taux maximum de la réduction est de 21,50 %.
2e étape : CALCUL DE LA RÉDUCTION
Montant de la réduction =
Le montant de la réduction ne peut excéder le montant des
cotisations salariales de Sécurité sociale (maladie-maternité,
invalidité, décès, vieillesse) dues sur l’ensemble de la
rémunération du salarié.
Cette réduction est appliquée au moment du règlement
des heures supplémentaires ou complémentaires.
Règle de cumul
La réduction n’est pas cumulable avec une exonération
totale ou partielle de cotisations salariales de Sécurité
sociale ou avec l’application d’assiettes forfaitaires ou de
montants forfaitaires de cotisations. Seul est autorisé le
cumul avec l’application de taux réduits de cotisation.
rémunération des heures
supplémentaires ou complémentaires X taux de réduction
Allégement de cotisations sur les heures supplémentaires et complémentaires
(suite)
En savoir plus sur les heures supplémentaires ou complémentaires
Pour les allégements de cotisations : www.urssaf.fr « Espace Employeurs »
ou appelez, à partir du 1er octobre, le : 0821 08 00 01 (0,12 € TTC/min)
>>
>> Pour les questions relatives au droit du travail : www.travail.gouv.fr
Pour bénéficier des allégements de cotisations :
- les dispositions légales et conventionnelles relatives à la durée du travail doivent être respectées ;
- la rémunération des heures supplémentaires ne doit pas se substituer à un élément de
rémunération versé dans les 12 mois précédant le premier paiement des heures supplémentaires
ou complémentaires.
Sont exclues du bénéfice des allégements :
- les heures complémentaires accomplies de manière régulière, au sens de l’article L. 212-4-3 du Code du
travail (par exemple : 2 h par semaine accomplies pendant 12 semaines consécutives), lorsqu’elles ne sont
pas intégrées à l’horaire contractuel pendant une durée minimale de 6 mois ;
- les heures normales transformées volontairement en heures supplémentaires du fait de l’abaissement
après le 20 juin 2007, de la durée maximale hebdomadaire fixée par un accord de modulation ou du
plafond hebdomadaire conventionnel en cas de réduction du temps de travail par octroi de jours de repos.
Conditions d’application
Formalités déclaratives :
Pour bénéficier des
allégements de cotisations,
l’employeur doit mettre à
disposition des inspecteurs
du Recouvrement un
document en vue de
contrôler l’application de la
réduction des cotisations
salariales et de la déduction
des cotisations patronales.
Bon à savoir...
Nouvelles modalités de calcul de la réduction générale des cotisations
dite réduction « Fillon »
Pour les heures effectuées à
compter du 1er octobre 2007, la
réduction dite « Fillon » se calcule
désormais en fonction de la
rémunération brute mensuelle.
Elle s’applique aux salariés :
- quelle que soit leur date d’embauche
;
- quelle que soit leur durée de travail.
La réduction porte sur les cotisations
patronales de Sécurité sociale :
- assurances sociales (maladie,
maternité, vieillesse, invalidité
décès) ;
- allocations familiales ;
- accidents du travail et maladies
professionnelles.
Le cumul est possible avec
la nouvelle réduction des
cotisations patronales sur les
heures supplémentaires.
Le montant maximum de la réduction
varie selon l’effectif de l’employeur.
Employeurs de 1 à 19 salariés au plus :
Réduction maximale Limite
28,1 % du salaire brut 1,6 Smic mensuel
Réduction maximale Limite
26 % du salaire brut 1,6 Smic mensuel
Employeurs de plus de 19 salariés :
La réduction se calcule salarié par salarié et par mois civil, selon la formule suivante :
Réduction = rémunération brute mensuelle x coefficient
Ce montant varie selon la durée de travail du salarié.
Cas général : salarié dont la rémunération mensuelle est fixée sur la base de la durée légale de 35 h hebdomadaires ou
1607 h par an.
Le Smic à retenir est égal à la valeur mensuelle du Smic calculée sur la base de la durée légale du travail, soit au
1er octobre 2007 : 1 280,09 €, pour :
- les entreprises dont la durée collective de travail est la durée légale ;
- les salariés travaillant à temps plein et dont la rémunération est calculée sur cette base.
Autres cas : salariés dont la rémunération mensuelle est calculée sur une base inférieure ou supérieure à la durée légale.
