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Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 20 nov. 2010 18:13
par sambres
Oui je suis ok, on ne viens pas au social par hasard tu a tout a fait raison mais ce que je dit c'est que, sa propre histoire, son vécue, ses motivations pour le social ne sont pas suffisant ; il s'agit d'une base, du déclencheur pour choisir un métier bien spécifique. Mais après cela quoi que l'on pense ou que l'on dise, il y a un fait indiscutable qui est que la formation est indispensable !! indispensable parce que si des pédagogues des psy des educs des je ne sais pas quoi d'autres ont théorise la pratique, ce n'est pas pour rien.
Je travail en ce moment sur la pédagogie active de Freinet, si tu est dans ce cadre de pratique sans savoir que cela est déjà théorisé, ta pratique en est moindre dans ses résultats ; si tu apprend ces théorie et exemple de pédagogie tu réfléchie mieux ta pratique et tu l'enrichie d'autant + ; le résultat est tout au bénéfice des personnes que tu accueil (et qui mérite le mieux je pense).
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 21 nov. 2010 05:30
par voxclamans
En ce qui concerne la théorie j'ai une licence en sciences de l'éducation, c'est pas comme si je partais de rien.Et je lis des ouvrages en rapport avec le public que l'on accueille.
Mais j'ai bien compris l'importance du diplôme d'état,et de la formation je prends ce travail comme une sorte de tremplin vers le métier d'éducateur. Et je pense faire cette formation en situation d'emploi si c'est possible. Ou plus tard avec un autre financement. Car je pense que je serai tenté de travailler avec un autre public plus tard.
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 05 déc. 2010 14:40
par Sylvie
Tu fais un grand cercle autour de Paris (île de France) et là tu as beaucoup d'offres.
Moi, je suis en Gironde, 10 ans d'exprience (itep mecs)(ME+ educ spé) après avoir démissionné de mon CDI, pour éviter l'usure, LA GALERE jusqu'à ce que pôle emploi me dise qu'il fallait que je me recycle parce que "concrétement, madame,tant qu'il n'y aura pas la parité en Gironde, il n'y aura pas de place pour les éducs femmes. Il faut vous recycler : aide puéricultrice par ex. A vos frais bien-sûr"...
Postes de remplacements de 3 jours etc
Résultat: j'ai accepté 1 poste de 'secrétaire à caractère social' dans une asso en CAE (qui ne sera pas renouvelé) avec une pauvre formation de secrétariat, à 1283 net par mois annoncé 1400...
Pas le choix faut bien manger et puis ça me fait une pause et puis c'est quand même chouette.
Ca n'empêche, les boules...
Je suis en démarche pour immigrer au Canada, parce que tant qu'à partir...!
Je suis d'accord avec ceux qui te disent de prendre ton CDI(ça te permettra de voir un peu même si c'est d'un autre poste), ton contrat te permettra de faire un CIF ( me semble que ton employeur a le droit de refuser 2 ou 3 fois ta demande et ensuite, il ne peut plus).
Les "crédits pour le social" vont plus vers le serrage de ceinture...
Voilà.
Bon courage
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 05 déc. 2010 22:37
par Youss
Salut,
Tu peux toujours passer ton diplôme en passant par une VAE.
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 06 déc. 2010 11:21
par Baleste
Bonjour,
je suis désolé de faire de la peine à Sylvie mais démissionner d'un CDI sans avoir autre chose c'est vraiment rechercher les embêtements.
D'autant qu'une démission ne donne aucun droit pour le chomage. J'ai du mal à comprendre les gens qui se mettent dans les situations les plus dangereuses et qui pleurent après.
Pour Voxclamans, à moins d'être absolument sûr de partir en formation l'an prochain ne rates pas la proposition que te fais la crois rouge. Proposition avantageuse puisque sans diplôme tu gagnes plus qu'un educ.
Un CDI n'est pas une voie sans issue : si tu réussis tes concours tu peux toujours le rompre quant tu veux. Si tu choisis la formation en cours d'emploi, tu seras gagnant sur tous les tableaux.
