Re: Reconnaissance du metier d avs
Publié : 02 avr. 2010 20:03
Je viens également confirmer la réalité. Après neuf mois de formation j'ai obtenu à 50 ans le DEAVS avec de très bonnes notes. Cette formation a été extraordinaire côté théorie, en effet tout ceci est nécessaire pour être une bonne professionnelle et cela m'a réellement enrichie. Côté pratique soit sur le terrain lors des trois stages ce fut la catastrophe, l'autre côté du miroir. En effet j'ai suivi des AVS et alors qu'ai-je fais ? Et bien du ménage, du ménage et du ménage.
J'ai pendant tout ce temps en communiquant au maximum analysé le problème. Et je suis d'accord avec les personnes qui ont déjà exprimé leur désarroi, la difficulté est que presque personne ne sait ce qu'est une AVS, ses compétences, ses missions, je parle surtout des personnes âgées et de leurs enfants qui nous considèrent comme des femmes de ménages sans culture et évidemment ce n'est pas valorisant pour nous qui sommes capables de faire autre chose que de passer le balaie car nous avons besoin de cette reconnaissance pour pouvoir encore mieux apporter aux autres. Il n'y a pas de sot métier mais je pense que chacun doit être à sa place tout simplement et franchement être auxiliaire de vie c'est avoir des connaissances complètes, c'est souhaiter les mettre en pratique et c'est normal puisque nous avons choisi ce métier.
En fait, d'après ma modeste analyse, le second problème vient des associations qui devraient respecter leurs AVS et offrir des missions qui leur incombent au lieu de mélanger toutes les catégories d'aide à domicile. Tout cela c'est du n'importe quoi et il faut le dire.
Moi aussi, j'ai été un temps très mal nerveusement mais j'ai décidé de me battre car ce métier si on trouve notre place est formidable.
Il y a aussi un énorme besoin sur le terrain car les personnes âgées sont souvent dans une profonde solitude sociale ou intérieure, il faut leur expliquer que nous sommes là pour elles, que de les valoriser à faire une activité ensemble n'a rien d'impensable. Si une dame a envie de faire un gâteau mais qu'elle ne peut pas toute seule, l'AVS est là pour l'aider. Souvent l'accompagnement est primordiale pour le moral d'une personne bien plus que le coup de balaie sous la table car qu'elle joie pour une dame qui se sent inutile que de partager ce gâteau avec une voisine, la famille... en fin de journée qu'aura-t-elle choisie comme meilleur moment pour elle, le ménage ou ce qu'elle a réussi en faisant un délicieux gâteau? faire quelque chose d'agréable ensemble, c'est important et le soutien psychologique de l'AVS est primordial pour qu'elle puisse garder le maximum d'autonomie et ne pas aller en structure. Maintenant faut-il que notre métier soit reconnu comme disent les copines... Souvent la personne âgée n'ose pas se libérer car pour elle une AVS c'est une personne qui fait le ménage mais surtout aucun responsable lui explique ce que va pouvoir apporter l'AVS.
Actuellement je cherche du travail, j'ai la chance de pouvoir financièrement prendre le temps de chercher et je compte bien pratiquer mon métier. J'ai bien l'intention de promouvoir ce métier et de ne pas accepter n'importe quoi, comme disent certaines AVS sur le forum c'est à nous la nouvelle génération d'AVS de s'imposer. Il est clair que c'est difficile car je me suis déjà prise la tête avec des responsables mais il faut tenir. Lorsqu'on s'est engagée à être AVS nous étions naïves et pleine d'énergie pour la cause des plus fragiles, nous avons reçu une grande "baffe" et nous nous sommes senties trahies, tout cela fait mal quand on est honnête. Pour ma part j'ai mes valeurs et je sais que je ne suis pas la seule à vouloir travailler dans le respect de la personne aidée avec une éthique correspondant à ce dont on s'est engagée. Servir les plus faibles afin que ces personnes restent au maximum à leur domicile.
Cela fait un an que je suis sur le forum, depuis mes pré-recquis et j'ai créé des liens personnels sur ma boite mail avec des AVS de toute la France, des futures AVS que j'aide comme je peux. Le problème est partout, moins dans les grandes villes qu'en zone rurale.
Si les AVS déçues et battantes veulent faire quelque chose, une pétition, un blog, un "truc" sur Facebook (je ne m'y connais pas trop mais enfin..pourquoi pas) peut être qu'on peut faire bouger les choses, par amour pour la profession, pour l'avenir de toutes ses personnes fragiles... j'y crois mais je ne peux pas être seule...
mon mail si vous êtes intéressées :
chrislecorze@wanadoo.fr
P.S. : je suis allée au forum du service à domicile de Toulouse le mois dernier, j'ai appris par un syndicat que nous n'avions en effet pas de convention collective, nous concernant.... ce serait en cours peut être pour la fin de l'année.