Dans ce cas, le montant du Smic mensuel (base 151,67 h) est pondéré par le coefficient suivant :
Durée du travail hors heures supplémentaires et heures complémentaires dans contrat de travail
Durée légale du travail
Cas particulier : suspension du contrat de travail avec maintien total ou partiel de la rémunération
Le montant du Smic est réduit selon le pourcentage de la rémunération demeuré à la charge de l’employeur et soumis à
cotisations.
- Salarié à temps partiel (exemple pour 32 h par semaine)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 32 h/35 h
- Salarié rémunéré intégralement sur la base d’un horaire
d’équivalence (exemple pour 39 h par semaine)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 39 h/35 h
- Salarié à temps partiel ayant un temps de travail annualisé
(exemple pour 1 200 h par an)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 1200 h/1607 h
- Salarié rémunéré sur la base d’une durée conventionnelle
inférieure à la durée légale (exemple pour 33 h par semaine)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 33 h/35 h
- Salarié embauché ou parti en cours de mois (la durée légale
du travail est applicable dans l’entreprise et le salarié a effectué
70 heures pour le mois concerné lorsque la méthode du forfait est
utilisée)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 70 h/151,67 h
Employeurs de 1 à 19 salariés au plus
Coefficient = 0,281 1,6 x
montant mensuel du Smic
– 1
0,6 rémunération mensuelle brute*
x( )
Employeurs de plus de 19 salariés
Coefficient = 0,26 1,6 x
montant mensuel du Smic
– 1
0,6 rémunération mensuelle brute*
x( )
* hors heures supplémentaires et heures complémentaires dans la limite, en ce qui concerne la majoration correspondante, de 25 % ou 50 %.
Nouveau calcul de la réduction
Comment déterminer le montant mensuel du Smic pour le calcul du coefficient ?
Calcul du coefficient (arrondi à 3 décimales) :
Pour appliquer les formules de calcul liées à la déduction « heures supplémentaires » et à la réduction « Fillon »,
vous devez déterminer votre effectif, tous établissements confondus, au 31 décembre de l’année N-1 en
calculant la moyenne de vos effectifs mensuels.
Votre effectif est proche de 20 salariés ?
Sont pris en compte pour la
détermination de l’effectif :
- les salariés en contrat à durée
indéterminée (CDI), les travailleurs à
domicile : chacun compte pour une
unité ;
- les salariés en contrat à durée
déterminée (CDD), les salariés
intermittents, les salariés mis à
disposition de l’employeur par une
autre entreprise, notamment de
travail temporaire. Ces salariés sont
comptabilisés au prorata de leur
temps de présence au cours des 12
mois précédents ;
- les salariés à temps partiel: vous divisez,
pour ces salariés, la somme totale des
horaires inscrits au contrat de travail par
la durée légale du travail ou la durée
conventionnelle si elle est inférieure.
Sont exclus pour la détermination de
l’effectif :
- les salariés en CDD, en contrat
temporaire ou mis à disposition par
une entreprise extérieure lorsqu’ils
remplacent un salarié absent ou dont
le contrat est suspendu mais percevant
une rémunération ;
- les salariés embauchés dans le cadre
de contrats aidés : contrats de
professionnalisation, d’apprentissage,
contrat initiative emploi, contrat
d’avenir…
- les salariés mis à disposition,
jusqu'au 31 décembre 2010, par
des organismes de recherche,
des établissements d'enseignement
supérieur et les entreprises auprès
d'une entreprise, d'un établissement
d'enseignement supérieur ou d'un
organisme de recherche faisant partie
d'un même pôle de compétitivité*.
* défini par l’article 24 de la Loi n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005.
Quels salariés ?
Important : Les mandataires sociaux
rémunérés ne sont pas pris en compte
pour la détermination de l’effectif
(exemple: gérant minoritaire ou égalitaire de Sarl).
En cas d’absence d’un salarié ou en cas
de suspension de son contrat de travail,
ces modalités de calcul s’appliquent sous
réserve du versement d’une rémunération.
Pour les allégements de cotisations sur les heures supplémentaires et complémentaires :
3 codes types de personnel ont été créés :
Pour la réduction générale des cotisations dite réduction « Fillon » :
la codification et le libellé du code 671 dite « réduction Fillon » sont inchangés.
