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Re: Entre
Publié : 06 août 2005 20:33
par Topic
Bonsoir Thierry, il semble que tu vives dans un univers qui t'est propre, les repères et modèles du notre te sont bien étrangers, si tu penses ne coller à rien et vice versa, le mal-être est compréhensible..
As tu lu "sans nouvelles de Gurb" de Mendoza ?
Plutôt que de te tordre pour entrer dans le moule, l'idéal serait, à mon sens, de pouvoir naviguer entre les deux "mondes" par la création, donner des images de chez toi et par le partage, le dialogue s'intaurera, surement.
Tu as la chance d'être doué pour l'art, empreinte cette passerelle, des richesses inimaginables t'attendent à l'autre bout, tu pourrais même décider d'y rester un jour..

Amicalement
Entre vus...
Publié : 07 août 2005 01:32
par TheD
Bonsoir, je n'ai pas lu ce livre. L'univers commun en lui même ne me repousse pas mais m'impliquer en tant qu'être acteur pour le moment me pose problèmes, dans la mesure où certaines situations me sont devenues intolérables. Je ne peux plus compromettre ce que j'ai en moi, je ne peux plus me taire et faire semblant comme les autres. Il y a bien un moment où ça ne pourra plus durer. Je me sens "fabriqué exclu", pour tout vous écrire. Et même si je participe forcément à cela. On n'a jamais voulu m'entendre sous une volonté d'intégration par une "voie normale". Merde, j'aurais voulu tant parler à Karen ! Lui dire que tout ceci n'est pas dû de mon seul fait ! Qu'il s'est passé vraiment des choses bizarres à mon encontre ! D'accord, les temps changent et je pourrais aujourd'hui la réaliser cette P... de formation ! Mais je n'en suis plus là, aujourd'hui, rendez vous compte que prêt de 10 années ont coulé. Voilà, même si je reviens dans mes passions pour y travailler quelque chose, je me sens un jeune retraité de 30 ans et ça m'emmerde profondément d'avoir perdu ma vie ! Aujourd'hui, si je m'émeu pour quelqu'un, je suis quoi moi... rien !
Bon, ma petite crise passée, je vous partage avec plaisir ce qui restera sans doute la seule sortie de cette année en "groupe". Cela ne m'est pas arrivé depuis exactement 5 ans, soit depuis que j'ai fais l'armée.
Ici, des gens de tout bords, pas tous se trouvent sur la photo et je ne connaissais pas grand monde, et pas grand monde se connaissait non plus. Mais tout le monde se parlait et s'embrassait. Enfin, moi je n'embrassait pas, je ne disais pas grand chose, j'étais "là"... j'observais.
Sur cette photo, je me permets de la partager parce qu'elle est légèrement floutée, donc on ne peut reconnaître les gens. Je me situe tout à droite de l'image, à copier/coller dans la barre d'adresse pour la voir.
http://img142.imageshack.us/img142/8615/soiree19ch.jpg
Je ne peux vraiment dire ce que je ressens d'avoir passé ce moment, ça reste un peu "hors du temps" quotidien que je vis, c'est certain. J'espère que Karen me reconnaîtra si elle prend l'image.
Au revoir...
Re: Entre vus...
Publié : 07 août 2005 10:49
par Bonjour
bonjour thierry désolé de ne pas avoir pu te repondre avant mais j'ai fais un remplacement de nuit je suis dans le coltar mais j'ai les allumettes qui maintiennent encore mes yeux ouverts lol je t'ais lu et je voudrais te dire que si je te comprends un peu mieux que "d'autre" c'est que j'ai vécu beaucoup de similitude par rapport a ce que j'ai pu te lire jusqu'a présent..je sais aussi que comparaison n'est pas raison...je peux te dire que tu fais de sacré effort et que l'on a beau te dire meme si ca part de bonne intention de "tourner"la page en quelque sorte,je sais trés bien pour l'avoir vécu aussi que seul les mots ne peuvent pas d'un coup de baguette magique changer un sentiment que l'on a de sincere pour une personne..je te dirais un peu plus plus tard et si tu le souhaites bien sur .a cette heure mon pseudo devrait etre Bonne nuit oh la la il est grand temps que j'aille dormir j'ose meme plus me relire lol .à bientot :zZzZ!:
Re: Entre vus...
Publié : 07 août 2005 20:16
par Bonjour
Re thierry,je refais une nuit ce soir et je t'ecrit juste avant de partir.voila je voulais te dire que je te souhaite une bonne soirée et je te recontacte demain dans l'apres-midi.

