pour tous et à bernard et kosmos en particulier,
nous sommes un couple d'éduc moi les jeunes enfants et lionel le spécialisé.Nous travaillons dans le secteur social et médico social depuis une dizaine d'années.
de mai 2004 à mai 2007, nous avons
tenu un lieu de vie au sein d'une asso.Nous avons accueilli des ados en rupture avec notre chère société pourtant si cohérente (lol).Du point de vue personnel et humain, ce projet a répondu à toutes nos attentes et plus encore.Que de moments partagés comme autant de supports relationnels dans une réappropriation d'une image de soi tournée vers l'avenir.Du point de vue de la collaboration avec une asso qui se voulait équipe pluridisciplinaire,donc aide au recul:fiasco complet.Omnipotence budgetaire,politique et paix sociale sont helas trop prioritaires dans notre chère société.
Donc arret du projet, lio fait un break en rénovant notre maison et moi j'ai décidé de rester dans la meme asso mais sur un poste en mecs.
Grosse motivation pour moi assortie de la petite colère interieur qui donne certes envie de porter de dire d'écouter de réfléchir et faire réfléchir, bref de ne pas baisser les bras et de construire.La on est en septembre....
Après 9 mois de petite colère et de bonne volonté dans une boite toute usée et pourtant pleine de potentiel,j'étouffe!!!!
Gros soucis avec la direction, tentation de discutions le cul entre deux chaises pour que le dialogue demeure et que l'espoir renaisse,bonne alliance avec des collègues (7/20)dans le même état d'esprit.Grosse affaire gravissime dans la boite avec une recherche de responsabilité en défaut de surveillance pour tout le personnel de la mecs.
La ma petite colère partagée et ma fraicheur sur le poste ,me sert au début , enfin je l'ai cru , à tenter d'aider à la prise de recul à l'indignation nécessaire face au sort des enfants que nous devions proteger et face à la remise en question necéssaire. Face à une telle faillite justifiée hélas par la dépression institutionnelle d'un long combat contre un vrac de besoins de reconnaissance des compétences éducatives de l'équipe et un profond dégout de la dérive managériale....donc grosse colère collective plutot destructrice, meme s'il ne s'agit là que de mon avis bien sur.
Bref j'en convient là je vous raconte ma life en condensé et en langage télégramme et vous le savez tous on pourrait en ecrire des pamphlets sur ce sujet de nos vie de travailleurs sociaux.
Après seulement 9 mois en institution , bien des discutions et des tentative de renouer le dialogue avec un certain nombre de professionnels en proie à des crises de paranoia dès qu'on touche à leurs acquis ou qu'on tente de leurs proposer l'idée éventuelle d'un balayage devant nos portes dans l'intéret de nos usagers; je viens de poser quelques jours pour breaker avant que la grosse colère ne face son oeuvre en moi.
La ça y est j'ai tout bien lu ce que vous avez écrit depuis 2 ans, j'ai pris des notes ....
Une enième discution tardive avec mon éduc de mari me faisait à nouveau croire en la qualité de notre prestation en tant qu'éducateur pour les gens qui en ont besoin.VIVA LA REVOLUTION

l'institution sociale dans un monde capitaliste conduit à des abbérations educatives! qu'à cela ne tienne agissons pour que les usagers puisse vraiment bénéficier de nos compétences relationnelles !
Innovons puisqu'on ne peut plus exprimer nos savoirs faire pleinement et que même les meilleurs d'entre nous frisent la crise de nerf et par la même l'incapacité de communiquer de façon constructive et donc de faire notre travail.
Moi c'est décidé je ne lâcherai rien mais si ce que j'exprime n'a plus sa place dans le secteur social je le ferai à mon compte .
je n'ai pas la prétention de savoir mais celle de vouloir et puisse que quand on veut on peut je me lancerai dès que je pourrais et bien sur si je peux avec tous les gens qui se battent pour que leurs petite colère soit source de soutient et mettent une bonne gifle à nos institutions qui en oublient trop souvent l'essence même de leur existence.
gaby une éduc en congé de respiration merci pour votre second souffle, et son éduc de mari qui n'en pense pas moins.