Réalisation : Acoss-Miccom/Urssaf Réf. : NAT/578/octobre 2007/Heures sup.DEMAT Impression : Actis-MR Aisne Photo : © Fotolia.com
Bon à savoir
Entreprises de 20 salariés au plus Entreprises de + de 20 salariés
Réduction de cotisations salariales Code type 003 : réduction salariale heures sup
Déduction forfaitaire de cotisations
patronales
Code type 004 :
déduction PP heures sup 20 sal au +
Code type 005 :
déduction PP heures sup + 20 sal
INFORMATIONS PRATIQUES CODES TYPES DE PERSONNEL
ATTENTION :
Pour chacun de ces codes types de personnel (003 - 004 - 005 - 671),
l’effectif concerné doit être obligatoirement renseigné.
Salariés à temps plein
- les heures effectuées au-delà de la durée
légale de travail (35 heures par semaine)
ou de la durée équivalente dans certains
secteurs d‘activité ;
- les heures choisies, c’est-à-dire les heures
effectuées, à la demande d’un salarié, audelà
du contingent d’heures supplémentaires
applicable dans l’entreprise ou
l’établissement lorsqu’une convention ou
un accord collectif prévoit cette possibilité ;
- lorsque la durée de travail est organisée
sous forme de cycle, les heures effectuées
au-delà de la durée moyenne de 35 heures
calculée sur la durée du cycle ;
- en cas de modulation du temps de travail,
les heures accomplies au-delà de la durée
maximale hebdomadaire fixée par la
convention ou l’accord collectif de
modulation, ainsi que les heures effectuées
au-delà de 1607 heures mais non
rémunérées en cours d’année ;
- dans les entreprises ayant opté pour l’octroi
de « jours RTT » :
. les heures effectuées par semaine au-delà de
39 heures,
. les heures effectuées au-delà de
140 heures par période de 4 semaines ou de
1607 heures par an mais non encore
rémunérées ;
Salariés au « forfait annuel »
- dans le cadre d’un « forfait annuel », les
heures effectuées au-delà de 1607 heures
ou les jours de repos auxquels le salarié
a renoncé au-delà de 218 jours par an.
Salariés à temps partiel
- les heures complémentaires accomplies
dans la limite de 10% du nombre d’heures
prévues au contrat, sauf si un accord
collectif fixe une limite plus élevée*. Les
heures complémentaires ne doivent pas
avoir pour effet de porter la durée totale
du travail à une durée supérieure ou égale
à un temps plein.
* pouvant aller jusqu’à 1/3 de la durée
contractuelle
EMPLOYEURS
RÉGIME GÉNÉRAL
& vous
l O c t o b r e 2 0 0 7 l
Heures concernées
Rémunération ouvrant droit à un allégement
En vue de réduire le coût du travail
d’une heure supplémentaire ou
complémentaire par rapport à celui
d’une heure normale, la loi en faveur
du travail, de l’emploi et du pouvoir
d’achat (Tepa) crée, pour les heures
effectuées à compter du 1er octobre
2007, un nouvel allégement de
cotisations sociales ainsi qu’une
exonération d’impôt sur le revenu.
Pour le salarié, la rémunération
d’heures supplémentaires ou complémentaires
ouvre droit à une réduction
de cotisations salariales (voir page 2)
ainsi qu’à une exonération d’impôt sur
le revenu.
À défaut d’accord ou de convention
collective, la majoration de la
rémunération des heures supplémentaires,
entre la 36e et la 39e heure,
pour les entreprises d’au plus 20
salariés, est portée au taux minimum
de 25 %.
Pour l’employeur, chaque heure
supplémentaire ouvre droit à une
déduction forfaitaire de cotisations
patronales (voir page 2).
Le calcul de la réduction générale de
cotisations patronales de Sécurité
sociale, dite « Fillon », est également
modifié au 1er octobre 2007, avec
notamment une neutralisation de
l’effet des heures supplémentaires et
complémentaires et la prise en compte
du SMIC calculé sur une base
m e n s u e l l e p o u r 3 5 h e u r e s
hebdomadaires (voir page 3).