Re: Entre
Publié : 08 août 2005 04:03
par TheD
Bonsoir "bonjour", je te souhaite une bonne nuit à ton travail. A propos de "sentiments", je me pose encore des questions. Je crois que vis à vis de Karen, ce sont de grandes émotions, vraiment très fortes. J'ignore si se sont des sentiments mais pourtant je n'arrête pas d'y penser. Je crois bien que de véritables sentiments sont nés pour elle. Aujourd'hui ce sont des regrets, maculés de remords, le fait d'avoir écrit, surtout. D'avoir "partagé" si vite ce qui en moi est ressenti. Pas simple de faire abstraction, en fait c'est la première fois que quelqu'un, une femme, m'apparait si proche, sans la connaître, comme une mélodie. Pourtant, je sais qu'à ses yeux, je n'étais que "pas sûr de moi", jusqu'à me demander si j'avais "peur" d'elle... alors que sans doute, je me contenais de lui parler de tout autre objet pour lequel j'étais présent. Et puis, j'avais du mal à parler. Je ne sais pas comment elle m'a perçu la première fois qu'elle m'a vu, entendu, mais je m'étais "préparé" et mon effort de "bien paraître" fut véritable. Ensuite, j'avais passé trop de temps chez moi pour poursuivre à faire acte de parole. Aujourd'hui, je m'aperçois bien que je suis "hors jeu", en quelque sorte, sur un plan purement humain. Ce n'est pourtant pas bien grave, ma compréhension existe, etc... je crois, parfois je doute de ma réflexion propre parce que j'agis comme "je ne sais quoi" face pourtant à mes ressentiments au plus juste. Avec Karen, je me rendais compte qu'elle travaillait, j'entendais bien qu'elle était uniquement sur un plan communicationnel, on va noter "schématique". Effectivement je me suis littéralement laisser aspirer dans la voile de l'affect parce que ce que j'ai perçu d'elle ne fut nullement rencontré avec d'autres personnes, parce que face à elle, j'étais "avec elle". Je ne pouvais pas aller au bout de mes pensées dans mes paroles. Mais sa présence était chaque rencontre magique, géniale. Aujourd'hui, encore, me dis je qu'avec une meilleure condition de vie, autonome et non délabré, elle aurait sûrement été une très belle découverte, quelque chose qui se serait construit, j'en suis sûr. En même temps, j'ai une vision de la vie très libre, sûrement partageable. Aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de vivre une relation amoureuse, ça je le sais. Je dois avouer que c'est un vide, sans doute parce que tout comme l'emploi inaccédé, ce n'est pas un choix de vie. Dans les relations, je suis quelqu'un qui a besoin d'être en retrait, d'avoir du recul sur les choses et les autres. C'est ainsi que je perçois le monde et ce fut toujours intérprété comme "une grande timidité"... mais NON ! Je ne me sens pas timide, plus jeune je le croyais aussi... par méconnaissance et parce que je reflétais trop ce que la parole disait de moi. J'ai mis longtemps à m'apercevoir que dans mon intériorité, je ne suis pas une personne timide. Peut être même que je suis beaucoup moins timide que Karen, en réalité... "dans la vie". Il est vrai que mes angoisses ne sont pas ce que nous pourrions qualifier de "peurs".
"Topic" je t'informe que je lirais le livre que tu m'indiques, merci !
Bonne nuit "Bonjour" merci pour tes mots, ne te sens pas tenue d'entretenir une régularité, j'ai du mal à endurer les tempos. Ca se recoupe d'ailleurs sans doute avec le fait que je n'écoute plus de musiques, pourtant j'aime bien... ça fait parti des "petites choses" de moi, que je ne saisis pas moi même véritablement. Un peu comme si "je ne suis pas moi"... difficile de mettre des mots là dessus. Pourtant, oui pour Karen, là "c'est moi", c'était très bien vécu ! Une douleur du au fait de ne pouvoir naître quoi que ce soit, mais c'est à la fois la naissance d'un vrai désir, et à la fois un plaisir d'être avec quelqu'un qu'on apprécie et sans nullement être dans un rapport de force. Elle me donnait cette envie de passer dans son "monde personnel"...
Re: Entre
Publié : 08 août 2005 18:14
par Bonjour
Bonjour thierry, merci thierry ma nuit n'a pas été trop dur quelques baillement quand meme mais ca été.je ne me sent pas "obliger" a te répondre bien au contraire . Karen t'as fait "naitre un vrai désir" ,c'est dans cette direction que tu devrais aller thierry,ne regarde plus en arriere tu es jeunes et tu n'as pas "gaché"ta vie bien au contraire (c'est une expérience que tu as vécu,t'en a forcement retirer du positif ).n'hesite pas thierry,va au bout de tes désirs(le temps qu'il faut n'a aucune importance).