Bonne continu
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 08 déc. 2010 19:55
par Alan
Bonsoir voxclamans,
Pour commencer une question : quel poste occupes-tu dans cette structure ?
Ensuite si cet employeur te propose un CDI avec le salaire indiqué je te suggère de l'accepter.
En plus des encouragements intervenus sur ton poste je rajouterai que ce serait " inconscient " de ta part de le refuser.
Pour finir si tu as l'opportunité d'entreprendre cette formation d'éduc spéc n'hésite pas si c'est vraiment ton choix.
Pour ma part j'y ai pris bcp de plaisir personnel,pré-professionnel,culturel et intellectuel. C'est de niveau moindre qu'à la fac mais elle a sa richesse !
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 08 déc. 2010 21:55
par Sylvie

A Baleste
As-tu déjà travaillé avec des éducs qui sont dans la même boîte depuis toujours?
Usés, qui râlent tout le temps, qui sont compétents, mais qui ne le savent plus, qui ont pété les plombs des fois, qui ne se sentent pas reconnus, qui refusent de se remettre en question, qui empêchent les projets de se mettre en place etc etc? Et que toi, tu débutes?
1 éduc doit-il rester en poste lorsqu'il ne se reconnaît plus dans son travail?
Rapport de situation: ( c'est 1 peu utile pour juger des fois?):
Enceinte, dans un ITEP complètement déconnant où (entre autre) des ados peuvent menacer des éducs (et leur bébé)sans que la direction ne fasse quoi que ce soit et ne DISE quoi que ce soit.
Et alors, il faudrait rester?
Je veux bien que nous ne sommes pas dans le social par hasard, mais quand même!
Et alors lorsque l'on est "inconscient" et que l'on démissionne quand même, on n'a pas le droit d'avoir les boules de ne pas retrouver un poste?
1 jour, je suis partie parce que j'avais la possibilité financière de le faire et que je voulais m'occuper de mes enfants.Et alors je devais être "punie"?
J'ai démissionné en 2007, la situation n'était pas ce qu'elle est.
Et puis, les IRTS ont besoin de vivre (les pôvres), ils diminuent le nombre de 'formés' au moins dans les régions qui sont en "surcharge"?
Je suis en colère, parce que je ne "m'attendais" pas à celà.
Cependant, lorsque je vois tous ces éducs qui sont "obligés" de rester dans leur institution, alors qu'ils souhaiteraient bien aller voir ailleurs et ben, je regrette 1 peu moins (je crois!).
Le métier d'éduc n'est pas simple, il n'est pas reconnu et pourtant je "l'aime".
Je ne sais pas quelle sera la suite de mon chemin.
J'aime l'idée que je ne saurai jamais être une éduc mais que je ne cesserai pas d'apprendre à le devenir.
Bref, on devrait pouvoir changer d'institution plus "facilement".
M'est avis qu'il y aurait peut-être plus d'éducs "un peu moins mal"?
Pessimiste? Inconsciente? Naïve? Utopiste? Râleuse? p'têt, mais femme, maman et éduc.
Et s'il y'en a une entre guillemets ou entre parenthèses, ce ne sont pas les deux 1ières.
V'là!
Sans rapport avec le sujet?...
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 09 déc. 2010 22:10
par Baleste
OK
que tu en ai eu marre, je le conçois très bien.
Mais je persiste à dire que partir sans parachute (ie une place à côté) c'est suicidaire.
Il existe mille (non, pardon une douzaine) de moyens de ne pas prendre de risques : licenciement à l'amiable, congé pour formation ou congés parental.
Prendre des risques inconsidérés me parait un peu léger.
Ceci étant, j'admets tout à fait que certaines boutiques ont pathogènes au possible.
Je dois m'absenter à l'étranger une semaine mais j'aimerais bien reparler de ton expérience.
bon courage. A plus tard.