Pour en savoir plus sur toutes
les heures concernées :
www.travail.gouv.fr
Allégement de cotisations sur
les heures supplémentaires et complémentaires
La rémunération des heures supplémentaires
et complémentaires ainsi que la
majoration de salaire correspondante, sont
exonérées dans la limite des taux prévus
par la convention collective, l’accord
professionnel ou interprofessionnel. À
défaut, elles sont exonérées dans la limite
des taux suivants :
- pour les heures supplémentaires, de 25%
ou 50%, selon qu’il s’agit des 8 premières
heures ou des heures suivantes ;
- pour les heures complémentaires, de
25% ;
- pour les salariés au forfait annuel en
heures, pour les heures effectuées audelà
de 1607 heures, de 25 % de la
rémunération horaire déterminée par le
rapport entre la rémunération annuelle
forfaitaire et le nombre d’heures de
travail prévu au forfait ;
- pour les salariés au forfait annuel en
jours, pour chaque jour travaillé au-delà
de 218 jours, de 25% de la rémunération
journalière déterminée à partir du
rapport entre la rémunération annuelle
forfaitaire et le nombre de jours de travail
prévu au forfait.
Vous payez plus de 400 000 €
de cotisations par an ?
À compter du 1er janvier 2008, vous
devrez déclarer vos cotisations Urssaf
exclusivement par voie électronique.
L’Urssaf vous propose des services
adaptés pour répondre à cette obligation.
Pour en savoir plus :
www.declaration.urssaf.fr
AVANT-PREMIÈRE
>>>
Réduction de cotisations salariales
Une déduction, salarié par salarié
En tant qu’employeur relevant du régime général et soumis
à l’obligation d’adhésion à l’assurance chômage, vous
pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de la
déduction forfaitaire de cotisations patronales.
Cette déduction est fixée forfaitairement* :
- pour les entreprises de plus de 20 salariés à 0,50 € par
heure supplémentaire ;
- pour les entreprises d’au plus 20 salariés à 1,50 €
(0,50 € + une majoration de 1 €) par heure supplémentaire.
Elle s’applique aux heures supplémentaires bénéficiant
déjà de la réduction de cotisations salariales. Elle n’est
accordée que lorsque la rémunération de l’heure
supplémentaire effectuée est au moins égale à celle d’une
heure normale.
La majoration de 1 € de cette déduction, pour les
entreprises d’au plus 20 salariés, doit respecter le montant
plafonné des aides publiques (règle des aides de minimis).
A noter que les heures complémentaires n’ouvrent pas
droit à cette déduction.
* Pour les salariés au forfait « jours » ce montant peut, sous certaines
conditions, être porté pour les entreprises d’au plus 20 salariés à 10,50€
par jour et, pour les entreprises de plus de 20 salariés à 3,50 € par jour.
Règle de cumul
Cette déduction peut être cumulée avec d’autres mesures
d’exonération de cotisations patronales de Sécurité sociale
et notamment avec la réduction générale des cotisations
patronales dite « Fillon » sans pour autant aboutir à un
montant de cotisations patronales dû aux Urssaf négatif.
Déduction forfaitaire de cotisations
patronales
Bon à savoir...
Pour les entreprises qui n’occupaient pas plus de 20 salariés
au 31 mars 2005 mais qui ont franchi ce seuil depuis cette
date ou viendront à le franchir avant le 31 décembre 2008,
la déduction forfaitaire est de 1,50 € par heure supplémentaire.
Ce montant sera applicable jusqu’au 31 décembre 2008.
Des modalités de calcul, salarié par salarié
1re étape : CALCUL DU TAUX DE LA RÉDUCTION
Taux de réduction =
montant des cotisations et contributions salariales prises en compte
rémunération totale (dont heures supplémentaires ou complémentaires)
Le montant des cotisations et contributions salariales prises
en compte est calculé sur l’ensemble de la rémunération
du salarié et correspond aux :
- cotisations maternité-maladie, invalidité, décès ;
- cotisations vieillesse ;
- contributions CSG/CRDS ;
- cotisations de retraite complémentaire ;
- cotisations chômage ;
- cotisations maladie supplémentaire en Alsace-Moselle.
Le taux maximum de la réduction est de 21,50 %.
2e étape : CALCUL DE LA RÉDUCTION
Montant de la réduction =
Le montant de la réduction ne peut excéder le montant des
cotisations salariales de Sécurité sociale (maladie-maternité,
invalidité, décès, vieillesse) dues sur l’ensemble de la
rémunération du salarié.
Cette réduction est appliquée au moment du règlement
des heures supplémentaires ou complémentaires.