Re: Entre
Publié : 08 août 2005 20:58
par TheD
L'expèrience que j'en ai tiré, c'est que pour la première fois de ma vie, "je ne dois pas parler" à quelqu'un. En plus, je peux éventuellement renvoyer de la "crainte" chez elle, et c'est difficilement supportable, pour moi qui suis tenu à respecter mon prochain de n'avoir pu vraiment parler avec elle. Mais bon, nulle surprise, je n'ai jamais réussi à lui parler, elle n'a jamais compris dans mes projets où je voulais en venir. Bon, au moins au début, j'ai du la faire rire par un CV troué, et puis à la fin j'ai du lui faire peur. Je n'appelle ça une expérience "relationnelle", du moins. Quelque chose cependant a changé en moi... L'amour en lui même est attaché à elle même. Pourtant, l'idée même de lui téléphoner m'est pesante si je me mets à sa place. C'est la première expérience où finallement, je veux dire à quelqu'un mon souhait de faire connaissance avec une telle force. Alors que pour d'autres gens ça ne produit pas du tout cela en moi, même si du reste je ne croise que peu de gens. J'ai aussi déjà été par le passé, reçu en entretien par des jeunes femmes, mais je n'ai jamais rien ressenti sur le plan affectif. Et puis face à elle, j'étais bien conscient de mon "rôle" et du sien... mais à vrai dire, je suis au dessus de cela, je suis même plutôt "blasé" aujourd'hui. Face à quelqu'un, je n'ai plus envie de montrer mon visage. Je crois, en ce moment, qu'un nouveau "blindage" est en train de se formuler autour de moi, une "super carapace" en quelque sorte. Je laisserai les "autres" à s'imaginer ce qu'ils ont dans leur esprit avant toute chose, à mon encontre. C'est à mes sens, le plus significatif de mon "changement" qui s'opère en cette heure. Juste laisser les autres croire ce qu'ils voient, sans pour autant me connaître. Le regard de Karen, sur moi, fut important, mais pas abouti. Je n'ai pas pu "savoir", et quand bien même, évidemment je sais par exemple que sur un plan purement vêstimentaire, je n'achete aucun vêtement, je mets uniquement ce qu'on me donne. Donc déjà, mon apparence n'est "pas moi", ne reflète nullement qui je suis, mes goûts, etc... donc, Karen n'a vu que le fossible de ma personnalité. Enfin, un petit bout. Mais, finallement, dés le début je lui renvoie une image fausse. Ce qu'elle pensait avoir saisi de moi était complètement faux...
Bonne soirée,
Thierry.
Re: Entre
Publié : 10 août 2005 02:49
par TheD
Bonjour,
J'aimerais répondre du fait, parce que ce genre de cas est rencontré parfois, que je ne suis pas amoureux de la fonction de Karen, mais de "l'amie possible" dont je suis éperdu, je suis en tendresse pour elle tout simplement. Je ne me suis jamais senti devant une personne "supérieure", face à elle, mais face à quelqu'un qui travaille. Son travail ne m'est pas indifférent, évidemment, mais tout comme le travail que les gens exercent ne me laisse pas indifférent. C'est cependant bien sa personne avant tout qui m'a touché. Evidemment, je me rendais compte de tout mais alors, ignorant le fait même de cette aphasie partielle, je n'arrivais pas à m'exprimer au fond des choses. Je savais très bien que Karen est surtout là pour accueillir juste les informations dont elle a besoin, et doit en savoir le moins possible sur ma vie personnelle. C'est bien pour cela qu'elle me proposait un positionnement pour me permettre de travailler sur certains points. Mon refu, au fond, je ne tiens pas à le détailler. Sauf si je serais en sa présence. Là, oui, je crois que je serais en mesure, à mon rythme, de lui parler. Evidemment, je ne percute plus. Je sais, aujourd'hui, que le noeud de mon existence tenait au regard d'une personne, lorsque j'avais 21 ans, et j'ai tout misé sur un possible qui s'est révélé impossible. Aujourd'hui, il ne faudrait pas que cette personne se trouve face à moi, je ne dirais rien... mais cela ferait du bruit quand même. C'est la seule violence que je ressens aujourd'hui pour quelqu'un. C'est la seule personne, ce psy qui à l'époque n'a pas voulu me donner accés à une formation niveau V alors que j'avais un diplome de ce niveau, que je hais. Oui, je sais, la haine c'est le meurtre de son prochain en soi même, c'est donc son propre meurtre. Même "moi", plein de bouses, je peux le comprendre.