Re:
Publié : 10 déc. 2010 11:14
par Alan
Sylvie,
Il est un sentiment tout à fait humain et légitime " d' être en colère " quand une personne ne retrouve pas de poste correspondant à sa/ses qualification(s) et a ses compétences.
Pour autant Sylvie il est encore plus légitime d'adopter un comportement raisonné vis-à-vis de ce genre de situation, c'est-à-dire : démissionner de son poste actuel parce qu'une personne en a retrouvé un autre.
Je soutiens qu'il est cavalié de prendre des risques non-réfléchis.
Sylvie à quoi t'attendais-tu en entrant dans le secteur médico-social ou milieu social ? que nous serions PLUS PROTEGE(E)S des intempéris financiers,économiques ? Au nom de quoi il serait justifié que nous ne soyions pas épargné(e)s,pour reprendre la formulation de Baleste par certaines boutiques pathogènes et/ou socio-pathogènes ?
Re: Je fais face à un dilemme
Publié : 11 déc. 2010 10:08
par Sylvie
Pour répondre à Baleste:
Il faut être inconscient pour démissionner d'un cdi lorsqu'on ne se reconnaît plus au sein d'une institution?
Ou est-ce inconscient de rester lorsque l'on est en danger, que cela déconne au niveau éducatif, qu'au niveau de la Direction ça merde grave?
Quelle institution fonctionne "bien de partout"?
Hé si ça existe, tenez moi au courant!!!!
Il y'en a une tripotée d'éducs qui restent parce qu'ils n'ont rien d'autre, ne veulent pas perdre leur ancienneté (et pour tout un tas de raisons valables). Et qu'est ce que cela donne souvent: des éducs usés, qui sont mal etc etc
Et alors au niveau de la prise en charge de ceux qui nous sont confiés, ça donne quoi? Elle est où notre responsabilité en tant qu'adulte et éduc?
Oh oui, il y'a d'autres façons de faire bouger les choses: le travail en équipes et tout et tout
Mais lorsque tout cela ne fonctionne pas?
Alors oui, j'ai démissionné au bout de 9 ans et j'en paye le prix, mais moi, je peux me regarder dans une glace.
J'en chie, j'ai arrêté les remplacements de 3 jours et "j'attends" en me débrouillant pour travailler et nous allons partir au Québec si une porte ne s'ouvre pas d'ici là.
J'ai les boules, mais je ne regrette pas.
Une carrière, cela se construit.
L'expérience dans la prise en charge on la construit et l'expérience de l'Institution, du fait que le travail d'équipe ce n'est pas simple on a besoin de l'apprendre aussi. Non?
Ce qui me met en colère, c'est que dans notre métier, on devrait avoir la possibilité de pouvoir changer plus "facilement", car ce n'est "sain" pour personne de rester lorsqu'on veut changer.
Alors se greffent là-dessus les problèmes de politiques sociales, les départements qui sont en surcharge entre autre etc etc.
Et les IRTS qu'est ce qu'ils font?
Rien ( peut-être pas tous j'espère!...).
Conscients ou inconscients (dans les deux cas, je trouve ça grave), ils continuent à former à tour de bras, sans se soucier des perspectives d'emploi. Ce ne sont que des usines à fric, alors qu'ils nous forment à nous adapter en fonction des situations en prenant en compte tout l'environnement de notre public.
Quand c'est bouché, c'est bouché, faut aussi faire quelque chose.
Nous éducateur, on doit prendre nos responsabilités, mais pas eux?
Si on ne veut pas devenir des éducateurs "de route",on fait comment?
Parce que si on part, on est "puni" on n'avait qu'à pas partir?.Pas de poste pour les vendus inconscients qui ont démissionnés?
Après tout nous les éducs on est pas par hasard dans le social, alors on aime se faire du mal?
Nous aussi, on a une famille, des responsabilités, bref une vie, non?
Je me suis éloignée du sujet, mais pas tant que cela en fin de compte.
Vlà.