Règle de cumul
La réduction n’est pas cumulable avec une exonération
totale ou partielle de cotisations salariales de Sécurité
sociale ou avec l’application d’assiettes forfaitaires ou de
montants forfaitaires de cotisations. Seul est autorisé le
cumul avec l’application de taux réduits de cotisation.
rémunération des heures
supplémentaires ou complémentaires X taux de réduction
Allégement de cotisations sur les heures supplémentaires et complémentaires
(suite)
En savoir plus sur les heures supplémentaires ou complémentaires
Pour les allégements de cotisations : www.urssaf.fr « Espace Employeurs »
ou appelez, à partir du 1er octobre, le : 0821 08 00 01 (0,12 € TTC/min)
>>
>> Pour les questions relatives au droit du travail : www.travail.gouv.fr
Pour bénéficier des allégements de cotisations :
- les dispositions légales et conventionnelles relatives à la durée du travail doivent être respectées ;
- la rémunération des heures supplémentaires ne doit pas se substituer à un élément de
rémunération versé dans les 12 mois précédant le premier paiement des heures supplémentaires
ou complémentaires.
Sont exclues du bénéfice des allégements :
- les heures complémentaires accomplies de manière régulière, au sens de l’article L. 212-4-3 du Code du
travail (par exemple : 2 h par semaine accomplies pendant 12 semaines consécutives), lorsqu’elles ne sont
pas intégrées à l’horaire contractuel pendant une durée minimale de 6 mois ;
- les heures normales transformées volontairement en heures supplémentaires du fait de l’abaissement
après le 20 juin 2007, de la durée maximale hebdomadaire fixée par un accord de modulation ou du
plafond hebdomadaire conventionnel en cas de réduction du temps de travail par octroi de jours de repos.
Conditions d’application
Formalités déclaratives :
Pour bénéficier des
allégements de cotisations,
l’employeur doit mettre à
disposition des inspecteurs
du Recouvrement un
document en vue de
contrôler l’application de la
réduction des cotisations
salariales et de la déduction
des cotisations patronales.
Bon à savoir...
Nouvelles modalités de calcul de la réduction générale des cotisations
dite réduction « Fillon »
Pour les heures effectuées à
compter du 1er octobre 2007, la
réduction dite « Fillon » se calcule
désormais en fonction de la
rémunération brute mensuelle.
Elle s’applique aux salariés :
- quelle que soit leur date d’embauche
;
- quelle que soit leur durée de travail.
La réduction porte sur les cotisations
patronales de Sécurité sociale :
- assurances sociales (maladie,
maternité, vieillesse, invalidité
décès) ;
- allocations familiales ;
- accidents du travail et maladies
professionnelles.
Le cumul est possible avec
la nouvelle réduction des
cotisations patronales sur les
heures supplémentaires.
Le montant maximum de la réduction
varie selon l’effectif de l’employeur.
Employeurs de 1 à 19 salariés au plus :
Réduction maximale Limite
28,1 % du salaire brut 1,6 Smic mensuel
Réduction maximale Limite
26 % du salaire brut 1,6 Smic mensuel
Employeurs de plus de 19 salariés :
La réduction se calcule salarié par salarié et par mois civil, selon la formule suivante :
Réduction = rémunération brute mensuelle x coefficient
Ce montant varie selon la durée de travail du salarié.
Cas général : salarié dont la rémunération mensuelle est fixée sur la base de la durée légale de 35 h hebdomadaires ou
1607 h par an.
Le Smic à retenir est égal à la valeur mensuelle du Smic calculée sur la base de la durée légale du travail, soit au
1er octobre 2007 : 1 280,09 €, pour :
- les entreprises dont la durée collective de travail est la durée légale ;
- les salariés travaillant à temps plein et dont la rémunération est calculée sur cette base.
Autres cas : salariés dont la rémunération mensuelle est calculée sur une base inférieure ou supérieure à la durée légale.
Dans ce cas, le montant du Smic mensuel (base 151,67 h) est pondéré par le coefficient suivant :
Durée du travail hors heures supplémentaires et heures complémentaires dans contrat de travail
Durée légale du travail
Cas particulier : suspension du contrat de travail avec maintien total ou partiel de la rémunération
Le montant du Smic est réduit selon le pourcentage de la rémunération demeuré à la charge de l’employeur et soumis à
cotisations.