J'aimerais aussi noter que je ne me sens pas envahi de "problèmes", dans le sens où je ne tiens pas à transvaser mes difficultés chez quelqu'un. Que Karen n'est pas cela, c'est juste une personne avec qui je souhaitais vivre quelques mots communs. Peut être une relation partielle, sûrement même tant il faudrait beaucoup de patience pour m'approcher vraiment. Je tiens cependant à être le plus clair possible, et bien faire comprendre mes sentiments.
Ce noel passé, je ne me suis pas apperçu que mon voeu de fin d'année pour Karen était en réalité une véritable déclaration d'amour. Je ne voulais pas que cela transparaisse autant, je ne voyais pas dans mes lignes ce que Karen a perçu. Je l'aimais beaucoup, et je l'aime encore sinon plus, mais c'était juste un voeu de nous rencontré lorsque je serais en mesure de vivre pleinement autonome, soit à la fin de ce suivi, lorsque je ne serai plus bénéficiaire. Je pensais vraiment, autant naïf que je suis, que Karen n'aurait pas été contre mais c'est sans compter le fait qu'elle est, je le ressens, une personne intègre qui ne démord pas de sa pratique professionnelle. Sûrement l'un des meilleurs éléments qui sait faire la part et n'entretient aucune relation affective "volontaire" ou bien "souhaité" avec l'une des personnes dont elle a en charge le dossier.
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J'aimerais, ici, savoir si vous même vous êtes déjà trouvés confrontés à ce genre de situation ? Si un "usager" vous a déclaré sa flamme ? Je n'ai pas envie de généraliser et de m'identifier aux "autres cas", je suis conscient qu'il s'agit surtout d'une histoire de "personne à personne", chaque fois unique et singulière, authentique. J'aimerais seulement savoir si ça arrive. Evidemment, je sais que la réponse et oui, je sais aussi que des relations personnelles se tissent. Tout est relativement possible.
Au revoir.
Re: Entre
Publié : 11 août 2005 04:08
par TheD
J'aimerais de ta paupière une douceur, et te donner une caresse.
Cette nuit a pleuré.
Je me suis levé pour écrire, ici, peut être à personne.
Ca va mieux. Pas facile de croire à l'adieu.
Karen, parle moi, écris moi. Je saurais t'écouter, te répondre...
tu existes, en moi tu es respectée, aimée. C'est comme si je t'avais depuis toujours connu. Je suis convaincu de ce que j'ai ressenti, et ce n'est pas une sublimation, il n'y a rien de lisse non plus dans mon amour pour toi.
Je sais que mon attitude fut un peu déplorable dans mon approche, dans la façon dont je m'y suis pris pour te noter ma tendresse. Cela peut aller à l'encontre de tes acquis, pourtant je ressens cette impression qu'en poursuivant une relation, que cela m'apporterait vraiment à tout changer, à toucher au plus proche de qui je suis, et à t'apporter vraiment tout ce que tu peux attendre de vivre, de meilleur, et de "tout", tout simplement. Ecoute en toi mon amour. Un jour, peux tu m'entendre...
Entre les mots, rale l'adieu.
Publié : 11 août 2005 17:16
par TheD
Ma réponse, Karen, à "vous êtes intelligent", rappelez vous de cette phrase gravée sur une illusion. Ca m'a fait autant mal parce que je percevais alors vos pensées, celles que vous n'en pensiez pas un mot. Je n'ai jamais su si vous vous fichiez de moi ouvertement, où si c'était de l'humour. Je sais que vous possédez un humour que j'aime, mais je n'ai pas pu vraiment instaurer le dialogue. C'est que jamais je n'aurais oser vous dire "vous êtes conne", alors pourquoi me dire cela ? Pour me mettre en confiance ? Lorsque vous me disiez "vous vous rendez compte ?", ma réponse est "oui, mais ce sont les autres qui ne se rendent pas compte". Vous croyez que c'est venu comme ça, par enchantement ? Que c'est moi qui me suis exclu ? Vous croyez aussi que je me conforte dans une chambre à vivre ainsi ? Si je ne m'en rendais pas compte, j'irais sans doute mieux, je serais même sans doute un Autre. Il ne me serait même rien arrivé de bien mal : d'injuste, donc. Ne me croyez pas acculé sous la morale, Karen, je m'amuse avec le peu : les mots.
http://trescourt.com/IMG/ram/12_thecage-2.ram
Bien à vous, vraiment de tout mon coeur.