J'ai pendant tout ce temps en communiquant au maximum analysé le problème. Et je suis d'accord avec les personnes qui ont déjà exprimé leur désarroi, la difficulté est que presque personne ne sait ce qu'est une AVS, ses compétences, ses missions, je parle surtout des personnes âgées et de leurs enfants qui nous considèrent comme des femmes de ménages sans culture et évidemment ce n'est pas valorisant pour nous qui sommes capables de faire autre chose que de passer le balaie car nous avons besoin de cette reconnaissance pour pouvoir encore mieux apporter aux autres. Il n'y a pas de sot métier mais je pense que chacun doit être à sa place tout simplement et franchement être auxiliaire de vie c'est avoir des connaissances complètes, c'est souhaiter les mettre en pratique et c'est normal puisque nous avons choisi ce métier.
En fait, d'après ma modeste analyse, le second problème vient des associations qui devraient respecter leurs AVS et offrir des missions qui leur incombent au lieu de mélanger toutes les catégories d'aide à domicile. Tout cela c'est du n'importe quoi et il faut le dire.
Moi aussi, j'ai été un temps très mal nerveusement mais j'ai décidé de me battre car ce métier si on trouve notre place est formidable.
Il y a aussi un énorme besoin sur le terrain car les personnes âgées sont souvent dans une profonde solitude sociale ou intérieure, il faut leur expliquer que nous sommes là pour elles, que de les valoriser à faire une activité ensemble n'a rien d'impensable. Si une dame a envie de faire un gâteau mais qu'elle ne peut pas toute seule, l'AVS est là pour l'aider. Souvent l'accompagnement est primordiale pour le moral d'une personne bien plus que le coup de balaie sous la table car qu'elle joie pour une dame qui se sent inutile que de partager ce gâteau avec une voisine, la famille... en fin de journée qu'aura-t-elle choisie comme meilleur moment pour elle, le ménage ou ce qu'elle a réussi en faisant un délicieux gâteau? faire quelque chose d'agréable ensemble, c'est important et le soutien psychologique de l'AVS est primordial pour qu'elle puisse garder le maximum d'autonomie et ne pas aller en structure. Maintenant faut-il que notre métier soit reconnu comme disent les copines... Souvent la personne âgée n'ose pas se libérer car pour elle une AVS c'est une personne qui fait le ménage mais surtout aucun responsable lui explique ce que va pouvoir apporter l'AVS.
Actuellement je cherche du travail, j'ai la chance de pouvoir financièrement prendre le temps de chercher et je compte bien pratiquer mon métier. J'ai bien l'intention de promouvoir ce métier et de ne pas accepter n'importe quoi, comme disent certaines AVS sur le forum c'est à nous la nouvelle génération d'AVS de s'imposer. Il est clair que c'est difficile car je me suis déjà prise la tête avec des responsables mais il faut tenir. Lorsqu'on s'est engagée à être AVS nous étions naïves et pleine d'énergie pour la cause des plus fragiles, nous avons reçu une grande "baffe" et nous nous sommes senties trahies, tout cela fait mal quand on est honnête. Pour ma part j'ai mes valeurs et je sais que je ne suis pas la seule à vouloir travailler dans le respect de la personne aidée avec une éthique correspondant à ce dont on s'est engagée. Servir les plus faibles afin que ces personnes restent au maximum à leur domicile.
Cela fait un an que je suis sur le forum, depuis mes pré-recquis et j'ai créé des liens personnels sur ma boite mail avec des AVS de toute la France, des futures AVS que j'aide comme je peux. Le problème est partout, moins dans les grandes villes qu'en zone rurale.
Si les AVS déçues et battantes veulent faire quelque chose, une pétition, un blog, un "truc" sur Facebook (je ne m'y connais pas trop mais enfin..pourquoi pas) peut être qu'on peut faire bouger les choses, par amour pour la profession, pour l'avenir de toutes ses personnes fragiles... j'y crois mais je ne peux pas être seule...
mon mail si vous êtes intéressées :
chrislecorze@wanadoo.fr
P.S. : je suis allée au forum du service à domicile de Toulouse le mois dernier, j'ai appris par un syndicat que nous n'avions en effet pas de convention collective, nous concernant.... ce serait en cours peut être pour la fin de l'année.