- Salarié à temps partiel (exemple pour 32 h par semaine)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 32 h/35 h
- Salarié rémunéré intégralement sur la base d’un horaire
d’équivalence (exemple pour 39 h par semaine)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 39 h/35 h
- Salarié à temps partiel ayant un temps de travail annualisé
(exemple pour 1 200 h par an)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 1200 h/1607 h
- Salarié rémunéré sur la base d’une durée conventionnelle
inférieure à la durée légale (exemple pour 33 h par semaine)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 33 h/35 h
- Salarié embauché ou parti en cours de mois (la durée légale
du travail est applicable dans l’entreprise et le salarié a effectué
70 heures pour le mois concerné lorsque la méthode du forfait est
utilisée)
Smic mensuel = (151,67 x 8,44) x 70 h/151,67 h
Employeurs de 1 à 19 salariés au plus
Coefficient = 0,281 1,6 x
montant mensuel du Smic
– 1
0,6 rémunération mensuelle brute*
x( )
Employeurs de plus de 19 salariés
Coefficient = 0,26 1,6 x
montant mensuel du Smic
– 1
0,6 rémunération mensuelle brute*
x( )
* hors heures supplémentaires et heures complémentaires dans la limite, en ce qui concerne la majoration correspondante, de 25 % ou 50 %.
Nouveau calcul de la réduction
Comment déterminer le montant mensuel du Smic pour le calcul du coefficient ?
Calcul du coefficient (arrondi à 3 décimales) :
Pour appliquer les formules de calcul liées à la déduction « heures supplémentaires » et à la réduction « Fillon »,
vous devez déterminer votre effectif, tous établissements confondus, au 31 décembre de l’année N-1 en
calculant la moyenne de vos effectifs mensuels.
Votre effectif est proche de 20 salariés ?
Sont pris en compte pour la
détermination de l’effectif :
- les salariés en contrat à durée
indéterminée (CDI), les travailleurs à
domicile : chacun compte pour une
unité ;
- les salariés en contrat à durée
déterminée (CDD), les salariés
intermittents, les salariés mis à
disposition de l’employeur par une
autre entreprise, notamment de
travail temporaire. Ces salariés sont
comptabilisés au prorata de leur
temps de présence au cours des 12
mois précédents ;
- les salariés à temps partiel: vous divisez,
pour ces salariés, la somme totale des
horaires inscrits au contrat de travail par
la durée légale du travail ou la durée
conventionnelle si elle est inférieure.
Sont exclus pour la détermination de
l’effectif :
- les salariés en CDD, en contrat
temporaire ou mis à disposition par
une entreprise extérieure lorsqu’ils
remplacent un salarié absent ou dont
le contrat est suspendu mais percevant
une rémunération ;
- les salariés embauchés dans le cadre
de contrats aidés : contrats de
professionnalisation, d’apprentissage,
contrat initiative emploi, contrat
d’avenir…
- les salariés mis à disposition,
jusqu'au 31 décembre 2010, par
des organismes de recherche,
des établissements d'enseignement
supérieur et les entreprises auprès
d'une entreprise, d'un établissement
d'enseignement supérieur ou d'un
organisme de recherche faisant partie
d'un même pôle de compétitivité*.
* défini par l’article 24 de la Loi n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005.
Quels salariés ?
Important : Les mandataires sociaux
rémunérés ne sont pas pris en compte
pour la détermination de l’effectif
(exemple: gérant minoritaire ou égalitaire de Sarl).
En cas d’absence d’un salarié ou en cas
de suspension de son contrat de travail,
ces modalités de calcul s’appliquent sous
réserve du versement d’une rémunération.
Pour les allégements de cotisations sur les heures supplémentaires et complémentaires :
3 codes types de personnel ont été créés :
Pour la réduction générale des cotisations dite réduction « Fillon » :
la codification et le libellé du code 671 dite « réduction Fillon » sont inchangés.
Réalisation : Acoss-Miccom/Urssaf Réf. : NAT/578/octobre 2007/Heures sup.DEMAT Impression : Actis-MR Aisne Photo : © Fotolia.com
Bon à savoir
Entreprises de 20 salariés au plus Entreprises de + de 20 salariés
Réduction de cotisations salariales Code type 003 : réduction salariale heures sup
Déduction forfaitaire de cotisations
patronales
Code type 004 :
déduction PP heures sup 20 sal au +
Code type 005 :
déduction PP heures sup + 20 sal
INFORMATIONS PRATIQUES CODES TYPES DE PERSONNEL
ATTENTION :
Pour chacun de ces codes types de personnel (003 - 004 - 005 - 671),
l’effectif concerné doit être obligatoirement renseigné.